Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

politique nationale

  • Cadmium : la droite et l’extrême droite s’opposent à des mesures qui réduisent l’exposition de la population

    Extraits de l'article de Sophie Chapelle publié dans Basta! le 2 juin 2026

    Enfants et adultes de France sont surexposés au cadmium. En cause, le laisser-faire de l’État qui autorise des seuils plus élevés qu’ailleurs en Europe. Un texte propose de réduire drastiquement la teneur en cadmium mais le RN s’y oppose. 

    « Nous sommes la population la plus contaminée au cadmium de toute l’Union européenne. » C’est ainsi que débute la proposition de loi visant à réduire les risques sanitaires liés aux contaminations au cadmium dans l’alimentation. Portée par le député écologiste Benoît Biteau, elle doit être examinée dans l’hémicycle ce mercredi 3 juin.

    Le cadmium est un métal lourd classé cancérogène certain depuis 1993 par le Centre international de recherche sur le cancer. Il s’accumule dans les sols, migre dans les plantes, avant d’imprégner directement notre alimentation de base : le pain, les pâtes, les pommes de terre… Les activités agricoles contribuent fortement à augmenter sa présence dans l’environnement. On retrouve notamment du cadmium, sous forme de fines particules, dans les engrais minéraux phosphatés, très utilisés en agriculture dite « conventionnelle » pour soutenir les rendements.

    Le gouvernement « veut attendre encore 12 ans »

    C’est précisément à ces seuils que la proposition de loi française s’attaque. Elle comporte un seul article qui propose d’abaisser la teneur maximale de cadmium dans les engrais phosphatés : 40 mg par kilo au 1er janvier 2027, puis 20 mg/kilo en 2030. Ce seuil de 20 mg est recommandé par l’Anses dans son rapport publié le 25 mars dernier. Il est déjà appliqué dans plusieurs pays européens, comme la Finlande ou la Slovaquie.

    Cette baisse de la teneur en cadmium se veut plus rapide que ce que propose le gouvernement dans le projet d’arrêté qui vient d’être mis en consultation publique le 26 mai et jusqu’au 30 juin. Le ministère de l’Agriculture préconise un abaissement à 60 mg/kg en 2027 (soit le niveau européen), puis à 40 mg/kg en 2030 et à 20 mg/kg « au plus tard le 1er janvier 2038 » à l’issue d’une étude d’impact. « Le temps est compté, nous savons que l’imprégnation de la population a doublé en 10 ans. On ne peut pas se permettre d’attendre encore 12 ans de plus comme le prévoit le gouvernement » analyse Benoît Biteau.

    (...)

    5dfc6cb6-3-cadmium-un-decret-attendu-vers-une-reduction-tres-progressive-des-seuils-de-cadm-1000x562.jpg

     

  • PJLUA : l’Assemblée nationale choisit l’agro-industrie au détriment de la majorité des paysan·nes

    La Confédération paysanne déplore l'adoption du projet de loi d'urgence agricole. Nous sommes scandalisés de voir une majorité de député·es privilégier les lobbies de l'industrialisation de l'agriculture au détriment de l'intérêt de la majorité des paysan·nes et des citoyen·nes. Ce texte est pourtant déconnecté des urgences réelles du monde agricole qui fait face aux aléas climatiques, aux crises sanitaires et aux conséquences délétères du libre-échange et de la compétitivité à tout prix. Certaines dispositions sont même archaïques et totalement inadaptées.

    Les articles relatifs à l'eau sont nuisibles. Le refus de tout objectif de sobriété et d'évolution des pratiques agricoles sur les périmètres de captage, l'affaiblissement des procédures et des instances démocratiques locales, le développement du stockage à marche forcée ne sont pas des solutions. Nous serons donc mobilisé·es le 7 juin à Rennes pour un grand rassemblement national, avec plus d'une quarantaine de syndicats et d'organisations, pour refuser ces graves reculs et défendre l'eau, les paysan·nes, la santé publique et les écosystèmes.

