Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

politique internationale

  • La France renonce à la livraison de bateaux à la Libye

    La France renonce à la livraison de bateaux à la Libye, une victoire qui doit marquer un tournant dans la coopération sur la politique migratoire !

    Communiqué commun

    Dans le cadre du recours introduit par nos associations devant la cour administrative d’appel de Paris, la ministre des Armées, Florence Parly, vient d’annoncer qu’elle renonçait à la livraison de six bateaux au profit des garde-côtes libyens, livraison que nous contestions. Nous nous félicitons de l’abandon de cette initiative qui aurait fait de la France la complice officielle des crimes commis sur les personnes migrantes et réfugiées en Libye.

    Nous avions, en avril dernier, engagé une action en justice afin d’empêcher la livraison, annoncée en février 2019 par la ministre des Armées, de six bateaux au profit des garde-côtes libyens. Nous dénonçons, depuis plusieurs années, les conséquences de la coopération entre les pays de l’Union européenne et la Libye pour les personnes migrantes et réfugiées piégées dans un véritable enfer.

    Ces pressions juridiques et publiques ont fait céder le gouvernement : il ne donnera pas suite à cette promesse de coopération qui aurait octroyé aux garde-côtes les moyens logistiques de ramener les migrants dans ce pays où ils sont soumis aux pires sévices. Ce renoncement est avant tout une victoire pour des hommes, femmes et enfants que ces bateaux auraient reconduits vers un pays où ils couraient le risque d’être à nouveau détenus, torturés, violés.

    Lire la suite

  • 161 manifestants tués en Iran : la communauté internationale doit réagir

    La violence dont font preuve les forces de sécurité iraniennes s’est soldé par la mort d’au moins 161 manifestants depuis que des manifestations ont éclaté le 15 novembre.

    Le nombre de victimes enregistrées en deux semaines de manifestations s’élève à au moins 161. Ces décès sont dus très majoritairement à l’usage d’armes à feu. Un homme serait mort après avoir inhalé des gaz lacrymogènes, un autre après avoir été roué de coups. Ce bilan sombre témoigne d’un mépris cruel pour la vie humaine. Nous enquêtons sur place pour déterminer le nombre exact de victimes.

    Un mépris flagrant de la vie humaine

    Les nombreuses vidéos que nous avons analysées confirment les récits terribles de témoins et de militants des droits humains. Les forces de sécurité iraniennes tirent délibérément sur des manifestants non armés qui ne représentaient aucune menace sérieuse.

    Dans de nombreux cas, les autorités iraniennes ont refusé de restituer les dépouilles des victimes à leur famille et, parfois, les forces de sécurité ont retiré les cadavres des morgues pour les transférer dans des lieux tenus secrets.

    Lire la suite

  • Droits de l'enfant : le droit de rêver.

    09-BOUSIKO-Droit-a%CC%80-le%CC%81ducation-e1574177087449.jpg

    Dessin de Bousiko (Haïti)

  • Le directeur de Human Rights Watch pour Israël et la Palestine expulsé

    Publié le 12.11.2019 par Amnesty International.

    L’expulsion d’Omar Shakir, directeur de Human Rights Watch, a été confirmée par la Cour suprême israélienne. Une décision révélatrice de la politique hostile aux droits humains menée par Israël.

    Le 5 novembre 2019 la Cour suprême israélienne a confirmé l'expulsion d'Omar Shakir, directeur de Human Rights pour Israël et la Palestine. Il s’agit d’une nouvelle illustration du rôle important joué par cette institution dans la politique hostile aux droits humains du pays. Avec cette décision, la Cour fait clairement savoir que quiconque ose dénoncer les violations des droits humains commises par les autorités israéliennes est considéré comme un ennemi de l'État.

    Les défenseurs des droits humains jouent un rôle essentiel en révélant les actes répréhensibles du gouvernement et en favorisant le débat public. L'arrêt du 5 novembre 2019 est une décision lâche qui confirme la volonté répressive d'Israël de réduire à tout prix au silence les organisations de défense des droits humains.

