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économie et finances

  • Signature accord UE-Mercosur : le Parlement européen doit maintenant faire entendre une voix d'opposition

    Communiqué de la Confédération Paysanne le 17.01.2026

    Comme nous l'avions déjà dit, les pays du Mercosur* ont confirmé que toutes les "promesses et clauses de sauvegarde évoquées par la Commission européenne" ne valent rien juridiquement et à leurs yeux. Ce qui, de fait, rend caduc le trilogue mis en place sur le règlement "clause de sauvegarde".

    C'est aussi une façon de dire que l'accord est "ratifié", avant même le vote des eurodéputé·es sur ⁠ce règlement "clause de sauvegarde", qui n'est plus àl'ordre du jour de la session plénière qui débute lundi, et surtout avant même le vote du Parlement européen sur l'accord lui-même ! 

    Le Parlement européen va-t-il accepter de ne compter pour RIEN !? Mercredi, il doit voter sur des résolutions déposées par près de 150 eurodéputé·es de plusieurs partis pour que la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) se prononce sur la compatibilité avec des traités de l'accord entre l'Union européenne et le Mercosur*. Si ces motions sont adoptées, la CJUE sera saisie. Le temps de l'examen du dossier le Parlement européen ne pourra pas se prononcer. Ce qui doit normalement bloquer la ratification et l'application de l'accord. Plane encore l'hypothèse d'une application provisoire par la Commission européenne.

    Le déni démocratique peut donc encore s'intensifier. C'est pourquoi nous lançons lundi prochain une campagne d'interpellation de tous les eurodéputé·es sur les réseaux sociaux, en plus des échanges bilatéraux avec les eurodéputé·es menés en collaboration avec nos partenaires syndicaux européens membres d'ECVC* et, au niveau international, de la Via Campesina.

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  • Déchets radioactifs : un député pronucléaire d’extrême droite chargé du dossier Cigéo

    Article d'Émilie Massemin, publié dans Reporterre le 13.01.2026

    Le dossier Cigéo a été confié à Maxime Amblard, député du Rassemblement national et voix pronucléaire influente à l’Assemblée nationale.

    Un coup de pouce politique au projet de poubelle nucléaire ? Le député Rassemblement national (RN) de la Meuse, Maxime Amblard, a été nommé rapporteur sur l’évaluation de la demande d’autorisation de création (DAC) du centre de stockage des déchets radioactifs Cigéo, situé à Bure (Meuse). Il a été nommé par le président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), et ce, malgré ses liens étroits avec la filière nucléaire française.

    À l’Assemblée, Maxime Amblard s’est affirmé comme une voix pronucléaire influente. Il a déposé ou soutenu de nombreux amendements visant à relancer et développer massivement la filière nucléaire française dans la loi de programmation énergétique. Certains textes proposaient la construction de nouvelles capacités nucléaires (par exemple 16 gigawatts d’ici 2026/2030 et plus) ou le renforcement du parc existant.

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  • États-Unis-Venezuela : la capture sidérante de Maduro

    Éditorial de Cartooning for Peace du jeudi 08 janvier 2026

    L’année 2026 à peine entamée, Donald Trump a pris le monde de court en attaquant le Venezuela et en kidnappant Nicolas Maduro. Après plusieurs mois de tensions entre les deux pays, l’armée américaine a mené dans la nuit 2 au 3 janvier une attaque sur Caracas pour enlever le président vénézuélien et sa femme. L’offensive, menée sans déclaration de guerre préalable, aurait fait une centaine de morts selon les autorités locales. Nicolás Maduro, au pouvoir depuis 2013, est accusé par Donald Trump d’être à la tête d’un cartel de narcotrafiquants, ce pour quoi il est jugé devant un tribunal de New York depuis lundi.

