07.11.2009
Vaccination contre la grippe H1N1
Après les personnels hospitaliers, la vaccination contre la grippe H1N1 va débuter la semaine prochaine pour la population en général.
A Vouziers, les jours de vaccination définis par les services de la préfecture seront les lundis, mercredis, vendredis et samedis.
Les séances se dérouleront à la salle Bellevue, sur convocation adressée par la Caisse d'Assurance Maladie.
La première séance devrait se dérouler le vendredi 13, puisque le top départ national est fixé au 12 novembre.
D'après les sondages et l'expérience des personnels des hôpitaux, on ne devrait pas observer de précipitation pour se rendre à ces rendez-vous.
La communication gouvernementale a été mauvaise, oscillant entre la panique et la banalisation.
Il est difficile pour un français "moyen" de se faire une opinion, et dans le doute beaucoup préfèrent s'abstenir.
Dans les pays étrangers, on s'aperçoit que les demandes de vaccination se développent dès que la maladie devient plus menaçante et les cas plus proches ( Canada, Ukraine , Etats-Unis).
Les pouvoirs publics s'attendent donc à un démarrage lent des vaccinations, mais restent attentifs à un changement de comportement plus ou moins massif : les lots de vaccin commandés n'ont pas été revendus pour le moment, d'autant que le gouvernement n'a pas encore validé le fait de procéder à un rappel ou non.
17:25 Publié dans Actualité vouzinoise, politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vaccination, grippe h1n1
03.11.2009
Rama Yade lachée par Fillon
Rama Yade, forte de sa popularité auprès de l'opinion publique a pris l'habitude de prendre des positions opposées à celle de l'UMP.
Mais cela tangue fort actuellement dans le parti majoritaire, même Raffarin se rebiffe. Dans ce contexte, Fillon ne peut tolérer des dissidents parmi ses ministres. Voici ce qu'il a déclaré , d'après 20minutes.fr, à la réunion hebdomadaire de l'UMP:
Rama Yade, la secrétaire d’Etat aux Sports, était absente de la réunion. Mais François Fillon n'a guère apprécié qu'elle milite pour le maintien «du droit à l'image collective», une niche fiscale profitant notamment aux sportifs professionnels. «J'ai fait savoir à la secrétaire d'Etat ce que je pensais de la méthode qui consiste à se désolidariser de son ministre. Il faudra en tirer les conséquences le moment venu», a-t-il dit dans une allusion à son départ à plus ou moins long terme.
Rama Yade débarquée du gouvernement, Rachida Dati exilée, Fadéla Amara devenue transparente, où est passée la diversité ?

21:38 Publié dans politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rama yade, fillon, ump
02.11.2009
Mieux vaut être riche et bien portant ...
Le défi est de taille. Les inégalités socio-économiques devant la santé, phénomène connu depuis le XVIIIe siècle, sont particulièrement fortes dans le domaine du cancer. Pire, elles s'aggravent. «Les écarts de mortalité en fonction de la catégorie sociale se sont même creusés, tant pour les hommes que pour les femmes françaises, au cours du dernier quart du XXe siècle», notent l'économiste Jean-Paul Moatti (université d'Aix-Marseille) et ses collègues dans l'ouvrage La Vie deux ans après le diagnostic de cancer (La Documentation française, 2008).
Le problème est bien socio-économique: Inégalité dans le mode de vie, dans le savoir et la culture, dans l'accès aux soins et à la prévention.
Toutes ces différences accumulées aboutissent à de milliers de morts évitables, mais dont les plus pauvres et les plus isolés sont les victimes.
Les Ardennes sont un territoire qui cumule les difficultés : dans le domaine économique, dans l'isolement géographique, dans le domaine social.
Les cartes ci-dessous vous indiquent les différences de taux de cancer en fonction des départements. Les différence sont considérables, plus de 50% de cas en plus dans notre département.
A Vouziers, il vient d'être mis fin à la pratique des coloscopies qui permettent un dépistage et une prévention du cancer du colon. C'est une des conséquences de la fermeture du bloc chirurgical, et de politique budgétaire mis en place nationalement.
C'est portant ce type d'acte de dépistage qui doit se faire au plus près des populations. La logique économique a pris le dessus, la logique de santé n'est que secondaire. C'est un exemple frappant des conséquences de décisions imposées dont sont victimes des territoires fragiles et excentrés
Sarkozy annonce un "plan cancer" pour réduire ces inégalités. On vient de voir qu'elles sont liées directement aux inégalités sociales, il aura donc bien du mal à changer vraiment les choses.
