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politique internationale

  • Quatre ans de guerre d’agression totale menée par la Russie

    Communiqué de la LDH 

    Manifestons partout en France autour du 24 février 2026 : à Paris le 21 février à 14h place de la République

    Pour une paix juste et durable en Ukraine

    Le 24 février 2022, Vladimir Poutine ordonnait l’invasion générale de l’Ukraine pour que la Russie en prenne le contrôle.

    Depuis lors, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) dénonce cette guerre d’agression. Avec nombre de partenaires, elle a appelé la communauté internationale à intervenir pour obtenir le retrait total des forces russes, en utilisant tous les outils du droit international et de pressions économiques et diplomatiques, en donnant à l’Ukraine les moyens nécessaires pour résister militairement. Quatre ans après, bien davantage peut être fait, doit être fait.

    Tout au long des derniers mois, l’offensive militaire de la Russie s’est élargie et se traduit depuis ces dernières semaines par la destruction des infrastructures énergétiques essentielles à la population. De surcroît, avec l’arrivée de Donald Trump, l’Ukraine est mise sous pression par les Etats-Unis pour, d’une part, abandonner à la Russie les territoires ukrainiens qu’elle occupe, ainsi que les territoires où se situent des lignes de défense essentielles et pour, d’autre part, lui céder le contrôle de ses ressources en matières premières.

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  • « Les herbicides sont une arme » : Israël bombarde le Liban et la Syrie avec du glyphosate

    Article de Philippe Pernot publié par Reporterre le 10.02.2026

    L’armée israélienne a procédé à des épandages d’herbicide début février sur ses frontières avec le Liban et la Syrie. Ces tactiques suscitent l’indignation et interrogent : jusqu’où ira Tsahal dans son « écocide » ?

    Cinquante ans après la guerre du Vietnam, l’agent orange a trouvé un successeur : le glyphosate. L’armée israélienne a répandu ce puissant herbicide, interdit dans plusieurs pays pour ses effets cancérigènes, le long de ses frontières avec le Liban et la Syrie dimanche 1er février. Les casques bleus de l’ONU au Liban-Sud ont dû se mettre à couvert pendant neuf heures après avoir reçu un avertissement d’Israël : des avions israéliens ont répandu des « substances toxiques » sur des terrains boisés, oliveraies et vergers libanais pendant une journée entière.

    Dès les premières heures, le Liban — régulièrement en proie aux bombardements israéliens malgré le cessez-le-feu signé en novembre 2024 — a été pris d’effroi. Le président Aoun a dénoncé cette pulvérisation comme étant « une violation flagrante de la souveraineté libanaise et un crime contre l’environnement et la santé ». L’ONU dénonçait elle aussi cet épandage, en attendant les résultats de laboratoire. L’armée israélienne, contactée par Reporterre, n’a pas donné suite. Après des tests, la substance suspecte a été clairement identifiée.

    « Il s’agit à 100 % de glyphosate, qui dépasse de 30 à 50 fois les doses habituelles utilisées dans l’agriculture », dénonce le ministre libanais de l’Agriculture, Nizar Hani, dans un appel avec Reporterre. Cet herbicide chimique aurait affecté une zone de 18 km de long et 300 m de large, soit au moins 540 hectares, autour de Aïta al-Chaab et Marwahin, villages frontaliers que Reporterre a visités à plusieurs reprises.

    Tactiques nouvelles au Liban et en Syrie

    « Cette attaque peut créer des dommages importants, surtout à des concentrations aussi élevées : nos oliviers, vergers, et chênes peuvent s’assécher et mourir en quarante-huit heures », s’indigne le ministre. Plus tard, il nous transmet des vidéos d’agriculteurs filmant leurs oliviers et champs jaunis. « Il est difficile pour nous d’accéder à ces zones, elles sont restreintes militairement, et seuls quelques habitants y restent : c’est l’armée libanaise et l’Unifil (Force intérimaire des Nations unies au Liban) qui ont collecté les échantillons », explique-t-il.

    Pour le ministre, la tactique israélienne est claire. « Israël utilise maintenant le glyphosate, comme le phosphore blanc et les démolitions, pour détruire le couvert qu’offrent les arbres aux combattants du Hezbollah », commente-t-il. Une étape de plus dans cet « écocide » que dénonce la société civile libanaise au Liban-Sud, après trente mois de guerre.

