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politique locale

  • Un emploi pour tous ! Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée

    Extraits de l'article de Lucile Chevalier pour ATD quart mode, publié le 07.05.2026

    Depuis 10 ans, l’expérimentation Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée, prouve qu’en adaptant l’emploi aux personnes, en engageant le tissu local, il est possible de créer pour chacun, même les plus éloignés du marché du travail, un emploi décent. Et cela, sans creuser les déficits.

    Printemps 2025, chez PAM ! Dans le quartier des 4 chemins à Pantin (Seine-Saint-Denis), Amal déroule son parcours devant Catfish Tomei, le directeur. Elle a fait des études de droit en Algérie, a exercé pendant trois ans le métier d’avocate. « Un emploi dans le service juridique pourraitvous convenir ? » tente le directeur. « Non », répond Amal qui poursuit. Elle est arrivée en France en 2010, a patienté cinq ans pour obtenir ses papiers, fait quatre enfants, les élève et quand la dernière esten âge d’aller à l’école, elle se metà rechercher un emploi. « J’étais un peu perdue, je n’avais pas travaillé depuis près de 15 ans. J’ai pensé au métier d’assistante maternelle qui me permettait de travailler près de chez moi et convenait à ma situation familiale » confie-t-elle. « Peut-être, quelque chose en rapport avec l’école, l’enseignement ?» réfléchit tout au haut le directeur. « Non, balaie-t-elle. Ma passion, c’est la couture. J’ai commencé à la naissance de ma fille, des robes, j’ai cherché des patrons, me suis mise à en faire ». Ainsi, Amal est embauchée en CDI, au Smic et à temps choisi comme couturière chez PAM !

    Un an plus tard, elle rit encore de la scène avec sa collègue Bintou, penchées toutes les deux, crayon à la main, sur un patron de veste. C’est un exercice. Elles apprennent à faire une veste dans le cadre d’une formation de deux mois. « C’est pour professionnaliser l’activité. Pour que tout le monde soit au même niveau » explique Bintou qui a déjà au compteur un stage de découverte des métiers de la couture à l’école Jean-Luc François. « C’est quand même étrange. En général, on t’embauche parce que tu maîtrises le travail, tu as le diplôme, l’expérience. Ici, tu viens avec ce que tu as envie de faire » se réjouit Amal. Les seules conditions exigées pour être embauché dans une entreprise à but d’emploi (EBE) : habiter depuis 6 mois une commune habilitée à expérimenter Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée (TZCLD), être privé d’emploi depuis au moins un an et se porter volontaire.

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  • Pierre Laurent-Chauvet élu président de la communauté de communes

     

    Il aura fallu deux tours de scrutin pour que la communauté de communes de l'Argonne ardennaise désigne son président.

    Le premier tour n'a pas permis de départager les principaux candidats, quelques voix s'étant portées sur d'autres noms. Au deuxième tour, Pierre Laurent-Chauvet a battu Christophe Manceaux de deux voix seulement. Ce partage des délégués communautaires s'est effectué après la prise de parole des deux candidats déclarés : Pierre Laurent-Chauvet a insisté sur la vision d'une équipe autour d'un projet communautaire, alors que Christophe Manceaux se montrait critique sur le bilan de la mandature précédente et centrait son propos sur le soutien aux communes.

    L'élection des huit vice-présidents a été plus facile, puisque la plupart n'ont pas eu d'adversaires à affronter. C'est donc l'équipe complète soutenue par le nouveau président qui le secondera dans la gestion de la collectivité.

    Après une pause, le conseil s'est poursuivi avec notamment l'élection du bureau et des représentants de la collectivité dans différents organismes.

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    Pierre Laurent-Chauvet, maire de Champigneulle, et nouveau président de la communauté de communes de l'Argonne ardennaise   (Photo l'An Vert D.R.)

