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politique internationale

  • 80e anniversaire du Débarquement

    Edito de Cartooning for Peace du Jeudi 06 juin 2024

    Il y a 80 ans, le 6 juin 1944, plus de 156 000 soldats américains, britanniques, canadiens et français débarquent en Normandie pour surprendre et submerger les nazis à l’ouest de l’Europe. Cet épisode décisif de la Seconde Guerre mondiale est depuis porté comme le symbole homérique de la force des Démocraties Occidentales unies face au totalitarisme et l’obscurantisme. Chaque commémoration, auprès des vétérans et des témoins de ce « jour le plus long », est l’occasion pour les chefs d’État Occidentaux de célébrer cette vieille alliance. Mais qu’en reste-t-il ?

    En Europe, les idées nationalistes et identitaires qui ont vu naître les fascismes et la guerre font un retour à peine déguisé, et sont promises à un grand succès aux élections du 9 juin. Côté américain, les fans de Trump prônent l’isolation, et l’abandon des pays de l’OTAN face à la Russie. Cette dernière n’a pas d’ailleurs pas été conviée aux commémorations… Même si le monde a beaucoup changé, les tensions d’aujourd’hui ne sont pas sans rappeler les guerres d’hier.

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  • Chine : les grandes manifestations depuis Tiananmen

    Le 4 juin 1989, place Tiananmen, à Pékin, la Chine réprime dans le sang le mouvement de protestation en faveur de la démocratie. Après cet évènement tragique et en dépit d'un environnement de plus en plus répressif, les mouvements de contestation se sont poursuivis. Retour sur les grandes manifestations qui se sont déroulées en Chine depuis Tiananmen.

    4 juin 1989 : répression de la place Tiananmen 

    Le 4 juin 1989 est entré dans l'histoire comme le jour où les autorités chinoises ont impitoyablement réprimé des manifestations pacifiques.

    Les troupes chinoises ont abattu des centaines, voire des milliers de personnes qui étaient descendues dans les rues, sur ou autour de la place Tiananmen de Pékin pour réclamer des réformes politiques. Une tache indélébile sur l’histoire de la Chine.

     

    Trente-cinq ans après Tiananmen, le droit de manifester reste sévèrement limité en Chine. Toute discussion ou commémoration de la répression de 1989 est lourdement censurée, les autorités qualifiant les manifestations de « perturbation de l’ordre public ». Sous la présidence de Xi Jinping, les restrictions se sont encore renforcées, rendant les manifestations extrêmement rares.

    Après Tiananmen, certaines personnes ont pourtant continué de se rassembler pour s'exprimer, malgré le risque d'être arrêtées. Ces mouvements de contestation, les autorités chinoises cherchent à les étouffer, à les "invisibiliser".

    1999 : manifestation du Falun Gong à Pékin 

    Plus de 10 000 adeptes du Falun Gong – un mouvement spirituel populaire en Chine dans les années 1990 – manifestent silencieusement à Pékin contre le harcèlement exercé par le gouvernement à l'encontre de ses membres.

    En réaction aux manifestations, le gouvernement chinois a interdit le groupe et lancé une campagne d'intimidation et de persécution, sous la direction d'une organisation spéciale appelée le Bureau 610. Depuis l'interdiction du mouvement, des dizaines de milliers de pratiquants de Falun Gong ont été détenus arbitrairement et nombre d'entre eux ont été torturés.

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  • Gaza : les combats à Rafah soulèvent l’indignation

    Edito de Cartooning for Peace du Jeudi 30 mai 2024

    Depuis le début du mois, l’armée israélienne pilonne Rafah contre l’avis de la communauté internationale. Lundi 27 mai, un camp de déplacés, pourtant considéré comme « zone humanitaire » par l’armée israélienne, a été bombardé, faisant des dizaines de morts civils. « Une erreur tragique » selon le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou… Un crime de guerre en vérité, qui a soulevé l’indignation dans le monde entier. Face à l’horreur, les appels au cessez-le-feu et les mouvements de contestation se multiplient, y compris aux États-Unis et au sein même de la société israélienne.

    Une semaine avant, Karim Khan, le procureur de la Cour Pénale internationale, frappait un grand coup en réclamant un mandat d’arrêt contre Netanyahou, son ministre de la guerre, et trois chefs du Hamas. Cette semaine, la Norvège, l’Irlande et l’Espagne ont quant à eux entrepris de reconnaitre officiellement l’Etat palestinien comme une nécessaire condition pour parvenir à la paix entre Israéliens et Palestiniens.

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  • Les cinq pays qui ont le plus exécuté de personnes en 2023

    En 2023, deux pays ont été responsables de 89% des exécutions que nous avons recensées dans le monde. Coup de projecteur sur ces États pris par une folie meurtrière.