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  • Epstein : plus on en sait, moins on comprend…

    Éditorial de Cartooning for peace du 05 février 2026

    Le département de justice américain a révélé le 30 janvier une nouvelle série de documents de l’affaire Epstein. Encore une fois largement caviardés et censurés, les 3 millions de documents ont déjà fait le tour d’Internet et fait ressortir de nombreux noms de responsables politiques et de personnalités influentes (Bill Clinton, Jack Lang, Bill Gates, Elon Musk, Vladimir Poutine parmi tant d’autres…), ce qui ne préjuge en rien d’une complicité quelconque dans le trafic pédocriminel de Jeffrey Epstein. La diffusion massive d’informations tronquées et disparates alimente les théories du complot et n’a que peu de scrupule pour les victimes bien réelles de cette affaire. La proximité de Donald Trump avec Jeffrey Epstein, sans preuve avérée de participation à ses crimes pour le moment, reste toutefois le point brûlant et non-éclairci de cette affaire tentaculaire et particulièrement complexe.

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  • Minneapolis : laboratoire d’une dérive autoritaire

    Éditorial de Cartooning for Peace du 28.01.2026

    Depuis le début du mois de janvier, la ville de Minneapolis (Minnesota, États-Unis) est devenue le symbole des violences de la police fédérale anti-immigration et d’une certaine dérive autoritaire du trumpisme. Les forces de ICE et de la Border Patrol mènent une chasse contre des migrants présumés, y compris des enfants, dans un climat de violence qui a donné lieu à deux drames. Après l’assassinat de Renée Nicole Good par ICE le 7 janvier, Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, a été abattu le 24 janvier par la Border Patrol. En contradiction totale avec les témoignages et les vidéos des deux évènements, le gouvernement a accusé les victimes de terrorisme et soutenu les forces de l’ordre en cause.
    Cette situation insupportable a généré d’importantes manifestations, ainsi que de vives critiques à l’égard de Trump de la part des élus locaux, des médias, et des anciens présidents Barack Obama et Bill Clinton. Donald Trump a fini par opérer ces derniers jours un léger volte-face, se disant touché par les deux assassinats. Les plus de 3000 agents fédéraux déployés à Minneapolis ont été sommés de quitter progressivement la ville. 

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  • Les victimes de l’ICE, la police anti-immigration de Donald Trump

    Un dossier d'Amnesty International, publié le 30.01.2026

    Devenue le bras armé de Donald Trump, l’ICE frappe sans distinction : elle arrête des personnes étrangères n’ayant commis aucune infraction, des enfants sur le chemin de l’école et tue des citoyens américains venus protéger les personnes visées. Nous rassemblons ici une liste non exhaustive des victimes de la politique anti-immigration de Donald Trump. Rappeler leurs noms, leurs histoires, c’est mesurer la dérive autoritaire à l’œuvre aux États-Unis et l’obligation d’y résister.

    Alex Pretti, tué par l’ICE le 24 janvier 2026

    Alex Pretti avait 37 ans. Il était infirmier dans un hôpital pour anciens combattants. Le 24 janvier, l’ICE patrouille dans un quartier de Minneapolis dans sa traque contre les personnes étrangères. Alex Pretti filme une descente anti-immigration en cours pour tenter de défendre les personnes visées. L’ICE l’a abattu, en pleine rue.

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    © Krista Kennell/ZUMA Press Wire

    Liam, arrêté avec son père par l’ICE le 23 janvier 2026

    Liam, 5 ans, rentrait de son école maternelle avec son père, Adrian Conejo. L’ICE a d’abord arrêté son père et ensuite utilisé le petit garçon comme « appât » pour tenter d’arrêter la mère, à l’intérieur de leur maison. Les agents de l’ICE ont embarqué Liam, sac à dos Spiderman sur le dos et bonnet bleu lapin sur les oreilles. Liam et son père ont été arrêtés à Minneapolis et envoyés dans un centre de détention au Texas, à 1500 kilomètres de chez eux.

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    © Columbia Heights Public School

    ChongLy Scott Thao, arrêté par l’ICE le 18 janvier 2026

    ChongLy Scott Thao, 56 ans, citoyen américain était dans sa maison du Minnesota quand l’ICE a débarqué, sans mandat, pour l’arrêter. Chez lui. Les agents de l’ICE l’ont traîné en sous-vêtements sous la neige et l’ont embarqué. Après une arrestation très violente, ils l’ont finalement redéposé chez lui au bout de deux heures, car affirment s’être « trompés » de personne.

