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politique nationale - Page 3

  • Lettre ouverte à Emmanuel Macron : "Appel à la non-prorogation de l’état d’urgence"

    À l'issue du conseil de Défense tenu ce mercredi matin, le Président de la République a annoncé qu'il demanderait au Parlement la prolongation de l'état d'urgence jusqu'au 1er novembre 2017, ainsi que la discussion d'une nouvelle loi pour lutter contre le terrorisme. La veille de cette réunion, nous, associations de défense des droits, avocats et universitaires, avions envoyé un courrier au Président de la République lui demandant d'avoir le courage de ne pas renouveler une fois encore l'état d'urgence, déclaré inopérant dans la lutte antiterroriste par les missions de contrôles parlementaires qui ont eu à en connaître ces derniers mois.

    Nous regrettons que le Président de la République et son gouvernement aient annoncé, aussi rapidement et sans concertation des acteurs de la société civile qui travaillent sur le sujet,  leur volonté de renouvellement de l'état d'urgence.

    Leur engagement à évaluer les politiques publiques trouvait pourtant sur le sujet de l'état d'urgence un motif impérieux d'être mis en pratique immédiatement : qu'en est-il de l'évaluation de l'efficacité et de la constitutionnalité du mille-feuilles juridique sécuritaire mis en place ces 5 dernières années au fil des différentes lois antiterroristes (5 en 3 ans) ? Alors que de plus en plus souvent les mesures antiterroristes, ou liées à l'état d'urgence, sont appréhendées par les spécialistes comme relevant de la communication politique davantage que de la logique opérationnelle, quelle évaluation a été faite sur l'impact sur l'état de droit, les libertés fondamentales ou la cohésion sociale ? De même, la réflexion sur une réorganisation des services de renseignement, telle qu'annoncée par le Président, au profit d'une meilleure lutte antiterroriste ne devrait-elle pas être menée à son terme avant toute proposition de nouvelle loi antiterroriste ou sécuritaire ?

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  • Sans commentaire

    Les chiffres du chômage pour le mois d'avril 2017 sont publiés ce jour par le ministère de l'emploi, mais la ministre " ne fera pas de commentaire sur ces données mensuelles". Muriel Pénicaud prend du recul sur cette publication, qu'elle trouve peu fiable et rendue publique à un rythme mal adaptée. Elle déclare dans son communiqué : "En s’appuyant sur les rapports de grande qualité déjà existants sur cette question, la ministre saisira dès les prochains jours les autorités et organismes compétents de façon à réfléchir, avec eux, aux moyens de mieux éclairer le débat public à l’avenir, dans un double objectif de pertinence et de transparences accrues."

    Il est vrai que ces chiffres actualisés tous les mois sont difficiles à analyser, nous répétons depuis longtemps que seule une tendance à moyen terme prend un sens réel. Nous allons voir sur quels chiffres se basera désormais la ministre pour suivre l'évolution du chômage, a priori il s'agirait des statistiques de l'INSEE qui reposent, elles, sur le taux de chômage défini par le Bureau international du travail, selon les normes statistiques internationales.

    Voici cependant les chiffres du jour :

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  • NDL2017 8-9 juillet : De nos terres à la Terre : Résister, agir, vivre...

    À nouveau, la Coordination des Opposants nous invite, habitant.es, voisin.es, collectifs de lutte, organisations locales... et bien au-delà, à nous rassembler ici, à Notre-Dame-des-Landes contre le projet d'aéroport. Nous avons besoin de ce moment fédérateur et convivial, expression et instrument d'une mobilisation intacte.

    De nos terres à la Terre

    Réaffirmée le 8 octobre 2016 lors du « serment des bâtons », notre base demeure la défense de nos terres agricoles, des paysan.nes et habitant.es menacé.es d'expulsion, et celle de ce territoire : nous nous y sommes préparé.es activement cet automne, tout en poursuivant les actions politiques, juridiques et d’information des citoyens.

    Notre lutte locale participe, avec beaucoup d’autres, à la recherche d’un mieux vivre général, solidaire, pour tous les peuples de notre Terre. Nos préoccupations précédentes demeurent (réchauffement climatique, démocratie...).

