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politique internationale - Page 2

  • Des généraux à Milei : l’Argentine sous la tutelle de sa dette

    Article de Mikaël Faujour publié par le CADTM le 19.06.2026

    Le 24 mars 1976, les militaires argentins renversent le gouvernement d’Isabel Perón. On sait que la dictature qui s’ensuit fait disparaître jusqu’à trente mille personnes, mais non qu’elle a multiplié par six sa dette extérieure – de 7,8 à 45 milliards de dollars entre 1975 et 1983 – avec le concours actif de grandes banques commerciales européennes. Le début d’un engrenage financier sans fin, qui explique même, cinquante ans plus tard, l’arrivée au pouvoir de Javier Milei, qui en est l’héritier idéologique.

     

    Jusqu’au coup d’État de 1976, la présence des banques étrangères en Argentine était restée stable pendant plus d’un siècle. En 1863, la Bank of London and South America ouvre le bal. De 1863 à 1975, une quinzaine d’établissements s’installent dans le pays. Puis, avec l’arrivée au pouvoir de la junte militaire, les choses s’accélèrent et le nombre de banques étrangères passe de 15 à 33 entre 1976 et 1982 [1].

    La mécanique s’enclenche dès juillet 1976, quatre mois après le putsch. José Alfredo Martínez de Hoz, ministre de l’Économie nommé par la junte – un fils de l’aristocratie terrienne argentine, formé à Eton et Cambridge –, entreprend une tournée européenne pour convaincre les grandes places financières de prêter à Buenos Aires.

    À Londres, il est reçu à dîner par les dirigeants de Lloyds Bank et de Baring Brothers au Brooks Club, l’un des clubs les plus « select » de la ville, et il fait même la couverture d’Euromoney en septembre 1976. Le magazine financier résume alors l’état d’esprit du milieu : «  L’Argentine n’est plus un nom à faire frémir les banquiers internationaux. »

    Résultat de cette tournée : les banques britanniques prêtent 60 millions de dollars en quelques semaines [2]. Un prêt global de 970 millions de dollars, associant banques américaines, canadiennes, européennes et japonaises, est organisé dans l’année [3].

     « Ils ont maîtrisé le terrorisme ouvert, au prix de quelques droits humains. »

    Les archives des banques européennes, aujourd’hui accessibles aux chercheurs, attestent une conscience parfaitement lucide de la situation.

    Dès juillet 1976, Guy Huntrods, directeur de la division Amérique latine de Lloyds Bank International, rédige un rapport confidentiel à l’intention des dirigeants de la banque. Il s’y réjouit du renversement du gouvernement péroniste et balaie les accusations de répression, « très à la mode dans certains milieux trop prompts à porter des jugements superficiels et biaisés sur des pays d’Amérique latine dont les formes de gouvernement n’entrent pas dans le moule gris de la social-démocratie ».

    Un an plus tard, en septembre 1977, le président de Lloyds Bank, Sir Jeremy Morse, résume sa visite de trois jours à Buenos Aires : « Le gouvernement militaire a maîtrisé le terrorisme ouvert à un certain prix en matière de droits humains. » Les résultats économiques le satisfont davantage : les profits argentins de la banque approchaient 10 millions de livres sterling.

    La Société Générale ne fut pas en reste. En mars 1980, son économiste en chef, Yves Laulan, revient d’Argentine. Dans son rapport interne, il note que « la sécurité à Buenos Aires est remarquable, de jour comme de nuit » et conclut : « L’Argentine continue de représenter un bon risque-pays pour notre banque. » Entre 1978 et 1980, les engagements de la Société Générale sur l’Argentine avaient augmenté de 446 %.

    Barclays, de son côté, produit en juin 1977 un rapport interne intitulé « Régimes oppressifs en Amérique latine », qui reconnaît que « pratiquement tous les gouvernements sud-américains sont tyranniques ». Cela ne la dissuade pas de poursuivre ses activités dans la région. Les violations des droits humains étaient connues, documentées dans la presse internationale et dénoncées par Amnesty International dès les mois qui ont suivi le coup d’État. « On n’a pas découvert les tortures à la fin de la dictature  », résume aujourd’hui Altamura.

    En huit ans, quelque 30 000 personnes ont été enlevées, torturées dans plus de 500 centres de détention clandestins – dont l’infâme École de mécanique de la marine (ESMA) à Buenos Aires –, puis jetées vivantes dans le fleuve La Plata ou la mer depuis des avions militaires, ou exécutées sans procès. Des centaines de nourrissons nés de mères détenues ont été volés et remis à d’autres familles ; les Grands-mères de la Place de Mai en ont à ce jour retrouvé plus de 130.

