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économie et finances

  • Aucune discrimination n’a sa place dans le cinéma, Canal+ comparaitra devant la justice pour avoir violé la loi

    Communiqué commun LDH (Ligue des droits de l’Homme) et CGT Spectacle

    Dimanche 17 mai, le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, a annoncé ne plus vouloir travailler avec les 600 signataires de la tribune du collectif « Zapper Bolloré ».

    Maxime Saada, qui travaille de longue date pour le compte de Canal+, connaît le caractère incontournable du groupe dans le financement des films en France et la dépendance des différents acteurs de la filière.

    Sa décision n’est donc pas une réaction à chaud mais un choix inacceptable/brutal de discriminer en raison d’une expression politique et syndicale pour museler les voix qui s’élèvent dans la profession contre l’emprise croissante de Vincent Bolloré sur l’ensemble de la chaîne de fabrication et de diffusion du cinéma.

    En responsabilité et en conformité avec les valeurs démocratiques que nous partageons – la garantie des libertés fondamentales et la lutte contre toutes les discriminations – nous avons demandé à Maître Arié Alimi de saisir le tribunal judiciaire de Nanterre afin d’assigner Canal+ en vue d’obtenir l’annulation sous astreinte de cette décision inacceptable et faire désigner un mandataire dont la mission sera de constater les discriminations que le groupe Canal+ a annoncé commettre.

    Enfin, nous examinons également la possibilité d’un recours devant la Commission européenne pour sanctionner l’abus de dépendance économique de Canal+ qui s’inscrit dans un schéma de concentration réactionnaire de tous les vecteurs de la culture élaboré par Vincent Bolloré.

    A Cannes, le 23 mai 2026

  • Engrais : il ne faut pas chercher à maintenir notre dépendance mais prendre des mesures urgentes pour en sortir

    Communiqué de la Confédération Paysanne publié le 22.05.2026

    Encore une réunion pour rien ! Le gouvernement s'entête à ne pas analyser ni comprendre ce qui se joue dans cette crise des engrais déclenchée depuis le blocage du Détroit d'Ormuz.

    Une nouvelle fois, seules des mesures d'urgence sont esquissées, afin de sauver en priorité les plus gros acteurs économiques des filières agricoles, céréalières en particulier. Pour les commerçants d'engrais et les coopératives, une seule chose semble compter : que les paysan·nes continuent de consommer des engrais et que notre capacité d'exportation soit maintenue. Quid du devenir des paysan·nes ? Ce n'est pas du tout anticipé à l'occasion de réunion comme celle de ce vendredi.

    Pour la Confédération paysanne, l'urgence doit être aussi de permettre aux paysan·nes de sortir de la dépendance aux intrants importés qui fragilise les fermes. Ce que révèle cette crise, c'est bien que nous sommes pris dans un effet de ciseau entre cette dépendance et des prix fluctuants, fixés par les aléas du marché et du contexte internationaux.

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  • PJLUA : un texte dangereux pour l’agriculture

    Communiqué de la Confédération Paysanne publié le 18.05.2026

    Les député·es entament demain l'examen du projet de loi d'urgence agricole en séance publique. Ce texte, la Confédération paysanne y est défavorable. Le passage en commissions n'a pas fait évoluer notre position. Certaines modifications peuvent-elles le rendre acceptable ?

    Nous saluons le travail des député·es qui, en commissions, se sont opposé·es à de graves reculs, parfois avec réussite, s'agissant de la protection des zones humides, la gestion et la démocratie de l'eau dans ce pays. Ces prises de position sont importantes dans le paysage actuel. Les dispositions relatives à une meilleure prise en compte des coûts de production, via un prix plancher, vont dans le bon sens et nous les avions défendues auprès des député·es lors de nos auditions. Sans surprise, le gouvernement va en proposer la suppression.

