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économie et finances

  • Les conséquences funestes de la loi Darmanin et de la circulaire Retailleau sur la vie des personnes étrangères

    Selon un collectif d’associations et de syndicats, dans une tribune au « Monde », les deux textes établis par les anciens ministres de l’intérieur, imbriqués, traduisent l’obsession d’une vision anxiogène et stigmatisante des migrations.

    Ces dernières années, Gérald Darmanin puis Bruno Retailleau, au ministère de l’Intérieur, ont placé la politique migratoire au cœur de leur mandat. Sous le couvert d’une prétendue « fermeté » martelée dans les communications ministérielles, s’est en réalité déployée une véritable entreprise de déshumanisation des personnes étrangères, présentées comme « indésirables et dangereuses » pour légitimer des mesures de plus en plus répressives.

    En janvier 2024, la loi Darmanin en matière d’asile et d’immigration consacrait plus de la moitié de ses articles à la « maîtrise » des voies d’accès au séjour, à la « lutte contre l’immigration irrégulière » et à « l’amélioration du dispositif d’éloignement des étrangers représentant une menace grave pour l’ordre public ». Un an plus tard, Bruno Retailleau revendiquait, à propos de sa circulaire du 25 janvier 2025 sur l’admission exceptionnelle au séjour, la volonté de « simplifier » le cadre existant, appelant surtout les préfectures à une application plus stricte des conditions de régularisation.

    L’objectif de ces textes ne faisait aucun doute : centrer les politiques migratoires sur l’obsession de l’enfermement, des expulsions à tout prix, instaurer une véritable « fabrique de sans-papiers », en jouant une nouvelle fois sur les peurs et l’imaginaire d’arrivées « non maîtrisées » de personnes dangereuses. Nous en constatons aujourd’hui les conséquences funestes sur la vie des personnes étrangères en France.

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  • Budget : toujours pas assez d’investissements dans la rénovation des écoles

    Les syndicats et associations réunis dans le cadre de l’Alliance écologique et sociale (AES)* dénoncent la manipulation des annonces concernant le Fonds vert et rappellent que le budget actuel acte un recul scandaleux.

    Dans le cadre des négociations autour du PLF 2026, Sébastien Lecornu a annoncé une augmentation de 200 millions d’euros du Fonds vert.
    Si cette augmentation semble être une bonne nouvelle, elle est minime par rapport aux coupes colossales faites sur le Fonds vert ces deux dernières années  : passé de 2,5 milliards en 2024 à 1,15 milliard en 2025, il atteindrait à peine les 850 millions d’euros cette année.

    Les épisodes de canicule et de froid ne font que mettre en lumière la vétusté d’une grande partie des écoles et établissements scolaires publiques, où les températures peuvent aller de 8 à plus de 36 degrés :

    • 86% des établissements scolaires devraient être rénovés
    • au moins 10% présenteraient un état de vétusté important
    • 43 % des établissements ne disposent même pas de volets pour protéger les élèves de la chaleur l’été

    Les travaux de rénovation n’avancent pas assez vite : à l’opposé des besoins, cette nouvelle baisse drastique du Fonds vert limiterait encore les fonds destinés à la rénovation énergétique des bâtiments scolaires.

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  • Davos : un forum pas comme les autres

    Éditorial de Cartooning for Peace du 22.01.2026

    Le Forum économique mondial de Davos (Suisse) a débuté ce 13 janvier dans une ambiance électrique entre Européens et États-uniens, au bord du divorce sur la question du Groenland. Face aux menaces de Trump d’augmenter les taxes douanières des pays qui s’opposent à son annexion du Groenland, les Européens ont changé de ton et ont répondu avec une fermeté nouvelle. Le président français Emmanuel Macron a appelé dans son discours de mardi à refuser « la loi du plus fort » imposée par Washington. Le lendemain, le locataire de la Maison-Blanche, dans un discours confus, ponctué de contre-vérités et d’affronts à l’Europe, a opéré une volte-face inattendue : il a annoncé écarter son projet d’annexer le Groenland par la force, puis, après avoir parlé au Secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte, a évoqué sa volonté de pacifier les relations transatlantiques… Une chose est certaine : l’alliance entre le « vieux continent » et les États-Unis ne ressortira pas indemne de cet épisode, au bénéfice de la Chine et de la Russie qui ont tout à gagner de l’affaiblissement de l’Occident.

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  • Signature accord UE-Mercosur : le Parlement européen doit maintenant faire entendre une voix d'opposition

    Communiqué de la Confédération Paysanne le 17.01.2026

    Comme nous l'avions déjà dit, les pays du Mercosur* ont confirmé que toutes les "promesses et clauses de sauvegarde évoquées par la Commission européenne" ne valent rien juridiquement et à leurs yeux. Ce qui, de fait, rend caduc le trilogue mis en place sur le règlement "clause de sauvegarde".

    C'est aussi une façon de dire que l'accord est "ratifié", avant même le vote des eurodéputé·es sur ⁠ce règlement "clause de sauvegarde", qui n'est plus àl'ordre du jour de la session plénière qui débute lundi, et surtout avant même le vote du Parlement européen sur l'accord lui-même ! 

