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politique nationale

  • Financer le "nouveau" nucléaire en ponctionnant les livrets A des français : non merci !

    Communiqué du réseau Sortir du nucléaire, publié le 18.03.2026

    Nous vous parlions il y a quelques mois du projet brillant du gouvernement de financer le programme EPR2 grâce à l’épargne des français placée sur des livrets A, en majorité à la Caisse des dépôts et des consignations. Ce projet, dans les tuyaux depuis déjà quelques années, semblait avancer à l’automne 2025 avec l’accord de la CDC.
    Dans une mise en scène jupitérienne qui le caractérise, le président a annoncé la concrétisation de cette idée jeudi depuis Penly.

    Rappelons que l’épargne placée sur des livrets A est censée financer des projets d’intérêt public : construction de logements sociaux, d’écoles, rénovations thermiques de bâtiments publics... Personne n’a mis son argent sur un livret A en pensant qu’il allait financer les usines de production d’électricité les plus dangereuses et les moins démocratiques du territoire.

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  • La justice en pleine tourmente

    Extraits de l’éditorial de Anne-Cécile Robert  dans Le Monde Diplomatique daté de avril-mai 2026

    On vit une sorte de paradoxe. Alors que la défiance s’exprime de plus en plus vis-à-vis des grandes institutions, nos citoyens ont de plus en plus recours à la justice administrative en général, et au Conseil d’État en particulier », constate le vice-président de la haute juridiction Didier Tabuteau le 24 janvier 2026. Même tendance au Conseil constitutionnel et devant les tribunaux judiciaires, où le nombre d’affaires a encore crû de 8 % l’année dernière .

    Dans le même temps, les critiques se multiplient à l’endroit des magistrats qui seraient tentés d’ériger un « gouvernement des juges », notamment lors de décisions concernant des personnalités politiques tels Mme Marine Le Pen ou M. Nicolas Sarkozy, ou qui se montreraient « laxistes » face à la délinquance, en particulier lorsque survient un fait divers tragique impliquant des récidivistes ou des étrangers en situation irrégulière.

    « Je n’ai mérité ni cet excès d’honneur ni cette indignité », pourrait répondre, telle la Junie de Jean Racine (Britannicus), l’autorité judiciaire ainsi attaquée. Dans les démocraties occidentales, la justice s’exerce en effet à la croisée d’aspirations aussi intenses que diverses : dire le droit, assurer la paix sociale, indemniser et accompagner les victimes, protéger la société, punir et mettre hors d’état de nuire des individus dangereux. Dans l’exercice de leur fonction, les juges agissent en tranchant les litiges mais ils subissent également les conséquences de décisions prises ailleurs. Ils ne sont ainsi pas responsables de la dégradation des conditions sociales ou de l’explosion des inégalités économiques qui contribuent à l’accroissement des procès : expulsions, surendettement, délinquance, licenciements abusifs, vols et cambriolages, etc.

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  • Nucléaire : coup d’accélérateur pour le projet d’enfouissement des déchets Cigéo

    Article publié par Reporterre le 13.03.2026

    Coup d’accélérateur pour le projet d’enfouissement des déchets radioactifs Cigéo. L’enquête publique, initialement prévue à l’été, se déroulera de mi-mai à fin juin, a annoncé Régine Pam, préfète de Haute-Marne, lors d’une assemblée générale à Saint-Dizier le 13 mars.

    Selon le Journal de la Haute-Marne, Mme Pam a laissé entendre que la demande d’autorisation de création (DAC) de Cigéo était terminée. La décision gouvernementale finale est désormais attendue à partir de septembre 2026.

    La mobilisation contre Cigéo se poursuit

    En décembre 2025, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a jugé globalement « satisfaisante » l’évaluation de sûreté du projet. Les associations Bure Stop, Cedra et Meuse Nature Environnement, elles, ont qualifié ce document d’« indigent » et alerté sur des incertitudes sur plusieurs points — corrosion, incendie, scellements, géologie.

    La mobilisation contre Cigéo se poursuit. Le 23 mars, la justice doit rendre le délibéré sur le recours aux forces de l’ordre pour l’expulsion de la gare de Luméville, achetée par des militants antinucléaires en 2004, expropriée et toujours occupée par des opposantes et opposants au stockage. Par ailleurs, le 4 mars, la Commission nationale du débat public a demandé à l’ASNR d’étudier un entreposage de subsurface de longue durée pour les déchets de haute activité durant la phase pilote du projet.