     

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  • Au Liban, Israël intensifie ses opérations pour déplacer de force la population

    Communiqué d'Amnesty International, publié le 17.06.2026

    Nos équipes ont analysé deux ans d’opérations israéliennes au Liban, de 2024 à 2026. Le constat est sans appel : dans le sud Liban et au sud de Beyrouth, les ordres d’« évacuation » de l’armée israélienne se sont multipliés à un rythme sans précédent. Une stratégie visant à déplacer de force pour dépeupler. En droit international, c’est un crime de guerre. Entre témoignages, analyses d’ordre militaires, images satellites et vidéos, voici notre enquête. 

    « Les maisons sont détruites, les bâtiments ont disparu, les routes sont défoncées» Joumana décrit Odaisseh, son village du sud Liban, proche de la frontière israélienne. En 2024, l’armée israélienne démarre des opérations pour démolir le village. Joumana est forcée de fuir. Elle laisse derrière elle sa maison, qui sera détruite par l’armée israélienne. En 2025, elle obtient une autorisation pour revenir à Odaisseh afin d’enterrer sa tante. Le village qu’elle retrouve n’est plus le sien : il est défiguré, vidé de toute trace de vie. «Personne n’est revenu. Il n’y a plus de vie là-bas. » Le témoignage de Joumana date de 2025. Aujourd’hui, son village, Odaisseh, n’existe presque plus. Un village rayé de la carte, comme tant d’autres dans le sud Liban.

    La zone détenue par l’armée israélienne couvre aujourd’hui 6% du Liban, une superficie en nette augmentation par rapport à 2024. L’armée israélienne nomme cette partie du territoire comme «zone de défense».

    Notre enquête révèle que l’armée israélienne a considérablement intensifié ses recours aux déplacements forcés en 2026, en s’appuyant sur deux méthodes : les ordres d’ «évacuation» massifs et les ordres d’interdiction de retour. 

    Des ordres d’évacuation : « tout le monde doit partir » 

    Comme dans la bande de Gaza, l’armée israélienne émet au Liban des ordres d’ «évacuation», forçant les populations civiles à quitter leurs foyers. Entre septembre 2024 et mai 2026, elle en a publié 171 sur son compte X. Sur ces 171 ordres d’«évacuation», 136 ont été émis en 2026 – soit près de 80% en une seule année.

    L’exemple de Dahiyé, localité densément peuplée dans la banlieue sud de Beyrouth, illustre cette intensification des opérations israéliennes. En 2024, l’armée israélienne n’y avait émis aucun ordre d’évacuation. En 2026, elle en a émis 27 en seulement trois mois, de mars à mai. Dans le même temps, les avertissements préalables ont quasiment disparu : 107 en 2024, 15 en 2026. 

    Hala (pseudonyme), 60 ans, habitante du village de Chaqra, n’avait pas vu passer l’ordre. Le 2 mars 2026, à 4h du matin, l’armée israélienne ordonne l’évacuation de son village et de 52 autres localités. À son réveil, plus personne : «Tout le monde était parti avant moi, raconte-t-elle.Tout le quartier était désert

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  • Une coupe du monde à l’image de Trump

    Editorial de Cartooning for Peace du 11.06.2026

    Le coup d’envoi du Mondial de football 2026, coorganisé par les États-Unis, le Mexique et le Canada, est donné ce jeudi 11 juin, avec d’ores et déjà son lot de controverses. Donald Trump a tout fait pour accaparer la lumière de cet évènement planétaire. Mais les conséquences de sa politique gâchent la fête avant même le premier coup de sifflet. Deux années d’outrance de Donald Trump ont d’une part profondément affecté les relations entre les trois pays hôtes. D’autre part, les supporters venus du monde entier font face à des prix inaccessibles, des trajets sans fin et, pour un certain nombre de nationalités, à une politique migratoire discriminante et des raids de ICE. En pleine guerre au Moyen-Orient, l’équipe iranienne doit faire le déplacement sans une grande partie de son staff et dans des conditions de sécurité incertaines. Pour combler le tout, la Coupe du Monde, annoncée comme la plus polluante de l’histoire, se fera sous une chaleur écrasante… Bon match !

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  • Dure réalité du doux commerce

    Éditorial du Monde Diplomatique daté de juin 2026 par Benoît Bréville  (Extraits)

    Après avoir accusé cinq raffineries chinoises de se fournir en pétrole iranien, le Trésor américain les a ajoutées, le 24 avril dernier, à son interminable liste d’entreprises sanctionnées. Une routine, en apparence. Voilà des décennies que Washington s’arroge le pouvoir de déterminer qui peut commercer avec le reste du monde, chacun se pliant à ses diktats par crainte d’être exclu d’un système financier international arrimé au dollar.

