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  • Ukraine : quatre ans après l’invasion totale par la Russie, comment la population continue de résister ?

    Extraits de l'article d'Amnesty International publié le 24.02.2026

    L’Ukraine tient encore debout quatre ans après l’invasion totale. Le pays tire sa force de son peuple qui résiste face aux assauts répétés de la Russie. Sur place, nos équipes enquêtent sans relâche sur les violations des droits humains, avec pour objectif de rendre justice. Entretien avec Veronika Velch, directrice d’Amnesty International Ukraine. 

    C’est le pire hiver que l’Ukraine a connu depuis le début de l’invasion totale par la Russie le 24 février 2022. Les températures chutent jusqu’à -20°C. Les frappes russes s’acharnent contre le réseau énergétique et provoquent des coupures d’électricité massive dans tout le pays. Les populations peinent à se nourrir, à se réchauffer et restent coupées du reste du monde pendant des heures, voire des jours entiers. La stratégie de la Russie vise à saper le moral d’une population qui souffre depuis quatre ans mais qui tient encore debout.  

    Car la capacité de l’Ukraine à résister a pu surprendre. La Russie au premier chef qui pensait gagner une guerre éclair mais qui s’enlise dans un conflit qui parait sans fin. Si la vie en Ukraine a basculé lors de l’invasion lancée aux premières heures de l’aube du 22 février 2022, elle avait déjà changé dès 2014. La Russie avait envahi la Crimée et le Donbass à l’est de l’Ukraine. Depuis, l’Ukraine se préparait à l’éventualité d’une guerre totale. 

    Face à l’acharnement russe, la population ukrainienne a tissé un rempart de solidarité. A l’image de ces vastes tentes improvisées qui se déploient pour offrir des espaces de chaleur humaine. Les habitant·es s’y retrouvent autour d’une tasse de thé fumante, pour recharger leurs téléphones et passer quelques heures dans un espace chauffé.  

    A Kyiv, où la ville a été plongée dans le noir à plusieurs reprises, les équipes d’Amnesty International Ukraine font face aux mêmes difficultés. Nos collègues ont choisi de rester sur place pour enquêter au plus près du terrain et rendre compte des violations des droits humains. A l’approche des quatre ans de l’invasion totale de l’Ukraine, nous nous sommes entretenus avec Veronika Velch, directrice d’Amnesty International Ukraine. Elle nous raconte comment le travail de nos équipes se poursuit dans ces conditions. Leur objectif : enquêter et alerter pour enfin obtenir justice. 

     

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  • Quatre ans de guerre d’agression totale menée par la Russie

    Communiqué de la LDH 

    Manifestons partout en France autour du 24 février 2026 : à Paris le 21 février à 14h place de la République

    Pour une paix juste et durable en Ukraine

    Le 24 février 2022, Vladimir Poutine ordonnait l’invasion générale de l’Ukraine pour que la Russie en prenne le contrôle.

    Depuis lors, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) dénonce cette guerre d’agression. Avec nombre de partenaires, elle a appelé la communauté internationale à intervenir pour obtenir le retrait total des forces russes, en utilisant tous les outils du droit international et de pressions économiques et diplomatiques, en donnant à l’Ukraine les moyens nécessaires pour résister militairement. Quatre ans après, bien davantage peut être fait, doit être fait.

    Tout au long des derniers mois, l’offensive militaire de la Russie s’est élargie et se traduit depuis ces dernières semaines par la destruction des infrastructures énergétiques essentielles à la population. De surcroît, avec l’arrivée de Donald Trump, l’Ukraine est mise sous pression par les Etats-Unis pour, d’une part, abandonner à la Russie les territoires ukrainiens qu’elle occupe, ainsi que les territoires où se situent des lignes de défense essentielles et pour, d’autre part, lui céder le contrôle de ses ressources en matières premières.

