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Monde agricole

  • PJLUA : un texte dangereux pour l’agriculture

    Communiqué de la Confédération Paysanne publié le 18.05.2026

    Les député·es entament demain l'examen du projet de loi d'urgence agricole en séance publique. Ce texte, la Confédération paysanne y est défavorable. Le passage en commissions n'a pas fait évoluer notre position. Certaines modifications peuvent-elles le rendre acceptable ?

    Nous saluons le travail des député·es qui, en commissions, se sont opposé·es à de graves reculs, parfois avec réussite, s'agissant de la protection des zones humides, la gestion et la démocratie de l'eau dans ce pays. Ces prises de position sont importantes dans le paysage actuel. Les dispositions relatives à une meilleure prise en compte des coûts de production, via un prix plancher, vont dans le bon sens et nous les avions défendues auprès des député·es lors de nos auditions. Sans surprise, le gouvernement va en proposer la suppression.

    Le tunnel de prix reste une expérimentation et ne sera pas obligatoire, comme nous le demandions. De plus, le gouvernement fait le choix de confier cette expérimentation aux interprofessions, sans cadre réglementaire. Compte tenu de l'opposition affichée de certaines filières, l'expérimentation pourrait ne jamais voir le jour.

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  • Tintin au pays des Boutâts

    Si Hergé avait connu ce petit village d'Argonne, il aurait pu écrire les aventures de Tintin au pays des Boutâts.

    Le Capitaine Haddock et Tintin ont marché sur la lune, ils auraient aisément atteint la MARS de Boult-aux-Bois. Et l'illustre ancêtre du capitaine, le chevalier François de Hadoque, aurait lancé bien haut sa devise préférée : "Que le grand cric me croque", devise qui rappelle fortement le Croc'local, le marché bio proposé par l'association qui gère la Maison d'Activités Rurales et Solidaires.

    Même en l'absence des héros de Hergé, ce marché a été un succès, réunissant un public nombreux et varié, de 7 à 77 ans (et plus)

    De nombreux stands attendaient les visiteurs, avec des producteurs locaux et des artisans divers.

     

    Cette année, il était possible de découvrir le chai pédagogique de Boult-aux-Bois, géré par les Amis du Vignoble de l’Argonne.

    Leur projet viticole comporte le matériel de vinification ainsi que les installations du chai. Il était possible d'échanger avec les membres de l'association, autour de la vigne et du vin en Argonne.

    Des animations musicales se succédaient jusqu'à tard dans la nuit, chacun pouvant profiter de la douceur de la soirée.

    Vous trouverez ci-dessous quelques photos de cet événement, organisé avec les valeurs d'émulation, de rencontre, de partage et de résilience qui sont celles de la MARS de Boult-aux-Bois

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  • Marché festif le vendredi 6 mai à Boult aux Bois

    Le marché festif de Boult se tiendra ce vendredi 6 mai de17 h 30 à 24 h

    En plus des stands habituels et de la restauration locale, vous pourrez profiter d'animations variées :

     

    18h Fabergosse - "En quête avec Barnabée", un conte musical intéractif, dès 5 ans

    En quête avec Barnabée est un spectacle traitant avec légèreté de bons nombres de sujet de société, tel que le handicap, l’entraide, l’égalité... Tout en laissant la part belle au rire. Les personnages loufoques se succèdent, les situations délirantes s’enchainent, et la quête de Barnabée ne laisse personne indifférent, ni les petits ni les grands.

     

     Les Muses tanguent - Fanfare 100% féminine, qui va vous ambiancer avec de nombreuses reprises

    Cette fanfare féminine (enfin presque) se met en danger à chaque représentation et s’attaque à tous les styles de musique existants : elle popularise le jazz conceptuel, anoblit le rap, raffine le métal, déconstruit le Rn’B, radicalise la chanson française, complexifie la pop, ou encore adoucit le ska…

     

    DUKE BOX - Spectacle musical participatif, des musiques et des styles tirés au hasard grâce à une roue de la chance...

    Le concept ? Des chansons tirées au hasard et une roue de styles musicaux à faire tourner...

    Jo Cimatti, aka « THE DUKE », se chargera de faire le mélange en direct avec une maestria époustouflante, un humour exceptionnel malgré une certaine arrogance et pas mal de vantardise.

    Ainsi, vous pourrez très bien entendre Herbert Léonard en Punk, David et Jonathan en Techno voire Metallica en Reggae au milieu d’un public en liesse

     

     Fanfare Grôöøõv - Fanfare electrø bestiale de bønne compagnie !

    Mi-hømmes mi-animaux, ils battent le pavé et la scène à la recherche d'énergies et de sensations inspirantes pour entrer ensemble dans une jøyeuse danse hypnøtique. Leurs sons terreux nous emmènent dans des prøfondeurs rythmø-mélødiques primitives mais salutaires. Grôöøõv est une fanfare electrø bestiale de bønne compagnie !

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  • Accord UE-Mercosur : une application provisoire scandaleuse

    Communiqué de la Confédération Paysanne, publié le 30.04.2026

    Pour la Confédération paysanne, l'accord de libre-échange UE*-Mercosur* est délétère pour l'agriculture et l'alimentation en France, en Europe, et de l'autre côté de l'Atlantique. A partir du 1er mai, il va s'appliquer à titre « provisoire ». C'est un scandale démocratique.

    Le Parlement européen n'a pas encore pu voter sur le fond. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), saisie par le Parlement européen, n'a même pas rendu son avis sur sa conformité avec le droit européen. De plus, le choix de la date du 1er mai, journée internationale des travailleur·euses, est d'un cynisme sans nom.