    Le tunnel de prix reste une expérimentation et ne sera pas obligatoire, comme nous le demandions. De plus, le gouvernement fait le choix de confier cette expérimentation aux interprofessions, sans cadre réglementaire. Compte tenu de l'opposition affichée de certaines filières, l'expérimentation pourrait ne jamais voir le jour.

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  • Un emploi pour tous ! Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée

    Extraits de l'article de Lucile Chevalier pour ATD quart mode, publié le 07.05.2026

    Depuis 10 ans, l’expérimentation Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée, prouve qu’en adaptant l’emploi aux personnes, en engageant le tissu local, il est possible de créer pour chacun, même les plus éloignés du marché du travail, un emploi décent. Et cela, sans creuser les déficits.

    Printemps 2025, chez PAM ! Dans le quartier des 4 chemins à Pantin (Seine-Saint-Denis), Amal déroule son parcours devant Catfish Tomei, le directeur. Elle a fait des études de droit en Algérie, a exercé pendant trois ans le métier d’avocate. « Un emploi dans le service juridique pourraitvous convenir ? » tente le directeur. « Non », répond Amal qui poursuit. Elle est arrivée en France en 2010, a patienté cinq ans pour obtenir ses papiers, fait quatre enfants, les élève et quand la dernière esten âge d’aller à l’école, elle se metà rechercher un emploi. « J’étais un peu perdue, je n’avais pas travaillé depuis près de 15 ans. J’ai pensé au métier d’assistante maternelle qui me permettait de travailler près de chez moi et convenait à ma situation familiale » confie-t-elle. « Peut-être, quelque chose en rapport avec l’école, l’enseignement ?» réfléchit tout au haut le directeur. « Non, balaie-t-elle. Ma passion, c’est la couture. J’ai commencé à la naissance de ma fille, des robes, j’ai cherché des patrons, me suis mise à en faire ». Ainsi, Amal est embauchée en CDI, au Smic et à temps choisi comme couturière chez PAM !

    Un an plus tard, elle rit encore de la scène avec sa collègue Bintou, penchées toutes les deux, crayon à la main, sur un patron de veste. C’est un exercice. Elles apprennent à faire une veste dans le cadre d’une formation de deux mois. « C’est pour professionnaliser l’activité. Pour que tout le monde soit au même niveau » explique Bintou qui a déjà au compteur un stage de découverte des métiers de la couture à l’école Jean-Luc François. « C’est quand même étrange. En général, on t’embauche parce que tu maîtrises le travail, tu as le diplôme, l’expérience. Ici, tu viens avec ce que tu as envie de faire » se réjouit Amal. Les seules conditions exigées pour être embauché dans une entreprise à but d’emploi (EBE) : habiter depuis 6 mois une commune habilitée à expérimenter Territoire Zéro Chômeur de Longue Durée (TZCLD), être privé d’emploi depuis au moins un an et se porter volontaire.

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  • « Plus de 250 associations et personnalités redoutent la possible « extinction » de l’Ademe, à cause d’une loi »

    Tribune collective

    Réorganisée ce mardi 5 mai, l’Agence de la Transition écologique pourrait être placée sous l’égide des préfets et ses membres mutés sans leur consentement. Plus de 250 associations et personnalités du monde environnemental s’alarment.

    Le 16 avril dernier, le média « Contexte » révélait la version du projet de loi « visant à renforcer l’Etat local » transmise au Conseil d’Etat. Ce texte a suscité une mobilisation inédite : le 28 avril, les six organisations syndicales du Comité social d’administration ministériel de l’Ademe (Agence de la Transition écologique) publiaient une déclaration commune dénonçant « un dispositif qui détruit l’Ademe sans le dire ». En cause, l’article 7, qui prévoit l’intégration des directions régionales de l’Ademe au sein des Dreal, « placées sous l’autorité du représentant de l’Etat », en l’occurrence, ici, le préfet.

    Si cette décision était mise en œuvre, les salariés de l’Ademe se retrouveraient ainsi directement soumis à leur autorité hiérarchique, faisant dépendre la priorisation de leurs missions d’une logique administrative relevant du ministère de l’Intérieur.

