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climat

  • Réchauffement climatique : l’été de tous les records

    Éditorial de Cartooning for Peace du 23.07.2026

    L’Europe est en train de vivre un des étés les plus chauds jamais enregistrés. Trois vagues de chaleur successives ont été parfois mortelles pour les plus fragiles. La nature en paie également le prix fort : de vastes incendies consument actuellement la région de Madrid en Espagne, le Var en France et la Sicile en Italie.

    Ces vagues de chaleur n’ont pas surpris les climatologues qui alertent depuis des années sur l’augmentation de ce genre de phénomènes. L’urgence est aujourd’hui double : s’adapter à ces étés suffocants, et atténuer à long terme le phénomène de réchauffement. Cela nécessite un profond changement de société, à rebours du système global de surproduction, de surconsommation, et de course effrénée au profit. L’arrivée au pouvoir ces derniers mois de chefs d’États climatosceptiques qui, dans le sillage d’un Donald Trump, choisissent le déni, devrait être un motif d’alerte supplémentaire.

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  • TotalEnergies s’enrichit, la France suffoque : des ONG appellent à taxer les géants du pétrole et du gaz pour financer l’action climatique.

    Communiqué commun, publié le 23.07.2026

    TotalEnergies annonce aujourd’hui avoir fait 5,4 milliards de dollars de bénéfices au second trimestre 2026, soit une progression de 102% par rapport au second trimestre 2025. Alors que la France suffoque sous des canicules successives, causées par le changement climatique dont l’industrie du pétrole et du gaz est largement responsable, ces profits apparaissent particulièrement indécents. 

    Greenpeace France, 350.org, le CCFD-Terre Solidaire, Notre Affaire à Tous, le Réseau Action Climat et Oxfam France rappellent l’urgence de taxer les profits des multinationales du pétrole et du gaz, afin de dégager les financements nécessaires pour soutenir les communautés qui paient le prix de l’inaction climatique et pour accélérer la transition vers la sobriété, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables produites dans le respect des droits humains. 

    Pour le deuxième trimestre consécutif, TotalEnergies profite de l’envolée des prix du pétrole provoquée par la guerre au Moyen-Orient. La crise énergétique lui a largement bénéficié, tandis que des millions de ménages ont peiné à se fournir en carburant. Le prétendu geste de solidarité sur le plafonnement des prix à la pompe dans les stations TotalEnergies n’aura coûté à l’entreprise que l’équivalent de 4% de ses profits du premier trimestre 2026. 

    Ces profits sont rendus publics alors que la France traverse un été marqué par des feux gigantesques, une sécheresse historique, et trois épisodes caniculaires en moins de deux mois avec des températures qui ont dépassé 40°C dans de nombreuses régions et des records absolus battus en juillet comme en juin. Les climatologues sont formels : la répétition et l’intensité de ces événements extrêmes sont directement liées à la combustion des énergies fossiles. Figurant parmi les 20 entreprises les plus émettrices de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale, TotalEnergies continue de développer massivement les énergies fossiles, qui représentaient 97% de sa production d’énergie et 82% de ses investissements en 2025. Pire, la major pétrolière prévoit une hausse de la production d’hydrocarbures à l’avenir, exacerbant les risques climatiques et agissant à l’encontre de la sécurité des populations.

    L’ensemble des multinationales pétro-gazières affichent ou vont afficher des profits records sur le deuxième trimestre 2026 tandis que les sinistré·es sont bien souvent laissé·es seul·es face aux coûts des catastrophes climatiques. Les ONG demandent à redistribuer une partie des profits des entreprises polluantes en les taxant durablement à l’échelle internationale, ce qui permettrait de fournir des réparations et des moyens aux communautés qui paient actuellement le prix fort. Selon un sondage réalisé pour Oxfam, 75 % des Français sont favorables à une taxation renforcée des entreprises du secteur des énergies fossiles afin de financer la transition écologique. 