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  • La paix en Ukraine n’est pas pour demain

    Éditorial de Cartooning for Peace du 27 novembre 2025

    Le destin de l’Ukraine est entre les mains des États-Unis et du « plan de paix » de Trump, présenté le 19 novembre dernier. Largement favorable aux intérêts de la Russie, le texte mentionnait la cession des territoires occupés dans le Donbass et la liquidation des moyens défensifs de l’Ukraine. De quoi faire réagir l’Ukraine et les pays européens qui ont convoqué en urgence un sommet dimanche 23 novembre à Genève. Les alliés européens de Kiev et la délégation américaine sont parvenus à amender 9 des 28 points de l’accord, jugés bien trop défavorables à l’Ukraine. L’agence américaine Bloomberg a de fait révélé cette semaine des discussions entre diplomates russes et américains, dont l’émissaire de Trump Steve Witkoff, qui prouvent bien que le plan avait a été rédigé sur des positions russes….

    Le même Steve Witkoff est censé défendre la nouvelle version du plan de paix à Moscou la semaine prochaine ; et le Kremlin se dit « prêt à négocier » tout en critiquant vivement les amendements européens. La Russie ayant l’ascendant à la fois sur le front et dans les pourparlers, il subsiste peu d’espoir pour une paix rapide et équitable pour l’Ukraine, après presque quatre ans de guerre.

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  • Ukraine : les volte-face de Trump

    Edito de Cartooning for Peace du Jeudi 23 octobre 2025

    Sur la question ukrainienne, Donald Trump enchaîne les volte-face et plonge ses alliés dans l’incertitude. En août dernier, lors du sommet d’Anchorage en Alaska, il avait fait de Poutine son unique interlocuteur, et semblait partager sa vision sur la fin de la guerre. Lundi 13 octobre, exaspéré par les refus russes d’un cessez-le-feu, Trump a finalement promis à Kiev de fournir des missiles Tomahawk, à l’impact stratégique crucial. Il est revenu sur cette promesse les jours suivants, suite à un appel avec Vladimir Poutine qui ouvrait sur la perspective d’une rencontre prochaine en Hongrie. Ce mardi 21 octobre, le locataire de la Maison Blanche, furieux de voir que les discussions avec le maître du Kremlin ne mènent « nulle part », annule ladite réunion, la qualifiant de « perte de temps ». Les États-Unis ont décidé mercredi de nouvelles sanctions économiques contre la Russie et notamment contre les deux principales compagnies pétrolières. En parallèle, l’Union européenne a voté un 19e paquet de sanctions, dont un embargo sur le gaz et des mesures contre la « flotte fantôme » des pétroliers russes. Un sommet de la coalition des volontaires se tiendra à Londres ce vendredi 24 octobre, en présence de Volodymyr Zelensky.

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  • Comment l’agriculture chimique européenne finance la machine de guerre de Poutine

    Extraits de l'article de Sophie Chapelle, publié dans Basta ! le 12.06.2025

    Voilà plus de trois ans que l’addiction du modèle agricole français aux engrais chimiques participe à financer la guerre de Poutine.

    Depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022, les importations françaises d’engrais russes ont augmenté de 86 %, passant de 402 000 tonnes en 2021 à 750 000 tonnes en 2023. Ces chiffres mentionnés dans un récent rapport des Amis de la Terre sont probablement sous-estimés.

    Comment en sommes-nous arrivés là ? Les sanctions sur le gaz russe, matière première essentielle pour les producteurs d’engrais chimiques, ont amené les fabricants européens d’engrais à réduire leur production. Mais la consommation de nos agriculteurs n’a pas diminué pour autant et ils ont poursuivi leurs approvisionnements en… Russie. Si les importations de gaz sont sanctionnées, celles d’engrais azotés ne le sont pas ! Premier consommateur européen d’engrais chimiques, la France figure même dans le peloton de tête des importateurs européens d’engrais russes aux côtés de la Pologne et de l’Allemagne.

    Les régions de grandes cultures, comme le nord et l’est de la France ainsi que le Bassin parisien, sont les plus dépendantes des engrais de synthèse. C’est précisément cette dépendance qui explique l’absence d’embargo sur les engrais en provenance de Russie.

