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politique internationale - Page 3

  • Retour au respect du droit international et auto-détermination du peuple iranien

    Communiqué de la LDH publié le 03.03.2026

    Après des massacres de manifestantes et manifestants par le régime des mollahs d’une ampleur sans précédent, ayant endeuillé des dizaines de milliers de personnes, et alors que des négociations sur le programme nucléaire iranien étaient engagées, les Etats-Unis et Israël ont lancé une agression militaire de grande ampleur contre l’Iran, engendrant de nombreuses victimes civiles et destructions d’infrastructures.

    Les exactions du régime iranien depuis des décennies, et tout particulièrement ces dernières semaines, ne rendent aucunement acceptable une offensive militaire dans laquelle Donald Trump et Benyamin Netanyahou se sont unis une nouvelle fois pour servir leurs intérêts politiques de court-terme, au détriment des populations civiles qui subissent les bombardements et voient leurs droits fondamentaux bafoués en Iran et plus largement au Moyen-Orient.

    L’appel de Donald Trump au peuple iranien à se saisir de la chance de prendre le pouvoir est une déclaration au mieux perverse, permettant à terme de rejeter la responsabilité de l’échec de cette opération militaire injustifiée sur le peuple iranien et, au pire, une étape avant la prise de contrôle du pays par sa mise sous tutelle politique et l’accaparement de ses richesses, comme au Venezuela.

    Car l’effet de sidération ne doit pas nous faire oublier que l’objectif premier de Donald Trump dans le cadre de toutes ses décisions est un objectif de prédation. Donald Trump n’est en aucune manière pour la paix, la démocratie et la protection des droits humains. Il ne recherche que le pouvoir manichéen et l’enrichissement des Etats-Unis. Les droits humains, fondés sur l’humanisme et la liberté individuelle et collective, sont à l’opposé de la politique autoritaire et prédatrice de Donald Trump.

    Le président américain a choisi de supprimer l’aide humanitaire et le financement des agences des Nations unies, privant d’aide et de soins des millions de personnes souffrant de famine, de manque d’accès aux soins, de manque d’accès à l’éducation, pour dépenser des centaines de millions de dollars dans des attaques engageant l’armée américaine, sans mandat des Nations unies, sans autorisation du Congrès américain, de l’autre côté du globe avec un arsenal militaire particulièrement coûteux, mettant ainsi en danger les civils au Moyen-Orient mais également les civils américains partout dans le monde.

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  • Iran : bientôt la fin de l'éternité ?

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    Dessin de Schvartz pour Charlie Hebdo

  • Procédure-bâillon d’Energy Transfer : les entités de Greenpeace vont faire appel du jugement

    Communiqué de Greenpeace, publié le 28 février 2026

    Greenpeace International et les entités concernées de Greenpeace aux États-Unis ont annoncé qu’elles demanderont un nouveau procès et, si nécessaire, feront appel de la décision auprès de la Cour suprême du Dakota du Nord, à la suite du jugement rendu le 27 février par un tribunal de district de cet État accordant 345 millions de dollars à Energy Transfer (ET). Cette procédure-bâillon intentée par la compagnie pétrolière américaine n’est qu’une tentative flagrante de faire taire la liberté d’expression, de rayer de l’histoire le rôle prédominant des peuples autochtones à Standing Rock et de punir la solidarité avec la résistance pacifique qui s’est organisée contre la construction de l’oléoduc Dakota Access. Aux Pays-Bas, où elle a son siège, Greenpeace International continuera également à demander des dommages et intérêts pour les poursuites abusives d’ET en vertu de la législation européenne contre les procédures-bâillons.

    « Energy Transfer ne parviendra pas à nous faire taire. Greenpeace International continuera à résister à ces tactiques d’intimidation. Nous ne nous laisserons pas réduire au silence. Notre voix et celle de nos alliés du monde entier ne feront que retentir plus fort contre les entreprises polluantes et les milliardaires qui privilégient leurs profits au détriment du plus grand nombre et de la planète, a déclaré Mads Christensen, directeur général de Greenpeace International. Dans un contexte où des libertés durement acquises sont menacées et où la crise climatique s’accélère, les enjeux de cette bataille juridique revêtent une importance particulière. Grâce aux procédures d’appel aux États-Unis, ainsi qu’au recours anti procédure-bâillon déposé par Greenpeace International aux Pays-Bas, nous explorons toutes les options possibles pour obliger Energy Transfer à rendre des comptes concernant ces multiples poursuites abusives, et pour montrer à toutes les industries polluantes qui se croient toutes-puissantes que leurs attaques ne feront que renforcer notre mouvement et sa base citoyenne. »

    Le jugement publié hier par le tribunal rejette en partie la première décision rendue par un jury en mars dernier. Cependant, il accorde des centaines de millions de dollars de dommages et intérêts à ET sans s’appuyer sur un fondement juridique solide. Les entités de Greenpeace mises en cause continueront à faire valoir leurs arguments : leur responsabilité dans cette affaire ne saurait être engagée au titre de la Constitution américaine ; ET n’a pas présenté de preuves étayant ses demandes ; le tribunal a admis des preuves controversées et non pertinentes au cours du procès et a exclu d’autres preuves à l’appui de la défense ; le jury de Mandan ne pouvait pas être impartial[1][2].

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  • En Iran, la peine de mort comme arme de répression

    Communiqué d'Amnesty International du 26.02.2026

    En Iran, au moins 30 personnes risquent la peine de mort pour avoir participé aux manifestations de janvier. La communauté internationale doit réagir de toute urgence pour mettre un terme au bain de sang !  

    Ils sont une trentaine. Ils sont majoritairement jeunes, certains à peine majeurs. Deux d’entre eux sont encore des enfants. Aujourd’hui, ils risquent la peine de mort pour avoir participé aux récentes manifestations de janvier en Iran.  

