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changement climatique

  • Alternatiba et ANV-COP21 sur les chapeaux de roues

    Alors que se préparent partout des Villages des Alternatives et Tours locaux pour l’été et la rentrée de septembre, la quatorzième Coordination européenne a réuni sur deux jours les mouvements citoyens Alternatiba et ANV-COP21 Quinze groupes locaux se sont réunis à Clermont-Ferrand pour parler mobilisations citoyennes, engagement concret pour une transition sociale et écologique, résistance et lutte contre les fausses solutions. L’occasion de faire le point sur les projets en cours comme le Grand Défi des Alternatives, les prochains grands rendez-vous et le plan d’action 2017-2018.

    Les citoyens passent à l’action

    La dynamique Alternatiba bat son plein. Toulouse, Haïti, Paris…. C’est 17 Villages des alternatives et 3 Tours vélo locaux qui sont prévus d’ici à décembre 2017. C’est autant de mobilisations citoyennes, de convergence des alternatives qui émergent partout sur le territoire pour répondre à l’urgence climatique, sensibiliser, relier, construire, sortir de l’inertie et avancer concrètement sans attendre que les solutions viennent d’en haut.

    C’est aussi avec cet objectif que le Grand Défi des alternatives s’est lancé il y a quelques semaines mettant déjà en action près de 10 000 personnes au cours de 33 défis pour faire grandir les alternatives concrètes au dérèglement climatique, de la transition énergétique à l’alimentation soutenable en passant par la finance solidaire.

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  • Il faut sauver notre loi Littoral

    Avec la loi Littoral, qui entre dans sa 32ème année, la France a préfiguré et donné à voir ce que peut être une politique concrète de développement durable avec ses dimensions économiques, sociales et environnementales.

    Sans aucunement porter atteinte au développement des communes littorales, lesquelles accueillent 10% de la population française sur 4% du territoire national, auxquels s'ajoutent 7 millions de lits touristiques et connaissent un rythme de construction trois fois plus élevé que la moyenne nationale1, la loi « Littoral » assure la protection des sites remarquables, des espaces proches du rivage, de la bande naturelle inconstructible des 100 mètres, prescrit l'aménagement en profondeur ou en prolongation des villes et villages existants. Elle ne néglige pas, bien au contraire, l'aspect social du développement durable avec la création du sentier du littoral, aujourd'hui long de plus de 5.000 km et garantit l’accès gratuit du public aux plages et leur non-accaparement par des établissements payants. Enfin, elle garantit les possibilités de développement à l’agriculture littorale et à celles des activités économiques qui exigent la proximité immédiate de la mer.

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  • Préserver les forêts pour relever le défi climatique

    Communiqué de Greenpeace le 03.01.2017

    Nous ne pouvons pas nous passer des forêts pour relever le défi climatique. Derrière la protection des forêts, c’est bien la préservation de l’espèce humaine qui est en jeu – d’où l’importance d’atteindre l’objectif Zéro Déforestation.

    Les forêts, championnes du climat.

    Dans la mesure où elles constituent des puits de carbone importants et irremplaçables, les forêts régulent les équilibres climatiques. La destruction des forêts est responsable d’environ 25% des émissions mondiales de gaz à effet de serre : plus que tous les avions, voitures, camions, bateaux et trains de la planète réunis. La forêt absorbe en effet les émissions de CO2 comme une éponge. Elle capture le CO2 présent dans l’atmosphère via la photosynthèse et le stocke aussi bien dans le bois que dans les sols et tourbières.

    Si les discussions en cours au niveau international se focalisent beaucoup sur les façons de renouveler notre système énergétique, afin notamment de parvenir à 100% d’énergies renouvelables le plus vite possible, ce n’est pour autant pas l’unique moyen de combattre le réchauffement climatique. Protéger les forêts doit être aussi une priorité absolue, parce qu’une forêt coupée contribue au dérèglement climatique, tandis qu’une forêt debout en atténue les effets.

    Or les forêts primaires, à savoir celles qui sont encore indemnes de toute intervention humaine, ne peuvent être remplacées par des plantations : elles constituent un patrimoine écologique inestimable, accumulé par des siècles de vie naturelle. Le groupe spécial d’experts techniques sur la biodiversité et les changements climatiques (AHTEG) de la Convention sur la diversité biologique (CBD) souligne ainsi que : « les forêts primaires présentent généralement une densité en carbone, une diversité biologique et une résistance plus élevée que les autres écosystèmes forestiers, notamment les forêts naturelles modifiées et plantations. »

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  • Climat : Un an après l'accord de Paris

    L'accord de Paris (COP 21) signé le 12 décembre 2015 a représenté une victoire  pour la diplomatie française, mais il s'agissait d'un engagement sans contrainte pour les signataires. Certains ont considéré, depuis le début, cet accord comme insuffisant.

    Si l'on admet que nous sommes bien dans l'urgence climatique, il est clair que l'on ne peut se satisfaire de demi-mesures. Le niveau historiquement bas des glaces de l’Arctique en ce début d'hiver constitue un signal fort préoccupant. La nomination par Trump d'un climatosceptique à la tête de l'agence de l'Environnement est plus qu'une provocation. C'est la mise en place des choix préconisés par le candidat républicain, qui déclarait durant sa campagne "vouloir défaire les lois et réglementations contre le réchauffement climatique. Il avait même indiqué son intention de retirer les États-Unis, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre après la Chine, de l'accord de Paris sur le climat."(cité par La Presse.ca).

