Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

politique internationale

  • Panne sèche à Cuba

    Edito de Cartooning for Peace du Jeudi 12 février 2026

    Assiste-t-on aux dernières heures du régime castriste, sous embargo américain depuis 1962? C’est toute la question. La crise économique de Cuba est considérablement aggravée par de nouvelles sanctions américaines imposées par Donald Trump avec l’interruption brutale des importations de pétrole du Venezuela depuis l’enlèvement de Nicolas Maduro.

    Washington espère un changement de régime avant la fin de l’année et menace de sanctions tarifaires les pays d’Amérique latine qui souhaiteraient envoyer du pétrole à Cuba. Le Mexique de Claudia Sheinbaum a envoyé de l’aide humanitaire, le Brésil de Lula dénonce un « massacre », mais aucun n’ose braver l’embargo américain. Quant au gouvernement cubain de Miguel Díaz-Canel, qui cherche à maintenir le dialogue avec Washington « sans pression ni ingérence », il est extrêmement fragilisé : l’économie cubaine, dépendante des importations et du tourisme, tourne au ralenti, le peso s’effondre et le pays, déjà touché par un exode massif de ses habitants, risque une profonde crise sociale et sanitaire.

    Lire la suite

  • Quatre ans de guerre d’agression totale menée par la Russie

    Communiqué de la LDH 

    Manifestons partout en France autour du 24 février 2026 : à Paris le 21 février à 14h place de la République

    Pour une paix juste et durable en Ukraine

    Le 24 février 2022, Vladimir Poutine ordonnait l’invasion générale de l’Ukraine pour que la Russie en prenne le contrôle.

    Depuis lors, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) dénonce cette guerre d’agression. Avec nombre de partenaires, elle a appelé la communauté internationale à intervenir pour obtenir le retrait total des forces russes, en utilisant tous les outils du droit international et de pressions économiques et diplomatiques, en donnant à l’Ukraine les moyens nécessaires pour résister militairement. Quatre ans après, bien davantage peut être fait, doit être fait.

    Tout au long des derniers mois, l’offensive militaire de la Russie s’est élargie et se traduit depuis ces dernières semaines par la destruction des infrastructures énergétiques essentielles à la population. De surcroît, avec l’arrivée de Donald Trump, l’Ukraine est mise sous pression par les Etats-Unis pour, d’une part, abandonner à la Russie les territoires ukrainiens qu’elle occupe, ainsi que les territoires où se situent des lignes de défense essentielles et pour, d’autre part, lui céder le contrôle de ses ressources en matières premières.

    Lire la suite

  • « Les herbicides sont une arme » : Israël bombarde le Liban et la Syrie avec du glyphosate

    Article de Philippe Pernot publié par Reporterre le 10.02.2026

    L’armée israélienne a procédé à des épandages d’herbicide début février sur ses frontières avec le Liban et la Syrie. Ces tactiques suscitent l’indignation et interrogent : jusqu’où ira Tsahal dans son « écocide » ?

    Cinquante ans après la guerre du Vietnam, l’agent orange a trouvé un successeur : le glyphosate. L’armée israélienne a répandu ce puissant herbicide, interdit dans plusieurs pays pour ses effets cancérigènes, le long de ses frontières avec le Liban et la Syrie dimanche 1er février. Les casques bleus de l’ONU au Liban-Sud ont dû se mettre à couvert pendant neuf heures après avoir reçu un avertissement d’Israël : des avions israéliens ont répandu des « substances toxiques » sur des terrains boisés, oliveraies et vergers libanais pendant une journée entière.

    Dès les premières heures, le Liban — régulièrement en proie aux bombardements israéliens malgré le cessez-le-feu signé en novembre 2024 — a été pris d’effroi. Le président Aoun a dénoncé cette pulvérisation comme étant « une violation flagrante de la souveraineté libanaise et un crime contre l’environnement et la santé ». L’ONU dénonçait elle aussi cet épandage, en attendant les résultats de laboratoire. L’armée israélienne, contactée par Reporterre, n’a pas donné suite. Après des tests, la substance suspecte a été clairement identifiée.