    Des manifestations, réprimées dans une violence inimaginable par les autorités iraniennes. En janvier, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et d’autres blessées.

    Aujourd’hui, les autorités continuent de faire régner la peur. Depuis le 28 décembre 2025, des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées arbitrairement et menacées de la peine capitale « dans les plus brefs délais ».  

    Dans le pays, la peine de mort est utilisée comme un véritable outil de dissuasion contre l’opposition. Une arme pour semer la peur et briser la résistance d’un peuple entier face aux crimes et à l’impunité du pouvoir iranien.   

    Le monde ne doit pas fermer les yeux. 

    Nous devons soutenir la résistance des Iranien·nes. 

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  • Ukraine : quatre ans après l’invasion totale par la Russie, comment la population continue de résister ?

    Extraits de l'article d'Amnesty International publié le 24.02.2026

    L’Ukraine tient encore debout quatre ans après l’invasion totale. Le pays tire sa force de son peuple qui résiste face aux assauts répétés de la Russie. Sur place, nos équipes enquêtent sans relâche sur les violations des droits humains, avec pour objectif de rendre justice. Entretien avec Veronika Velch, directrice d’Amnesty International Ukraine. 

    C’est le pire hiver que l’Ukraine a connu depuis le début de l’invasion totale par la Russie le 24 février 2022. Les températures chutent jusqu’à -20°C. Les frappes russes s’acharnent contre le réseau énergétique et provoquent des coupures d’électricité massive dans tout le pays. Les populations peinent à se nourrir, à se réchauffer et restent coupées du reste du monde pendant des heures, voire des jours entiers. La stratégie de la Russie vise à saper le moral d’une population qui souffre depuis quatre ans mais qui tient encore debout.  

    Car la capacité de l’Ukraine à résister a pu surprendre. La Russie au premier chef qui pensait gagner une guerre éclair mais qui s’enlise dans un conflit qui parait sans fin. Si la vie en Ukraine a basculé lors de l’invasion lancée aux premières heures de l’aube du 22 février 2022, elle avait déjà changé dès 2014. La Russie avait envahi la Crimée et le Donbass à l’est de l’Ukraine. Depuis, l’Ukraine se préparait à l’éventualité d’une guerre totale. 

    Face à l’acharnement russe, la population ukrainienne a tissé un rempart de solidarité. A l’image de ces vastes tentes improvisées qui se déploient pour offrir des espaces de chaleur humaine. Les habitant·es s’y retrouvent autour d’une tasse de thé fumante, pour recharger leurs téléphones et passer quelques heures dans un espace chauffé.  

    A Kyiv, où la ville a été plongée dans le noir à plusieurs reprises, les équipes d’Amnesty International Ukraine font face aux mêmes difficultés. Nos collègues ont choisi de rester sur place pour enquêter au plus près du terrain et rendre compte des violations des droits humains. A l’approche des quatre ans de l’invasion totale de l’Ukraine, nous nous sommes entretenus avec Veronika Velch, directrice d’Amnesty International Ukraine. Elle nous raconte comment le travail de nos équipes se poursuit dans ces conditions. Leur objectif : enquêter et alerter pour enfin obtenir justice. 

     

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  • Panne sèche à Cuba

    Edito de Cartooning for Peace du Jeudi 12 février 2026

    Assiste-t-on aux dernières heures du régime castriste, sous embargo américain depuis 1962? C’est toute la question. La crise économique de Cuba est considérablement aggravée par de nouvelles sanctions américaines imposées par Donald Trump avec l’interruption brutale des importations de pétrole du Venezuela depuis l’enlèvement de Nicolas Maduro.

    Washington espère un changement de régime avant la fin de l’année et menace de sanctions tarifaires les pays d’Amérique latine qui souhaiteraient envoyer du pétrole à Cuba. Le Mexique de Claudia Sheinbaum a envoyé de l’aide humanitaire, le Brésil de Lula dénonce un « massacre », mais aucun n’ose braver l’embargo américain. Quant au gouvernement cubain de Miguel Díaz-Canel, qui cherche à maintenir le dialogue avec Washington « sans pression ni ingérence », il est extrêmement fragilisé : l’économie cubaine, dépendante des importations et du tourisme, tourne au ralenti, le peso s’effondre et le pays, déjà touché par un exode massif de ses habitants, risque une profonde crise sociale et sanitaire.

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  • Quatre ans de guerre d’agression totale menée par la Russie

    Communiqué de la LDH 

    Manifestons partout en France autour du 24 février 2026 : à Paris le 21 février à 14h place de la République

    Pour une paix juste et durable en Ukraine

    Le 24 février 2022, Vladimir Poutine ordonnait l’invasion générale de l’Ukraine pour que la Russie en prenne le contrôle.

    Depuis lors, la LDH (Ligue des droits de l’Homme) dénonce cette guerre d’agression. Avec nombre de partenaires, elle a appelé la communauté internationale à intervenir pour obtenir le retrait total des forces russes, en utilisant tous les outils du droit international et de pressions économiques et diplomatiques, en donnant à l’Ukraine les moyens nécessaires pour résister militairement. Quatre ans après, bien davantage peut être fait, doit être fait.

    Tout au long des derniers mois, l’offensive militaire de la Russie s’est élargie et se traduit depuis ces dernières semaines par la destruction des infrastructures énergétiques essentielles à la population. De surcroît, avec l’arrivée de Donald Trump, l’Ukraine est mise sous pression par les Etats-Unis pour, d’une part, abandonner à la Russie les territoires ukrainiens qu’elle occupe, ainsi que les territoires où se situent des lignes de défense essentielles et pour, d’autre part, lui céder le contrôle de ses ressources en matières premières.

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