    Le Parlement européen va-t-il accepter de ne compter pour RIEN !? Mercredi, il doit voter sur des résolutions déposées par près de 150 eurodéputé·es de plusieurs partis pour que la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) se prononce sur la compatibilité avec des traités de l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur*. Si ces motions sont adoptées, la CJUE sera saisie. Le temps de l'examen du dossier le Parlement européen ne pourra pas se prononcer. Ce qui doit normalement bloquer la ratification et l'application de l'accord. Plane encore l'hypothèse d'une application provisoire par la Commission européenne.

    Le déni démocratique peut donc encore s'intensifier. C'est pourquoi nous lançons lundi prochain une campagne d'interpellation de tous les eurodéputé·es sur les réseaux sociaux, en plus des échanges bilatéraux avec les eurodéputé·es menés en collaboration avec nos partenaires syndicaux européens membres d'ECVC* et, au niveau international, de la Via Campesina.

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  • Déchets radioactifs : un député pronucléaire d’extrême droite chargé du dossier Cigéo

    Article d'Émilie Massemin, publié dans Reporterre le 13.01.2026

    Le dossier Cigéo a été confié à Maxime Amblard, député du Rassemblement national et voix pronucléaire influente à l’Assemblée nationale.

    Un coup de pouce politique au projet de poubelle nucléaire ? Le député Rassemblement national (RN) de la Meuse, Maxime Amblard, a été nommé rapporteur sur l’évaluation de la demande d’autorisation de création (DAC) du centre de stockage des déchets radioactifs Cigéo, situé à Bure (Meuse). Il a été nommé par le président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), et ce, malgré ses liens étroits avec la filière nucléaire française.

    À l’Assemblée, Maxime Amblard s’est affirmé comme une voix pronucléaire influente. Il a déposé ou soutenu de nombreux amendements visant à relancer et développer massivement la filière nucléaire française dans la loi de programmation énergétique. Certains textes proposaient la construction de nouvelles capacités nucléaires (par exemple 16 gigawatts d’ici 2026/2030 et plus) ou le renforcement du parc existant.

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  • États-Unis-Venezuela : la capture sidérante de Maduro

    Éditorial de Cartooning for Peace du jeudi 08 janvier 2026

    L’année 2026 à peine entamée, Donald Trump a pris le monde de court en attaquant le Venezuela et en kidnappant Nicolas Maduro. Après plusieurs mois de tensions entre les deux pays, l’armée américaine a mené dans la nuit 2 au 3 janvier une attaque sur Caracas pour enlever le président vénézuélien et sa femme. L’offensive, menée sans déclaration de guerre préalable, aurait fait une centaine de morts selon les autorités locales. Nicolás Maduro, au pouvoir depuis 2013, est accusé par Donald Trump d’être à la tête d’un cartel de narcotrafiquants, ce pour quoi il est jugé devant un tribunal de New York depuis lundi.

    La lutte contre le trafic de drogue vénézuélien a tout d’un prétexte pour mettre la main sur la plus grande réserve de pétrole du monde. Les États-Unis renouent avec de vieilles habitudes impérialistes et la confiscation par la force d’atouts stratégiques et économiques. Les réactions internationales sont divisées : faut-il se réjouir de la chute d’un dictateur illégitimement élu qui a fait fuir huit millions de vénézuéliens, ou condamner une violation manifeste du droit international aux lourdes conséquences ? Donald Trump menace d’ores et déjà d’autres pays : Cuba, la Colombie, le Mexique et l’Iran, mais surtout le Groenland, où il envisage d’employer très bientôt des moyens militaires.

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  • Anticor relance son combat dans l’affaire des diesels d’ultime secours

    Communiqué de Sortir du nucléaire, publié le 05.01.2026

    Un marché attribué à des entreprises pas assez compétentes

    À la suite de la catastrophe de Fukushima en 2011, EDF s’était engagée à installer des diesels d’ultime secours (DUS) sur l’ensemble du parc nucléaire français. Du fait de son actionnariat et de son activité, la société est soumise à un régime juridique lui imposant de se conformer aux dispositions du code de la commande publique pour ses achats. Ces règles, qui visent à protéger l’argent public, garantissent que les marchés publics soient attribués aux entreprises les plus compétentes et au meilleur coût. Or, dans le cas des diesels, ce marché à un milliard d’euros aurait été découpé en plusieurs lots afin de favoriser deux consortiums d’entreprises, le Français Clemessy allié au Belge Anglo Belgian Corporation ainsi que les Américains Westinghouse et Fairbanks, moins compétents que d’autres candidats pour réaliser ce projet.

    Ce choix a finalement entraîné un surcoût pour EDF et des dysfonctionnements majeurs : moteurs sous-dimensionnés, départs de feu dans plusieurs centrales, problèmes de corrosion et longues périodes d’indisponibilité.
    La raison pour laquelle la Direction des achats d’EDF a choisi une société belge surtout connue pour ses moteurs de bateaux et ses marchés en Afrique et un groupe américain fragilisé et endetté n’est toujours pas claire.

     

     

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