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    © Reuters / Leah Millis

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  • Davos : un forum pas comme les autres

    Éditorial de Cartooning for Peace du 22.01.2026

    Le Forum économique mondial de Davos (Suisse) a débuté ce 13 janvier dans une ambiance électrique entre Européens et États-uniens, au bord du divorce sur la question du Groenland. Face aux menaces de Trump d’augmenter les taxes douanières des pays qui s’opposent à son annexion du Groenland, les Européens ont changé de ton et ont répondu avec une fermeté nouvelle. Le président français Emmanuel Macron a appelé dans son discours de mardi à refuser « la loi du plus fort » imposée par Washington. Le lendemain, le locataire de la Maison-Blanche, dans un discours confus, ponctué de contre-vérités et d’affronts à l’Europe, a opéré une volte-face inattendue : il a annoncé écarter son projet d’annexer le Groenland par la force, puis, après avoir parlé au Secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte, a évoqué sa volonté de pacifier les relations transatlantiques… Une chose est certaine : l’alliance entre le « vieux continent » et les États-Unis ne ressortira pas indemne de cet épisode, au bénéfice de la Chine et de la Russie qui ont tout à gagner de l’affaiblissement de l’Occident.

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  • Un an sous Trump : 5 preuves de la dérive autoritaire des États-Unis

    Article publié par Amnesty International le 20.01.2026

    Un an après le retour de Donald Trump, les États-Unis basculent vers un État autoritaire. Amnesty International a documenté de nombreuses attaques contre les droits fondamentaux qui s’enchaînent avec une force et une rapidité fulgurante. A l’intérieur et au-delà des frontières, Donald Trump exporte le chaos. Voici 5 dérives du pouvoir qui doivent nous alerter. 

     

    Le retour de Donald Trump au pouvoir sème le chaos et la peur aux États-Unis. Personnes étrangères traquées, médias libres muselés, contestation neutralisée, justice instrumentalisée, savoir scientifique étouffé, droits des femmes et des personnes LGBTI+ piétinés. L’un après l’autre, les piliers de l’État de droit s’effondrent dans le pays qui se targuait d’être le champion des droits humains.  

    Depuis des années, Amnesty International recense les pratiques autoritaires à travers le monde. Et le schéma qui est à l’œuvre aux États-Unis nous est malheureusement trop familier. Le pays multiplie les mesures qui concentrent les pouvoirs, sapent l’État de droit et violent les droits humains. Les attaques répétées depuis un an contre le droit international et contre le multilatéralisme signent l’avènement d’un nouveau désordre mondial où seule la loi du plus fort semble faire foi. 

    Depuis un an, nos équipes ont enquêté sur les multiples attaques de l’administration de Donald Trump contre les droits. Nous publions les résultats de nos recherches dans une analyseRinging the Alarm Bells: Rising Authoritarian Practices and Erosion of Human Rights in the United States. Elle dresse le sombre bilan d’un autoritarisme qui s’enracine dans la société américaine et émet une série de recommandations pour rectifier la trajectoire. Voici cinq illustrations de la dérive autoritaire aux États-Unis. 

    1. Une police aux pouvoirs démultipliés : l’ICE traque les personnes étrangères

    La peur est devenue quotidienne pour des milliers de personnes étrangères aux États-Unis : peur de sortir faire ses courses, peur d’accompagner ses enfants à l’école, peur de se rendre à l’hôpital. Los Angeles, Minneapolis, Chicago, Washington…  la police fédérale de l’immigration américaine (ICE), les cherche partout, jusque dans les écoles, les hôpitaux, les églises, les tribunaux, lieux qui lui étaient autrefois interdits. La chasse lancée par l’administration Trump est assumée, affichée et déshumanisante. Les droits des personnes étrangères sont volontairement piétinés. 

    Dans une vidéo, la Maison Blanche compare les personnes étrangères à des « Pokémons à attraper ». L’objectif annoncé de Donald Trump : un million d’expulsions par an. Pour l’atteindre, il a fait de l’ICE son bras armé en augmentant ses effectifs et son champ d’action. La méthode : instiller la peur permanente et organiser une machine de détention. Des personnes sont arrêtées, placées en détention ou expulsées dans des pays tiers même lorsqu’elles sont en règle.