    Nous craignons fortement que le Sénat acte de nouveaux reculs, en supprimant les quelques avancées obtenues sur la question du revenu. S'agissant de l'acétamipride, nous mettons en garde contre toutes velléités de réintroduire ce néonicotinoïde interdit en France depuis 2020. Il en va de l'intérêt des paysan·nes et des citoyen·nes, qui ont été plus 2 millions à demander la suppression de cette disposition et de la loi Duplomb.

    Lire la suite

  • Vague de chaleur précoce en France

    Edito de Cartooning for Peace du Jeudi 28 mai 2026

    Difficile de ne pas voir derrière cet épisode météo les effets du réchauffement climatique, qui est déjà de 1,3°C en moyenne dans le monde. La France fait face, depuis une semaine, à une intense vague de chaleur. Du jamais vu à cette période de l’année. Un dôme d’air chaud venu du Maroc stagne au-dessus de l’Europe occidentale et fait grimper les thermomètres à plus de 35°C dans de nombreuses villes (17 départements sont en alerte orange). La canicule se double en outre d’un inquiétant pic de pollution à l’ozone. Le premier ministre Sébastien Lecornu organise une réunion interministérielle ce jeudi 28 mai pour tenter de rassurer, mais de nombreuses associations dénoncent l’impréparation du gouvernement français, notamment concernant les écoles et les logements, faute de moyens mis en œuvre, quand le réchauffement climatique devrait être un enjeu prioritaire.

    Lire la suite

  • Rennes 2026, la LDH en congrès, vent debout pour l’Etat de droit

    Communiqué LDH

    Les 23, 24 et 25 mai 2026, la LDH a réuni ses membres délégués, représentant les sections, fédérations et comités régionaux, lors de son 93e congrès national, à Rennes.

    Adoption d’une résolution générale « Contre la loi du plus fort, choisir l’État de droit »

    Dans cette résolution, la LDH rappelle avec solennité que l’extrême droite au pouvoir s’emploie toujours à détruire l’Etat de droit, faisant courir un danger mortel à la démocratie.

    À l’approche des élections de 2027, face au péril d’un vote pour l’extrême droite plus haut que jamais, la LDH exhorte les citoyennes et citoyens, toutes celles et tous ceux qui sont attachés aux libertés fondamentales et à l’égalité des droits des êtres humains, à se mobiliser et à faire entendre une voix forte de résistance et d’opposition, de solidarité et d’espoir. La LDH initiera des mouvements de la société civile et participera, partout et sans relâche, aux mobilisations citoyennes pour éloigner le spectre de l’autoritarisme et du fascisme.

    La LDH en appelle aux forces politiques progressistes, qui doivent, au-delà de leurs divergences, enfin entendre les voix de la société civile, pour permettre à l’espoir de se traduire dans les urnes, par la construction d’une alternative écologique, sociale et démocratique promouvant l’accès effectif aux droits.

    Elle appelle aussi les libéraux à prendre toute la mesure du péril et à choisir de défendre l’État de droit et la démocratie, qui seuls permettent un débat apaisé, des alternances et le respect de tous les droits politiques proclamés dans notre pays depuis plus de deux siècles, tout en promouvant des politiques publiques qui favorisent l’accès effectif aux droits. Seul ce choix nous permettra de vivre ensemble et en paix sans subir l’arbitraire et la violence de la loi du plus fort.

    Invités à intervenir en clôture du congrès, les mouvements politiques, tant progressistes que libéraux, ont eu l’occasion de réagir immédiatement à cet appel et de se positionner, après que les représentantes et représentants des organisations de la société civile (CGT, CFDT, FSU, Syndicat de la magistrature) ont souligné à leur tour l’urgence de protéger l’État de droit dans toutes ses composantes et de faire face à l’extrême droite.

    Lire la suite

  • Aucune discrimination n’a sa place dans le cinéma, Canal+ comparaitra devant la justice pour avoir violé la loi

    Communiqué commun LDH (Ligue des droits de l’Homme) et CGT Spectacle

    Dimanche 17 mai, le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, a annoncé ne plus vouloir travailler avec les 600 signataires de la tribune du collectif « Zapper Bolloré ».

