14.11.2009
On est les meilleurs
Avec le président Sarkozy et son équipe gouvernementale, pas de doute on est les meilleurs.
Ils ont pris rapidement les décisions qu'il fallait pendre pour répondre à la crise économique. La France a donc une longueur d'avance sur ses
partenaires européens, même si ceux-ci ont tenté de copier nos bonnes idées par la suite.
Bien sûr on est endetté jusqu'au cou, mais il fallait cela pour sauver les banques et le système libéral. Pour le pouvoir d'achat et la sécurité sociale, il ne reste plus rien, désolé revenez dans dix ans.
C'est, à peine modifié, le discours de nos gouvernants. Cela fait mal, mais c'est pour votre bien : on va s'en sortir mieux que les autres.
Sauf que les chiffres montrent une sortie de crise bien molle en France (0,3%), malgré tous les milliards injectés, une reprise qui est inférieure à celle de la moyenne des pays de la zone euros (0,4%). Un chiffre de moitié inférieur à celui de l'Allemagne qui n'a pourtant qu'Angela Merkel a sa tête.
Voici les derniers chiffres européens présentés par "Le Figaro" :
Le chiffre publié par l'Insee (+0,3%) est nettement inférieur aux prévisions des économistes. D'autant que nos voisins européens font mieux. Malgré tout, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, estime «qu'on va bien finir l'année».
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Le produit intérieur brut de la France a augmenté de 0,3% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, comme au deuxième trimestre, selon les résultats provisoires des comptes nationaux publiés vendredi par l'Insee. Les chiffres avaient été dévoilés un peu plus tôt par la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, en visite à Singapour. L'acquis de croissance pour 2009 est de -2,4% à fin septembre.
Ce chiffre est inférieur aux prévisions puisqu'en octobre, l'Institut national de la statistique prévoyait une croissance de 0,5% au troisième trimestre, après la bonne surprise du trimestre précédent (+0,3%) qui avait permis de mettre un terme à une année de reflux de l'activité. Le consensus établi par les économistes était de 0,6% en moyenne, soit deux fois le chiffre annoncé ce vendredi. Le chiffre annoncé par l'Insee est également inférieur à celui dévoilé par l'Allemagne, qui a annoncé un PIB en hausse de 0,7% sur la période. Quant à l'Italie, la croissance ressort à 0,6% sur cette période.
22:12 Publié dans économie et finances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : croissance, zone euro
06.11.2009
10% symboliques
Le taux de chômage vient de dépasser le taux de 10% aux États-Unis.
Ce chiffre a une valeur symbolique (un taux à 2 chiffres, qui n'a pas été atteint depuis plus de 20ans). Pour les chômeurs américains, ce n'est pas un symbole, mais une très dure réalité. D'autant que personne ne s'attend à une amélioration dans les mois qui viennent.
Il ya deux ans encore, les États-Unis, comme l'Angleterre, étaient montrés comme des exemples de la réussite du libéralisme. A l'inverse la France était décriée comme croulant sous les archaïsmes d'une société protectrice.
La crise a montré que la croissance était surtout une bulle artificielle, et que les "archaïsmes français" avaient eu un rôle important pour amortir les conséquences de la crise.
Ce ne sont pas les réformes de Sakozy qui ont eu une action positive ( bouclier fiscal, heures supplémentaires détaxées, travail du dimanche, baisse des fonctionnaires,...). Toutes ces mesures ont plutôt eu un impact négatif, sur l'emploi en particulier.
Les acquis sociaux ont protégé les salariés, le service public a encore pu jouer un rôle, les entreprises privées s'en sortent par une intervention massive de l'état.
Le libéralisme vient de nous montrer ses limites, et également que les "crises" ne sont pas des accidents mais des moments obligatoires et répétitifs de son existence.
18:24 Publié dans économie et finances, politique internationale, social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chômage, usa
02.11.2009
FEST'Nef à Attigny
La Nef en quelques mots
La Société financière de la Nef collecte de l'épargne et accord des prêts pour des projets à fortes plus-values sociale et environnementale. Véritable outil de transformation sociale depuis plus de 30 ans, le projet de la Nef a pour objectif de se mettre au service des initiatives novatrices et responsables pour que « l'argent relie les hommes ». La Nef (ré)affirme la place essentielle des projets favorisant un développement social et économique, local et durable.
