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politique nationale - Page 5

  • Biarritz : un G7 avec vue… sur un océan agonisant

    Le Golfe de Gascogne, bientôt « zone morte » de l’océan Atlantique ?

    Les « zones mortes », ces eaux contenant très peu d’oxygène et où la faune marine se fait rare, gagnent de plus en plus de terrain. En 2008, on en dénombrait déjà plus de 400 sur l’ensemble la planète, réparties sur 245 000 km2. A l’origine de ce phénomène, plusieurs facteurs dont le réchauffement climatique, les engrais et pesticides utilisés en agriculture, mais aussi d’autres produits chimiques.

    Dans le Golfe de Gascogne, ces derniers s’accumulent au point que l’atmosphère iodée naturelle, tant vivifiante, caractéristique d’un océan en bonne santé, a disparu. Les eaux ne sentent donc plus l’océan et sont devenues grasses. A la différence d’une marée noire, la pollution chimique à l’origine du problème est invisible… par mer calme. Pourtant, dès que la mer s’agite, des mousses brunâtres apparaissent, remplaçant l’écume naturelle. Enfin, les embruns chargés de ces polluants ont un effet décapant sur certains végétaux tels que les pins maritimes. Pour preuve, les pins « brûlés » de l’Hôtel du Palais à Biarritz. Cela génère une grande inquiétude pour les pêcheurs et les citoyens conscients : quel peut en être l’impact sanitaire ? Les analyses des prélèvements de mousses réalisés par la SEPANSO durant ces périodes, de Biscarrosse à la Côte Basque, confirment cette pollution.

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  • Sècheresse : les barrages, fausse solution face au dérèglement climatique

    Dossier de FNE  (extraits)

    Projet aberrant de Sivens, barrages illégaux de Caussade et de Fourogue et tant d’autres, notamment en Adour Garonne. Les conflits autour de la construction de barrages d'irrigation se multiplient ; ils opposent régulièrement certains irrigants et des citoyens soucieux de la biodiversité, du climat et du juste partage de l'eau. Investi de longue date sur ces dossiers, à l’image des combats historiques contre la multiplication des barrages sur la Loire ou à Charlas, le mouvement France Nature Environnement milite régulièrement contre la construction de nouveaux barrages. Ils aggravent les sècheresses qu'ils sont censés combattre. Explications.

    En France, l'agriculture, c'est 48 % de la consommation d'eau, avec un pic sur les 3 mois d'été où elle représente jusqu’à 80 % de l’eau consommée sur le territoire1. Cette grande soif est particulièrement liée à l'irrigation, utilisée sur moins de 6 % des surfaces de production agricole. Or, la crise climatique entraine des sècheresses de plus en plus longues, fréquentes et intenses et la France n'est pas épargnée par le phénomène. Dans ce contexte, certains syndicats agricoles d'irrigants réclament régulièrement de nouveaux barrages. L'idée est de stocker davantage d'eau l'hiver pour l'utiliser l'été. Seulement, cette option simpliste se révèle particulièrement inadaptée pour l'agriculture, le territoire, ses citoyens et délétère pour l'ensemble du cycle de l'eau. Pire, elle aggrave les effets du dérèglement climatique qu'elle est censée pallier.

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  • Le Rainbow Warrior au large du Cotentin pour dénoncer la pollution des déchets nucléaires et le fiasco de Flamanville

    Vendredi 16 août, le navire amiral Rainbow Warrior et les militant-e-s de Greenpeace ont quitté le port de Cherbourg tôt dans la matinée en direction du cap de la Hague, l’une des zones les plus nucléarisées au monde.

    Vers 9h00, le navire a fait une première étape devant l’usine Orano de la Hague, au niveau du tuyau d’évacuation de l’usine de retraitement de déchets nucléaires pour protester contre les rejets en mer de substances radioactives. Les militant-e-s ont déployé plusieurs banderoles : « pollution nucléaire » et « déchets nucléaires : ça déborde ».

    « La filière nucléaire produit des déchets radioactifs en masse, mais ce que l’on sait moins c’est qu’elle déverse aussi les rebuts de ses activités radioactives et chimiques le long des côtes françaises. C’est une énergie sale qui contamine aussi les océans », explique Yannick Rousselet, chargé de campagne sur les questions nucléaires pour Greenpeace France.

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  • Camp Climat 2019 : le mouvement climat confirme sa montée en compétence

    Communiqué d'Alternatiba le 13.09.2019

    Le Camp Climat organisé par Alternatiba, les Amis de la Terre et Action Non-Violente COP21 (ANV-COP21) à Kingersheim (Alsace) s’achève sur un bilan extrêmement positif : pendant douze jours de formations, plus de mille participants, majoritairement jeunes, ont suivi un programme axé sur la mise en pratique immédiate et le partage de stratégies. Ce pari audacieux confirme la montée en puissance et en compétence du mouvement climat. Dans un contexte de catastrophes climatiques qui marquent l’été 2019 (incendies massifs, tempêtes de grêle au Mexique…), l’exercice aura permis de préparer une rentrée militante qui s’annonce chargée.