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  • De 380 à 650 milliards d’euros : le réel coût de la relance du nucléaire

    Analyse de Greenpeace, publiée le 11 mars 2026

    À la veille du Conseil de politique nucléaire, Greenpeace France publie une évaluation de l’ensemble des coûts relatifs à la relance du nucléaire prévue dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie publiée le 12 février dernier.

    Alors que la PPE3 ne comporte aucun réel chiffrage complet et robuste, l’analyse de Greenpeace montre que la relance du nucléaire coûterait de 380 à 650 milliards d’euros d’ici à 2050, uniquement dans le cadre de la relance du nucléaire. 

    Télécharger l’analyse  

    Les autorités françaises, toujours promptes à parler d’économie et d’austérité budgétaires, ont fixé un cap énergétique surnucléarisé sans aucun chiffrage, illustrant une fois encore l’exception dont bénéficie le nucléaire en France. Quand on examine sérieusement ce que va coûter cette relance du nucléaire, on comprend que le gouvernement ait préféré contourner le Parlement”, constate Nicolas Nace, chargé de campagne Transition énergétique pour Greenpeace France.

    À partir des données fournies par la Cour des comptes, l’État ou les industriels du nucléaire, Greenpeace a évalué les coûts des postes les plus importants décidés par la PPE3 :
    construction de 23 GW de nouveaux réacteurs EPR2, prolongation du fonctionnement du parc actuel, étude et valorisation de démonstrateurs de réacteurs RNR et SMR mais aussi retraitement et valorisation des combustibles usés.

    Le constat est implacable : entre 380 et 650 milliards d’euros seront nécessaires pour la mise en œuvre de ce plan de relance du nucléaire.

    “Ces coûts sont vertigineux, souligne Florence de Bonnafos, chargée de mission Économies et Finances pour Greenpeace France. L’argent magique semble toujours exister quand il est question de nucléaire. Les expériences récentes de construction d’EPR nous montrent que le secteur est incapable de maîtriser ses coûts. Pourtant, le gouvernement peut décider de la construction de six voire 14 EPR2 sans chiffrage fiable ni du coût ni du financement de ce projet, alors qu’il est prévu d’avoir massivement recours à l’argent public, c’est-à-dire celui des contribuables... »

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  • Nestlé devant la justice : plongée dans une pollution hors norme

    Article publié le 10 mars 202- par FNE

    Du 23 au 27 mars, le tribunal judiciaire de Nancy va consacrer 5 jours de procès à l’affaire des décharges illégales, laissées à l’abandon par Nestlé Waters Supply Est autour de ses usines d’embouteillages dans les Vosges. L’ampleur de cette affaire donne le vertige : plus de 360 000 m3 de déchets, soit 140 piscines olympiques, répartis sur 4 décharges, et des quantités extrêmement inquiétantes de microplastiques qui se décomposent depuis des dizaines d’années. C’est ce que révèle une expertise judiciaire indépendante.

    Quel est l’enjeu de ce procès contre Nestlé Waters ?

    L’enjeu majeur de ce procès historique concernera la responsabilité de la société Nestlé Waters Supply Est et le devenir de ces décharges face aux risques pour l’environnement et la santé des personnes habitant à proximité. En effet les taux de microplastiques révélés dans l’eau et les sols sont exorbitants et inédits.

    Nos associations France Nature Environnement, Lorraine Nature Environnement et Vosges Nature Environnement seront parties civiles et porteront la voix de l’environnement pour rappeler à Nestlé Waters ses anciens engagements à dépolluer ces zones.

    Une bombe à retardement passée sous silence par Nestlé

    L’histoire commence dans les années 1970, au début de l’ère du tout plastique et du tout jetable. On fabriquait des bouteilles en usine, on jetait les bouteilles ratées par camions entiers dans des fosses, et on y mettait le feu. Le plastique semblait être une révolution et on ne se posait pas de questions sur l’impact de ses composants dans l’environnement et sur l’impact de ces feux.

    En 1992, Nestlé Waters Supply Est rachète les usines d’embouteillage de Vittel et Contrexéville, et avec ces usines, leurs décharges. Mais comment ces décharges ont-elles pu ensuite passer inaperçues ? Sophie Dubois, l’actuelle présidente de Nestlé France, déclarera en avril 2021 devant la commission d’enquête parlementaire portant sur la mainmise sur les ressources en eaux par le privé : « Les représentants de Nestlé Waters ont bien eu connaissance de ces décharges dès 2014, mais n’en ont informé l’État qu’en 2021. ».