    « Il s’agit à 100 % de glyphosate, qui dépasse de 30 à 50 fois les doses habituelles utilisées dans l’agriculture », dénonce le ministre libanais de l’Agriculture, Nizar Hani, dans un appel avec Reporterre. Cet herbicide chimique aurait affecté une zone de 18 km de long et 300 m de large, soit au moins 540 hectares, autour de Aïta al-Chaab et Marwahin, villages frontaliers que Reporterre a visités à plusieurs reprises.

    Tactiques nouvelles au Liban et en Syrie

    « Cette attaque peut créer des dommages importants, surtout à des concentrations aussi élevées : nos oliviers, vergers, et chênes peuvent s’assécher et mourir en quarante-huit heures », s’indigne le ministre. Plus tard, il nous transmet des vidéos d’agriculteurs filmant leurs oliviers et champs jaunis. « Il est difficile pour nous d’accéder à ces zones, elles sont restreintes militairement, et seuls quelques habitants y restent : c’est l’armée libanaise et l’Unifil (Force intérimaire des Nations unies au Liban) qui ont collecté les échantillons », explique-t-il.

    Pour le ministre, la tactique israélienne est claire. « Israël utilise maintenant le glyphosate, comme le phosphore blanc et les démolitions, pour détruire le couvert qu’offrent les arbres aux combattants du Hezbollah », commente-t-il. Une étape de plus dans cet « écocide » que dénonce la société civile libanaise au Liban-Sud, après trente mois de guerre.

    Lire la suite

  • Epstein : plus on en sait, moins on comprend…

    Éditorial de Cartooning for peace du 05 février 2026

    Le département de justice américain a révélé le 30 janvier une nouvelle série de documents de l’affaire Epstein. Encore une fois largement caviardés et censurés, les 3 millions de documents ont déjà fait le tour d’Internet et fait ressortir de nombreux noms de responsables politiques et de personnalités influentes (Bill Clinton, Jack Lang, Bill Gates, Elon Musk, Vladimir Poutine parmi tant d’autres…), ce qui ne préjuge en rien d’une complicité quelconque dans le trafic pédocriminel de Jeffrey Epstein. La diffusion massive d’informations tronquées et disparates alimente les théories du complot et n’a que peu de scrupule pour les victimes bien réelles de cette affaire. La proximité de Donald Trump avec Jeffrey Epstein, sans preuve avérée de participation à ses crimes pour le moment, reste toutefois le point brûlant et non-éclairci de cette affaire tentaculaire et particulièrement complexe.

    Lire la suite

  • Minneapolis : laboratoire d’une dérive autoritaire

    Éditorial de Cartooning for Peace du 28.01.2026

    Depuis le début du mois de janvier, la ville de Minneapolis (Minnesota, États-Unis) est devenue le symbole des violences de la police fédérale anti-immigration et d’une certaine dérive autoritaire du trumpisme. Les forces de ICE et de la Border Patrol mènent une chasse contre des migrants présumés, y compris des enfants, dans un climat de violence qui a donné lieu à deux drames. Après l’assassinat de Renée Nicole Good par ICE le 7 janvier, Alex Pretti, un infirmier de 37 ans, a été abattu le 24 janvier par la Border Patrol. En contradiction totale avec les témoignages et les vidéos des deux évènements, le gouvernement a accusé les victimes de terrorisme et soutenu les forces de l’ordre en cause.
    Cette situation insupportable a généré d’importantes manifestations, ainsi que de vives critiques à l’égard de Trump de la part des élus locaux, des médias, et des anciens présidents Barack Obama et Bill Clinton. Donald Trump a fini par opérer ces derniers jours un léger volte-face, se disant touché par les deux assassinats. Les plus de 3000 agents fédéraux déployés à Minneapolis ont été sommés de quitter progressivement la ville. 

