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politique internationale - Page 3

  • Ignorant les avis négatifs, le gouvernement confirme l'application du CETA

    Mercredi 13 septembre, le gouvernement français a annoncé la mise en œuvre provisoire du CETA, accord de libre-échange en cours de négociation entre le Canada et l'Union européenne. Cinq jours plus tôt, une commission d’experts mandatée par Emmanuel Macron, chargée d’évaluer les clauses du traité, soulignait le manque d’ambition en matière environnementale et sanitaire. La commission a ainsi confirmé les craintes de France Nature Environnement, qui demande au gouvernement français de suspendre l’accord.

    Malgré les risques environnementaux et sanitaires que présente le traité commercial entre l’Europe et le Canada, risques mis en avant par les ONG et que les experts ont confirmés dans leur rapport, le gouvernement a annoncé que le CETA serait bien mis en œuvre en France à partir du 21 septembre. Une annonce largement critiquée par de nombreuses organisations de la société civile.

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  • Israël envisage des sanctions contre Amnesty International

    Communiqué d'Amnesty International le 15 09 2017

    Des informations indiquant que le gouvernement israélien compte exercer des représailles contre notre organisation viennent d’être publiées par des médias israéliens.

    La campagne que nous avons lancé cette année demande aux gouvernements d'interdire l'importation de produits en provenance des colonies israéliennes, semble être en cause.

    Un mauvais signal pour la liberté d’expression

    Nous n’avons reçu aucune notification officielle concernant de telles mesures, et avons demandé une confirmation au ministère israélien des Finances, mais des médias israéliens ont signalé que les autorités israéliennes comptent modifier le statut de la section israélienne d'Amnesty International afin que les dons versés à l'organisation ne puissent plus être déductibles des impôts.

    Les informations selon lesquelles le gouvernement israélien entend sanctionner notre organisation sont très inquiétantes. Les autorités ne nous ont pas informés de telles mesures, mais si ces informations sont vraies, il pourrait s'agir d'un grave recul en matière de liberté d'expression et d'un mauvais présage en ce qui concerne l'aptitude des ONG de défense des droits humains à mener en Israël leurs activités librement et sans ingérence. Il s'agira aussi de la dernière initiative en date prise par les autorités pour réduire au silence les militants et organisations de défense des droits humains qui critiquent le gouvernement israélien et demandent le respect de l'obligation de rendre des comptes.

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  • Myanmar: les Rohingyas pris au piège

    Reportage d'Amnesty International

    Le 25 août, des militants Rohingyas ont attaqué des forces de sécurité dans l’état l’Arakan. Après ces attaques qui ont fait au moins 32 morts, nous avons reçu des nombreux témoignages sur les violences très répandues entre l’armée du Myanmar et des militants Rohingyas.

    Selon le gouvernement du Myanmar, au moins 109 personnes auraient tuées dans ces affrontements, en majorité des militants mais aussi des membres des forces de sécurité et des civils. Ces attaques marquent une dangereuse escalade de la violence et mettent en danger les habitants de l'État d'Arakan, sachant que les tensions ont atteint un point critique dans la région récemment.

    Des milliers de civils qui tentent de fuir

    Le 30 août dernier, l’Organisation internationale pour les migrations a déclaré que plus de 18.000 Rohingyas ont fui au Bangladesh pour se mettre en sécurité.

    Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni le même jour pour traiter de la situation alarmante en Arakan, mais aucune résolution n’a été prise en raison des divergences politiques au sein des membres permanents.  En dépit de l’urgence humanitaire, la police du Bangladesh a repoussé des centaines de civils à la frontière.

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  • Sursis pour l’Amazonie

    Mercredi 30 août, la justice brésilienne s’est opposée à un décret du gouvernement qui visait à abolir le statut de réserve naturelle d’une zone grande comme le Danemark, au cœur de la forêt amazonienne. Le gouvernement de Michel Temer souhaitait brader la réserve de Renca, située entre les États du Pará et d’Amapá, à des compagnies minières privées, poursuivant ainsi le troc du trésor amazonien contre le soutien politique du lobby industriel.