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  • Mouvements climat : appel à la résistance démocratique, sociale et écologique

    Records de chaleur meurtriers et cyclones dévastateurs, conflits pour l’accès à l’eau, reculs des politiques publiques de transition écologique et juste, montée de régimes autoritaires et multiples violations du droit international, attaques contre les défenseurs et défenseuses de l’environnement et renforcement des inégalités environnementales que subissent les populations les plus vulnérables, l’heure est grave pour les mouvements climat. C’est face à ce contexte que nous, actrices et acteurs de la société civile de la transition écologique et sociale, réunis les 19 et 20 juin 2026 lors des Rencontres des mouvements climat à Paris, lançons cet appel à la résistance.

    La situation politique nationale et internationale, instable et préoccupante, est marquée par une détérioration des équilibres démocratiques, le dénigrement de la science, une concentration des médias menaçant leur indépendance et la montée de discours de repli. Dans le même temps, notre système économique favorise toujours plus les profits à court terme pour un petit nombre de personnes au détriment des conditions de vie dignes de la majorité de la population. Ce contexte dégrade les capacités d’actions de la société civile pour lutter contre le réchauffement climatique et permettre aux populations les plus vulnérables d’accéder à des conditions de vie dignes et des moyens convenables d’existence et d’accéder aux solutions de transition écologique. Les menaces pesant sur la résilience des structures associatives et militantes elles-mêmes s’accentuent également (menaces sur les libertés associatives, coupes budgétaires, instauration d’un climat de peur et d’intimidations, etc.), renforçant les inégalités environnementales subies par les personnes racisées, en situation de pauvreté, les femmes et les minorités de genre. Qu’adviendra-t-il de la société civile si le contexte, déjà délétère, s’aggravait du fait de bascules politiques possibles en 2027 ?

    Pour toutes ces raisons, les actrices et les acteurs des mouvements climat ne doivent pas faiblir. Nous pouvons faire de l’espoir une puissance d’action, faire de la transition écologique une source d’émancipation, de justice et de protection, et nous renforcer collectivement pour affronter les défis et saisir les opportunités des mois et années à venir. Nous avons les moyens d’être forts aujourd’hui et résilients pour demain.

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  • Mouvements climat : appel à la résistance démocratique, sociale et écologique

    Records de chaleur meurtriers et cyclones dévastateurs, conflits pour l’accès à l’eau, reculs des politiques publiques de transition écologique et juste, montée de régimes autoritaires et multiples violations du droit international, attaques contre les défenseurs et défenseuses de l’environnement et renforcement des inégalités environnementales que subissent les populations les plus vulnérables, l’heure est grave pour les mouvements climat. C’est face à ce contexte que nous, actrices et acteurs de la société civile de la transition écologique et sociale, réunis les 19 et 20 juin 2026 lors des Rencontres des mouvements climat à Paris, lançons cet appel à la résistance.

    La situation politique nationale et internationale, instable et préoccupante, est marquée par une détérioration des équilibres démocratiques, le dénigrement de la science, une concentration des médias menaçant leur indépendance et la montée de discours de repli. Dans le même temps, notre système économique favorise toujours plus les profits à court terme pour un petit nombre de personnes au détriment des conditions de vie dignes de la majorité de la population. Ce contexte dégrade les capacités d’actions de la société civile pour lutter contre le réchauffement climatique et permettre aux populations les plus vulnérables d’accéder à des conditions de vie dignes et des moyens convenables d’existence et d’accéder aux solutions de transition écologique. Les menaces pesant sur la résilience des structures associatives et militantes elles-mêmes s’accentuent également (menaces sur les libertés associatives, coupes budgétaires, instauration d’un climat de peur et d’intimidations, etc.), renforçant les inégalités environnementales subies par les personnes racisées, en situation de pauvreté, les femmes et les minorités de genre. Qu’adviendra-t-il de la société civile si le contexte, déjà délétère, s’aggravait du fait de bascules politiques possibles en 2027 ?

    Pour toutes ces raisons, les actrices et les acteurs des mouvements climat ne doivent pas faiblir. Nous pouvons faire de l’espoir une puissance d’action, faire de la transition écologique une source d’émancipation, de justice et de protection, et nous renforcer collectivement pour affronter les défis et saisir les opportunités des mois et années à venir. Nous avons les moyens d’être forts aujourd’hui et résilients pour demain.