    Maxime Saada, qui travaille de longue date pour le compte de Canal+, connaît le caractère incontournable du groupe dans le financement des films en France et la dépendance des différents acteurs de la filière.

    Sa décision n’est donc pas une réaction à chaud mais un choix inacceptable/brutal de discriminer en raison d’une expression politique et syndicale pour museler les voix qui s’élèvent dans la profession contre l’emprise croissante de Vincent Bolloré sur l’ensemble de la chaîne de fabrication et de diffusion du cinéma.

    En responsabilité et en conformité avec les valeurs démocratiques que nous partageons – la garantie des libertés fondamentales et la lutte contre toutes les discriminations – nous avons demandé à Maître Arié Alimi de saisir le tribunal judiciaire de Nanterre afin d’assigner Canal+ en vue d’obtenir l’annulation sous astreinte de cette décision inacceptable et faire désigner un mandataire dont la mission sera de constater les discriminations que le groupe Canal+ a annoncé commettre.

    Enfin, nous examinons également la possibilité d’un recours devant la Commission européenne pour sanctionner l’abus de dépendance économique de Canal+ qui s’inscrit dans un schéma de concentration réactionnaire de tous les vecteurs de la culture élaboré par Vincent Bolloré.

    A Cannes, le 23 mai 2026

  • Féminicides, les paradoxes d’une victoire politique

    Article publié dans Le Monde Diplomatique le 15 mai 2026

    Le vendredi 8 mai, un policier municipal a utilisé son arme de service et tué son ex-compagne et leurs deux filles de 9 et 13 ans, à son domicile du Val-d’Oise, avant de se donner la mort. « Six féminicides en neuf jours », se sont alarmées des associations de défense des droits des femmes, en pointant une subite accélération du compteur que plusieurs d’entre elles tiennent à jour à travers l’Inter Orga Féminicides. Cet outil de suivi est régulièrement repris par la presse française, ce qui signale à la fois une victoire politique et sa limite. Victoire, car le mot « féminicide » a été imposé dans le vocabulaire courant et dans les médias, à l’issue d’un long parcours militant, qui a traversé plusieurs fois l’Atlantique, l’Europe à l’Amérique latine, et qu’avait retracé Laurène Daycard dans un article paru en novembre 2024. Les journalistes évitent désormais de romantiser le meurtre des compagnes ou ex-compagnes à travers le traitement de ce que l’on appelait auparavant les “crimes passionnels”. Mais lorsque la presse et le parquet s’interrogent sur l’enchaînement des évènements, les conclusions se ressemblent : en dépit des signalements ou des dépôts de plainte, la victime, et souvent avec elle ses enfants, n’ont pu être efficacement protégés. Pourquoi ?

    Lire la suite

  • Engrais : il ne faut pas chercher à maintenir notre dépendance mais prendre des mesures urgentes pour en sortir

    Communiqué de la Confédération Paysanne publié le 22.05.2026

    Encore une réunion pour rien ! Le gouvernement s'entête à ne pas analyser ni comprendre ce qui se joue dans cette crise des engrais déclenchée depuis le blocage du Détroit d'Ormuz.

    Une nouvelle fois, seules des mesures d'urgence sont esquissées, afin de sauver en priorité les plus gros acteurs économiques des filières agricoles, céréalières en particulier. Pour les commerçants d'engrais et les coopératives, une seule chose semble compter : que les paysan·nes continuent de consommer des engrais et que notre capacité d'exportation soit maintenue. Quid du devenir des paysan·nes ? Ce n'est pas du tout anticipé à l'occasion de réunion comme celle de ce vendredi.

    Pour la Confédération paysanne, l'urgence doit être aussi de permettre aux paysan·nes de sortir de la dépendance aux intrants importés qui fragilise les fermes. Ce que révèle cette crise, c'est bien que nous sommes pris dans un effet de ciseau entre cette dépendance et des prix fluctuants, fixés par les aléas du marché et du contexte internationaux.

    Lire la suite