Le mois de l'ESS
Chaque année en novembre, les Chambres Régionales d'Économie Sociale et Solidaire et les Conseils Régionaux invitent les structures de l'ESS à organiser des manifestations en direction du grand public. Derrière cet objectif de sensibilisation, l'événement est un moyen de donner un écho national aux initiatives respectueuses de la personne et de l'environnement.
Les sociétaires de la Nef de Champagne-Ardenne sont heureux de vous convier à un Fest'Nef au coeur du « Pays où l’on n’arrive jamais » pour fêter ensemble l'Économie Sociale et Solidaire ! Au programme : une journée festive et conviviale, la découverte de réalisations concrètes et de nombreuses rencontres avec des sociétaires de notre coopérative et des porteurs de projets de la région tels que Enercoop ou la SCIC Eco- Territoires.
• Siège d’Enercoop Ardennes -
23A rue André Dhôtel, 08130 Attigny
Samedi 21 novembre
À partir de 17h
• Contact : Francis Levasseur - francis.levasseur@laposte.net
03 26 07 76 57
17:36 Publié dans écologie, économie et finances, Sur votre agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : économie sociale, écologie, attigny
11.10.2009
Frappées par la crise
Chistine Lagarde s'oppose à la suppression du crédit "revolving", crédit renouvelable qui est une des sources du surendettement de beaucoup de ménages modestes.
Ce crédit qui se renouvelle automatiquement pousse les consommateurs à aller au-delà du raisonnable dans leur endettement. Les taux pratiqués sont souvent très élevés, près de 20%.
Un tel crédit est souvent le doigt mis dans l'engrenage, le crédit suivant servant à rembourser le précédent, et à ce taux la chute est rude et inévitable à court terme.
Ses motivations
Christine Lagarde ne souhaite pas conserver ce type de crédit au motif qu'il rendrait service aux ménages.Ce n'est manifestement pas un argument qui tient la route, puisque les observateurs constatent que les ménages sont plus pénalisés que bénéficiaires dans ce type de financement.
Son choix repose sur la vision de ce qu'apporte ce crédit à certaines entreprises. Elle déclare qu'elle ne veut pas mettre en difficulté des secteurs de vente comme "La Redoute" ou "Les 3 Suisses" qui font une grosse part de leur chiffre d'affaire avec ce type de payement.
La ministre de l'économie est sensée s'occuper des entreprises et des consommateurs : manifestement les intérêts des premiers comptent plus pour elle.
Ce qui se confirme sur un autre point : (d'après l'AFP)
La ministre confirme aussi que le gouvernement reporte à l'après-reprise la réflexion sur les actions de groupe, ces recours juridiques collectifs pour les consommateurs lésés. "Actuellement, je ne souhaite pas modifier l'environnement juridique des entreprises qui sont déjà durement frappées par la crise", dit-elle.
La ministre n'a peut-être pas remarqué que les entreprises ne sont pas les seules à être frappées par la crise et que rien ne peut justifier que la défense des ménages et des consommateurs soit remise à des jours meilleurs.
18:39 Publié dans économie et finances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crédit, lrise
25.09.2009
La Poste service public
La droite avec Sarkozy souhaite privatiser La Poste.
Dans une note précédente, nous vous avons présenté le collectif national qui s'oppose à cette privatisation rampante. Le comité national a prévu de faire du 3 octobre (samedi prochain) une grande journée de consultation et de mobilisation populaires.
Le changement de statut qui est prévu n'est qu'une première étépe vers le passage du service postal vers le privé. Les exemples de France-Télécom et de Gaz de France sont là : les grandes promesses (de ne pas toucher au service public) n'engagent que ceux qui les écoutent. (voir un rappel des ces cas).
Dans les Ardennes , il existe un comité qui reprend les buts du national , voici ce qui est écrit sur le site:
Un comité local a été crée à Charleville Mézières le mercredi 9 septembre 09.
Il est composé de : La mairie de Charleville Le PCF Le PS La CGT (UD et Fapt) la CFDT (UD ET S3C) FO (UD et Com) SUD PTT et SDU Ardennes Ligue des droits de l’homme Le PRG ATTAC La CFTC La FSU
Contact : Claude Blanc, Secrétaire départemental CGT Fapt Ardennes, cgt-ptt.08@wanadoo.fr
A Vouziers, un vote sera organisé dans la journée de samedi 3 octobre, en voici les modalités pratiques toujours d'après le site national :
place Carnot
Le 03/10/2009 de 08:00 à 17:00
Les bulletins de vote, ainsi que les tracts seront disponibles sur place.