    Voici une analyse détaillée faite par Alternatiba des insuffisances de cet accord et de son application.

    Le 12 décembre 2015, la COP21 s’achevait par l’adoption de l’Accord de Paris. Peu après, Alternatiba publiait un communiqué pour contrer le message institutionnel clamant cet accord était une victoire et permettrait de stabiliser le climat. Aujourd’hui, un an après la signature de l’Accord, notre message n’est que renforcé ! La prophétie autoréalisatrice proclamée par les négociateurs de l’Accord déraille, les changements majeurs espérés pour faire face au défi climatique se font attendre. Or, nous sommes en état d’urgence climatique! Seule une mobilisation citoyenne de masse peut mener à ce que tous les Etats appliquent cet accord et mettent tout en œuvre pour maintenir le réchauffement climatique au plus près des +1,5°C.

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  • Le pari ambigu de la coopération climatique

    La conférence de Paris sur le climat, dite Cop 21, a été un succès diplomatique, mais ses implications réelles sur le terrain ne sont pas si évidentes. Une prise de conscience mondiale était attendue, elle est nécessaire, mais doit être prolongée par des mesures concrètes. Pour cela, il faut que le traité soit ratifié, ce qui peut prendre de longs mois. Il faut aussi que les engagements pris se traduisent dans les faits, et que les états aillent au-delà de ces engagements qui sont reconnus comme insuffisants pour atteindre l'objectif visé.

    La douceur de ce mois de décembre ne préjuge pas à elle seule d'un réchauffement climatique. Mais des stations de ski sans neige et une température encore plus décalée en Russie que dans le reste du Monde donnent une (toute) petite idée de ce qui nous attend sans un changement radical de nos comportements.

    Voici des extraits d'une analyse d'un blog du Monde Diplomatique sur la Cop21 :

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  • COP21 : et maintenant tout commence

    A l’issue de deux semaines d’intenses négociations, les Etats réunis à Paris dans la cadre de la COP21 viennent d’adopter le premier accord universel sur le climat. S’il ne résout pas tout, il donne néanmoins quelques signaux positifs. Décryptage de FNE.(France Nature Environnement) .

    Les Etats les plus vulnérables peuvent encore espérer

    En mentionnant l’objectif de limiter le réchauffement climatique bien en dessous de 2°C et de poursuivre celui de 1,5 °C, l’accord répond à la demande des pays les plus vulnérables. En effet, les rapports du GIEC prévoient la submersion de nombreux archipels du Pacifique et de nombreuses zones côtières si l’on se contente de l’objectif des 2°C.

    Sans cap, aucun vent n’est favorable

    L’objectif de long terme de 2°C à l’horizon 2100 nécessite un objectif intermédiaire qui donne un signal clair aux économies et aux investisseurs. On attendait de l’accord qu’il fixe ce cap. Mais la formulation retenue est complexe, alambiquée  et manque d’ambition. Elle mentionne notamment un « pic d’émission dès que possible ». Par ailleurs, il n’est aucunement fait mention des énergies fossiles dans le texte. On s’attaque à un mal sans jamais mentionner la cause.

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  • Jour 4 de la COP21 : lentement, quelques avancées pointent leur nez

    En ce quatrième jour de COP21, ce sont toujours les négociateurs qui tiennent la barre au Bourget. Aujourd’hui, quelques petites avancées dans les négociations. France Nature Environnement fait le point.

    Money, money money : un pas en avant, un pas en arrière

    En matière de financement, le think tank américain « World Ressources Institute », spécialisé dans l’environnement et les questions climatiques revient sur 6 points qui résument assez bien l’essentiel des tenants et aboutissants des discussions :
    - la confirmation que les flux financiers en faveur des pays en voie de développement vont se poursuivre,
    - la reconnaissance qu’un plus grand nombre de pays contribue à ce financement,
    - l’augmentation des budgets pour l’adaptation, terme qui désigne les changements opérés dans des secteurs ou sur des territoires afin que ces derniers puissent faire face aux bouleversements climatiques
    - une utilisation plus efficace des fonds pour le climat avec notamment moins d’intermédiaires
    - une révision périodique des montants de ces fonds afin d’augmenter régulièrement ces flux financiers.
    - un signal politique fort sur le fait qu’il faut rediriger les millions de milliards d’investissements de l’économie mondiale vers la transition écologique et énergétique.

    Si l’on pointe le curseur sur la question du financement avant 2020 et ses fameux 100 milliards de dollars par an promis par les pays riches à Copenhague en 2009, les pays riches semblent enfin disposés à faire des efforts. En témoigne l’annonce du président Hollande au sujet de l’aide aux pays africains en début de semaine. Pour les pays riches on s’approcherait du montant de Copenhague. Mais selon les pays les moins avancés, la méthodologie de comptabilisation qui évalue les engagements financiers des pays développés proposée par l’OCDE n’est pas fiable… Le compte n’y serait pas. Malgré ces postures différentes, un compromis semble poindre son nez.

    Dans le même temps, les discussions sur les financements post 2020 se poursuivent mais dans une atmosphère beaucoup plus tendue. Les avancées se font attendre.

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