    Résister, agir, vivre

    Ces trois verbes se complètent et se répondent. Loin d'une résistance « passive », nous agissons ensemble, tissons des liens, vivons déjà d'autres possibles. La participation active d'un collectif syndical** nous ouvre des perspectives de solidarités réciproques, comme aux grandes heures des alliances ouvriers-paysans de Loire-Atlantique.

    D'ici et d'ailleurs, retrouvons-nous ces 8 et 9 juillet...

    Quelles que soient les issues du long tunnel électoral 2017, et les nouvelles décisions gouvernementales qui s’ensuivront, sur le sujet de NDL, nous maintiendrons nos positions :

    NON au projet d’aéroport ! Résistance !


    * La Coordination des Opposants est constituée de plus de 60 groupes : associations, collectifs, syndicats et mouvements politiques qui travaillent ensemble mensuellement.
    ** Union Départem. Solidaires 44 - CNT 44 - CGT AGO - Collectif National des Syndicats CGT de Vinci - CGT Travail-Emploi-FP 44 - CGT CDC et des syndiqués CGT opposés à l'aéroport...

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  • Cigeo/Bure - Cession du bois Lejuc : Derrière le vote, la main de l'ANDRA

    Les associations appellent à renforcer la résistance contre CIGÉO

    Ce 18 mai, le conseil municipal de Mandres-en-Barrois était convoqué pour voter sur le sort du Bois Lejuc, suite à l’annulation par le tribunal administratif de Nancy de la délibération qui s’était tenue le 2 juillet 2015 à bulletins secrets dans des conditions irrégulières. Sous « surveillance » policière massive, la cession du Bois Lejuc à l’Andra a été votée par 6 voix contre 5.

    Les associations dénoncent un simulacre de démocratie, la militarisation du territoire et l’action de l’Andra pour acheter les consciences. Des recours sont annoncés pour mettre en lumière les conflits d’intérêts qui affectent plusieurs conseillers municipaux.

    Le scrutin a vu le village de Mandres se militariser et se couvrir de barrages anti-émeutes, le nombre de 1494355022-D9s.jpggardes mobiles dépassant celui des habitants. Dans une ambiance tendue, la police a fait usage de gaz lacrymogènes et a chargé violemment des militants à plusieurs reprises. La « protection » des conseillers municipaux n’est qu’un alibi : ce déploiement de force, révélateur de la militarisation du territoire qui accompagne l’implantation de CIGÉO, était avant tout destiné à impressionner les conseillers et dissuader les habitant.e.s et militant.e.s d’assister au vote. Nous saluons le courage de ceux qui ont osé voter contre l’échange du bois dans ce contexte.

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  • Nucléaire sous perfusion : Greenpeace porte plainte

    Greenpeace porte plainte auprès de la Commission européenne contre l’Etat français dénoncer le caractère illégal de l’aide qu’il a octroyée à la société EDF, suite à l'opération de recapitalisation bouclée en mars 2017. Cette aide, qui se chiffre à plusieurs milliards d’euros, vise à financer des projets nucléaires particulièrement risqués pour l’entreprise, dont principalement celui d’Hinkley Point au Royaume-Uni.

    Une recapitalisation destinée au financement de deux EPR à Hinkley Point

    Au vu des déclarations d’EDF et de l’État de ces 12 derniers mois, ainsi que des documents financiers de l’entreprise, cette augmentation de capital a surtout été orchestrée pour faciliter le financement du projet de construction de deux EPR à Hinkley Point, au Royaume-Uni. Un projet à haut risque, pour lequel l’entreprise devra débourser 16 milliards d’euros alors qu’elle n’a déjà pas les moyens d’investir dans le maintien de la sûreté du parc nucléaire français, ni dans les renouvelables.

    Résumons : au lieu de se comporter comme un investisseur avisé, l’État apporte un soutien inconditionnel à EDF et à ses projets nucléaires qui mettent à mal la santé financière de l’entreprise, comme celui d’Hinkley Point. Il n’y a là aucune logique économique.

