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agriculture industrielle

  • Ferme-usine de Digoin : le rejet doit en appeler d’autres


    04.05.2018 La préfecture de Saône-et-Loire a rejeté le projet de ferme-usine de Digoin qui prévoyait la création d’un centre d’allotement et de quarantaine de près de 4000 bovins destinés à l’export vers le Maghreb, la Turquie et la Chine. Pour la Confédération paysanne qui se bat contre l’industrialisation de l’agriculture cette décision est une très bonne nouvelle. Nous avions manifesté contre ce projet d'élevage industriel qui ne répond en rien au manque de revenu et de reconnaissance des paysan-ne-s et cause des dégâts environnementaux importants. Cette forte mobilisation conduite sur le terrain a pesé dans cette décision de rejeter ce projet qui avait reçu un avis négatif du commissaire enquêteur.

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  • Conférence sur la PAC 2020 : l’urgence de changer de cap !

    Communiqué de la Confédération paysanne.

    20.12.2017 La Conférence sur la PAC* 2020 du 19 décembre n'a pas tracé de ligne d'horizon et n'a pas permis de définir des objectifs partagés face aux défis actuels : accès de tous à une alimentation de qualité, changement climatique, santé, pesticides, ressources naturelles. Les acteurs autour de la table des négociations restent les mêmes de réforme en réforme, les rapports de force et idéologies restent inchangés. Quand va-t-on enfin donner une ambition à notre agriculture ?

    Dans la conférence, aucune place n'a été donnée à l'humain : la place et le nombre de paysans, le droit des salariés n'ont pas été évoqués, pas de place non plus pour les consommateurs et la qualité de la demande alimentaire des citoyens.

    La solution aux défis environnementaux, climatiques et à la volatilité des marchés résiderait dans une financiarisation plus forte de l'agriculture : crédit carbone, assurances, innovations technologiques, etc. La bioéconomie et l'économie circulaire permettraient de faire face à la désertification des territoires. Compétitivité prix, investissement, agriculture de précision : un système économiquement dans l'impasse qui continue sa course folle droit dans le mur.

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  • Mobilisation contre le projet de poulailler de Saint-Morel

    22089332_176350066273189_5193546953797468038_n.png?oh=bd1df371ad96e71e3e99dbe727e3ef27&oe=5A9EA456Les projets d'agriculture industrielle se multiplient dans le Sud-Ardennes : porcs à Leffincourt, poulailler à Sugny, et maintenant à Corbon (commune de Saint-Morel), etc. Ces projets sont représentatifs d'une pratique agricole qui tourne le dos à une agriculture paysanne. Le respect de la terre et des eaux,  celui des animaux et en dernier lieu la prise en compte du bien être des citoyens (environnement, alimentation, ...) ne sont pas des priorités pour ceux qui pratiquent cette agriculture industrielle.

    A Saint-Morel, une association s'est créée pour dire non à ce projet, elle organise une manifestation le 18 novembre à Vouziers. Voici un extrait de sa présentation sur sa page Facebook.

    L’association « Non Au Poulailler de Corbon » est un regroupement de personnes contre ce projet. La plupart de ces personnes vivent sur la commune de Saint-Morel et seront impactées, au quotidien, par cet élevage. Cependant toutes personnes peut rejoindre notre association afin d’aider à nous faire entendre.

    (...)

    Après de nombreuses discussions il en ressort des arguments des deux côtés.

    Arguments Commune et Environnement :

    • Pollutions de l’air : Ammoniac (11 470 kg/an)/poussières/ Mouches.
    Ces arguments sont prouvés scientifiquement (Estimation des rejets d’azote phosphore-potassium calcium - cuivre – et zinc par les élevages avicoles, Mise à jour des références CORPEN-Volailles de 2006. Juin 2013).
    • Pollution de l’eau : Pollution de 113 000 m3 d’eau par an aux abords de la pisciculture.
    Avec en plus 6,84 tonnes d’azote dans la nappe phréatique (Etude d’impact PERCAFRANCE, 2017)
    • Route de Corbon non adaptée pour une telle fréquence de passage supplémentaire liée aux approvisionnements et ventes du poulailler.
    • Dégradation du chemin rural qui sera essentiellement utilisé par l’EARL GOUBLE, cette dégradation sera payée par les habitants de la commune de Saint-Morel. Rappelons que Mr Sylvain G n’habite pas Saint-Morel mais Mont Saint-Martin.
    • Risques de pollution de l’eau et de l’air pour la pisciculture (Etude d’impact PERCAFRANCE, 2017)




    Arguments Mr Sylvain G :

    • Il n’y a pas de rejets, il n’y a pas d’odeur. Sources scientifiques : Lui-même.
    • Il n’y a pas de risque pour la pisciculture. Sources scientifiques : Lui-même.


    Nous pouvons que constater la grande différence d’argumentations et de preuves entre les différentes parties.

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  • Élevage : un scandale de plus étouffé dans l’œuf ?

    Communiqué de Greenpeace le 11 août 2017.

    Les autorités essaient de minimiser les conséquences de ce scandale, il fait la une de tous les médias européens depuis plusieurs jours : au cours de la première semaine d’août, l’autorité de sécurité alimentaire des Pays-Bas, la NWMA, a annoncé avoir découvert des milliers d’œufs contaminés au fipronil, un pesticide anti-poux rouges dont l’utilisation pour la production alimentaire est interdite dans l’Union européenne. Ce produit est connu pour sa toxicité sur les abeilles et pour son impact sur la production d’hormones thyroïdiennes ; autant dire qu’il n’a rien d’anodin. Les polices néerlandaise et belge ont d’ores et déjà procédé à des perquisitions et à des arrestations.

    Des millions d’œufs pourraient être contaminés. On ignore encore l’ampleur de cette crise, mais 180 exploitations néerlandaises ont temporairement été fermées, et de grands distributeurs allemands comme Lidl et Aldi ont retiré des œufs de leurs rayons. En Allemagne, les autorités procèdent à des tests sur des produits contenant des œufs, comme les pâtes, la mayonnaise ou les gâteaux. En France, sept entreprises sont concernées et près de 250 000 œufs contaminés auraient été mis sur le marché.

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