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nucléaire

  • Enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires : des conclusions urgentes doivent être tirées !

    Communiqué du réseau"Sortir du Nucléaire" le 05.07.2018

     

    La Commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires publie aujourd’hui son rapport définitif. Le Réseau “Sortir du nucléaire“ (qui a été auditionné dans ce cadre) salue le travail effectué. Toutefois, il est temps d’en tirer les conclusions qui s’imposent : au vu de l’état des risques, des mesures d’accompagnement ne suffiront jamais à garantir la sûreté et la sécurité. La seule protection possible réside dans un arrêt le plus rapide possible des installations nucléaires.

    Un travail sérieux qui n’élude quasiment aucune question

    La commission d’enquête a mené un travail approfondi qui mérite d’être salué, en prenant le parti d’auditionner aussi un grand nombre de voix critiques (ONG, experts indépendants, journalistes…) ainsi que d’autres acteurs qui n’ont d’habitude pas voix au chapitre, comme des sous-traitants de l’industrie nucléaire.

    Sort des sous-traitants, non-conformité de nombreux équipements, impossibilité d’évacuer un grand nombre de personnes en cas d’accident, vulnérabilité des installations et des transports aux agressions externes, failles de sûreté du projet Cigéo, impasse du retraitement, défaillances du système de contrôle de la sûreté, situation financière périlleuse des industriels de la filière : peu de sujets ont été oubliés. On peut se féliciter de cette volonté d’exhaustivité.

    On peut malheureusement supposer que les informations récoltées ne constituent que la partie émergée de l’iceberg. La Commission déplore ainsi « le caractère plus que succinct » des documents remis par EDF. Surtout, comme cela est noté à plusieurs reprises, le travail de la Commission a été entravé par le classement « secret défense » de nombreuses informations, notamment sur la question cruciale de la vulnérabilité des piscines de combustible usé aux agressions externes. Il est louable que plusieurs parlementaires souhaitent continuer ce travail en demandant l’agrément secret défense, mais leur sera-t-il possible de jouer un rôle d’alerte s’ils sont soumis au secret ?

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  • Les faillites de l'industrie nucléaire

    Extraits de l'article de l'Observatoire du nucléaire

    La polémique fait actuellement rage à propos des 4,5 milliards d’économies exigées par M. Macron pour satisfaire la Commission européenne en contenant le déficit de la France à 3% du PIB. Mais il n’est presque personne pour pointer une des causes principales des difficultés budgétaires de la France : l’industrie nucléaire, avec en particulier la faillite consommée d’Areva et celle programmée d’EDF.

    Ainsi, le 8 mars 2017, l’Etat a versé 3 milliards pour recapitaliser EDF. Et, entre le 12 et le 31 juillet 2017, l’Etat injecte pas moins de 5 milliards dans les différentes structures issues de la faillite d’Areva. En particulier, dès le 12 juillet, 2 milliards ont déjà été versés par l’Etat à Areva SA, qui n’est désormais plus qu’une structure de défaisance sur le modèle du fameux "Consortium de réalisation" créé pour faire payer par les citoyens la faillite du Crédit Lyonnais.

    De toute évidence, ce puits sans fond va continuer à coûter très cher puisque, le 20 juillet, l’opérateur Finlandais TVO a annoncé que la Chambre de commerce internationale (CCI) avait rendu un nouvel arbitrage partiel en sa faveur et au détriment d’Areva concernant le chantier désastreux de l’EPR finlandais. Il est désormais quasiment certain, comme annoncé de longue date par l’Observatoire du nucléaire, que cet arbitrage va se terminer un nouveau fiasco général pour Areva… et donc pour les finances publiques françaises : TVO réclame (à juste titre) près de 3 milliards de dédommagements…

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  • La Hague : l'installation remise en cause par l'autorité de sûreté nucléaire

    L’usine de retraitement de la Hague est un centre de traitement du combustible usé dans lequel on traite le combustible provenant des réacteurs nucléaires. Plusieurs milliers de personnes travaillent sur ce site géré par AREVA. Cette entreprise a été longtemps le fleuron de la filière nucléaire française. Elle traverse actuellement de très grosses difficultés, tant industrielles que financières.

    L'autorité de Sûreté nucléaire est chargée de faire progresser la sûreté nucléaire en France. Par une note datée du 24 février 2016, elle fait état de ses inquiétudes concernant la corrosion des évaporateurs du site de La Hague.

    L'ASN rappelle la conception des évaporateurs : "Ces évaporateurs ont été conçus dans les années 1980 dans un acier choisi par l’exploitant pour son endurance vis-à-vis de la corrosion. A la conception, l’exploitant a également pris des marges au niveau de l’épaisseur des parois des évaporateurs, pour démontrer leur bonne tenue au séisme et la tenue en pression de leurs serpentins de chauffe, même après corrosion. Les évaporateurs sont par ailleurs implantés dans des casemates individuelles en béton armé, inaccessibles au personnel en raison du niveau de radioactivité ambiant "

    "Ces dispositions ont conduit l’exploitant à n’envisager que la possibilité de fuites modérées (telles que celles induites par la corrosion) et à exclure la possibilité d’une rupture franche de ces équipements et de leur circuit de chauffe.
    Du fait de l’exclusion de l’hypothèse d’une rupture franche des évaporateurs et de leur circuit de chauffe, le réseau de ventilation et de filtration d’air des casemates où sont situés ces équipements n’est pas conçu pour ce scénario d’accident. Dans une telle hypothèse, ni le maintien d’une ambiance radiologique acceptable dans l’installation ni l’absence de rejet dans l’environnement ne sont aujourd’hui acquis.