    Mais les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Pékin, qui se contentait jusque-là de protestations verbales et de contournements discrets, a annoncé qu’il ne se soumettrait pas à ces sanctions, et qu’il poursuivrait devant ses tribunaux toute entreprise chinoise qui s’y conformerait. Une décision justifiée par la nécessité de « préserver la souveraineté, la sécurité et les intérêts de développement du pays ». Autrement dit : empêcher que les sanctions américaines ne désorganisent des flux énergétiques devenus essentiels à l’économie régionale.

    (...)

    Face à ce risque, Pékin durcit le ton, d’autant qu’il dispose désormais d’instruments lui permettant d’atténuer l’effet des sanctions financières américaines : système de paiement transfrontalier et règlement croissant du commerce pétrolier en yuans, accords entre banques centrales, ou encore projets de monnaies numériques interopérables. Dès lors, le calcul chinois s’en trouve modifié : un bras de fer avec les États-Unis devient moins coûteux qu’une perturbation prolongée des flux commerciaux.

    (...)

    En contestant l’hégémonie américaine, Pékin défend ainsi la continuité d’un ordre libre-échangiste dont Washington a longtemps fixé les contours. Il en reprend la logique : dans le commerce mondial, les règles comptent moins que la puissance de ceux qui les imposent.

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  • Le refoulement de la journaliste française Alice Froussard par Israël : après Gaza, le verrouillage informationnel de la Cisjordanie ?

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    Alice Froussard est journaliste indépendante, correspondante pour des médias français et étrangers, principalement pour RFI et Radio France.

    Originaire de Vouziers, elle avait donné en 2022 une conférence intitulée "Israël Palestine, quel espoir pour deux peuples ?"  dans les locaux du FJEP de Vouziers

    De retour dans sa famille vouzinoise, elle avait apporté son témoignage sur la vie quotidienne dans ces territoires, entre actes de guerre et détresse quotidienne.

    Elle avait souligné que son travail consistait principalement à recueillir des témoignages sur des faits, et non pas à produire des analyses ou des jugements.

    Elle a été refoulée d’Israël ce 10 juin 2026, alors qu'elle venait effectuer un reportage en Cisjordanie. Voici la réaction de Reporters sans Frontières à cette expulsion ;

    Trente minutes après son arrivée, le 10 juin, à l’aéroport Ben Gurion en Israël, d’où elle devait rejoindre la Cisjordanie pour un reportage, la journaliste française Alice Froussard, collaboratrice de Radio France Internationale (RFI), a été interpellée, interrogée puis expulsée du pays par la police israélienne. Reporters sans frontières (RSF) exprime sa pleine solidarité avec cette journaliste, spécialiste de la Cisjordanie depuis de nombreuses années, et dénonce une mesure liberticide d’une extrême gravité, révélatrice d’une volonté d’entraver la couverture de la Cisjordanie par la presse étrangère.

    Après le blocus imposé aux médias étrangers à Gaza, est-ce le tour de la Cisjordanie ? Les autorités israéliennes ont refoulé une journaliste étrangère à l'aéroport de Ben Gurion, à Tel Aviv, alors même qu'elle disposait de tous les documents requis pour entrer dans le pays et exercer son métier sur un territoire qu’elle arpente depuis des années. 

    La journaliste française indépendante Alice Froussard, correspondante en Cisjordanie pour plusieurs médias français, a atterri en Israël a 22 heures, ce mercredi 10 juin, pour se rendre à Ramallah, en Cisjordanie occupée, comme à son habitude, en mission journalistique officielle pour Radio France International (RFI).  À 22 h 30, elle fut appréhendée, selon les informations de RSF, par les agents de contrôle aux frontières, interrogée, puis renvoyée plus de 10 heures plus tard vers la France. 

    L’interdiction officielle, émise par l'Administration des contrôles aux frontières et consultée par RSF, invoque comme motifs du refus “des considérations de sécurité publique, de sûreté publique ou d'ordre public” et “des considérations liées à la prévention de l'immigration clandestine”. La journaliste disposait pourtant de toutes les pièces requises, d’un visa et d’un contrat officiel avec RFI“La personne susmentionnée sera expulsée d’Israël conformément à l’article 10(A) de la loi dès que possible et, d’ici là, sera détenue dans un lieu désigné à cet effet” stipule la lettre qui précise également qu’Alice Froussard devra présenter une demande préalable avant toute future visite en Israël.

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  • Mondial de football : la Fifa ferme encore les yeux sur les droits humains

    Article de Martin Eteve, publié dans Politis le 10.06.2026 (extraits)

    Par la voix de son président, Gianni Infantino, l’institution organisant la compétition s’aligne sur la politique xénophobe et violente d’un des pays hôtes, les États-Unis. La proximité entre des régimes autoritaires et la Fifa n’est pourtant pas une nouveauté.