    Une organisation de défense des droits humains qui appelle au boycott ou réclame simplement que les entreprises respectent le droit international ne fait qu'utiliser des formes d'expression pacifiques, qui devraient être protégées par les tribunaux.

    Lire la suite

  • L’ancien président Lula vient d’être libéré

    Extraits de l'article de  Guy Pichard, Rachel Knaebel

    C'était la fin de l’après-midi au Brésil quand Lula, l’ancien président brésilien, a été libéré de prison ce 8 novembre à Curitiba (en photo ci-dessus avec, à droite, sa nouvelle compagne, la sociologue Rosângela da Silva). Il était incarcéré depuis avril 2018, suite à une condamnation à 12 ans de prison pour des accusations de corruption largement contestées. Sa condamnation avait été prononcée sur la base de preuves relativement fragiles. Le juge, Sergio Moro, qui a condamné Lula, l’empêchant de se présenter à l’élection présidentielle qui a suivi, est devenu quelques mois plus tard le ministre de la Justice de Jair Bolsonaro, le président d’extrême droite élu.

    (...)

    Incarcéré, Lula n’avait pas pu concourir aux élections présidentielles d’octobre alors qu’il était largement favori dans les sondages. C’est finalement le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro qui a été élu président. Bolsonaro a ensuite nommé comme ministre de la Justice le juge Sergio Moro, celui-là même chargé de l’enquête impliquant Lula. En juin, le site d’informations The Intercept Brasil a révélé des conversations du juge Moro sur Telegram qui étayent largement l’hypothèse d’une manipulation politico-judiciaire pour exclure l’ancien président de gauche de la scène politique.

    Lire la suite

  • Fake news

    11-KAK-FRANCE-CARTOONING-FOR-PEACE-e1572534975706.jpg

    Dessin de Kak (France), l’Opinion.

  • Lettre ouverte à Sebastián Piñera Président du Chili

    Erika Guevara Rosas, présidente du programme Amériques d’Amnesty International, adresse un message au Président du Chili. Elle dénonce un maintien de l'ordre violent et un recours excessif à la force par les forces armées chiliennes.

    Monsieur le Président de la République du Chili, Sebastián Piñera,

    Nous nous adressons à vous aujourd’hui pour vous faire part de notre profonde préoccupation face aux récents événements survenus au Chili dans le cadre des manifestations citoyennes de protestation contre les mesures prises par votre gouvernement.

    En outre, nous tenons à signaler le recours à une force excessive auquel les forces militaires pourraient se livrer qui serait contraire aux obligations légales auxquelles le Chili s’est engagé en matière de protection des droits humains. Par ailleurs, l’exercice d’autres droits humains risque d’être affaibli par les décrets que vous avez adoptés, tels que le droit à l’intégrité physique, à la liberté et à la vie.

    Amnesty International attire concrètement votre attention sur les violations des droits humains commises par des agents de l’État dans le contexte de la déclaration de l’état d’urgence, par laquelle le général à la tête de la défense nationale (Jefatura de la Defensa Nacional -JDN) s’est vu confier des missions de maintien de l’ordre public et l’application d’un couvre-feu dans la ville de Santiago et dans d’autres régions du pays.

    De telles mesures limitent de manière flagrante les droits humains de liberté de mouvement et de circulation, ainsi que les droits de réunion et de rassemblement pacifique.

    En outre, nous tenons à signaler le recours à une force excessive auquel les forces militaires pourraient se livrer qui serait contraire aux obligations légales auxquelles le Chili s’est engagé en matière de protection des droits humains. Par ailleurs, l’exercice d’autres droits humains risque d’être affaibli par les décrets que vous avez adoptés, tels que le droit à l’intégrité physique, à la liberté et à la vie.

    Lire la suite