    300 sessions de formations 

    Du 1er au 10 août, les participants ont pu assister à des formations assurées par 155 intervenants bénévoles sur différentes thématiques de la mobilisation climat. Un programme diversifié allant des techniques de blocage non-violentes à l’élaboration d’une stratégie, en passant par l’usage des réseaux sociaux ou la réalisation de banderoles. Ces ateliers étaient complétés par des tables rondes politiques, où différentes personnalités comme Didier Lestrade, fondateur d’Act Up-Paris, ou encore Cyril Dion, réalisateur, ont pu échanger sur la désobéissance civile, la construction d’un récit mobilisateur ou encore les luttes locales. Grâce à une organisation collective minutieuse, le Camp Climat a fonctionné sur la base du bénévolat de tous les participants, permettant notamment de servir en moyenne 1 800 repas par jour, d’assurer une ambiance bienveillante et de proposer un programme ouvert à tous chaque soir.

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  • Les disparus de la guerre d’Algérie du fait des forces de l’ordre françaises : vérité et justice ?

    Journée d’étude
    Vendredi 20 septembre 2019
    salle Victor Hugo, bâtiment Jacques Chaban-Delmas
    Assemblée nationale, 101, rue de l’Université 75007 Paris.

    Cette journée d’étude est née d’une rencontre, celle d’historiens, de juristes et d’archivistes. L’origine en remonte à la déclaration du président de la République du 13 septembre 2018, lors de sa visite à Josette Audin, veuve du mathématicien et militant communiste Maurice Audin, « disparu » à l’âge de vingt-cinq ans suite à son arrestation à Alger, le 10 juin 1957, par des parachutistes français : « La disparition de Maurice Audin a été rendue possible par un système dont les gouvernements successifs ont permis le développement : le système appelé “arrestation-détention” à l’époque même, qui autorise les forces de l’ordre à arrêter, détenir et interroger “tout suspect dans l’objectif d’une lutte plus efficace contre l’adversaire” et affirmant que “ce système s’est institué sur un fondement légal : les pouvoirs spéciaux”. »
    Des historiens, notamment Pierre Vidal-Naquet (1930-2006), ont travaillé depuis longtemps sur cette pratique généralisée de la torture pendant ce qu’il est convenu d’appeler la « bataille d’Alger » et sur ce système institutionnalisé d’arrestation-détention, avec son cortège de disparitions. Dans le temps de la guerre elle-même, des journalistes l’ont porté à la connaissance de l’opinion publique, ce qui a valu condamnation de plusieurs journaux et éditeurs. Depuis les années 2010, des historiens, des mathématiciens et des élus de la nation ont joué un rôle décisif dans l’obtention de la déclaration du président de la République. Celle-ci a été une occasion d’ouvrir, le 15 septembre 2018, à l’initiative de l’association Histoire coloniale et postcoloniale et de l’Association Maurice Audin, le site de recueil de témoignages « 1000autres.org », qui a reçu très vite de nombreuses contributions sur les autres disparus algériens de la « bataille d’Alger ».

     

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  • Rapport du GIEC : transformons notre système alimentaire

    Le rapport du GIEC publié ce jeudi 8 août 2019 le confirme : l'utilisation des terres et l’agriculture sont à l’origine de 23% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Pour faire face à la crise climatique, il est impératif d’assurer la protection et la restauration des forêts et de transformer radicalement le système alimentaire mondial qui produit de la viande en quantités industrielles.

    Des écosystèmes précieux sous pression

    Le rapport du GIEC détaille que plus d’un quart des terres sont dégradées par l’activité humaine. La pression que nous exerçons sur les terres alimente dangereusement le dérèglement climatique. En effet, les sols peuvent agir comme un puissant puits de carbone permettant ainsi de capter le CO₂ présent dans l’atmosphère. Il est donc essentiel de protéger et de restaurer les écosystèmes capables d’absorber le CO₂ tels que les forêts, prairies ou zones humides pour lutter contre la crise climatique. Les dégrader nous met en danger. Mettre fin à la déforestation et à la dégradation des forêts tout en restaurant les écosystèmes dégradés est un défi de taille. Pourtant, des solutions existent bel et bien. La France doit notamment mettre en œuvre les engagements pris dans sa stratégie nationale de lutte contre la déforestation importée. Ils restent pour l’instant de grands principes non suivis d’actions.

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  • G7 : Appel à une marche des portraits

    Dimanche 25 août à 10h dans le centre ancien de Bayonne

    Les mouvements Alternatiba, ANV-COP21 et Bizi organisent une “marche des portraits” pour le climat et la justice sociale le dimanche 25 août à 10h00 dans le centre ancien de Bayonne, à l’occasion de la tenue du G7 à Biarritz.

    Nous appelons toutes les personnes exigeant des politiques cohérentes avec les grands et beaux discours sur le climat et la justice sociale, et prêtes à se mobiliser de manière exclusivement non-violente, à participer à cette marche. Elle convergera vers une conférence de presse géante qui se tiendra à 10h30 dans un lieu du centre ancien qui sera rendu public à 10h00 (suivre le hashtag #DécrochonsMacron ou rester attentifs aux messages diffusés ce matin-là dans le centre ancien).

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