Venez nombreux defendre La Poste et le service public.
21:04 Publié dans Actualité vouzinoise, actualités Ardennes, économie et finances, social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : la poste, privatisation, referendum
21.09.2009
Refonder le capitalisme
Refonder le capitalisme : voilà bien un des moindres travaux auquel s'attaque notre hyperprésident.
Pour lui qui a déjà, entre autres choses, arrêté les Russes en Géorgie (?), remis l'Europe en marche (!), fait de l'écologie la priorité du gouvernement (!?), remis la France au travail (?!) , refonder le capitalisme est un simple exercice de routine.
Une économie où le profit des actionnaires est le principal ressort, cela fait partie du passé. Pour lui chaque pensée devient un discours, chaque discours devient une loi, et chaque loi transforme la société.
Toute sa communication tend à nous faire prendre pour vrai cet enchaînement vertueux, à se demander ce qu'on attend pour être heureux.
Prenez par exemple les ouvriers de Nexans à Fumay (ou à Chauny) : Ils perdent leur emploi, peut-être, mais dans un capitalisme refondé.
Leur entreprise est d'un des leaders de la fabrication de câbles, elle fait des bénéfices, elle reçoit des aides de l'état. La vallée de la Meuse est au coeur des Ardennes laborieuses chères au candidat Sarkozy, ils connaît les souffrances des gens de là-bas.
Alors quand 53 emplois sont supprimés à Fumay, après avoir subi bien d'autre restructurations, faut-il croire que le capitalisme a trouvé de nouvelles valeurs ?
La Bourse remonte actuellement ses cours de manière régulière, car les perspectives de profits réapparaissent. Pendant ce temps les courbes de chômage continuent de grimper. Y-a-t-il une façon plus simple de comprendre que notre société met le profit en premier, et que les drames sociaux n'entrent pas dans le bilan comptable.
Voir l'article de Jean-Charles Vanbervesseles sur le sujet.

22:12 Publié dans actualités Ardennes, économie et finances, social | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nexan, licenciements, capitalisme, sarkozy
20.07.2009
Subventions agricoles européennes : l’auberge espagnole
La politique agricole commune (PAC) constitue de loin le poste le plus important du budget de l'Europe. Cela représente un choix bien contestable: Il résulte de l'héritage des compromis entre les différents pays, dont l'Europe a du mal à se défaire.
Au-delà du montant de la PAC, les choix de répartition sont très peu crédibles. Le"Monde Diplomatique"consacre un article à cette PAC.
Déjà accusée de ruiner les agriculteurs du Sud en permettant aux Européens de pratiquer des prix artificiellement bas, la politique agricole
commune (PAC) de l’Union européenne fait l’objet, dans l’International Herald Tribune et leNew York Times du 17 juillet, d’une enquête approfondie mettant en lumière d’autres de ses aspects contestables. Non seulement ce fonds doté de 50 milliards d’euros – plus de la moitié du budget de l’Union – vient en « aide » à des propriétaires fonciers qui ne sont pas forcément les plus nécessiteux, comme la reine Elizabeth II d’Angleterre, le prince Albert II de Monaco ou l’Eglise catholique romaine, mais plusieurs centaines de millions d’euros de subventions vont à des entreprises qui ont parfois un lien très ténu avec l’agriculture (voir l’article sur le site du New York Times : « European Subsidies Stray From the Farm »).
La forte décentralisation du processus d’attribution, ainsi que la possibilité de financer toutes les activités qui « contribuent au développement rural », comme la construction de routes, ou encore de rembourser aux entreprises exportatrices la différence entre le prix européen d’une marchandise et son prix sur le marché mondial, expliquent la présence, parmi les bénéficiaires de la PAC, d’une entreprise de construction catalane, ou du fabricant de bonbons allemand Haribo. En France, le plus gros bénéficiaire (62,8 millions d’euros en 2008) est le volailler Doux, auquel nous avions consacré l’année dernière une enquête montrant comme le groupe conjugue « subventions publiques, délocalisation et restructurations » (lire « Quand les volailles donnent la chair de poule », par Tristan Coloma, juillet 2008).