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  • Retour sur la COP30 : les défis d’une transition juste

    Article publié par le CCFD Terre Solidaire le 26.12.2025

    La COP30, grande conférence internationale dédiée au climat, s’est tenue cette année à Belém, au Brésil. En parallèle de cet événement officiel, la ville a également accueilli le Sommet des Peuples, un espace alternatif de mobilisation et de propositions porté par les peuples autochtones, les organisations de la société civile et des militants venus du monde entier.

    C’est à cet événement qu’est consacrée l’émission « Paroles de Solidarité » du mois de décembre, afin de nous rappeler une chose essentielle : la lutte contre le dérèglement climatique ne peut se faire sans justice sociale. En effet, l’enjeu de cette COP était majeur puisqu’il s’agissait de faire reconnaître l’urgence d’une transition juste, capable de protéger à la fois la planète et les populations les plus vulnérables. Mais pour beaucoup d’observateurs, les résultats n’ont pas été à la hauteur de l’urgence… C’est le cas des deux invités de l’émission, présents à Belém : Mathieu Paris, chargé de plaidoyer « Dette et Aide publique au développement » au CCFD-Terre Solidaire, et Gaïa Febvre, responsable des politiques internationales au réseau Action Climat France.

    Mathieu Paris pointe d’abord la question cruciale des financements. Pour le CCFD Terre Solidaire, il est impossible de répondre efficacement à la crise climatique sans résoudre la crise de la dette. En effet, les pays du Sud sont aujourd’hui confrontés à une situation de surendettement sans précédent, avec des taux d’intérêt très élevés. Dans ces conditions, impossible pour eux de dégager les moyens financiers nécessaires pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique et financer leur propre développement. Déjà lors de la COP29 à Bakou, les discussions avaient porté sur les financements climat. Les pays du Sud réclamaient des moyens à la hauteur de leur exposition aux impacts climatiques, rappelant la responsabilité historique des pays du Nord. Mais le montant finalement accordé avait été bien inférieur aux demandes et prenait la forme de prêts, suscitant une profonde déception et un nouvel alourdissement de la dette. Pourtant l’idée d’une annulation de la dette n’est pas nouvelle, une première vague avait déjà eu lieu dans les années 90’ face au risque d’une crise durable du développement. Pour ces raisons, le CCFD Terre Solidaire appelle à une mobilisation citoyenne via une pétition demandant l’annulation de la dette des pays du Sud et une gestion plus démocratique de ces enjeux. 

     

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  • Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) : la France publie enfin son plan d’action... mais sans les moyens pour y arriver

    Communiqué de Greenpeace, publié le 12 décembre 2025

    Le gouvernement publie enfin aujourd’hui la troisième Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) pour consultation publique. Face aux grands discours du gouvernement, Greenpeace France s’interroge sur la faisabilité de cette feuille de route et souligne les retards et contradictions de la France.

    Se fixer des objectifs est primordial, et la publication de cette SNBC était attendue. Mais derrière certains objectifs qui pourraient sembler ambitieux, bien qu’insuffisants, la réalité de la trajectoire de la France laisse craindre des ambitions de façade. Depuis des années, la France ne respecte pas ses objectifs climatiques ; Emmanuel Macron et ses gouvernements successifs ne se sont jamais saisis sérieusement de l’urgence climatique et sociale , et se sont même placés dans l’illégalité”, rappelle Nicolas Nace, chargé de campagne Transition énergétique pour Greenpeace France.

    En 2024, les émissions de gaz à effet de serre de la France ont baissé de seulement 1,8 %, un chiffre bien en deçà de ce qui serait nécessaire pour respecter ses engagements climatiques. Pire, le Haut Conseil pour le Climat pointe du doigt ce que Greenpeace dénonce depuis des années : 70 % de cette réduction provient de facteurs conjoncturels (douceur hivernale, diminution de l’élevage en France…) et non de véritables mesures structurelles.

    En 2025 la France devrait enregistrer pour l’année complète une baisse globale de ses émissions de GES hors puits de carbone de -0,8 % par rapport à 2024. Or seule une baisse d’au moins 5% par an pourrait permettre à la France de respecter ses engagements climatiques.

    Dix ans après la signature de l’accord de Paris, l’objectif 1,5°C s’éloigne dangereusement et force est de constater que nos responsables politiques ne sont globalement pas à la hauteur des objectifs qu’ils se fixent, cédant face à l’influence de lobbys puissants, au détriment de l’ambition et de la justice climatique.