    Et celles et ceux qui cherchent à défendre les droits des personnes étrangères sont aussi ciblées. Face aux manifestations de soutien aux personnes étrangères qui ont éclaté en juin à Los Angeles, Donald Trump a répondu par la force et la peur : des troupes armées ont été déployées dans les rues pour réprimer les manifestants qui protestaient. Par ces méthodes, Trump cherche à intimider des communautés entières en contrôlant des zones urbaines et à écraser la dissidence.

    Dans un rapport publié en décembre 2025 nous avons enquêté sur « Alligator Alcatraz », nouveau centre de détention financé par l'État, créé à la hâte en juillet 2025. Les personnes arrêtées arbitrairement par l’ICE se retrouvent détenues dans des conditions inhumaines et insalubres, révélées dans notre rapport. Pour l’un de nos chercheurs, Amy Fischer : « ces conditions à Alligator Alcatraz illustrent une pratique de négligence délibérée visant à déshumaniser et sanctionner les personnes qui y sont détenues » La Floride est l’un des laboratoires de la politique anti-immigration de Donald Trump. Dans cet État, le nombre de personnes détenues par l’ICE a augmenté de 47 % en seulement huit mois. La peur d’être arrêté, placé en détention ou expulsé est omniprésente. Depuis le 20 janvier 2025, plus de 1,5 million de personnes étrangères ont perdu ou vont perdre leur statut de résident temporaire légal. Du jamais vu dans l’histoire récente des États-Unis.  

    Face à des méthodes violentes, racistes et arbitraires, la résistance s’organise. Des habitants de plusieurs villes se regroupent pour protéger les personnes étrangères ciblées qui ne souhaitent plus sortir de chez elles par crainte d’être arrêtées. Renee Nicole Good, citoyenne américaine, se trouvait en plein dans une opération de contrôle de la police de l’immigration à Minneapolis quand elle a été abattue par un agent de l’ICE le 8 janvier 2026. Le meurtre de cette mère de famille de 37 ans a suscité une vague de manifestations contre la police de l’immigration. 

    2. Les universités et la recherche sous haute surveillance : le savoir mis au service du politique

    La liberté d’expression des étudiant·es bafouée

    Des étudiant·es qui s’expriment en faveur des droits des populations palestiniennes sont sanctionnés. Les étudiant·es étranger·es sont particulièrement visés. Nous avons enquêté sur la surveillance de leurs réseaux sociaux, scrutés par des outils dopés à l’IA pour déceler la moindre prise de parole en faveur des droits des Palestinien·nes. Mahmoud Khalil, ancien étudiant de l’université Columbia, a été illégalement arrêté pour avoir été porte-parole de manifestations sur le campus. Nous avions activement milité pour sa libération, mais il reste menacé d’expulsion du territoire américain.

    La résistance à ces attaques passe en premier lieu par la mobilisation étudiante. Et c’est ce que cherche à neutraliser Trump en s’attaquant aux manifestations sur les campus. Pour protéger les droits des étudiant·es à s’exprimer, se rassembler et s’organiser, la section américaine d’Amnesty International a lancé sa campagne “Halte à la répression : Protégeons le pouvoir des étudiants

    Le savoir scientifique bâillonné  

    Les universités qui ne s’alignent pas sur les politiques du Président Trump sont menacées par les retraits de financement et par des enquêtes à leur encontre. Donald Trump a demandé la révocation du statut d’exonération fiscale de l’université Harvard pour avoir “encouragé un virus politique, idéologique et terroriste” qui n’est pas “dans l’intérêt public”. Six autres établissements d'enseignement supérieur ont fait l'objet d'une enquête pour avoir accordé des « bourses d'études fondées sur la race », jugées inadmissibles. 

    Donald Trump multiplie les mesures pour cloisonner la science et l’éducation dans une vision trumpiste du monde. Le changement climatique ou les politiques de diversité ne font pas partie du vocabulaire officiel sont effacés par le pouvoir. Nous avions rencontré le chercheur et professeur d’histoire Brian Sandberg qui témoignait de la censure à laquelle il faisait face dans ses projets de recherche. Ses études portant sur le changement climatique ne pouvaient plus recevoir de bourse fédérale à cause de l'objet même de sa recherche. Le Washington Post a révélé qu’une liste de mots clés interdits circulait dans la recherche universitaire : “femme”, “diversité”, “antiracisme”, “changement climatique”, “genre” sont accusés de propager une “idéologie wokiste”. Des milliers de pages web et de données sur la santé et le climat ont été supprimées des sites web gouvernementaux et une vague de coupes budgétaires et de licenciements vise les organismes de recherche.  

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