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  • Greenpeace dénonce le commerce de la France avec la Russie en pleine guerre en Ukraine

    Un double discours inacceptable

    Depuis le début de la guerre en Ukraine, Emmanuel Macron se fait le chantre de la résistance à l’armée russe, tout en continuant de commercer activement avec la Russie, dans des secteurs stratégiques comme le gaz, les engrais chimiques et le nucléaire. Greenpeace France a publié le 14 avril dernier un dossier de presse synthétisant ces dépendances.

    Cette posture ambiguë affaiblit la crédibilité de la France sur la scène internationale en plus d’alimenter les caisses de guerre du Kremlin.

    → Trois ans après le début de l’invasion de l’Ukraine, la France est devenue le premier importateur européen de gaz naturel liquéfié (GNL) russe, avec une hausse de près de 80 % en 2024 (par rapport à 2023), malgré une baisse de la consommation de gaz. La Russie est le deuxième fournisseur de GNL en France, après les États-Unis).

    → Depuis le début de la guerre en Ukraine, la production européenne d’engrais chimiques a chuté en raison des tensions sur l’approvisionnement en gaz. Pour compenser, la France a massivement augmenté ses importations depuis la Russie : entre 2021 et 2023, elles sont passées de 402 000 à 750 000 tonnes, soit une hausse de 86 %

    → Au sujet du nucléaire, Framatome, le géant français de l’atome, et Orano, continuent de collaborer étroitement avec Rosatom, entreprise d’État russe fondée par Vladimir Poutine, pour la conversion de l’uranium de retraitement dont les centrales françaises sont dépendantes à 100 %. Pire encore : la France contribue indirectement à renforcer l’influence de la technologie nucléaire russe dans le monde, en participant au projet de la centrale de Paks en Hongrie, construite par Rosatom 

    Une action pour exiger la fin des contrats avec la Russie

    Devant l’ambassade de Russie à Paris, une dizaine d’activistes ont déployé une banderole : « L’Ukraine brûle, les affaires continuent », à côté d’un autre message « Business is business » et des billets ont été lancés pour dénoncer cette réalité cynique : les profits passent avant le soutien à l’Ukraine.

    Sur place, un invité surprise était également présent, la statue de cire d’Emmanuel Macron, emprunté le matin même au musée Grévin pour ne plus le laisser profiter de ce rayonnement culturel, dans un lieu emblématique alors que la France est complice de l’effort de guerre en Russie. A ses pieds, trois panneaux de signalisation symbolisaient chacun : “gaz”, “uranium” et “engrais chimiques”, dénonçant la pérennité du commerce de la France avec le Kremlin dans ces trois secteurs stratégiques.

    Plus tôt dans la journée, lors de l’emprunt de la statue d’Emmanuel Macron au musée Grévin à Paris, Greenpeace France a déroulé une banderole « Business is business », et déposé une photo complice d’Emmanuel Macron avec Vladimir Poutine sur le bureau du président de la République, pour dénoncer le double discours de la France sur l’Ukraine et le manque de cohérence politique dans les actes d’Emmanuel Macron.

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  • Altercation historique à la Maison blanche entre Trump et Zelensky

    Edito de Cartooning for Peace du jeudi 6 mars 2025

    Vendredi 28 février, Volodymyr Zelensky s’est rendu à Washington pour une rencontre avec Donald Trump, initialement prévue pour signer le fameux accord sur les terres rares. Mais elle a vite tourné à la mascarade et à l’humiliation du président ukrainien devant les caméras du monde entier. Plusieurs experts ont même parlé d’un « traquenard » tendu par Trump et son vice-président J.D Vance. Cette altercation hallucinante confirme l’alignement inédit de l’administration américaine au narratif et à la stratégie du Kremlin. Donald Trump a d’ailleurs annoncé en début de semaine le gel de l’aide américaine à l’Ukraine. Les pays européens, réunis à Londres dimanche 2 mars, ont pu se concerter sur ce basculement diplomatique majeur et réaffirmer leur soutien à Zelensky, qui est au pied du mur. Si Kiev et Washington se disent prêts depuis hier pour de nouvelles discussions, l’Europe, menacée directement à ses frontières par les convoitises territoriales de Poutine, doit désormais envisager de se défendre sans l’allié américain.

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