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politique nationale

  • Le 15 mai, c’est la Journée mondiale des blaireaux !

    Pour alerter sur la cruauté du déterrage et améliorer les connaissances sur le plus grand des mustélidés de France, l’ASPAS et les associations partenaires mettent les blaireaux à l’honneur le temps d’une journée, le 15 mai. Où que vous habitiez, participez avec nous au succès de cette journée !

    Animal discret aux mœurs noctambules, le blaireau reste mal connu en France. Victime régulière des collisions routières, on a hélas plus de probabilité de le voir mort sur le bas-côté de la route que vivant lors d’une balade en forêt. Surnommé « petit ours des campagnes », le plus gros de la famille des mustélidés subit par ailleurs l’une des chasses les plus cruelles qui soient en France : la vénerie sous terre.

    Pourquoi le 15 mai ?

    Car malgré de belles avancées, c’est toujours ce jour-là que s’ouvre, hélas, la saison de déterrage de blaireaux dans quelques départements de France. Appelée vénerie sous terre, cette chasse traditionnelle est heureusement de moins en moins populaire, mais elle reste l’une des pratiques les plus cruelles qui soient : des petits chiens, envoyés sous terre, acculent les blaireaux pour les empêcher de sortir de leur terrier, pendant qu’à la surface, des chasseurs creusent la terre avec des pelles et des pioches, jusqu’à atteindre les animaux qu’ils vont ensuite extirper de force, à l’aide de grandes pinces métalliques, puis tuer par arme à feu ou arme blanche (s’ils n’ont pas déjà été déchiquetés vivants par les chiens…).

    L'espoir d'un changement législatif

    Le 15 mai, des blaireautins non autonomes peuvent encore se trouver dans les terriers. Or il est illégal de tuer les petits d’une espèce classée chassable. C’est sur la base de cet argument que l’ASPAS et d’autres associations ont pu obtenir de nombreuses suspensions et annulations d’arrêtés préfectoraux devant les tribunaux. Résultat : de moins en moins de préfets autorisent la période complémentaire de vénerie sous terre dès le 15 mai.

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  • À Paris, la marche néonazie du C9M reste interdite

    Article d'Hugo Boursier  publié dans Politis le  8 mai 2026

    Contrairement aux années précédentes, les drapeaux noirs du Comité-9-Mai ne pourront pas flotter librement sur le quartier latin. Saisi après un arrêt d’interdiction émis mardi 5 mai par le préfet de police de Paris, le tribunal administratif a rejeté la requête du C9M.

    Leur marche annuelle, organisée après la mort accidentelle du militant du groupuscule pétainiste l’Oeuvre française, le 9 mai 1994, reste interdite. Les néofascistes ne pourront scander, au lendemain de la victoire des Alliés contre le régime nazi, leurs slogans appelant à la révolution nationaliste sous la protection des forces de l’ordre.

    Au cours de l’audience, tenue hier au 7, rue de Jouy, dans le 4e arrondissement de Paris, le préfet de police a soutenu que les risques de troubles à l’ordre public existaient et que les forces de l’ordre étaient déjà « fortement mobilisées durant ce week-end ne permettant pas une sécurisation de la manifestation », selon l’ordonnance du tribunal que Politis a pu consulter.

    Les trois juges des référés qui se sont occupés du dossier admettent que « la manifestation qui s’est déroulée en 2025 a donné lieu à l’exhibition de signes se rattachant à l’iconographie néo-nazie et à la tenue de comportements et de propos constitutifs d’appels à la haine et à la discrimination, tels que des saluts nazis ou des slogans homophobes et xénophobes. » En effet, plusieurs des militants arborent, chaque année, des tatouages appartenant aux répertoires nazi et fasciste. Des saluts nazis avaient aussi été filmés.

     

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  • Un emploi pour tous ! Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée

    Extraits de l'article de Lucile Chevalier pour ATD quart mode, publié le 07.05.2026

    Depuis 10 ans, l’expérimentation Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée, prouve qu’en adaptant l’emploi aux personnes, en engageant le tissu local, il est possible de créer pour chacun, même les plus éloignés du marché du travail, un emploi décent. Et cela, sans creuser les déficits.