    La lutte contre le trafic de drogue vénézuélien a tout d’un prétexte pour mettre la main sur la plus grande réserve de pétrole du monde. Les États-Unis renouent avec de vieilles habitudes impérialistes et la confiscation par la force d’atouts stratégiques et économiques. Les réactions internationales sont divisées : faut-il se réjouir de la chute d’un dictateur illégitimement élu qui a fait fuir huit millions de vénézuéliens, ou condamner une violation manifeste du droit international aux lourdes conséquences ? Donald Trump menace d’ores et déjà d’autres pays : Cuba, la Colombie, le Mexique et l’Iran, mais surtout le Groenland, où il envisage d’employer très bientôt des moyens militaires.

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  • Anticor relance son combat dans l’affaire des diesels d’ultime secours

    Communiqué de Sortir du nucléaire, publié le 05.01.2026

    Un marché attribué à des entreprises pas assez compétentes

    À la suite de la catastrophe de Fukushima en 2011, EDF s’était engagée à installer des diesels d’ultime secours (DUS) sur l’ensemble du parc nucléaire français. Du fait de son actionnariat et de son activité, la société est soumise à un régime juridique lui imposant de se conformer aux dispositions du code de la commande publique pour ses achats. Ces règles, qui visent à protéger l’argent public, garantissent que les marchés publics soient attribués aux entreprises les plus compétentes et au meilleur coût. Or, dans le cas des diesels, ce marché à un milliard d’euros aurait été découpé en plusieurs lots afin de favoriser deux consortiums d’entreprises, le Français Clemessy allié au Belge Anglo Belgian Corporation ainsi que les Américains Westinghouse et Fairbanks, moins compétents que d’autres candidats pour réaliser ce projet.

    Ce choix a finalement entraîné un surcoût pour EDF et des dysfonctionnements majeurs : moteurs sous-dimensionnés, départs de feu dans plusieurs centrales, problèmes de corrosion et longues périodes d’indisponibilité.
    La raison pour laquelle la Direction des achats d’EDF a choisi une société belge surtout connue pour ses moteurs de bateaux et ses marchés en Afrique et un groupe américain fragilisé et endetté n’est toujours pas claire.

     

     

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  • Face à l’impérialisme de Trump, la France et l’Europe ne doivent pas faire acte d’allégeance

    Communiqué LDH

    En 1823, le Président Monroe affirmait que les Américains avaient des responsabilités particulières sur tout le continent au nom de la décolonisation. Ce sont les avatars de cette doctrine Monroe qui ont servi de prétexte aux Etats-Unis pour s’octroyer de manière répétée au cours des XIX et XXe siècles un droit d’ingérence en Amérique latine, qualifiée dès lors « d’arrière-cour » des Etats-Unis.

    Aujourd’hui sous couvert de lutte contre la drogue, autrefois pour prévenir « le danger communiste », les dirigeants états-uniens ont toujours créé le discours d’une « juste cause » pour exercer la « big stick diplomacy » ou « diplomatie du gourdin » : en se débarrassant  par la force des gouvernants d’Amérique latine jugés « inamicaux », en portant au pouvoir ceux qu’ils avaient choisis, parfois des dictatures militaires, et cela à la faveur d’interventions militaires, de la destruction de l’économie par la voie d’embargo ou du soutien des opposants au pouvoir en place.

    Ce 3 janvier 2026, Donald Trump a prétendu renouveler la doctrine Monroe en affirmant l’impérialisme américain après avoir initié un coup d’Etat brutal, illégal et illégitime.

    Ce 3 janvier 2026, il a renforcé son pouvoir autocratique en tenant à l’écart le Congrès, s’arrogeant le pouvoir de déclarer seul une guerre, en violation de la Constitution des Etats-Unis. Et le pouvoir militaire a obéi.

    Plus encore, ce 3 janvier 2026 Donald Trump a piétiné le droit international et en premier lieu les principes fondateurs de la Charte des Nations unies (égalité souveraine des Etats, intégrité de leur territoire et principe de non-intervention), en attaquant militairement un Etat tiers et enlevant son président en exercice pour ensuite annoncer que les Etats-Unis dirigeraient le pays le temps nécessaire à une transition démocratique.