  • France : les leçons des municipales

    Éditorial de Cartooning for Peace du 26.03.2026

    Le dimanche 22, les Français ont voté pour le second tour des élections municipales, dernier scrutin majeur avant les présidentielles de 2027. Le premier constat est la forte abstention (plus de 42%). C’est également la progression prévisible du Rassemblement national (extrême-droite) qui multiplie par quatre son nombre de conseillers municipaux dans le pays et obtient la mairie de Nice, cinquième ville de France. En face, La France insoumise (gauche radicale) a également fait une percée, au prix de divisons et de querelles avec les autres partis de gauche. Les alliances et les barrages avec ou contre les « extrêmes » ont rythmé les derniers jours de la campagne, et donnent le ton de l’année électorale tendue et incertaine qui attend les Français. Ce scrutin montre toutefois que les partis « traditionnels » et plus modérés – Les Républicains (droite), le centre et le parti socialiste (gauche) – restent majoritaires sur le territoire. Le PS a notamment remporté la mairie de Paris et les grandes villes de Marseille et Lyon restent également à gauche. Une victoire percutée le lendemain matin par la disparition de Lionel Jospin, premier ministre de la France entre 1997 et 2002, figure très respectée de la gauche.

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  • Installation du conseil municipal de Vouziers

    Ce dimanche matin, s'est déroulée l'installation du nouveau conseil municipal de notre ville. Cette séance avait principalement à son ordre du jour le vote pour désigner le maire et les maires délégués, ainsi que  les adjoints.

    Suite au scrutin de la semaine dernière, la liste conduite par Nadège Lampson-Gueilliot comptait 22 élus sur les 29 membres de l'assemblée. C'est donc sans surprise que les différents postes ont été attribués avec ce total de 22 voix. Il a fallu cependant respecter les textes en vigueur, c'est donc six votes à bulletin secret qui se sont déroulés successivement.

    Pas de surprise donc Nadège Lampson- Gueilliot devient officiellement maire de Vouziers. Six adjoints ont de leur côté été élus sur une liste : Anne Lescuyer, première adjointe, Christophe Lebon,, Nathalie Maroteaux, Marc Desgeorges, Patricia Lesueur, et Dominique Carpentier.

    Le vote du montant des indemnités aux élus a donné lieu à une passe d'armes entre Nadège Lampson-Gueilliot et Jean-Baptiste Machinet. La nouvelle élue proposait, pour les adjoints et les maires délégués, un montant avec un abattement de 10% par rapport au taux légal maximum. Elle annonçait renoncer pour sa part à la majoration prévue pour une ville chef-lieu d’arrondissement.

    Malgré cela, le total des indemnités dépassait celui existant au mandat précédent. Cette augmentation a fait réagir Jean-Baptiste Machinet, qui a considéré cette hausse mal venue en période de restriction pour la ville et ses employés.

    Madame la maire a maintenu son argumentation, et le montant proposé a été validé par 22 voix contre 6.

    Nadège Lampson-Gueilliot a conclu cette séance par une prise de parole, dont vous pouvez prendre connaissance sur notre page Facebook

    Vous trouverez ci-dessous quelques illustrations photographiques de cette réunion du conseil municipal.

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  • Résultat des élections municipales de Vouziers, bureau par bureau

    Vous trouverez c-dessous le résultat officiel des élections municipales de ce jour à Vouziers . Le vote pour le maire et les adjoints aura lieu dimanche prochain, Nadège Lampson-Gueilliot prenant sans aucun doute la place occupée jusqu'alors par Yann Dugard

     

     

    Inscrits

    Votants

    Exprimés

    Lampson

    Bazelaire

    Salle des Fêtes

    644

    367

    346

    179

    167

    Bellevue

    460

    249

    240

    125

    115

    Chestres

    158

    103

    101

    56

    45

    Condé

    112

    74

    71

    27

    44

    Tourelles

    845

    549

    523

    279

    245

    Blaise

    102

    75

    73

    39

    34

    Vrizy

    234

    164

    158

    82

    76

    Terron

    103

    68

    68

    42

    26

    Total

    2659

    1649

    1580

    828

    (52%)

    752

    (48%)

     

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  • Municipales : pourquoi le vote de dimanche est crucial pour l’écologie

    Article d'Erwan Manac’h, publié dans Reporterre le 14.03.2026

    Avec leurs pouvoirs d’urbanisme et leur proximité, les maires sont incontournables pour la transformation écologique. Les élections municipales des 15 et 22 mars auront des répercussions nationales sur les politiques environnementales.

    Que peut un ou une maire, de ses petits bras musclés, face au péril climatique et à l’effondrement de la biodiversité ? Lâchés par l’État, houspillés à chaque sortie par leurs concitoyens, perclus d’injonctions administratives contradictoires, les édiles sont souvent perçus comme impuissants. Sur les questions environnementales, leur pouvoir est en réalité considérable, et même incontournable.

