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politique nationale - Page 3

  • Oui à l’autonomie des paysan-ne-s. Non à un Contrat de « subventions » de l’agro-industrie

    Communiqué de la Confédération Paysanne

    Ce lundi soir, le Ministre de l'agriculture, Didier Guillaume, a signé, au nom du gouvernement, le « Contrat de solutions » porté par la FNSEA*, tête de gondole de l'industrie des phytosanitaires, de l'agro-machinisme et du numérique.

    Ce contrat, qui ne parle jamais de « sortie » des pesticides - objectif que le gouvernement s'est pourtant assigné - est en réalité un contrat de subventions à l'agro-industrie et à ses intrants, au détriment de l'autonomie des paysan-ne-s.

    Qui peut croire que l'UIPP*, l'Union des industries de protection des plantes, pour ne pas dire « vendeur de pesticides », peut fournir les solutions pour accompagner les paysan-ne-s vers une sortie des pesticides ? Autant demander au lobby du tabac de s'occuper de la lutte contre le tabagisme !

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    La Confédération paysanne défend depuis des années un modèle d'agriculture paysanne qui repose sur l'autonomie des paysan-ne-s, dont la sortie des pesticides. Nous dénonçons donc cette signature qui est un aveu d'impuissance et une démission du gouvernement à mettre en place et piloter une véritable politique publique qui accompagne les paysan-ne-s, qui donne réellement des moyens à la recherche, développe la formation et les échanges de pratiques, au-delà d'outils de communication. Des solutions réelles car porteuses d'autonomie pour les paysan-ne-s existent déjà et c'est les nier que de déléguer à l'industrie ce chantier.

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  • Grand débat à Vouziers : chacun a pu s'exprimer.

    Organiser un débat sur 4 grands thèmes nationaux pouvait déjà paraître représenter un défit difficile à relever. La réunion qui s'est tenue ce soir à Vouziers a  tenu ce pari en moins de deux heures, en abordant 10 thèmes différents. Ceux-ci ont été choisis par les participants, qui étaient une bonne soixantaine à ce rendez-vous. On remarquait l'absence quasi-totale de jeunes, une présence discrète et limitée de partisans de "gilets jaunes" et une surreprésentation de personnes de la classe "moyenne".

    Si on ajoute le fait qu'à peine la moitié des personnes présentes ont pris la parole, cela limite les enseignements qu'il est possible de tirer de ce débat.

    Les échanges se sont déroulés dans le calme et le respect de l'autre, notamment grâce à l'animation effectuée par un professionnel.

    Chaque thème n'a pu bénéficier que de 10 à 15 minutes maximum, ce qui fait peu pour parler de la fiscalité, de l'environnement ou de la démocratie. On est donc souvent resté à des considérations générales, parfois avec un éclairage local comme pour les thèmes de la ruralité ou des EHPAD. Mais il n'y a eu peu de vrais débats contradictoires, et aucun vote n'a validé telle ou telle proposition.

    Malgré ces limites, la soirée a permis l'expression publique d'opinions et de revendications. Quant à savoir ce qui sera fait de toutes ces paroles recueillies ce soir, c'est une autre histoire...

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  • "Grand Débat National" : une réunion à Vouziers ce lundi

    Dans le cadre du Grand Débat National, la Ville de Vouziers et la Communauté de Communes de l’Argonne Ardennaise mettent à disposition la salle des fêtes de Vouziers pour la tenue d’une réunion d’initiatives locales.

    Celle-ci se tiendra le lundi 25 février 2019, de 19h à 21h. Un animateur professionnel indépendant sera présent afin d’organiser les échanges.

    Cette réunion est ouverte à tous et les thématiques abordées seront définies par les participants en ouverture des discussions.

    Voici  la présentation de cette initiative sur le site du gouvernement :

    À l’initiative du Président de la République, le Gouvernement engage un grand débat national sur quatre thèmes qui couvrent des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté.

    Depuis quelques semaines, les maires ont ouvert leurs mairies pour que les citoyens puissent commencer à exprimer leurs attentes. Notre pays va désormais entrer dans une phase plus ample et lancer sur l’ensemble du territoire, des débats locaux, afin qu’un grand dialogue national s’engage entre tous et que chaque citoyen puisse y contribuer.

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  • Aides sociales : des devoirs incombant à l’Etat et non aux allocataires !

    Communiqué du Collectif Alerte

    A la suite des propos réitérés par le Premier ministre le 19 février à l’Assemblée nationale, et de la réponse de Christelle Dubos à une question au Premier ministre en séance publique le 20 février, les associations images?q=tbn:ANd9GcSljcI0F7QCl5P2wgrhcMWXtcSLuIamY21KDEzp4k-ihNggxYBExwréunies au sein du collectif Alerte s’inquiètent de voir la question des « contreparties » aux aides sociales revenir sur le devant de la scène politique, instaurant une défiance à l’égard des allocataires.

