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économie et finances

  • Réaction d’ATD Quart Monde au rapport de la Cour des comptes sur l’évaluation du RSA

    Communiqué de presse – 14 janvier 2022

    La Cour des comptes a publié ce jeudi 13 janvier un rapport sur l’évaluation du Revenu de solidarité active (RSA). Sollicité par la Cour pour participer à cette évaluation, ATD Quart Monde a livré un rapport en janvier 2021, rendu public ce jour. Construit avec les premiers concernés, il fait état de l’expérience de vie d’allocataires du RSA et est assorti de préconisations.

    ATD Quart Monde partage en grande partie les constats dressés par la Cour des comptes qui établit que le RSA ne permet pas, pour la très grande majorité des personnes, de sortir de la pauvreté ni d’accéder à une activité génératrice de revenus. Tout comme sont partagés les constats des dysfonctionnements majeurs de l’accompagnement social et professionnel des allocataires par les départements et Pôle Emploi. Les préconisations de ce rapport sont pour l’essentiel, et avec raison, en faveur d’une amélioration de la prise en compte des besoins des personnes, avec des droits et devoirs explicitement réciproques. ATD Quart Monde salue notamment la formulation de recommandations qui ouvrent enfin la voie à la reconnaissance d’un droit à l’accompagnement opposable (recommandation 11).

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  • BARRAGE ILLÉGAL DE CAUSSADE : LA CHAMBRE D’AGRICULTURE CONDAMNÉE

    Publié le 13 janvier 2022 par FNE

    La décision est tombée ce jeudi 13 janvier en début d’après-midi, les protagonistes responsables de la construction du barrage illégal du lac de Caussade, dans le Lot-et-Garonne ont été condamnés par la cour d’appel d’Agen à dix mois de prison avec sursis et à 7000 euros d’amende. La Chambre d’Agriculture a été quant à elle condamnée à 40 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis. À quelques jours des conclusions du Varenne agricole qui menace de déstabiliser la politique de l’eau en France, France Nature Environnement et ses associations membres saluent cette décision qui confirme les infractions pour de graves atteintes à l’environnement. 

    Les délinquants environnementaux condamnés par la justice

    C’est une première et France Nature Environnement s’en félicite : enfin des délinquants environnementaux, élus dirigeants de la Chambre d’agriculture ont été condamnés par la justice française, tout comme la Chambre consulaire elle-même. À l’issue d’une saga politique et judiciaire qui dure depuis l’été 2018, Serge Bousquet-Cassagne et Patrick Franken, président et vice-président de la Chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne, ont été condamnés en appel pour avoir construit un barrage illégal. Toutefois nous observons avec regret que la justice réduit les peines sous la pression du monde agricole et des élus locaux, ce qui témoigne du fait qu’elle n’est pas à la hauteur de l’urgence écologique. Il est vraiment temps que la France se dote de véritables juridictions spécialisées dans l’environnement.

    Cette décision rappelle que la loi est la même pour tous et que la destruction de l’environnement mérite des sanctions. Des sanctions qui étaient particulièrement attendues, dès lors que les instigateurs et chefs d’orchestres de cette opération illégale ont déjà été condamnés par le passé pour des faits de violence sur gendarmes1 et des faits de destruction lors de manifestations agricoles2. N’hésitant pas à utiliser leurs mandats électifs et leurs soutiens politiques parmi les élus locaux, ils ont détourné l’argent public de la chambre consulaire (plus d’1,5 million d’euros) aux fins de servir les intérêts de quelques utilisateurs et leurs intérêts propres.  Aujourd’hui, le barrage est construit et il est exploité aux mépris de l’environnement (en travers d’un cours d’eau au sein d’une masse d’eau identifiée en déséquilibre quantitatif) et de la sécurité du public, alors que des études montrent des risques de rupture.

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  • EPR de Flamanville : un énième retard qui disqualifie les annonces de nouveaux réacteurs

    EDF a annoncé ce matin que le démarrage de l’EPR de Flamanville, en chantier depuis 15 ans, était repoussé de plusieurs mois, à la mi-2023. Le coût de ce projet, déjà multiplié par 6, augmente à nouveau. Cet énième dérapage de la technologie EPR interroge sur le positionnement de certain-es candidat-es à l’élection présidentielle qui en font une promotion irresponsable et déconnectée des faits. Greenpeace France demande un moratoire sur les travaux de l’EPR de Flamanville, afin de conduire une évaluation en toute indépendance de la viabilité des réacteurs nucléaires EPR. 

    Pour Nicolas Nace, chargé de campagne Transition énergétique à Greenpeace France, « à l’heure où beaucoup de responsables politiques s’obstinent sur la voie du tout-nucléaire en promettant la construction de nouveaux réacteurs, il faut regarder la réalité en face et arrêter les frais. L’EPR n’est pas une technologie fiable, elle ne permet la maîtrise ni des délais ni des coûts. C’est un fiasco international »

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  • Taxonomie : une déconvenue pour la France, un recul pour l’environnement

    Selon un nouveau draft publié le 31 décembre, la Commission européenne entend classer certaines activités gazières et nucléaires comme investissements “durables”.
    Contrairement aux informations relayées par les soutiens de l’industrie nucléaire, cette dernière n’a pas été classée comme énergie “verte”, mais bien comme énergie de transition dans le cadre de l’article 10(2), tout comme le gaz fossile.