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  • Didier Herbillon, une candidature en équilibre ?

    Didier Herbillon, candidat aux prochaines élections législatives, se positionne en candidat du "juste-milieu".

    Sur le plan social, il pense pouvoir trouver le point d'équilibre entre la "nécessaire compétitivité des entreprises et la juste rémunération du travail."

    Sur le plan politique, "dans un contexte perturbé avec des incertitudes de gouvernance", il préconise de se herbillon,didier herbillon,catherine lemoine,vouziers,election législativerassembler autour de projets, comme à la communauté d'agglomération où il a pu faire aboutir des dossiers avec Boris Ravignon ( Didier Herbillon cite à ce propos le campus universitaire).

    Sur le plan géographique, il reconnaît être peu implanté sur le Vouzinois, mais il rééquilibre son positionnement grâce à sa suppléante, Catherine Lemoine, qui connaît bien ce secteur, et se trouve également être bien connue dans le sud de la circonscription.

    Sur le plan de l'étiquette politique, il semble bien exister un subtil équilibre entre une candidature PS assumée, mais dont le logo n'apparaît pas sur l'affiche apposée en vitrine du local, et un soutien attendu de la part de "En Marche", ou tout du moins l'espoir de l'absence de candidature de ce mouvement en face de lui.

    Va-t-il réussir à maintenir tous ces équilibres, et faire ainsi échouer la constante réélection de Jean-Luc Warsmann depuis 1997 ? Didier Herbillon y croit, et juge le bilan du député sortant comme largement insuffisant pour le territoire. Le Maire de Sedan n'oublie pas le gros score du FN, et reste prudent face à l'annonce du parachutage d'une personnalité du parti d'extrême-droite dans notre circonscription.

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  • Transformer la Politique Agricole Commune pour aller vers l’agro-écologie : les 10 propositions de FNE

    En vue de l'élaboration de la Politique Agricole Commune 2020, France Nature Environnement se mobilise pour porter un modèle de PAC qui sache conjuguer agriculture avec protection de l'environnement et fourniture d’une alimentation durable. La Politique Agricole Commune influence fortement l’agriculture européenne. La fédération défend depuis de nombreuses années l’idée que cette influence doit s’exercer dans le bon sens, en promouvant et en accompagnant la transition agroécologique.

    Une politique européenne à réinventer

    France Nature Environnement propose de s’affranchir totalement du système existant pour une refonte complète de l’organisation de la PAC. Le système en vigueur n’est plus efficace pour répondre aux enjeux auxquels sont confrontés les territoires ruraux, les agriculteurs et la société dans son ensemble.

    L’ensemble des acteurs doivent être impliqués dans la conception de cette nouvelle PAC, dans sa mise en œuvre et dans son évaluation, à toutes les échelles territoriales.

    France Nature Environnement propose un système de primes allouées sur 10 critères de résultats, répondant à des enjeux environnementaux mais également économiques et sociaux, selon les principes de l’agro-écologie. Plusieurs primes peuvent être cumulées.

    L’argent public affecté à des prestations d’intérêt général

    Notre objectif est de construire une PAC qui rémunère les prestations d’intérêt général de l’agriculture, à commencer par une production alimentaire durable.

    La future PAC doit répondre à l’intérêt général tout en permettant à tous les agriculteurs d’obtenir un revenu suffisant. Il paraît essentiel de passer du principe d’aide au revenu au principe de rémunération de services à la fois pour ne pas placer les agriculteurs dans une position de dépendance et rendre à la PAC son caractère de politique d’intérêt général.

    France Nature Environnement propose de sortir de la logique actuelle des paiements compensateurs et d’instaurer un système de rémunération indexée sur des résultats qui s’inscrivent dans un accompagnement de la transition agroécologique.

    Au-delà de ces primes, des paiements spécifiques, conçus comme des surprimes, devront garantir une préservation effective de la biodiversité dans les zones à enjeux forts. La PAC doit aussi aider à financer l’animation territoriale, dans l’ensemble de l’espace agricole, cultivé ou non, et en particulier sur les zones à enjeux fort de biodiversité.

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