21:17 Publié dans économie et finances | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique agricole, pac, europe
09.07.2009
Hausse des tarifs à EDF : le prix d'un naufrage
EDF souhaite voir ses tarifs augmenter de 20%. C'est un aveu d'échec de son choix du tout nucléaire.
L'entreprise vient de procéder à un emprunt pour résoudre ses problèmes financiers et continuer à investir dans le nucléaire. Dans la même
logique, EDF demande aux pouvoirs publics d'autoriser une augmentation de tarif de 20% sur 3 ans. Le mythe d'une électricité nucléaire bon marché a du plomb dans l'aile.
Voici un communiqué de Greenpeace à ce sujet.
— Paris, le 9 juillet 2009 - La hausse des prix de l'électricité va permettre à EDF de boucher les trous d'une stratégie basée uniquement sur le prétendu « renouveau » du nucléaire. Pour Greenpeace, cette hausse est tout à fait inadmissible. Les français ne doivent pas payer le prix de la volonté d'EDF d'implanter des réacteurs EPR partout dans le monde. Cette stratégie 100% nucléaire est très coûteuse, dangereuse et complètement inutile.
« En période de crise sociale, énergétique et climatique, EDF ne trouve rien de plus malin à faire qu'imposer aux français le prix d'une stratégie hasardeuse et dangereuse, basée uniquement sur le développement du nucléaire ! s'indigne Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire à Greenpeace. Contrairement à ce qu'il essaie de nous faire croire par ses campagnes de publicité incessantes et très chères, le groupe EDF ne parie que sur le développement du nucléaire, en France et à l'international. Cette stratégie irréfléchie est extrêmement coûteuse : elle est en train de ruiner l'ex-entreprise publique et de compromettre gravement toute possibilité de lutter efficacement contre les changements climatiques ! Il est temps pour M.Gadonneix de retrouver la raison et de changer fondamentalement de cap et de se tourner vers les renouvelables et les économies d'énergie ! »
20 milliards d'euros... en fumée ?
EDF a investi 15 milliards l'année dernière pour racheter British Energy et 4,5 milliards dans la prise de participation de Constellation, un groupe énergétique américain. Pour Steve Thomas, professeur de politique énergétique de l'école de commerce de l'Université de GreenwichGreenpeace, ces lourds investissements sont autant de pari sur le renouveau du nucléaire dans ces deux pays. Or, ce renouveau est hypothétique ; il se pourrait bien que dans ces deux pays, aucun projet de nouveau réacteur n'aboutisse.
Le troisième pari d'EDF se trouve en Chine. Là aussi, le pari est pour le moins hasardeux : les futurs réacteurs basés sur le modèle EPR, s'il y en a, seront construits par la Chine elle-même.
Parmi les autres conclusions du rapport de Steve Thomas « AREVA et EDF : perspectives commerciales et risques dans le secteur de l'énergie nucléaire » :
- Le renouveau du nucléaire est tributaire de l'aide du gouvernement français via son agence de garanties de crédits à l'exportation, la Coface. Sans l'aide du contribuable français, ni Areva, ni EDF ne seront en mesure de commercialiser ses réacteurs EPR.
- Du fait de leurs stratégies aventureuses, les deux groupes ont atteint un endettement record.
- Le nombre de commandes qui se concrétisent en comparaison de celles qui sont annoncée à grand renfort de communication tapageuse, est très faible. Le nombre d'EPR vendu par Areva devrait donc se limiter à quelques unités ces dix prochaines années.
- Les opérations « sûres » des deux groupes sur le marché français sont en perte de vitesse. La encore, ces groupes font reposer leurs choix risqués sur le contribuable français et les citoyens.
« EDF oublie de préciser à ses abonnés que ses centrales nucléaires fonctionnent très mal, qu'elles ont le taux de disponibilité le plus faible du monde, qu'elle est obligée d'importer de l'électricité à prix d'or et qu'il va falloir qu'elle dépense rapidement des énormes sommes d'argent pour démanteler ses installations et gérer des millier de tonnes de déchets nucléaires, ajoute Yannick Rousselet. Le temps béni où EDF pouvait cacher ses finances réelles est révolu ! Nous allons tous enfin constater que le nucléaire est un très mauvais choix ! »
En investissant l'équivalent du prix d'un EPR dans les renouvelables, la cogénération et les économies d'énergie, on peut produire 2 fois plus d'électricité et créer 7 fois d'emplois pérennes. C'est vers cette stratégie que devrait se tourner EDF.