    L’Amazonie en danger

    250px-Localisation_Amazonie.jpgCe revers cinglant pour le gouvernement donne raison à la société civile brésilienne, de plus en plus mobilisée contre la politique de destruction de l’environnement mise en œuvre par un gouvernement aux mains des sociétés minières mais aussi de l’agro-business, dont les activités constituent la première cause de déforestation en Amazonie brésilienne. C’est en effet l’élevage qui arrive en tête des moteurs de la déforestation (80 %).

    « C’est la pire attaque contre l’Amazonie des cinquante dernières années. Même la dictature militaire n’avait osé aller aussi loin », a déclaré le sénateur Randolfe Rodrigues, du parti de gauche REDE. L’industrie minière a en effet des impacts très lourds sur la forêt : déboisement de vastes zones pour construire des routes et des carrières, risques extrêmement importants de contamination aux métaux lourds pour les sols et les cours d’eau, déplacement des populations locales au mépris de leur mode de vie et de leurs droits…

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  • Quand Trump encourage l'extrême-droite

    Extraits de l’article de RFI du 16.08

    Donald Trump persiste et signe : les responsabilités des violences à Charlottesville sont partagées. Des propos tenus lors d’une conférence de presse chaotique hier et qui suscitent l’indignation d’une majorité de la presse américaine. D’après le New York Times, le président américain a raté encore une fois une occasion de « condamner les néonazis et les suprématistes blancs ».

    (...)

    « Ces propos reprennent les arguments des nationalistes et des militants de l’extrême-droite, selon lesquels les médias n’accordent pas suffisamment d’attention au mouvement d’extrême gauche », estime le New York Times. Et le journal de conclure : avec de telles prises de positions, Donald Trump encourage l’extrême-droite comme aucun président avant lui.

    Du coup, les suprématistes blancs ont de quoi jubiler. « Hier, c’était un jour fantastique pour David Duke (un ancien dirigeant du Ku Klux Klan NDLR) et les racistes », écrit le Washington Post. Le président donne un nouvel élan aux suprématistes blancs, renchérit le site Politico. D’ailleurs, David Duke a immédiatement réagi en saluant les propos présidentiels.

     

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  • Hiroshima, Nagasaki : où en est-on 72 ans après ?

    Communiqué de Greenpeace  le 7 août 2017(extraits).

    L’ONU a adopté le mois dernier un projet de traité visant à bannir les armes nucléaires. Greenpeace se réjouit que les idées qu’elle défend depuis plus de 40 ans aient enfin fait leur chemin dans la communauté internationale. Cependant, elle condamne l’attitude du Japon et des États qui possèdent l’arme nucléaire (dont la France) : en refusant de participer aux négociations, ils ont trahi la mémoire des victimes d’Hiroshima et de Nagasaki et les espoirs des survivants.

    Septembre 1971. Les États-Unis mènent des essais nucléaires sur l’île d’Amchitka, au large de l’Alaska. Une dizaine de militants pacifistes décident de s’opposer à cette folie nucléaire. Ils affrètent un bateau et se rendent sur place. Greenpeace était née.

    Près de 50 ans plus tard, en juillet 2017, les Nations unies adoptent enfin un traité visant à bannir les armes nucléaires. Ce texte interdit de mettre au point, de tester, de fabriquer, de posséder et d’utiliser des armes nucléaires, mais aussi de menacer d’en faire usage. Il sera ouvert à la ratification des États à partir du 20 septembre.

    (...)

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  • Colombie : Les plaies béantes d'un conflit .

    Publié le 06.08.2017 par Amnesty International.

    Si l’accord de paix signé le 24 novembre dernier entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et le gouvernement de Juan Manuel Santos, prix Nobel de la paix 2016, au bout de six ans de longues négociations, est historique, il reste encore un long chemin à parcourir.

    Là où les bombardements et les affrontements des FARC avec l’armée ont cessé, les populations civiles revivent. Mais le pays n’est malheureusement pas encore complètement pacifié : il reste d’autres acteurs armés – paramilitaires, autres guérillas, trafiquants de drogue, d’or ou d’armes – prêts à investir les territoires abandonnés par les FARC. La Colombie doit ensuite panser ses plaies après les crimes de ce demi-siècle de guerre : déplacements de populations, massacres, assassinats, tortures, disparitions forcées, violences sexuelles… Une « justice transitionnelle » va être chargée durant les dix prochaines années, d’élucider ces crimes et de juger leurs responsables.

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