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histoire locale

  • Des écailles et des hommes

    Guy Pleutin est venu à Vouziers ce vendredi 15 novembre pour tenir une conférence sur l'ardoise à Rimogne. ardoisière,ardoise,guy pleutin,aspv,conférence,rimogneC'est à l'invitation de l'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Vouzinois (ASPV), que ce spécialiste de la question a rencontré le public argonnais, plus habitué à la gaize qu'au schiste.

    Le conférencier a développé brièvement un rappel géologique et géographique, mais son propos a plus particulièrement porté sur les hommes. Scailleteux est le nom donné à l'ouvrier des ardoisières dans les Ardennes, rappelant l’écaille de pierre qu'il tire de la masse rocheuse.

    Cette extraction est très ancienne, et a connu un développement aux 18e et 19e siècles et jusqu'au début du 20e. Les encyclopédistes, avec Diderot et d'Alembert, ont consacré un article aux ardoisières, reposant en partie sur l'étude du site de Rimogne (voir ci-dessous)

    Ce rude métier s'exerçait en grande partie sous terre, avec tous les dangers liés à l'obscurité, à l'étroitesse des galeries, à la présence des poussières de schiste et à celle de l'eau qu'il fallait pomper en continu.

    Guy Pleutin a pu rencontrer les derniers survivants de ce monde particulier, qui laisse encore des traces profondes dans le paysage et dans la mémoire des hommes. Il a pu, grâce à son expérience de spéléologue, parcourir des galeries encore accessibles, avec l'autorisation des propriétaires, mais à ses risques et périls.

    L'exploitation souterraine a cessé depuis 1971, seule persiste une mine à ciel ouvert qui alimente une usine où l'ardoise est broyée pour la transformer en poudre et paillettes à l'usage de l'industrie chimique.

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  • La cérémonie du 11 novembre à Vouziers

    La loi du 28 février 2012 indique que "Le 11 novembre, jour anniversaire de l'armistice de 1918 et de commémoration annuelle de la victoire et de la Paix, il est rendu hommage à tous les morts pour la France."

    Ce ne sont donc plus uniquement les Morts pour la France de la Grande Guerre de 1914-1918 qui sont honorés ce jour, mais victimes d'autres conflits, y compris les plus récents.

    Les Vouzinois ont à nouveau répondu présent lors de la cérémonie qui s'est déroulée place Carnot ce jour. Elle succédait aux différents hommages rendus dans la matinée à Blaise, Condé, Chestres et Terron.

    Comme habituellement des délégations étrangères étaient présentes, en particulier de la République tchèque et de la République slovaque. Ces deux pays ont succédé à la Tchécoslovaquie, dont les volontaires ont combattu en 1918 à Chestres, Vandy et Terron.

    C'est Jean-Pierre Daumont qui a lu le message de l'UNC des Ardennes, en voici la conclusion :P1470198.JPG

    "Les anciens combattants aiment leur patrie, mais le patriotisme s'accompagne du rapprochement des autres pays, avec ses anciens ennemis dans un désir de construire une paix durable. Leur patriotisme se traduit par un humanisme généreux qui conserve un caractère national.

    Vive la Paix.

    Vive la France"

    Le message officiel de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées, a été lu par Cyrille Lefeuvre, le nouveau Sous-préfet de Vouziers. En voici un extrait :

    "C’était il y a un siècle.

    Un an après la fin des combats de la Grande Guerre, le 11 novembre 1919 fut le premier de la paix retrouvée.

    Désormais, le silence domine là où l’orage d’acier a tonné avec fureur. Il règne sur d’innombrables champs de batailles qui ont charrié un si long cortège de morts, de mutilés, de blessés et de traumatisés.

    Les traités sont signés, l’allégresse de la Victoire s’est déployée dans une ampleur incomparable le 14 juillet 1919P1470213.JPG, l’état de siège vient d’être levé, la vie sociale et politique reprend ses droits, la démobilisation poursuit sa lente progression. Les Poilus retrouvent leur foyer, leur famille et leur commune. Ils découvrent une vie bouleversée, une France transformée par une épreuve de quatre années et par de profondes séquelles. Partout, le pays est traversé par la sourde évidence que rien ne sera plus jamais comme avant, que le retour à l’avant-guerre est impossible."

    Le Sous-préfet a procédé à l'appel aux Morts en opération extérieure lors de l'année 2019.