20:39 Publié dans écologie, économie et finances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : edf, nucléaire, tarif électricité
03.06.2009
Huit ans de crise ?
Certains apperçoivent déjà des signes de fin de crise et laissent entendre que le pire est passé.
Les bourses ont tendance à remonter depuis quelque temps, marquant également une part d'optimisme des investisseurs.
Mais il faut s'entendre sur la crise : parle-t-on des faillites bancaires ou industrielles, ou bien de drames humains et de misère à grande échelle.
Si les grands pays industrialisés ont sauvé des banques et recapitalisé des entreprises, quelles mesures massives ont été prises dans le domaine social?
Pour le nombre de chômeurs, le directeur de l'Organisation Internationale du Travail envisage un délai de huit ans pour retrouver un taux de chômage "normal", comme avant la crise. C'est une preuve de plus que les plus pauvres payent bien plus que leur part pour permettre la sortie de cette crise du libéralisme.
Voici un article du "Monde" sur les déclarations du directeur de l'OIT:
Le directeur général de l'Organisation internationale du travail (OIT) Juan Somavia a salué, mercredi 3 juin, les prémices de reprise
économique mais a mis en garde contre le décalage prévisible pouvant aller jusqu'à huit années pour retrouver le niveau d'emploi d'avant la crise.
"Le monde peut avoir devant lui une crise de l'emploi et de la protection sociale d'une durée de six ou huit ans", a-t-il prévenu en ouvrant la Conférence annuelle des 183 membres de l'OIT. "Il y a de premiers signes bienvenus que la récession ralentit, que la chute libre se freine", a reconnu M. Somavia, mais "les leaders politiques n'ont pas prêté suffisamment d'attention aux implications humaines et sociales du décalage" entre récupération économique et reprise du marché de l'emploi.
Pourtant, le monde aurait besoin de créer environ 300 millions de nouveaux emplois d'ici à 2015, ne serait-ce que pour absorber l'arrivée sur le marché du travail de 45 millions de personnes supplémentaires chaque année, a relevé M. Somavia. Dans ce but, M. Somavia a préconisé aux membres de l'OIT, réunis jusqu'au 19 juin à Genève, d'adopter un "Pacte mondial pour l'emploi".
23:48 Publié dans économie et finances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise, chômage
17.05.2009
C'est de la bombe !
D'après "Libération", le ministre de la Défense va passer commande de bombes dans le cadre du plan de relance.
C'est une nouvelle illustration de l'ambiguïté d'une politique de croissance. Imaginons une "bonne " guerre : beaucoup d'armes à construire, des destructions en masse donc des reconstructions, et voilà de la croissance. Mais des souffrances, des morts, des blessés, des pertes matérielles, des désastres écologiques.
Le gouvernement court après le retour de la croissance, car c'est le seul moyen qu'il connaît pour relancer les profits, qui sont sensés être partagés ensuite.
Toujours plus ne sera pas possible longtemps, les limites sont déjà atteintes dans de nombreux domaines (énergie, matières premières, terres cultivables et même l'eau potable).
Notre avenir commun sera vivable si l'on passe du "toujours plus"au "enfin mieux"(économies d'énergie et de matières premières, recyclage, solidarité planétaire).
Voici un extrait de l'article de "Libération":
Le ministre de la défense Hervé Morin s'est rendu vendredi dans le Nord pour visiter la société SAMP, qui fabrique des bombes d'avion. Cette
société, la seule en son genre dans notre pays, était en grande difficulté. Elle n'avait pas reçu de commandes depuis 2004, mais seulement des crédits pour poursuivre des recherches sur de nouvelles bombes pénétrantes P250.
Le plan de relance de l'économie est passé par là. SAMP va donc recevoir 8 millions d'euros du ministère de la Défense pour une commande de 1200 bombes Mk 82 de 250 kg. Cela devrait lui assurer entre un et deux ans de production. Hervé Morin s'est rendu sur place pour en discuter avec le patron et les salariés de l'entreprise.
22:06 Publié dans économie et finances | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : plan de relance