    Les récentes affirmations d’Edouard Philippe sur la nécessité de conditionner le versement des prestations sociales à des contreparties d’activités ou d’activités d’intérêt général, ont fortement interpellé les associations de solidarité réunies au sein du Collectif Alerte. Quelques mois seulement après la présentation de la stratégie pauvreté par le président de la République, ces déclarations viennent confirmer un risque de stigmatisation des plus précaires, déjà évoqué par nos associations.

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  • L’Ecole pour chaque enfant : des efforts restent à faire !

    Communiqué commun CNCDH, Unicef et CNDH Romeurope

    Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à adopter ce jour en première lecture le projet de loi pour une « Ecole de la Confiance », le Secrétariat général de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme, le CNDH Romeurope et Unicef France se félicitent de l’adoption d’une disposition simplifiant les formalités d’inscription qui favorisera l’accès à l’école de milliers d’enfants non scolarisés.
    Nous appelons les sénateurs à poursuivre cette dynamique en apportant au texte les modifications nécessaires, et le gouvernement à mobiliser les moyens de leur mise en œuvre.
    Aujourd’hui encore, en France métropolitaine, en Guyane, à Mayotte, la précarité ferme les portes de l’école. Des milliers d’enfants parmi les plus vulnérables rencontrent des obstacles qui les empêchent de jouir de leur droit à l’éducation.
    Nos trois organisations saluent certaines dispositions du projet de loi pour une « Ecole de la confiance », adopté en première lecture ce jour, qui devraient contribuer à faciliter l’accès de ces enfants à l’école.

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  • Les dates de péremption, une idée dépassée ?

    Communiqué de FNE le 19.02.2019

    Les dates de péremptions seraient responsables à elles seules de 20 % du gaspillage alimentaire des ménages, et d’au moins 50 % au niveau de la distribution. Investie depuis de longues années dans la lutte contre le gaspillage, France Nature Environnement soutient le Livre Blanc porté par Too Good To Go, l’application devenue un incontournable de la lutte « anti gaspi ». Découvrez dans cette publication une série de recommandations de bon sens pour réduire le gaspillage lié aux dates de péremption…

    Gaspillage alimentaire et dates de péremption, quel est le problème?

    10 % du gaspillage alimentaire ! À elles seules, les dates de péremption représentent 10 % du gaspillage alimentaire en Europe : elles jouent donc un rôle clef dans la lutte anti gaspi. Selon la Commission Européenne, elles seraient responsables de 20 % du gaspillage alimentaire dans les foyers et au moins 50 % du gaspillage dans la grande distribution. En tout, le gaspillage alimentaire lié aux dates de péremption, ce serait une valeur comprise en 3 et 6 milliards d’euros tout au long de la chaîne alimentaire1 jetés… à la poubelle.

    Un gaspillage inévitable au vu de l'enjeu sanitaire ? Pas vraiment… Car les règles autour de ces dates sont bien trop obscures.

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  • Demandons l’interdiction définitive de la vénerie sous terre !

    Communiqué de l'ASPAS : Association pour la protection des animaux sauvages le 18.02.2019.

    « Tenant compte des travaux du gouvernement sur la notion de bien-être animal », le Ministère de la Transition Écologique et Solidaire a publié le 11 février 2019 un projet d’arrêté modifiant l’arrêté du 18 mars 1982 concernant l’exercice de la vénerie sous terre... Une consultation publique sur ce projet est ouverte jusqu’au 4 mars 2019.

    Vénerie sous terre : une barbarie d’un autre âge

    Blaireaux, renards, parfois ragondins : ces animaux peuvent être détruits directement dans leur terrier, chaque année en France, par des tortionnaires munis de pioches, de pelles et de grandes pinces, aidés de petits chiens de chasse entraînés à débusquer les innocentes victimes.

    Les animaux ainsi poursuivis endurent des heures de stress, terrorisés au fond de leur terrier, mordus par les chiens – parfois même déchiquetés vivants pour les petits – pendant que les chasseurs creusent pour les atteindre. Ils sont ensuite extraits brutalement du terrier avec des pinces métalliques, puis, s’ils n’ont pas été tués par les chiens, exécutés avec un fusil ou une arme blanche.

    La période d’ouverture de ce mode de chasse s’étale de l’ouverture générale de la chasse (mi-septembre) au 15 janvier, et le préfet peut, en application de l’article R 424-5 du code de l’environnement l’autoriser pour une période complémentaire à compter du 15 mai jusqu’à l’ouverture générale. Il en résulte que le blaireau ne bénéficie que de 3 mois de répit et peut être chassé de la sorte pendant 8 mois : du 15 mai au 15 janvier. Or, la période d’allaitement des blaireautins s’étale au-delà du 15 mai, et les jeunes restent dépendants jusqu’à l’automne, ils sont donc présents dans les terriers pendant la période de déterrage…

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