    Cette décision est une déconvenue pour la France, qui a activement soutenu la classification du nucléaire et du gaz fossile comme énergies vertes.

    Mais cela ne doit pas éclipser le fait que cette version de la taxonomie est un permis de greenwasher.

    Les entreprises polluantes seront ravies d’avoir le sceau d’approbation de l’UE pour attirer des investissements afin de continuer à détruire la planète en brûlant du gaz fossile et en produisant des déchets radioactifs. La Commission a fait preuve d’un mépris choquant pour la science du climat, la nature et les générations futures. Le Parlement européen et les gouvernements doivent s’opposer à cette proposition.

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  • Population de Vouziers : l'érosion se poursuit

    L'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) vient de publier les chiffres officiels de population des collectivités territoriales françaises. Ce sont les données de l'année n-2 qui sont révélées, soit celles de 2019 pour ce mois de décembre 2021. Ces chiffres servent de référence légale pour l'année à venir, ils sont utilisés en particulier pour le calcul de dotations de l’État.

    Les tableaux ci-dessous confirment la lente érosion de la population de Vouziers La très légère hausse de l'an dernier ne se reproduit donc pas.

    Nous avons compté Blaise avec Vouziers "ville historique", pour permettre des comparaisons valables avec les années précédentes.

    Terron et Vrizy ont, bien entendu, amené leurs habitants au bénéfice de la commune nouvelle. Mais on ne constate pas de dynamisme particulier à cette fusion, avec même une légère baisse à Vrizy.

    Le premier tableau concerne la commune "historique" de Vouziers, pour laquelle nous avons les populations reportées depuis 2006.

     

     

    Vouziers   

    Population

    municipale

    Comptés à part

    Population

    totale

    2019

    3903

    135

    4038

    2018

    3919

    135

    4054

    2017

    3918

    134

    4052

    2016

    3935

    168

    4103

    2015

    3954

    176

    4130

    2014

    4004

    196

    4200

     2013  

    4019

    197

    4216

    2012

    4 046

    200

    4 246

    2011

    4 094

    203

    4 297

    2010

    4 141

    208

    4 349

    2009

    4 158

    219

    4 377

    2008

    4 183

    216

    4 399

    2007

    4 226

    216

    4 442

    2006

    4 292

    228

    4 520

     

     

     

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  • Avec la seconde main, faites un geste solidaire !

    En proposant de développer une activité économique basée sur la récupération et le réemploi d’objets – autrement dit sur l’économie circulaire – l’abbé Pierre s’est inscrit comme un pionnier de la seconde main, devenue si tendance ces dernières années. Constitutive de l’ADN Emmaüs, elle a été pensée pour être au service d’un projet social et solidaire, et d’accueil inconditionnel de personnes en situation d’exclusion.

    Aujourd’hui, le mouvement compte 480 boutiques implantées dans toute la France ainsi que Label Emmaüs, sa propre plateforme de vente en ligne. Ce réseau permet d’accueillir plus de 7 000 compagnes et compagnons, qui retrouvent ainsi un toit et une activité, mais aussi de financer de nombreux emplois en insertion. En 2019 – dernière année d’activité pleine avant la crise sanitaire, Emmaüs a collecté plus de 300 000 tonnes d’objets, devenant le premier acteur du réemploi en France.

    « L’économie circulaire » : alibi de nouveau venus sur le marché de la seconde main 

    L’intérêt croissant des Français pour la seconde main pourrait donc s’interpréter comme un signal positif pour les acteurs de l’économie sociale et solidaire. Mais c’est sans compter sur l’appétit aiguisé de nombreux acteurs de l’économie traditionnelle.

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  • Présidence française de l’Union européenne : les lobbys industriels en embuscade

    Publié le 

    La présidence française de l’UE qui commence le 1er janvier a été préparée en étroite collaboration avec les grandes entreprises françaises et leurs lobbys. C’est ce que révèle un nouveau rapport de l’Observatoire des multinationales, partenaire de basta!.

    Le 1er janvier 2022, la France va prendre la présidence du Conseil de l’Union européenne, pour six mois. Un nouveau rapport de l’Observatoire des multinationales, partenaire de basta!, et de l’ONG bruxelloise Corporate Europe Observatory révèle que celle-ci a été préparée avec les industriels français et leurs lobbys. « Même si la présidence française de l’UE ne débute qu’en janvier 2022, ses préparatifs ont commencé de nombreux mois auparavant, rappelle le rapport. Les recherches menées montrent que depuis le début du processus, la collaboration étroite entre les autorités françaises et les grandes entreprises a été la norme. »

    Sur les 13 rendez-vous divulgués par le représentant permanent de la France à Bruxelles, le haut-fonctionnaire Philippe Léglise-Costa, dix se sont tenus avec « des grandes entreprises ou des lobbies industriels, contre un seul avec la société civile ». Des 26 rendez-vous divulgués par son adjoint, 18 étaient avec des grandes entreprises ou des lobbies industriels, contre un seul avec la société civile. Philippe Léglise-Costa fréquente les arcanes européennes depuis plus d’une décennie : il avait été nommé adjoint du représentant permanent sous le mandat de Nicolas Sarkozy, puis conseillé François Hollande sur les questions européennes, avant d’être nommé à ce poste par Emmanuel Macron en 2017.

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