    Ils ont la main sur tout ce qui a trait à l’urbanisme, dont dépendent de nombreux enjeux environnementaux. « Les collectivités portent deux tiers de l’investissement public hors dépenses militaires, ce sont vraiment elles qui entretiennent et renouvellent le territoire », souligne Aurore Colin, chercheuse spécialiste des collectivités locales pour l’Institut de l’économie pour le climat.

    Les communes ou les intercommunalités gèrent aussi en grande partie les transports — un tiers des émissions de gaz à effet de serre de la France —, la distribution de l’eau, les cantines scolaires et le chauffage urbain. 15 % de l’empreinte carbone du pays vient du secteur résidentiel.

    Capital confiance

    Non seulement les maires ont du pouvoir, mais ils bénéficient également du plus important capital sympathie auprès des Français : 60 % des sondés déclarent avoir confiance dans leur maire, contre 18 % dans le président de la République et 20 % dans l’Assemblée nationale, selon le baromètre Cevipof. « Les maires sont toujours à distance de baffe, c’est cette proximité qui fait qu’on a confiance. C’est un ingrédient indispensable pour engager dans des projets de transformation écologique », dit Antoine Maudinet, du réseau d’agents publics Le Lierre.

    Lire aussi : Municipales : la carte des enjeux près de chez vous

    Le mandat qui s’achève a confirmé le rôle central des maires sur les enjeux écologiques. Le bloc communal est celui où persiste encore une réelle dynamique de transition, alors que la planification écologique s’enlise à l’échelle nationale. C’est un ancien personnage clé de la macronie qui le dit : Antoine Pellion, symbole malgré lui du backlash écologique — ce retour de bâton observé depuis deux ans jusqu’au plus haut de l’État. Il a été secrétaire général à la planification écologique de 2022, année de création de l’instance, à 2025. Avant de la quitter sur un constat d’impuissance.

    « La maille locale est aujourd’hui la seule à pouvoir planifier une politique sur plusieurs années, avec une continuité d’action, dit Antoine Pellion à Reporterre. Cela signifie que les élections municipales sont ultra-importantes pour la transition écologique et que la décentralisation est un sujet clé, si on veut donner de la visibilité et de la stabilité. »

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  • Crues : « On a détruit tout ce qui permettait d’absorber la pluie »

    Extraits de l'entretien de Lorène Lavocat avec l’ingénieure hydrologue Charlène Descollonges, publié dans Reporterre le 19.02.2026

    Après le passage de la tempête Nils, toute la moitié ouest de la France était encore en vigilance pluies et inondations le 18 février. Si ces crues sont des aléas naturels, « certaines pratiques et activités humaines aggravent fortement la situation », explique l’ingénieure hydrologue Charlène Descollonges.

    Dans son livre Eaux vives, paru le 4 février (éd. Actes Sud), elle résume : « En accélérant les flux d’eau en surface, en surexploitant l’eau douce et en l’évacuant rapidement vers la mer, nous nous rendons vulnérables aux sécheresses comme aux pluies intensifiées par le changement climatique. »

     

    Reporterre — Une grande partie de la France connaît des crues et des inondations exceptionnelles. Comment expliquez-vous ces phénomènes ?

    Charlène Descollonges — Nous assistons à un phénomène de crues généralisées, qui touchent plusieurs bassins versants, essentiellement sur la partie ouest de la France. Les inondations sont dues à un aléa naturel — des cumuls de précipitation importants sur un temps très court — intensifié par le changement climatique, et à des vulnérabilités — des constructions en zone inondable, par exemple.

    Mais entre les deux, il existe tout un tas de facteurs aggravants : des sols agricoles drainés, des villes imperméables, des haies arrachées, des rivières rectifiées, transformées en autoroute à eau. En gros, tout ce qui permettait de ralentir et d’infiltrer l’eau a été détruit ou dégradé. Sur la carte de Vigicrues, les tronçons en rouge sont en aval des bassins versants, ce qui veut bien dire que l’eau qui tombe en amont n’est pas retenue, tout se concentre dans les cuvettes, dans les exutoires, et déborde.

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