    En complément, le texte prévoit également la possibilité d’une « mis[e] à disposition d’office » des personnels, « pendant une durée de trois ans, renouvelable ». Autrement dit, une mutation imposée sans leur accord. Un tiers des effectifs de l’Ademe serait concerné.

    La combinaison de ces dispositions revient, de fait, à supprimer les directions régionales de l’Ademe, en diluant l’expertise de ses personnels dans des structures qui ne disposent ni de leur savoir-faire technique et scientifique, ni de leur ancrage auprès des élus et porteurs de projets locaux.

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  • Accord UE-Mercosur : une application provisoire scandaleuse

    Communiqué de la Confédération Paysanne, publié le 30.04.2026

    Pour la Confédération paysanne, l'accord de libre-échange UE*-Mercosur* est délétère pour l'agriculture et l'alimentation en France, en Europe, et de l'autre côté de l'Atlantique. A partir du 1er mai, il va s'appliquer à titre « provisoire ». C'est un scandale démocratique.

    Le Parlement européen n'a pas encore pu voter sur le fond. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), saisie par le Parlement européen, n'a même pas rendu son avis sur sa conformité avec le droit européen. De plus, le choix de la date du 1er mai, journée internationale des travailleur·euses, est d'un cynisme sans nom.

    Ce passage en force piétine le Parlement et toutes les voix qui se sont exprimées contre cet accord. Pourtant, pour la première fois de l'histoire de l'UE*, un accord de libre-échange n'a pas réuni l'unanimité des États-membres lors du vote en janvier dernier lors du Conseil européen.

    La Pologne vient d'ailleurs à son tour de saisir la CJUE pour contester la mise en œuvre de cet accord et son application provisoire. La France qui prétend s'y opposer est aux abonnés absents !

    Contrairement à ce que disent les partisans de l'accord UE*-Mercosur*, il va s'appliquer alors même que les filières agricoles les plus fragiles, comme l'élevage, ne sont pas protégées.

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  • Résultats trimestriels de TotalEnergies : profits de guerre sur fond de crise énergétique

    Communiqué publié par Greenpeace  le 29 avril 2026

    Pour le premier trimestre 2026, TotalEnergies affiche des bénéfices en hausse de 51% par rapport au premier trimestre 2025, en période de très fortes tensions sur le marché de l’énergie, en pleine guerre au Moyen-Orient. Greenpeace France dénonce la logique cynique des géants du pétrole comme TotalEnergies qui transforment des drames humains en opportunités financières, tandis que les ménages paient le prix fort à la pompe. 

    TotalEnergies, profiteur de guerre

    Alors que le commerce international de pétrole est fortement perturbé par la fermeture du détroit d’Ormuz, TotalEnergies parvient néanmoins à engranger 5,8 milliards de dollars de bénéfices sur le premier trimestre 2026, soit près de 2 milliards de dollars ou 51% de plus que le premier trimestre 2025.

    Dans le même temps, l’envolée du cours de l’action TotalEnergies a entraîné un enrichissement massif de ses actionnaires estimé à 55,4 milliards d’euros. Parmi eux, Patrick Pouyanné, le PDG de TotalEnergies, s’est lui-même enrichi de près de 15 millions d’euros.

    Pour Sarah Roussel, chargée de campagne Énergies fossiles à Greenpeace France :

    « Le schéma est bien connu : comme au début de la guerre en Ukraine en 2022, TotalEnergies profite de l’envolée des prix du pétrole liée à l’instabilité géopolitique pour maximiser ses bénéfices. Derrière ces résultats records se cachent des profits de guerre indécents, qui atterrissent en grande partie dans la poche de ses actionnaires, alors que des millions de personnes voient leur facture énergétique exploser. Il est urgent que le gouvernement français prenne ses responsabilités et mette fin à cette situation inacceptable en taxant plus fortement les profits des grandes entreprises pétrolières.»

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