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  • L’ardoise à Rimogne, paroles d'ardoisiers par Guy Pleutin le 15 novembre au CPR de Vouziers

    L'ASPV vous invite à une conférence le 15 novembre au CPR, rue de l'Agriculture à Vouziers à 20 h précises

    L’ardoise à Rimogne, paroles d'ardoisiers par Guy Pleutin

    Attachée à son patrimoine, Rimogne milite pour conserver l’héritage de son passé ardoisier tout en s’ouvrant aux nouvelles technologies. Cette vitalité se caractérise notamment par la création et la dynamisation de la Maison de l’Ardoise.

    A partir d’une approche pragmatique en géologie, de la lecture des traces encore lisibles en surface, d’images souterraines de lieux l’extraction, de témoignages humains, nous irons à la recherche de cette histoire.

    Nous essaierons d’illustrer comment ces mines d’ardoise ont marqué les scailleteux, leur santé, l’habitat, l’organisation sociale, l’architecture et les techniques d’extraction. Guy Pleutin façonne la rigueur de son exposé à la manière d’un conteur ce qui le rend passionnant. À ne pas manquer !

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  • De retour au Moyen Âge avec Jacky Lusse.

    Pour Jacky Lusse, se retrouver au Moyen Âge n'est pas une expression péjorative. Ce docteur en histoire est maître de conférence en histoire médiévale à l'université de Lorraine, Nancy II. Spécialiste de cette période qui s’étend de la fin de l'empire romain au début de la Renaissance, il en connaît la réputation d'époque trouble et rudimentaire.

    Lors de sa conférence donnée ce vendredi au CPR de Vouziers, à l'invitation de l'ASPV, il a pu démontrer qu'au Moyen Âge s'étaient développés des progrès techniques, des productions culturelles, et donc un développement de civilisation qui n'a rien à envier à d'autres périodes historiques. Son propos portait plus précisément sur "histoire et vestiges de sites médiévaux du Vouzinois et des environs". Ce thème a réuni de nombreux curieux et passionnés d'histoire locale, la salle du CPR s'avérant trop petite pour que les retardataires y trouvent une place assise.

    Le conférencier a développé son exposé autour de 4 thèmes : les châteaux, les maisons fortes, les abbayes et les villes neuves.

    Le modèle du château médiéval est représenté localement par Bourcq. L'éperon rocheux qui domine la vallée de l'Aisne est surmonté d'une une motte haute de 7 à 8 m et large à la base de 40 à 50 m. Cette butte représente le vestige du château installé sur cette position quasi-imprenable. A noter que Baudouin de Bourcq, mort en 1131, fils du comte Hugues de Rethel, a été lors des croisades deuxième Roi de Jérusalem de 1118 à 1131.

    Des maisons fortes ont existé dans presque tous les villages. De dimension modeste, ces constructions défensives étaient entourées d'un fossé rempli d'eau. Parfois, aucune trace ne persiste sur le terrain, seuls les cadastres anciens et la toponymie attestent de leur existence. C'est le cas à Challerange, où les derniers fossés ont été comblés au début du 20e siècle.

    Les abbayes ont été très nombreuses dans la région. Beaucoup ont été détruites lors des guerres ou à la Révolution. On peut encore voir des sites remarquables comme à Belval Bois des Dames ou Chatel-Chéhéry.

    Plusieurs villages ont été fondés à cette époque, dont Le Chesne et Belleville sur Bar. La disposition actuelle des rues et le parcellaire découlent encore du "lotissement" originel.

    Jacky Lusse a également évoqué la résidence royale d'Attigny, fréquentée par plusieurs souverains carolingiens. Cette résidence devait se situer sur la commune de Sainte-Vaubourg, près de l'église de ce village.

    Cette conférence était illustrée par des documents anciens et des photographies récentes, voici une représentation d'un château médiéval, avec son donjon et sa basse-cour.

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    Et voici quelques photographies de cette conférence.

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  • Histoire et vestiges des sites médiévaux du Vouzinois et des environs.

