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politique nationale - Page 133

  • Lieux de vie informels : 1200 expulsions depuis la dernière trêve hivernale

    Communiqué commun de : Fondation Abbé Pierre, CNDH Romeurope, Médecins du monde, Ligue des droits de l’Homme, ANGVC, Fnasat Gens du voyage, le 15 novembre 2019

    Aujourd’hui, au moins 91 500 personnes sont contraintes de vivre dans des cabanes, des tentes, des caravanes installées sur des terrains, ou bien d’occuper des immeubles ou des maisons inoccupées1.

    A ces conditions de vie indignes s’ajoutent de nombreuses expulsions ! L’observatoire inter-associatif des expulsions collectives de lieux de vie informels2, en place depuis un an, a recensé 1 159 lieux de vie expulsés par les forces de l’ordre en France métropolitaine entre le 1er novembre 2018 et le 31 octobre 2019.

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  • Le lobby des pesticides veut continuer à produire et vendre des produits interdits

    Communiqué de FNE  le 14 novembre 2019

    La fabrication et l'export des pesticides déjà prohibés en France, car trop toxiques, seront interdits à compter du 1er janvier 2022. Si tout va bien… Car dans l’ombre, le lobby des pesticides tente par tous les moyens de faire annuler cette interdiction. Après une première tentative ratée en début d’année, l’UIPP (l’Union des Industries de Protection des Plantes), qui représente les fabricants de pesticides, conteste actuellement cette interdiction devant le Conseil Constitutionnel. France Nature Environnement, qui s’était battue pour l’adoption de cette disposition de bon sens, ne compte pas laisser faire l’industrie des pesticides.

    L’industrie des pesticides en guerre contre cette interdiction

    La loi EGalim, votée en 2018[1], interdit à compter du 1er janvier 2022 la production, le stockage et la circulation hors Europe de produits phytopharmaceutiques contenant des substances actives non approuvées pour des raisons liées à la protection de la santé humaine ou animale ou de l'environnement au niveau européen. Une interdiction qui découle d’un principe simple, comme l’avait résumé le député Guillaume Garot lors des débats parlementaires : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse. Ainsi, ne cherche pas à vendre ce que tu interdis sur ton sol ».

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  • Seulement 1,5% des mers françaises sont réellement protégées

    Du 22 au 24 octobre 2019 s'est tenu le 4ème Colloque national des Aires Marines Protégées, à Biarritz. Les enjeux sont très importants puisque la France possède le 2ème espace maritime au monde, dont 22,3% sont justement classés « Aires Marines Protégées ». Pourtant dans ces zones, au détriment des recommandations des scientifiques et malgré l’effondrement de la biodiversité marine, de nombreuses activités ayant un impact significatif sur les espèces et habitats continuent de se développer. Résultat, seulement 1,5% des mers françaises sont en réalité correctement protégées . Une sévère lacune pour France Nature Environnement, Oceana et le WWF France, qui demandent au gouvernement de véritables protections dans ces aires protégées et des moyens pour les mettre en œuvre.

    Un océan fragile et en mauvais état face aux pressions humaines

    Un rapport alarmant de la Commission Européenne fait le constat que 75% de la biodiversité marine européenne est en très mauvais état écologique. Le récent rapport spécial du GIEC sur l’océan et la cryosphère dresse un état des lieux similaire : l’augmentation de la température de l’océan provoque la disparition des habitats marins, comme les coraux, une perte de production primaire et le déplacement des espèces. Quant à la surpêche, elle entraîne un effondrement des stocks de poissons comme le cabillaud avec 40% des poissons sauvages surexploités en Europe.

    Face à ce constat, on ne peut que voir d’un bon œil le classement en « aires marines protégées » de plus de 20% de l’espace maritime français. Car dans ces zones protégées, la logique voudrait que les activités menaçant la biodiversité soient interdites. Et pourtant…

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  • Tribune de Michel Tubiana « Dénoncer l’islamophobie ne suffit pas »

    Publiée sur Mediapart.

    Si la LDH a décidé de participer à la manifestation du 10 novembre 2019 contre l’islamophobie, elle n’a pas signé le texte d’appel à la manifestation et a rédigé son propre appel[1]. Et il semble bien qu’elle ne soit pas la seule à avoir des réserves, non sur le principe même de l’expression d’une solidarité avec les musulmans de France, mais sur la réponse à apporter au déferlement de haine ou, et c’est peut-être pire, au déni qui les atteint. Je n’évoque pas ici celles et ceux qui se réfugient derrière l’emploi du mot « islamophobie ». Avec sa polysémie et ses ambiguïtés, le mot est passé dans le langage courant comme l’intitulé d’une manifestation de racisme dont, le plus souvent, refuser de l’employer revient à nier ce dernier. Je ne m’attarderai pas non plus sur les accusations de « communautarisme ». Accuse-t-on le CRIF de « communautarisme » lorsqu’il appelle, à juste titre, à des manifestations contre l’antisémitisme en y mêlant un soutien bêlant et déplacé à la politique des autorités israéliennes ? Et quant à dénoncer un quelconque consentement au « communautarisme », celui-ci désignant des droits qui dépendraient de l’appartenance ou de la non appartenance à une communauté, cela relève de la même logique et de la même instrumentalisation que l’affabulation du « grand remplacement » . La laïcité des institutions, et non de la société, nous garantit contre ce type de dévoiement.