    Lire la suite

  • Les victimes de l’ICE, la police anti-immigration de Donald Trump

    Un dossier d'Amnesty International, publié le 30.01.2026

    Devenue le bras armé de Donald Trump, l’ICE frappe sans distinction : elle arrête des personnes étrangères n’ayant commis aucune infraction, des enfants sur le chemin de l’école et tue des citoyens américains venus protéger les personnes visées. Nous rassemblons ici une liste non exhaustive des victimes de la politique anti-immigration de Donald Trump. Rappeler leurs noms, leurs histoires, c’est mesurer la dérive autoritaire à l’œuvre aux États-Unis et l’obligation d’y résister.

    Alex Pretti, tué par l’ICE le 24 janvier 2026

    Alex Pretti avait 37 ans. Il était infirmier dans un hôpital pour anciens combattants. Le 24 janvier, l’ICE patrouille dans un quartier de Minneapolis dans sa traque contre les personnes étrangères. Alex Pretti filme une descente anti-immigration en cours pour tenter de défendre les personnes visées. L’ICE l’a abattu, en pleine rue.

    Alex-pretti_ice-1-1024x725.jpg

    © Krista Kennell/ZUMA Press Wire

    Liam, arrêté avec son père par l’ICE le 23 janvier 2026

    Liam, 5 ans, rentrait de son école maternelle avec son père, Adrian Conejo. L’ICE a d’abord arrêté son père et ensuite utilisé le petit garçon comme « appât » pour tenter d’arrêter la mère, à l’intérieur de leur maison. Les agents de l’ICE ont embarqué Liam, sac à dos Spiderman sur le dos et bonnet bleu lapin sur les oreilles. Liam et son père ont été arrêtés à Minneapolis et envoyés dans un centre de détention au Texas, à 1500 kilomètres de chez eux.

    Liam_Ice-1024x1024.jpg

    © Columbia Heights Public School

    ChongLy Scott Thao, arrêté par l’ICE le 18 janvier 2026

    ChongLy Scott Thao, 56 ans, citoyen américain était dans sa maison du Minnesota quand l’ICE a débarqué, sans mandat, pour l’arrêter. Chez lui. Les agents de l’ICE l’ont traîné en sous-vêtements sous la neige et l’ont embarqué. Après une arrestation très violente, ils l’ont finalement redéposé chez lui au bout de deux heures, car affirment s’être « trompés » de personne.

    ICE_USA-TRUMP-MINNESOTA-1002x1024.jpg

    © Reuters / Leah Millis

    Lire la suite

  • Davos : un forum pas comme les autres

    Éditorial de Cartooning for Peace du 22.01.2026

    Le Forum économique mondial de Davos (Suisse) a débuté ce 13 janvier dans une ambiance électrique entre Européens et États-uniens, au bord du divorce sur la question du Groenland. Face aux menaces de Trump d’augmenter les taxes douanières des pays qui s’opposent à son annexion du Groenland, les Européens ont changé de ton et ont répondu avec une fermeté nouvelle. Le président français Emmanuel Macron a appelé dans son discours de mardi à refuser « la loi du plus fort » imposée par Washington. Le lendemain, le locataire de la Maison-Blanche, dans un discours confus, ponctué de contre-vérités et d’affronts à l’Europe, a opéré une volte-face inattendue : il a annoncé écarter son projet d’annexer le Groenland par la force, puis, après avoir parlé au Secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte, a évoqué sa volonté de pacifier les relations transatlantiques… Une chose est certaine : l’alliance entre le « vieux continent » et les États-Unis ne ressortira pas indemne de cet épisode, au bénéfice de la Chine et de la Russie qui ont tout à gagner de l’affaiblissement de l’Occident.

    Lire la suite