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  • Soutien du CADTM France à Sophie Binet

    Communiqué du CADTM publié le 02.01.2026

    Le CADTM France assure plein soutien, à l’image d’ATTAC France (cf message de Youlie Yamamoto sur sa page fcbk ), organisation soeur de la sphère altermondialiste, à la syndicaliste Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, dans la procédure-bâillon engagée contre elle et contre l’usage de l’image populaire - d’une vérité accablante pour certains patrons - « les rats quittent le navire » ; à savoir la fraction du patronat qui préfère fuir et délocaliser plutôt que de rester en payant l’impôt dû comme tous les autres .

    L’indignité n’est pas du côté de Sophie Binet mais du côté de cette fraction du capital qui en veut toujours plus sans vouloir participer à la redistribution fiscale !

    Honte à eux !

    Christian DELARUE
    Président CADTM France

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    Photo : Selbymay, Wikimedia Commons, CC, https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Huma2023SophieBinet_2.jpg

  • Éloge du papier à l’heure du déluge numérique

    Extrait de l'article de Benoît Bréville & Pierre Rimbert  pour le Monde diplomatique daté de janvier 2026

    Attention, voici un texte hors du temps, des flux et du tourbillon numérique. Sa construction n’obéit pas aux nouvelles règles adoptées par les journalistes, blogueurs, influenceurs, éditeurs pour tenter de survivre à la guerre de l’attention qui sévit sur les écrans. On entamera sa lecture sans connaître le nombre magique qui désormais précède la première phrase du moindre article en ligne, celui des minutes requises pour le parcourir. Son message principal ne crépite pas dès l’accroche pour imprimer les rétines, avant que celles-ci ne papillonnent ailleurs, comme lorsqu’elles survolent une page Web.

    À l’aide d’un instrument de suivi oculaire, l’expert en ergonomie informatique Jakob Nielsen a établi que « le schéma de lecture dominant ressemble à un F. Les lecteurs ont tendance à commencer dans le coin supérieur gauche, puis à parcourir toute la page vers la droite. À mesure qu’ils descendent dans la page, ils regardent de moins en moins ce qui se trouve sur le côté droit  ». Cinquante-quatre secondes : c’est le temps moyen passé sur une page Internet, mais la moitié des visites s’interrompent avant dix mouvements de trotteuse ; quant à la durée moyenne d’une visite sur un site d’information, elle ne dépasse pas… deux minutes . Si la longueur du propos implique de scroller, le visiteur tend à décrocher. D’autant que la multiplication des notifications sur son smartphone l’incite à consulter ses messageries qui débordent, à répondre à un texto, à débobiner le fil infini d’Instagram ou de TikTok. Même les liens hypertextes, joyaux du format numérique qui ouvrent un accès-gigogne à une connaissance illimitée, dégradent en définitive la compréhension : « La prise de décision supplémentaire et le traitement visuel requis pour naviguer d’un lien à l’autre augmentent la charge cognitive des lecteurs, sollicitant une capacité de mémoire qui dépasse peut-être leurs aptitudes », conclut une revue des études sur le sujet .

    Du « temps de cerveau humain disponible » que l’ancien président-directeur général (PDG) de TF1 Patrick Le Lay se vantait en 2004 de vendre à Coca-Cola à la mise aux enchères scientifique des consciences orchestrée par les plates-formes numériques, l’économie des médias n’a pas fondamentalement changé de nature, ni d’objectif. Mais le rythme de l’information a connu une accélération vertigineuse.

    Et les tâtonnements de l’Audimat pour cibler des audiences grossièrement découpées (la fameuse « ménagère de moins de 50 ans » chère aux publicitaires des années 1990) ont cédé la place à une individualisation raffinée du message grâce à l’extraction des données personnelles. Ces dernières alimentent les algorithmes qui déterminent statistiquement ce qu’il faut donner à voir, à lire et à entendre à chaque utilisateur pour qu’il reste le plus longtemps possible connecté à la plate-forme. Disputée, débitée en confettis, désintégrée en bribes de sons, morceaux d’images, fragments de mots, la collecte d’informations se trouve découplée des conditions qui permettent de lui donner du sens : la lenteur, la continuité, l’échappée belle de l’esprit. Au-delà de celui passé sur les écrans, l’ensemble des temps sociaux subissent ce déchiquetage destructeur.

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