Il est vrai qu'il doit déjà réformer le capitalisme, alors dans la foulée, il peut bien vaincre la misère sociale et ses conséquences.

18:04 Publié dans actualités Ardennes, politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cacer, ardennes
29.10.2009
Sarkozy radote
Un discours de Sarkozy, c'est toujours une nouveauté. Quoique...
18:04 Publié dans politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, copier-coller
28.10.2009
Gendarmerie mobile : on supprime aussi
Dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), la gendarmerie va également être touchée.
La RGPP, une des grandes réformes de l'ère Sarkozy, est un beau sigle pour habiller la suppression de fonctionnaires et de services de l'Etat.
La gendarmerie, pourtant au coeur de la problématique sécuritaire, va aussi être touchée.
Voici ce que déclare le général Roland Gilles (en photo ci-dessous), lors de son audition devant la commission de la défense nationale et des
forces armées :
Une réflexion est en cours sur la réduction du nombre d’unités mobiles – 123 actuellement – pour tenir compte de la diminution du plafond d’emploi. Dans le cadre de la RGPP, il a été décidé que la gendarmerie abandonnerait, entre 2009 et 2011, sa mission de gestion des centres de rétention administrative, qui occupe l’équivalent de 8 escadrons de gendarmerie mobile. La suppression de 7 autres escadrons est à l’étude, soit un total de 15. Il ne s’agit pas, à proprement parler, d’une taille dans les effectifs puisqu’il est envisagé depuis 2008 de restituer 60 postes par escadron – l’effectif d’un escadron est de 110 à 112 – et de redéployer 50 autres postes dans les départements les plus touchés par la criminalité. En d’autres termes, près de la moitié des suppressions est susceptible de contribuer à la territorialisation des effectifs.
On dénombre aujourd'hui 25 départements soumis à une forte pression démographique et à une forte augmentation de la criminalité : le sillon rhodanien, la ceinture méditerranéenne, les régions toulousaine, bordelaise, nantaise, quelques départements de l’Est et les départements de la Grande Couronne. Ces départements bénéficient aujourd'hui d’escadrons de sécurisation. La future territorialisation ne fera que confirmer ce renforcement tout en le rendant moins coûteux.
Réflexion en cours, 8 + 7 escadrons supprimés, renforcement des zones à forte pression démographique, il y a de quoi tendre l'oreille et être vigilant.
18:15 Publié dans politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gendarmerie, service public
23.10.2009
Si tu ne votes pas comme il faut, on recommence
Cela devient une habitude : si un vote ne convient pas à celui qui pose la question, on recommence pour avoir un résultat conforme.
Il y a eu le référendum sur la constitution européenne : pas d'accord les Français ? Ce n'est pas grave on reprend la question en faisant voter le congrès à Versailles.
La même chose pour les Irlandais qui avaient la mauvaise habitude de faire voter leurs citoyens : on repart pour un deuxième vote, avec quelques modifications pour séduire une majorité.
La commission des finances puis l'assemblée nationale votent une taxe additionnelle sur les bénéfices des banques. Celles-ci ne sont pas
trop à plaindre, leurs résultats sont très bons malgré (grâce ?) la crise.
Mais Christine Lagarde et le gouvernement ne sont pas d'accord pour prendre de l'argent à ces pauvres gens.
Le ministère des finances n'est pas d'accord non plus. Il déclare d'après "La Tribune.fr" :
Les députés viennent de voter ce vendredi la création d’une taxe additionnelle et exceptionnelle de 10% sur les bénéfices des établissements de crédit, pour 2010. Bercy a aussitôt fait savoir que ce vote était "une erreur technique" - car deux députés UMP qui voulaient voter contre auraient par erreur voter en sa faveur - et qu'elle "sera rectifée lundi". Les parlementaires apprécieront le vocabulaire.
Un nouveau vote est donc prévu lundi à l'Assemblée nationale pour annuler le précédent.
C'est beau la démocratie. Mais quand le pouvoir exécutif se croît en droit de ne pas prendre en compte des votes qui ne lui plaisent pas, quel nom donner à ce régime ?
22:07 Publié dans politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : vote, parlement, taxe bancaire
Réforme territoriale : le dit et le non dit
Encore une réforme "indispensable" annoncée par Nicolas Sarkozy : à se demander comment la France pouvait bien exister avant son arrivée.