    Printemps 2025, chez PAM ! Dans le quartier des 4 chemins à Pantin (Seine-Saint-Denis), Amal déroule son parcours devant Catfish Tomei, le directeur. Elle a fait des études de droit en Algérie, a exercé pendant trois ans le métier d’avocate. « Un emploi dans le service juridique pourraitvous convenir ? » tente le directeur. « Non », répond Amal qui poursuit. Elle est arrivée en France en 2010, a patienté cinq ans pour obtenir ses papiers, fait quatre enfants, les élève et quand la dernière esten âge d’aller à l’école, elle se metà rechercher un emploi. « J’étais un peu perdue, je n’avais pas travaillé depuis près de 15 ans. J’ai pensé au métier d’assistante maternelle qui me permettait de travailler près de chez moi et convenait à ma situation familiale » confie-t-elle. « Peut-être, quelque chose en rapport avec l’école, l’enseignement ?» réfléchit tout au haut le directeur. « Non, balaie-t-elle. Ma passion, c’est la couture. J’ai commencé à la naissance de ma fille, des robes, j’ai cherché des patrons, me suis mise à en faire ». Ainsi, Amal est embauchée en CDI, au Smic et à temps choisi comme couturière chez PAM !

    Un an plus tard, elle rit encore de la scène avec sa collègue Bintou, penchées toutes les deux, crayon à la main, sur un patron de veste. C’est un exercice. Elles apprennent à faire une veste dans le cadre d’une formation de deux mois. « C’est pour professionnaliser l’activité. Pour que tout le monde soit au même niveau » explique Bintou qui a déjà au compteur un stage de découverte des métiers de la couture à l’école Jean-Luc François. « C’est quand même étrange. En général, on t’embauche parce que tu maîtrises le travail, tu as le diplôme, l’expérience. Ici, tu viens avec ce que tu as envie de faire » se réjouit Amal. Les seules conditions exigées pour être embauché dans une entreprise à but d’emploi (EBE) : habiter depuis 6 mois une commune habilitée à expérimenter Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée (TZCLD), être privé d’emploi depuis au moins un an et se porter volontaire.

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  • « Plus de 250 associations et personnalités redoutent la possible « extinction » de l’Ademe, à cause d’une loi »

    Tribune collective

    Réorganisée ce mardi 5 mai, l’Agence de la Transition écologique pourrait être placée sous l’égide des préfets et ses membres mutés sans leur consentement. Plus de 250 associations et personnalités du monde environnemental s’alarment.

    Le 16 avril dernier, le média « Contexte » révélait la version du projet de loi « visant à renforcer l’Etat local » transmise au Conseil d’Etat. Ce texte a suscité une mobilisation inédite : le 28 avril, les six organisations syndicales du Comité social d’administration ministériel de l’Ademe (Agence de la Transition écologique) publiaient une déclaration commune dénonçant « un dispositif qui détruit l’Ademe sans le dire ». En cause, l’article 7, qui prévoit l’intégration des directions régionales de l’Ademe au sein des Dreal, « placées sous l’autorité du représentant de l’Etat », en l’occurrence, ici, le préfet.

    Si cette décision était mise en œuvre, les salariés de l’Ademe se retrouveraient ainsi directement soumis à leur autorité hiérarchique, faisant dépendre la priorisation de leurs missions d’une logique administrative relevant du ministère de l’Intérieur.

    En complément, le texte prévoit également la possibilité d’une « mis[e] à disposition d’office » des personnels, « pendant une durée de trois ans, renouvelable ». Autrement dit, une mutation imposée sans leur accord. Un tiers des effectifs de l’Ademe serait concerné.

    La combinaison de ces dispositions revient, de fait, à supprimer les directions régionales de l’Ademe, en diluant l’expertise de ses personnels dans des structures qui ne disposent ni de leur savoir-faire technique et scientifique, ni de leur ancrage auprès des élus et porteurs de projets locaux.