    Une alerte lancée pour protéger la santé des consommateurs et habitants

    Il faudra attendre des plaintes associatives et l’enquête du pôle régional environnement du parquet de Nancy qui révélera que 9 décharges contenaient des déchets industriels en lien avec les usines du groupe Nestlé, dont 5 décharges à ciel ouvert et 4 sites enfouis. L’une de ces décharges représente à elle seule l’équivalent d’un immeuble de déchets de 6 étages, sous terre.

    Une expertise indépendante contredira, durant l’enquête, les données fournies par les prestataires de Nestlé sur la pollution des eaux souterraines et du sol de ces décharges enfouies. Dans deux décharges, les particules de microplastiques atteignent un taux jamais vus en Europe : elles étaient 10 à 30 millions de fois supérieur à celui de la Seine.

    En octobre 2025, le créateur de contenus Jo Urbex publiait une vidéo sur cette affaire pour faire prendre conscience de l’impact de cette pollution.

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  • Piéger et tuer les animaux sauvages ne permet pas de réduire les dommages agricoles

    Communiqué commun FNE, Humanité & Biodiversité, LPO, publié par FNE le 9 mars 2026

    Chaque année, plus d’un million d’animaux sauvages (renards, fouines, corneilles, corbeaux freux…) sont détruits, par tir ou par piégeage, au motif de la protection des activités agricoles en France. Pourtant, il n’a jamais été établi que tuer ces animaux serait réellement utile. Au contraire, des travaux scientifiques récents concluent que non seulement ces destructions massives ne permettent pas de protéger l’agriculture ni de réguler les populations, mais de plus elles ont des effets négatifs. La nouvelle étude qui vient d’être publiée dans la revue Biological Conservation le confirme, en se basant sur l’analyse des données officielles françaises collectées durant sept années : intensifier les destructions ne permet pas de réduire les dégâts et arrêter les destructions ne fait pas augmenter les dégâts. Nos associations appellent le gouvernement à prendre en compte ces résultats et mettre fin à des destructions injustifiées et inefficaces.

    En France, neuf espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) font l’objet d’une réglementation qui autorise à les détruire par tir ou par piégeage, sans limitation de nombre, y compris en dehors des périodes de chasse. Plusieurs centaines de milliers de ces animaux sont ainsi tués chaque année sous prétexte de protéger l’agriculture et l’élevage. Cependant, l’efficacité de ces destructions pour réduire les dégâts est de plus en plus mise en doute, tandis que le rôle écologique utile de ces espèces est aujourd’hui avéré. Ainsi, une étude expérimentale menée dans le Doubs a établi que détruire les renards ne réduit pas les attaques sur les élevages de volailles : une meilleure protection des poulaillers est plus efficace et socialement acceptable.

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  • Manifeste Dalo : « Le logement : un droit pour toutes et tous »

    Le logement : un droit pour tous

    Pour garantir l’effectivité du droit au logement, nos associations ont obtenu la loi DALO du 5 mars 2007, qui l’a rendu opposable à l’État. Près de vingt ans plus tard, nous constatons que la loi est trop souvent ignorée et maltraitée :

    • Plus de 100 000 ménages reconnus prioritaires DALO attendent leur relogement.
    • 4,2 millions de personnes sont mal-logées parmi lesquelles plus d’un million sont totalement dépourvues de logement personnel, qu’elles vivent à la rue, en hébergement social ou chez des tiers.
    • Le sans-abrisme progresse jusqu’à l’insoutenable : près de 3 000 enfants sont laissés à la rue.

    Non seulement l’action publique n’est pas à la hauteur des besoins, mais elle s’accompagne de discours qui occultent le droit, culpabilisent les victimes, et opposent les uns aux autres : les français et les étrangers, les classes moyennes et les ménages pauvres, les travailleurs essentiels et les personnes privées d’emploi, les locataires de logements sociaux et ceux qui sont sur la liste d’attente...

    La réalité est que le droit au logement est au service de tous. En lui tournant le dos, l’action publique a laissé se raréfier l’offre de logements abordables, mettant à la rue les plus fragiles et renchérissant le logement pour tous. La crise du logement, ce sont un pouvoir d’achat amputé, des difficultés à se chauffer, des projets de travail ou d’études empêchés, des rêves d’accession à la propriété interdits, des logements inadaptés et inaccessibles aux personnes handicapées, des inégalités exacerbées... C’est aussi tout un secteur économique, celui du bâtiment, qui tourne au ralenti.

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