    Conférence de Jacky Lusse le vendredi 11 octobre à 20 heures au CPR de Vouziers, rue de l’Agriculture

    Malgré les profonds changements opérés depuis la Révolution industrielle, le paysage français reste marqué par le Moyen Age. Dans toutes les régions des vestiges subsistent.
    Certains sont encore bien visibles, comme les châteaux-forts, même s'ils sont aujourd’hui en ruine, ou les édifices religieux, mais bien plus nombreux sont ceux qui n’ont laissé que des traces ou des souvenirs. La conférence aura pour objet, à l’aide de photographies, de plans et de sources écrites, de repérer ces vestiges dans le Vouzinois et ses environs et d’évoquer ce qu’on sait de leur histoire.


    Seront ainsi notamment envisagés le site important d’Attigny (palais carolingien et prieuré), les vestiges d’habitat seigneurial, comme les mottes castrales (Bourcq) ou les plates-formes de maisons fortes (Crèvecoeur), les habitats désertés (Théline), etc. Mais seront également évoquées des traces d’un autre genre, comme celles laissées par les défrichements ou les fondations de Villeneuves (Le Chesne).

    Notez bien que la conférence débutera à 20 heures précises.

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  • Les journées du patrimoine pour (re)découvrir les richesses de l'Argonne.

    La 36e édition des journées du patrimoine proposait pas moins de 24 000 événements lors de ce week-end des 21 et 22 septembre. Après la très belle journée de samedi, le temps s'est dégradé dimanche après-midi, perturbant quelque peu le déroulement de certaines manifestations.

    Ces journées rencontrent toujours un succès populaire important, qui marque l'intérêt de la population pour son histoire et son patrimoine. Certains lieux, inaccessibles habituellement, sont ouverts au public à cette occasion, permettant de découvrir des richesses méconnues.

    C'est le cas de l'abbaye de Chatel-Chéhéry, qui a été laissée à l'abandon depuis de nombreuses années. Elle a été fondée au XIIe siècle, par des moines venant de l'abbaye de La Chalade, qui découlait elle-même de l'abbaye de Clairvaux. L'abbaye a prospéré jusqu'au XIVe siècle, avec une activité agricole prédominante, mais aussi avec une activité industrielle (forges et verreries). La guerre de Cent Ans  et les guerres de religion mettront fin à ce développement, le site étant victime de pillages et de destructions.

    Il a été rebâti au XVIIIe siècle dans un style classique, mais l'abbaye subit une baisse d'influence avec une raréfaction des vocations. Avec la Révolution, les bâtiments sont vendus comme biens nationaux. Ils deviennent une résidence de plaisance au début du XIXe siècle, le propriétaire faisant détruire deux ailes du cloître. L'ensemble a peu évolué depuis cette date, mais a subi de gros dégâts suite à plusieurs tempêtes.

    L'ensemble du site a récemment été racheté par une famille passionnée d'histoire et d'architecture. De gros travaux sont en cours et d’autres à mettre en œuvre pour mettre en sécurité les bâtiments.

    C'est sous la conduite d'un des nouveaux propriétaires que les visiteurs ont pu admirer l'extérieur de cet ensemble remarquable, l'intérieur présentant un état trop dégradé pour être accessible en sécurité. Guillaume Ull est lui-même architecte, et il a su mettre ses compétences au service de sa passion pour présenter en détail et de manière vivante les richesses de l'abbaye.

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  • Les tumultueux galops de Rimbaud

    Alexandre Blaineau a présenté son ouvrage "Les chevaux de Rimbaud" lors d'une rencontre qui s'est déroulée à Bar-lès-Buzancy. Ce samedi, plusieurs dizaines d'auditeurs ont suivi l'auteur dans ses narrations des voyages du poète et de ses" cavalcades insensées à la mesure de son impatience". Il fallait bien ce guide pour ne pas perdre la trace de l'indomptable nomade, en particulier dans la deuxième partie de sa vie. Au cours de ses années passées en Abyssinie, Rimbaud utilisera souvent le cheval comme moyen de locomotion, monture indispensable pour franchir les grandes distances sous le rude climat local. Il est devenu commerçant, mais il reste toujours un aventurier, "baroudeur inlassable des chemins (...) du monde".

    Alexandre Blaineau est professeur d'histoire et de géographie au collège de Vouziers. Son ouvrage montre que les deux disciplines sont intimement liées. Il nous fait voyager de Londres à Chypre, de Roche à Aden, de Paris à Harrar. Il nous emmène également sur les traces de la Commune de Paris, des colonisateurs anglais ou hollandais, et aussi sur celles de ces comptoirs commerciaux lieux d'échanges exotiques et périlleux.

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