    Ce passage en force piétine le Parlement et toutes les voix qui se sont exprimées contre cet accord. Pourtant, pour la première fois de l'histoire de l'UE*, un accord de libre-échange n'a pas réuni l'unanimité des États-membres lors du vote en janvier dernier lors du Conseil européen.

    La Pologne vient d'ailleurs à son tour de saisir la CJUE pour contester la mise en œuvre de cet accord et son application provisoire. La France qui prétend s'y opposer est aux abonnés absents !

    Contrairement à ce que disent les partisans de l'accord UE*-Mercosur*, il va s'appliquer alors même que les filières agricoles les plus fragiles, comme l'élevage, ne sont pas protégées.

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  • La FNSEA veut en finir avec le principe de précaution

    Article de Nolwenn Weiler publié dans Basta! le 09.04.2026

    La FNSEA propose de supprimer le principe de précaution inscrit dans la Constitution pour le remplacer par le principe d’innovation. Le syndicat agricole recycle là un vieux projet des industriels de la chimie, du tabac et des pesticides. 

    « Supprimer le principe de précaution » et le remplacer par le « principe d’innovation ». C’est la dernière « trouvaille » d’Arnaud Rousseau, président de la FNSEA lors du 80e congrès du syndicat agricole qui s’est tenu à Caen, en Normandie, du 31 mars au 2 avril. L’idée semble si bonne que la FNSEA aimerait que les candidats à l’élection présidentielle l’intègrent dans leurs programmes et qu’ils envisagent une « impérieuse réforme constitutionnelle ».

    En effet, pourquoi s’embarrasser d’un principe qui invite à la prudence quant à l’usage de produits ou procédés potentiellement dangereux ? Et ce, alors même que les dommages sanitaires de nos modes de développement ne cessent de croître, particulièrement dans le domaine agricole. Une étude très solide publiée fin mars dans la revue Nature Health vient de mettre en évidence un important surrisque de cancer dans les territoires exposés aux pesticides....

    Le principe de précaution a été introduit dans la Constitution française en 2005, via la charte de l’environnement. Il impose que, lorsqu’un dommage risque d’« affecter de manière grave et irréversible l’environnement », les autorités publiques doivent veiller à « une évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage ».

    C’est en vertu de ce principe que le Conseil d’État recommande une meilleure évaluation des risques pour la santé et l’environnement de l’acétamipride et du flupyradifurone. L’utilisation de ces deux pesticides est interdite en France depuis 2018, mais le sénateur Laurent Duplomb demande leur réautorisation, dans le cadre d’une nouvelle proposition de loi (dite Duplomb 2) pour les cultures de betteraves, cerises, noisettes et pommes.

     

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  • Projet de loi agricole : l’eau en danger​

    Communiqué de FNE publié le 07.04.2026

    Le Gouvernement présente demain en Conseil des Ministres un nouveau projet de loi agricole, sous la pression d’une partie du monde agricole industriel. Le texte comprend plusieurs dispositions dangereuses pour notre santé, notre environnement et notre capacité à développer une alimentation durable et délivrer de l’eau potable.

    Encourager l’irrigation illégale et la multiplication des stockages

    Aujourd’hui, dans plus d’un tiers de la France hexagonale, l’eau réellement disponible est inférieure aux prélèvements existants, qu’il s’agisse d’une période de sécheresse ou non. Nous sommes de plus en plus nombreux.ses à être affecté.es par les sécheresses, avec les restrictions qu’elles nous imposent. La Cour des Comptes l’affirme : «une stratégie déterminée de réduction des prélèvements d’eau et d’utilisation raisonnée de la ressource est seule susceptible d’apporter une solution de long terme».

    À rebours de cette préconisation, ce projet de loi multiplie les mesures pour favoriser la monopolisation de l’eau par une minorité d’agriculteurs. Il prévoit notamment de permettre à un agriculteur de continuer à prélever de l’eau dans un cours d’eau même quand le juge a déclaré ce prélèvement illégal, pendant deux années supplémentaires, par simple décision du préfet.

    Cette loi propose aussi de donner des clés de contournement via des dérogations du préfet pour imposer des projets de stockages d’eau qui ne seraient pas compatibles avec la règlementation définie localement dans Les Schémas d’Aménagement et de Gestion de l’Eau (SAGE). C’est un affaiblissement de la démocratie locale de l’eau. Rappelons qu’entre 2020 et 2025, un peu plus de 450 nouvelles retenues ont été construite en France, pour à peu près 15 millions de mètres cubes. Nul besoin de faciliter et systématiser toujours plus de projets.

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  • Pour la sortie des pesticides, la Confédération paysanne marche pour un "printemps bruyant"

     

    Le 4 avril la Confédération paysanne sera présente à la marche pour "un printemps bruyant" organisée à Paris. La sortie des pesticides chimiques est une question urgente portée par une part de plus en plus importante de la société. Les preuves du désastre en cours s'accumulent : effondrement de la biodiversité, explosion des cancers et des maladies neuro-dégénératives… Les paysan·nes et les salarié·es agricoles en sont les premières victimes. 

    Malgré ce constat, des textes de loi cherchent à affaiblir la législation sur les pesticides et à en ré-autoriser certains, comme les propositions de loi Duplomb. De son côté, le gouvernement va défendre un projet de loi dont le maître mot est l'intensification, dans tous les domaines. 

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