    La Coupe du monde de football, qui s’ouvre ce jeudi 11 juin au Mexique, Canada et États-Unis, sera « le plus grand événement que l’humanité ait jamais vu, et verra jamais, tout simplement ». La formule est trumpienne, mais le président américain n’en est pas l’auteur : elle est l’œuvre de celui de la Fédération internationale de football association (Fifa), l’organisateur du tournoi, Gianni Infantino.

    Le soir du 5 décembre 2025, lors du tirage au sort de la compétition au prestigieux Kennedy Center de Washington, le dirigeant italo-suisse n’a pas seulement emprunté le vocabulaire de Donald Trump : il lui a également confirmé son plein soutien politique et diplomatique.

    Ce soir-là, celui qui avait pourtant bombardé six pays lors des premiers mois de son deuxième mandat à la Maison Blanche avait reçu des mains d’Infantino le premier « Prix Fifa de la Paix ». Quelques semaines après avoir été – à son grand désespoir – snobé par le Nobel du genre. Un mois plus tôt, le shérif du football mondial rejoignait le « Conseil de la paix », l’instance mise sur pied par Donald Trump pour encadrer le cessez-le-feu à Gaza.

    Depuis, les deux hommes ne manquent jamais de mentionner leur « amitié » et toute l’estime qu’ils se portent réciproquement, alors même que le Républicain met en péril la bonne tenue de la compétition. Meilleur arbitre africain en 2025, le somalien Omar Artan a ainsi été refoulé du territoire américain après un durcissement des conditions d’accès au pays par l’administration Trump. Le président a par ailleurs menacé de réserver le même sort à l’équipe d’Iran.

    Aucune résistance

    À chaque occurrence, la Fifa n’a exercé aucune résistance, déclarant que « le gouvernement du pays hôte détermine en dernier ressort qui reçoit un visa et qui est admis sur son territoire ». Comme le Comité international olympique (CIO), la Fifa se présente pourtant comme une association distante des affaires politiques, consacrant le principe énoncé par Emmanuel Macron en amont de la Coupe du monde au Qatar selon lequel « il ne faut pas politiser le sport ».

    Ses statuts indiquent ainsi que l’organisation « demeure neutre en matière de politique et de religion » et proscrit « toute forme d’interférence politique ». Des principes qui se heurtent à un pragmatisme économique implacable pour Pim Verschuuren, maître de conférences à l’université Rennes 2 et chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris) en géopolitique du sport : « Toutes les activités de la Fifa dépendent de la réussite économique de la Coupe du monde. Pour sécuriser ces rentrées d’argent, elle a besoin de bonnes relations avec le pays hôte, donc elle va dans le sens politique du régime en place. »

     

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  • Un nouveau pacte européen sur la migration dénoncé comme « xénophobe »

    Article publié dans Basta! le 09.06.2026

    De nouvelles règles qui durcissent la politique d’immigration et d’asile au sein de l’UE entrent en vigueur cette semaine. Contre ces mesures et le projet de centres de rétention dans des pays tiers, une mobilisation est prévue vendredi à Paris. 

    Pour l’eurodéputée française écologiste Melissa Camara, c’est un texte qui « consacre par écrit des idées et un discours xénophobes au détriment des droits fondamentaux des migrants, dont la seule faute a été de naître avec le mauvais passeport ». Début juin, le Parlement européen et les États européens se sont accordés sur de nouvelles règles pour durcir la politique migratoire de l’Union européenne.

    Le texte crée notamment la possibilité d’implanter des « hubs de retour », soit des centres de rétention installés dans des pays en dehors de l’Union européenne et avec l’accord de ces pays, pour y renvoyer les personnes qui seraient en situation irrégulière. L’Italie de Giorgia Meloni a déjà tenté de se doter de tels centres en Albanie.

    Accord entre la droite et l’extrême droite

    « L’accord légalise les centres de renvoi situés en dehors de l’Union européenne et donne le feu vert à la détention de mineurs ainsi qu’aux interdictions d’entrée à vie sans motifs juridiques sérieux. Il affaiblit également les droits procéduraux, allonge la durée de la détention et cautionne les pratiques de l’ICE en autorisant les autorités à mener des perquisitions à domicile », ajoute l’eurodéputée française.

    Pour elle, l’accord conclu entre les États et un Parlement européen « dominé par une majorité composée du Parti populaire européen [droite] et de l’extrême droite » est « honteux ». Le texte prévoit aussi d’allonger les durées de rétention des personnes migrantes jusqu’à 24 mois.

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