La réforme territoriale s'attaque à l'organisation des collectivités locales, sous couvert de bon sens, mais avec beaucoup d'arrière-pensées très politiques. Les mesures annoncées sont nombreuses et complexes, on peut cependant faire quelques remarques sans entrer dans le détail ni être complet.
La réforme n'a pas le courage d'annoncer la fusion des départements et des régions, ce qui aurait nécessité une modification de la
constitution. Le risque d'un rejet était trop fort pour aller ouvertement jusque là. La fusion des conseillers généraux et des conseillers régionaux (ils deviennent conseillers territoriaux) aboutira à moyen terme au même résultat, les choses se feront lentement d'elles mêmes par cette réforme des élus.
Le mode d'élection de ces nouveaux conseillers territoriaux n'est pas neutre. Ce sera le scrutin uninominal à un tour. Ce type de scrutin favorise les gros partis, comme par exemple l'UMP qui regroupe pratiquement toute la droite. Dans ce type d'élections, le candidat en tête même s'il n'obtient que 30% des voix est élu. Si ses trois opposants font chacun 20%, ils ne peuvent compter sur un deuxième tour pour se regrouper.
Les "pays" vont disparaître : cet échelon local est assez méconnu, mais c'est le seul qui tentait de réunir des élus et des représentants de la vie civile ( associations, entreprises, etc). C'est vrai qu'ils ne coûtaient pratiquement rien puisqu'ils étaient principalement un lieu de réflexion, et ne disposaient pas d'un budget. Ils avaient aussi l'inconvénient d'avoir été créés par D Voynet.
L'intercommunalité devient obligatoire. Les préfets vont devoir achever la carte des communautés de communes en couvrant l'ensemble du territoire. Pour une structure qui est sensée représenter un lieu de réflexion et de vie partagés entre des communes, s'y retrouver de manière forcée et obligatoire est pour le moins curieux, si ce n'est paradoxal.
Comme pour toute réforme l'essentiel tient dans les moyens fournis pour sa mise en oeuvre. La suppression de la taxe professionnelle et la baisse des compensations financières de l'Etat vont mettre les collectivités territoriales en difficulté.
Organisation nouvelle ou pas, des structures sans réels moyens financiers ne pourront impulser des politiques avec un impact fort sur leur territoire.
20:58 Publié dans politique nationale | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : région, dépatement, communes, pays
10.10.2009
Sans précédent
Jean, fils de Nicolas Sarkozy, s'est fait connaître lors des dernière élections municipales à Neuilly.
Il a soutenu David Mariton, alors porte-parole de l'Elysée, avant de le laisser tomber sans ménagement. Neuilly, c'est aussi un peu Dallas, le pétrole en moins. Il y a des familles régnantes et des gros intérêts financiers en jeu.
En région parisienne, l'immobilier tient lieu de gisements d'hydrocarbure.
Après avoir été élu conseiller général (un poste bien difficile à conquérir ), Jean Sarkozy se retrouve à la tête des élus UMP au conseil général, avec l'appui de la famille Balkany (une référence démocratique).
C'est un beau tremplin pour mettre la main sur l'aménagement du quartier de La Défense, la plus grande zone de bureaux de France.
Voila comment on se retrouve à 23 ans à la tête d'un pouvoir considérable sans jamais avoir fait preuve d'aucune compétence particulière.
Et certains prétendent qu'en France on embauche difficilement les jeunes sans expérience.
Voici un article du Rébublicain lorrain sur le sujet
Jamais un fils de président de la République n’aura connu une ascension professionnelle aussi rapide. Jean Sarkozy était, à 23 ans, un étudiant
toujours en deuxième année de licence en droit, le voilà en passe de devenir un des « aménageurs » les plus précoces de la V e République, s’il accède à la présidence de l’EPAD en décembre. Il succéderait ainsi au président sortant, Patrick Devedjian, lequel avait succédé lui-même à Nicolas Sarkozy à partir de 2007. Mais au moins ces derniers pouvaient-ils justifier d’une expérience de président d’assemblée départementale. Jean Sarkozy n’a été élu conseiller général de Neuilly-sud qu’en mars 2008.