    1 – La Chine : des milliers d’exécutions

    Une fois de plus, c’est en Chine qu’ont été exécutées le plus grand nombre de personnes condamnées. Toutefois, il est toujours impossible de connaître la véritable ampleur du recours à la peine capitale dans ce pays, ces données étant classées secret d’État. Les chiffres mondiaux enregistrés par Amnesty International ne prennent donc pas en compte les milliers d’exécutions probablement réalisées en Chine, ni celles qui ont eu lieu au Viêt-Nam et en Corée du Nord, où l’organisation estime que le recours à la peine de mort a été massif.

    2 – L’Iran : au moins 853 exécutions

    L’Iran a exécuté au moins 853 personnes ont été exécutées, ce qui représente une augmentation de près de 48% par rapport à 2022. Les exécutions ont visé de manière disproportionnée la minorité ethnique baloutche d’Iran, laquelle représentait 20 % des exécutions recensées mais seulement 5 % environ de la population iranienne. Au moins 24 femmes et cinq personnes qui étaient mineures au moment des faits qui leur étaient reprochés ont été exécutées. 

    Depuis le début du soulèvement déclenché par la mort en détention de Mahsa Amini, le 16 septembre 2022, la peine de mort est notamment utilisée par les autorités pour étouffer le soulèvement.

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  • Massacre près de Rafah : l’impérieuse nécessité de faire respecter le droit international

    Communiqué LDH

    Ce 26 mai 2024, l’armée israélienne a bombardé un centre pour personnes déplacées près de Rafah, 40 morts étant comptabilisés à cette heure, alors que le bilan pourrait dépasser les 100 victimes, selon un porte-parole de l’UNWRA.

    Ce nouveau massacre s’inscrit dans une politique mise en œuvre de façon systématique par les autorités israéliennes qui tue de façon indiscriminée. Cette action ne peut apparaître que comme une réponse à la déclaration de la Cour internationale de justice (CIJ) qui a ordonné à Israël, il y a deux jours de cela, d’arrêter immédiatement son offensive militaire à Rafah où sont réfugiées des centaines de milliers de personnes.

    Dans cette ordonnance du 24 mai 2024, la CIJ a également demandé l’arrêt de « toute autre action menée dans le gouvernorat de Rafah qui serait susceptible d’infliger au groupe des Palestiniens de Gaza des conditions d’existence capables d’entraîner sa destruction physique ou partielle », après avoir rappelé qu’il existait « un risque réel et imminent » que la situation soit irréparable, et « un risque accru » de génocide des Palestiniennes et des Palestiniens de Gaza.

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  • L’extrême droite à la conquête de l’Europe

    Edito de Cartooning for Peace du 23.05.2024.

    À l’approche des élections européennes, la montée en puissance de l’extrême droite conservatrice et nationaliste semble inéluctable, à la faveur d’une chute des mouvements écologistes et libéraux-démocrates. À l’issue du scrutin du 9 juin, un quart du Parlement européen pourrait être occupé par l’extrême droite. Elle est en tête avec plus de 20 % d’intention de vote, selon plusieurs sondages, dans la plupart des grands pays européens : en France (RN), en Italie (Fratelli d’Italia), aux Pays-Bas (PVV), en Belgique flamande (Vlaams Belang), et en Autriche (FPÖ). Les pays nordiques et l’Espagne semblent encore résister à ce courant et, en Allemagne, les récents dérapages néo-nazi de l’AfD l’ont décrédibilisé.

    Cette vague nationaliste, xénophobe et climatosceptique présage plusieurs dangers : le mépris du droit (déjà fragile) des migrants, une régression sur les questions environnementales, et l’amputation des aides à l’Ukraine. Qui plus est, le mépris de l’extrême droite pour la liberté d’expression et les droits humains pourraient mettre en péril la Démocratie elle-même.

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  • Renverser les planisphères

    Extraits de l'éditorial de  Renaud Lambert pour Le Monde Diplomatique.

    Qu’est-ce que le Sud ? Une moitié de planisphère ? La direction que fuit l’aiguille des boussoles occidentales ? Un repère d’estivants ? Pas uniquement. Dans les décennies qui ont suivi la seconde guerre mondiale, le Sud a constitué un projet politique : celui de l’émancipation de populations qui se trouvaient jusque-là sous le joug du centre de l’économie mondiale, c’est-à-dire du Nord. Un projet reposant d’une part sur l’ambition de s’affranchir du conflit opposant Washington à Moscou et, de l’autre, sur l’espoir d’atteindre deux objectifs principaux : souveraineté et développement.

    Dès les années 1950, les capitales qui viennent d’accéder à l’indépendance comprennent qu’elles ne sont pas encore libres : « Je vous assure que le colonialisme est bien vivant, proclame le président indonésien Sukarno dans son discours d’ouverture de la conférence de Bandung, qui, en 1955, rassemble plusieurs dizaines de pays issus de la décolonisation ainsi que diverses organisations de libération nationale. Le colonialisme moderne se présente aussi sous la forme du contrôle économique. (…) C’est un ennemi habile et décidé qui se manifeste sous divers déguisements ; il ne lâche pas facilement son butin. »

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