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  • Le Parc national des forêts : un nouveau venu dans un paysage sinistré

    Extraits de l'article de Reporterre du 7 novembre 2019 / Marie Astier

    Événement rare : un onzième parc national est créé jeudi 7 novembre, afin de protéger les forêts de Champagne et Bourgogne. Mais pour donner des moyens au nouveau venu, on en prend aux parcs déjà existants, alertent les syndicats et présidents de parcs nationaux.

    (...) C’est le 11e parc national, le premier créé en plaine et dédié aux forêts de feuillus, celui situé le plus au nord en France et le plus proche de Paris. Ce jeudi 7 novembre est publié le décret de création du Parc national des forêts de Champagne et Bourgogne, qui protège désormais une partie du plateau de Langres, entre la Haute-Marne et la Côte d’Or.

    (...) Il promet le retour des très vieux arbres : « Un chêne peut vivre jusqu’à 700 ans mais aujourd’hui on ne les laisse aller que jusqu’à 250 ans au plus... » Le parc souhaite également travailler avec les « acteurs » du territoire et notamment préserver les emplois liés à l’exploitation de la forêt. « On va même en créer de nouveaux », espère M. Parmentier.

    « Créer un nouveau parc est ambitieux, ce n’est pas simple et c’est toujours positif, se réjouit Laurent Grandsimon, porte-parole de la Conférence des présidents de parcs nationaux et président du Parc national des Pyrénées. Toutes les études montrent que la biodiversité est en meilleure santé dans les aires protégées. Mais il y a un problème de moyens... », tempère-t-il. « On donne ordre aux directeurs des parcs actuels de baisser leurs effectifs pour créer ceux du onzième parc. C’est le seul point d’amertume. »

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  • Premier anniversaire de la loi EGAlim : 21 organisations interpellent le gouvernement

    Publié le 31 octobre 2019

    Il y a un an, la loi pour l‘Équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine, durable et accessible à tous, dite Loi EGalim (issue des Etats Généraux de l’Alimentation) était officiellement publiée. Nos organisations alertent sur le manque de volonté et de moyens pour assurer la mise en œuvre d’une loi pourtant déjà peu ambitieuse. Nous appelons le Ministère de l’Agriculture à se saisir de l’opportunité du projet de loi de Finances 2020, des décrets et arrêtés en cours de préparation, pour mettre en œuvre une loi EGalim fidèle à sa lettre de mission initiale et surtout à la hauteur des enjeux écologiques, économiques, sociaux et sanitaires actuels.

    Pour le revenu des agriculteurs, pas d’amélioration en vue

    D’un point de vue économique, le rapport de force reste encore défavorable aux agriculteurs au profit de la transformation et de la grande distribution. 

    Nombreuses sont les organisations professionnelles qui dénoncent des négociations commerciales féroces, contribuant à cet échec. Les dispositions nouvelles (seuil de revente à perte -SRP- et encadrement des promotions) ont généré une augmentation des prix pratiqués par la grande distribution vis-à-vis des consommateurs, sans que les effets positifs souhaités sur le revenu des paysans soient garantis. La Confédération paysanne et UFC Que Choisir qualifient le système du seuil de revente à perte de “chèque en blanc d’1,6 milliards d’euros à la grande distribution” et d’un “chèque en bois pour les agriculteurs”.

    Elles demandent ainsi l’abandon immédiat du relèvement du SRP et l’instauration d’un véritable rééquilibrage des négociations en faveur des acteurs agricoles, notamment par la publication des marges de la distribution et de la transformation, l’application de sanctions en cas d’achat des produits agricoles en-dessous de leur prix de revient pour les agriculteurs et la mise en place d’accords tripartites producteurs-industriels-distributeurs.

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  • La place des militant.es de Greenpeace n’est pas en prison !

    Communiqué du réseau "Sortir du nucléaire" du 29 octobre 2019.

    Le 12 octobre 2017, des militant.es de Greenpeace ont pénétré dans la centrale nucléaire de Cattenom (Moselle) et déclenché des feux d’artifice au pied de la piscine d’entreposage. Ils entendaient démontrer ainsi la vulnérabilité de cette installation qui n’est même pas bunkérisée.

    Suite à cette action, huit militant.es et un salarié de Greenpeace ont été jugé.es à Thionville. Sept ont été condamné.es à des peines de prison avec sursis et deux à deux mois de prison ferme. À l’approche de leur procès en appel, qui aura lieu le 30 octobre à Metz, le Réseau “Sortir du nucléaire“ réaffirme son soutien à ces personnes et dénonce les sanctions qui pèsent sur elles.

    Il est révoltant que des militant.es qui ont participé à une action de désobéissance civile pour dénoncer un risque puissent se retrouver en prison. Dans le même temps, un exploitant nucléaire qui pollue au quotidien et met population et travailleurs en danger n’écope que de sanctions dérisoires [1] lorsqu’ils enfreint la loi ! Pire : EDF se permet même de bafouer des demandes de travaux post-Fukushima de l’Autorité de sûreté nucléaire sans encourir aucune sanction [2] !

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