    La décarbonation de notre société se planifie sur le moyen et long terme. Pourtant, les gouvernements baissent les budgets de la transition énergétique et modifient constamment les politiques publiques sans aucune cohérence. Pour ne citer que quelques exemples : la rénovation des bâtiments subit les baisses de financement du Fonds Vert (menacé de nouvelles coupes dans l’actuel PLF) ou de MaPrimeRénov’, tandis que concernant les transports le dispositif d’aide à l’achat, leasing social, est passé de 650 millions d’euros en 2024 sur le budget de l’Etat à 369 millions en 2025, cette fois-ci financé par les  Certificats d’Economies d’Energie (CEE).

    « Face à tous ces reculs, on peut se demander quelle sera l’utilité réelle d’un document comme la SNBC tant que les actions concrètes resteront si rares et si peu ambitieuses » ajoute Nicolas Nace. ”La programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), dont on attend la publication prochaine, sera un bon indicateur de l’ambition réelle de l’Etat : tout recul sur le développement des énergies renouvelables montrerait que le climat n’est toujours pas la priorité du gouvernement”.

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  • COP30 - En Amazonie, après l’espoir, la gueule de bois climatique

    Publié par Greenpeace, le 22 novembre 2025

    La COP30, qui avait commencé sous le signe de l’espoir et de promesses fortes s’est achevée sans qu’aucune feuille de route concrète pour mettre fin à la destruction des forêts et aller vers la sortie des énergies fossiles ne soit adoptée. Si le sommet a évidemment pâti des divisions géopolitiques et de l’état du monde actuel, le fossé s’avère plus profond que jamais entre les attentes et les besoins des populations face à la crise climatique, et l’action effective des États. La France quant à elle, si elle a montré des intentions positives aux côtés des Européens sur la sortie des énergies fossiles, a largement contribué dans le même temps à freiner les négociations sur les enjeux de financements, allant à l’encontre de la logique de justice climatique présente au cœur de l’accord de Paris. Un accord dont elle n’a clairement pas été à la hauteur, à l’occasion de son dixième anniversaire.

    La première COP organisée à l’orée de la forêt amazonienne aurait dû aboutir à un plan d’action pour mettre fin à la destruction des forêts d’ici 2030. De même, alors que les plans d’action climatique pour 2035 se sont révélés dangereusement insuffisants, la COP30 aurait également dû livrer un plan de réponse mondiale pour combler l’écart d’ambition vers l’objectif 1,5 °C. Elle n’a fait ni l’un ni l’autre. Elle n’a pas non plus permis une avancée significative en matière de financement climatique.

    La dernière journée de la COP a été marquée par l’objection soulevée par la Colombie face au manque de progrès en matière d’atténuation du changement climatique, ce qui a entraîné une suspension temporaire de la séance plénière de clôture avant que le résultat de la COP30 ne soit finalement adopté.

    Pour Carolina Pasquali, directrice exécutive de Greenpeace Brésil : « Le président Lula a placé la barre très haut en appelant à des feuilles de route pour mettre fin aux énergies fossiles et à la déforestation, mais un paysage multilatéral divisé n’a pas été en mesure de relever le défi. Nous étions à un carrefour : il s’agissait soit de prendre un chemin correctement financé vers l’objectif 1,5 °C, soit de choisir l’autoroute vers la catastrophe climatique. Si beaucoup de gouvernements se montrent prêts à agir, des minorités puissantes ont choisi de bloquer les avancées en matière de financements et de sortie des énergies fossiles. »

    « Ce résultat décevant ne rend pas justice à ce qui s’est passé à Belém. Le sommet a été marqué par la plus grande participation autochtone à une COP climat, mais aussi par les marches et manifestations organisées aux portes des négociations. Elles ont conduit à la démarcation de 14 territoires, sécurisant les droits de peuples autochtones sur plus de 2,4 millions d’hectares de terres au Brésil. Les droits, l’accès à la terre ainsi que les savoirs des peuples autochtones et des communautés locales, comme les droits des personnes afro-descendantes, ont été formellement reconnus. Cette avancée peut influer sur les discussions futures. »

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