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  • 50 ans de protection de la nature : la loi du 10 juillet 1976

    En 2026, la LPO célèbre les 50 ans de la Loi du 10 juillet 1976, qui marque un tournant majeur pour la protection de la Nature en France. Ce texte fondamental a permis de poser les bases d’un droit moderne de l’environnement : protection des espèces, création des Réserves naturelles, obligation d’études d’impact, reconnaissance du rôle des associations… 

    Cinquante ans plus tard, ses effets positifs sont visibles partout sur notre territoire. Des espèces sauvées de l’extinction, des espaces préservés, des actions concrètes menées chaque jour par des actrices et acteurs engagés. Mais ces avancées restent fragiles. Alors que l’érosion de la biodiversité se poursuit et que les pressions s’intensifient, l’héritage de 1976 est plus que jamais d’actualité. Sachons le faire perdurer !

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  • ATD Quart Monde alerte sur les dangers du projet de loi « fraudes sociales et fiscales »

    A quelques jours de la commission mixte paritaire du 28 avril sur le projet de loi « fraudes sociales et fiscales », ATD Quart Monde tire la sonnette d’alarme, conforté par le rapport du Défenseur des droits publié ce jour. Le projet de loi menace gravement l’accès au droit des personnes et particulièrement celles en situation de grande pauvreté.

    Un engrenage dangereux pour l’accès au droit

    Année après année, les mêmes mécanismes se répètent : durcissement des contrôles, suspicion généralisée, sanctions disproportionnées à l’encontre des allocataires de prestations sociales. Le projet de loi actuel n’est pas un tournant isolé, mais un pas de plus dans une logique qui fait peser la suspicion sur les plus pauvres.

    Dans un contexte où 11,2 millions de personnes sont concernées par la pauvreté[1] et où 13,1 %[2] de la population vit en situation de privation matérielle et sociale[3] – un niveau record depuis douze ans – ce texte interroge sur les priorités politiques.

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  • Travail du 1er mai : malgré un recul du gouvernement, des motifs d’inquiétude persistent

    Article de Stéphane Ortega, publié dans Bastamag le 27.04.2026

    Alors qu’aucune proposition ou projet de loi visant à étendre le travail des salariés le 1er mai ne peut s’appliquer cette année, le gouvernement a inventé l’autorisation d’enfreindre la loi en attendant de la réécrire. 

    Pas de doute, le Premier ministre est bien un macroniste disruptif. « Les boulangers indépendants artisans, les fleuristes indépendants artisans pourront ouvrir ce 1er mai », en faisant travailler leurs employés sur la base du volontariat et en les payant double, a déclaré Sébastien Lecornu, sur le perron de Matignon le vendredi 17 avril. Accompagné des représentants des professionnels de la boulangerie, il a indiqué qu’un « projet de loi d’origine gouvernementale [allait] être présenté avant ce 1er mai [mais débattu dans l’hémicycle après cette date, ndlr] pour renvoyer à une discussion sociale par branche ».

    L’objectif de ce texte sera donc de permettre aux artisans boulangers et fleuristes d’employer leurs salariés ce jour-là, « sur la base du volontariat et en les payant double ». En clair, l’emploi des salariés des boulangeries artisanales et des fleuristes le 1er mai se fera sur la base d’un projet de loi qui n’a pas encore été présenté au Parlement. En plus de contourner le débat parlementaire, le Premier ministre s’engage à contourner le Code du travail : « Pour ce 1er mai 2026, une instruction sera donnée à l’ensemble des services de l’État pour préserver, protéger, sécuriser ce que je viens de vous annoncer ».

    Seul jour obligatoirement chômé et payé

    Ce point de chute ubuesque n’est en réalité que l’aboutissement d’une volonté politique partagée par la droite, le camp présidentiel et l’extrême droite d’élargir le recours au travail salarié le 1er mai, seul jour obligatoirement chômé et payé. Tout commence en 2024, lorsqu’une poignée de boulangers sont verbalisés pour avoir fait travailler leurs employés à l’occasion de la journée internationale de lutte des travailleurs.

    Un an plus tard, le 25 avril 2025, ils sont relaxés par le tribunal de police de La Roche-sur-Yon. Le même jour, deux sénateurs centristes déposent une proposition de loi pour inscrire de nombreuses dérogations au travail salarié du 1er mai. Ils sont immédiatement soutenus par le gouvernement, qui place cette proposition législative en procédure accélérée et envoie sa ministre du Travail, Catherine Vautrin, travailler bénévolement, sous l’œil des caméras, dans une boulangerie le 1er mai 2025.

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