Une bonne fée élyséenne s’est à l’évidence penchée sur le destin de Jean Sarkozy. Au risque de s’exposer à l’accusation de « népotisme » immédiatement lancée par les élus de gauche du Conseil général. Prétendre que leurs collègues de droite sont enthousiastes serait excessif : Patrick Devedjian avait demandé, en vain, qu’un décret lui permette de rester à son poste au-delà de l’âge limite. C’est que l’on n’a pas encore décelé chez Jean Sarkozy les qualités requises pour gérer et développer cet espace gigantesque.
Une responsabilité qui devrait être encore étendue puisque l’EPAD doit absorber une zone vers l’ouest, au-delà de l’Arche de la Défense, notamment sur la commune de Nanterre. Cette extension est sans doute la raison majeure de la désignation du fils d’un président de la République dont on a compris, après le projet de loi sur le Grand Paris, qu’il entend peser personnellement sur l’avenir de la région francilienne. Quitte à passer au-dessus des élus, ce qu’a immédiatement dénoncé le maire communiste de Nanterre qui a lancé une pétition contre cette promotion « familiale ».
Jean-Michel HELVIG.Publié le 09/10/2009
22:25 Publié dans politique nationale | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : sakozy
03.10.2009
Laîcité

PETITION/LETTRE AUX DEPUTES
29 septembre 2009
Pétition : http://ecoledeproximite.lautre.net/petition
Dossier de presse : http://ecoledeproximite.lautre.net/petition-document/dossier_presse.pdf
LOI CARLE : trouver 60 députés pour un recours devant le
Conseil constitutionnel
Comme nous pouvions le craindre, la loi Carle a été votée le 28 septembre. Le débat laisse apparaître un flou législatif relatif aux principes constitutionnels ce que confirme Jean GLAVANY : « En effet, nous sommes convaincus que ce texte ne résistera pas à l'épreuve des faits constitutionnels » qui cependant s'interroge : « Y aura-t-il ou non un recours de la part des parlementaires ? Nous verrons ».
D'autres députés sont décidés à ne pas laisser le moindre doute autour des principes constitutionnels contournés par la loi Carle. Parmi les
principes mis en cause : l'obligation d'un financement généralisé et non contrôlé à l'élève, et ce pour le seul bénéfice des établissements d'enseignement privé avec une inégalité entre citoyens, la libre administration des collectivités locales, l'appréciation de la recevabilité financière des propositions de loi (Article 40 de la Constitution, principe constitutionnel de laïcité, un financement a priori des établissements privés.... Ces députés s'engagent donc, dès maintenant à déposer un recours constitutionnel : « ... Le recours devant le Conseil constitutionnel, nous le déposerons, soyez-en sûrs. » a déclaré Jacques DESALLANGRE.
Il faut donc 60 signatures pour ce recours constitutionnel avant une semaine.
Agissons au plus vite auprès de tous les députés qui, ayant soulevé l'anti constitutionnalité de cette loi CARLE, doivent apporter leur signature au bas d'un recours.
Jean-François Chalot, vice-pdt Laïcité CDPEPP Patrice Decorte, pte-parole Comité 1905
PETITION pour l'abrogation de l'article 89, pour le retrait de la loi Carle, et pour un débat sur les rapports public/privé
Signatures en ligne: http://ecoledeproximite.lautre.net/petition
CDPEPP -Collectif pour la défense et la promotion de l'école publique de proximité / http://ecoledeproximite.lautre.net/ 06 22 13 57 2 /ecoledeproximite@yahoo.fr /
Comité 1905- http://comite1905.over-blog.com / 06 22 08 79 29 / patricedecorte@aol.com/
13:57 Publié dans politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ecole, laïcité
30.09.2009
Toute la misère du monde
"Le monde diplomatique" est peut-être un peu intello, mais pour traiter ou débattre de certains sujets, il faut plus de 4 lignes.
Il faut aussi s'appuyer sur des faits et des des arguments qui demandent un travail de journaliste, et pas uniquement une mise en forme des dépêches de l'AFP. Quand une information est sortie par l'Agence France Presse( ou Reuters) on la retrouve telle telle ou à peine modifiée dans nombre de journaux nationaux.
La "petite phrase" de Michel Rocard "La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde"avait fait grand'bruit au moment de sa publication.
L'auteur en fait actuellement une présentation dans laquelle il retrouve le beau rôle.
Dans une analyse argumentée, Le Monde Diplomatique revient sur les faits : Il est intéressant de comprendre d'où vient cette phrase et comment se construit la défense de Rocard : à lire en cliquant ici.
21:07 Publié dans politique nationale | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : michel rocard, immigration