    La garantie que les parois des évaporateurs conservent une épaisseur suffisante après corrosion est l’une des conditions d’exclusion d’un scénario accidentel de rupture franche d’un évaporateur."

    Ce rappel technique permet de comprendre l'importance de la mise en garde que l'ASN adresse à AREVA. En voici l'intégralité :

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  • Pourquoi le 11 octobre 2015 est une date clé pour la transition énergétique ?

    Communiqué de Greenpeace

    Le 11 octobre 2015 est un moment clé du quinquennat de François Hollande. En effet, c’est à ce moment-là qu’on verra si le chef de l’Etat respecte les promesses du candidat (la fermeture de Fessenheim durant son mandat) et la lettre de la loi sur la transition énergétique, votée à l’été 2015, qui prévoit un plafonnement de la capacité nucléaire installée sur le sol français.

    Pourquoi ? Parce que c’est à cette date, sur laquelle le gouvernement communique bien peu, que la loi de transition énergétique impose à EDF pour déposer auprès du ministère de l’Environnement une demande « d’autorisation d’exploiter » pour l’EPR de Flamanville.

    Or ce dossier, pour être complet, doit aussi contenir une demande d’abrogation de l’autorisation d’exploiter deux réacteurs, pour que le plafond de puissance fixé par la loi de transition énergétique à 63,2GW soit respecté. Pour être dans les clous, EDF doit donc annoncer quels sont les réacteurs qu’il entend fermer.

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  • Condamnation d'AREVA : le mépris des règles environnementales dans les sites industriels doit cesser

    Communiqué de la FNE

    A peine un mois après le tragique évènement de Tianjin en Chine, la société AREVA (ex-Comurhex), spécialisée dans la conversion de l’uranium naturel en combustible pour les réacteurs de centrales nucléaires, vient d’être condamnée, jeudi 10 septembre, par le tribunal de grande instance de Narbonne pour avoir méconnu la règlementation environnementale visant à prévenir les dangers sanitaires et environnementaux.
    Au total 20 infractions au code de l’environnement commises à Malvési (Aude) par une Seveso déjà condamnée en 2011
    Au regard des risques et dangers conséquents pour l’environnement, mais aussi la santé et la sécurité publiques, ce type d’activité est soumis à autorisation préfectorale au titre de la législation sur les ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement), et des règles spécifiques de fonctionnement s’imposent donc à elle.

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  • Rapprochement Areva-EDF : un meccano industriel aux conséquences lourdes

    Communiqué du 30 juillet 2015 du réseau "sortir du nucléaire".

    Alors que l’État se précipite au chevet d’Areva et qu’un rapprochement entre Areva et EDF se concrétise, le Réseau “Sortir du nucléaire“ alerte sur les conséquences du plan de sauvetage qui se prépare. Entre meccano industriel, recapitalisations et suppressions de postes, la voie choisie par le gouvernement est sans issue : coûteuse pour les Français et surtout dangereuse pour la sûreté. Le gouvernement ferait mieux de saisir l’occasion de cette crise pour engager une rapide sortie du nucléaire.

     

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  • Renouveler les vieux schémas

    La politique ne se limite pas à gérer "au mieux" les conséquences sociales d'une économie libérale, c'est aussi savoir sortir des sentiers battus et proposer des solutions innovantes pour l'avenir.

    Si l'opposition au nucléaire date de plus de 30 ans, les "écolos" avec leur badge "non merci" illustré d'un soleil apparaissaient pour certains comme de doux rêveurs.

    Depuis lors, c'est le cauchemar du nucléaire qui est devenu une réalité : Tchernobyl, puis Fukushima. Et la réflexion a muri suite à ces catastrophes, en particulier au Japon. Ce pays qui était un des plus équipés en centrales nucléaires envisage une sortie totale du nucléaire, et a continué de fonctionné en fermant toutes ces centrales nucléaires.

    En France, un récent rapport de l'ADEME rend crédible une perspective d'une énergie 100 % renouvelable pour 2050, à condition de faire ce choix maintenant. Ce rapport s'appuie sur une utilisation optimisée de l'énergie, avec interconnections et stockage. Le coût estimé est à peine supérieur à celui du renouvellement des centrales nucléaires existantes, avec les dangers en moins.

    Ce rapport qui devait être rendu public est resté secret jusqu'à sa publication par le site Médiapart. (voir le rapport de l'ADEME)

    Voici ce qu'en dit le journal Politis

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