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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité.

  • Stocamine : l’Etat renonce à assurer la sécurité sanitaire et environnementale de l’Alsace

    En 1999, la fin de l’exploitation des mines de potasse d’Alsace et la nécessité de gérer les déchets dangereux ont conduit l’Etat à ouvrir Stocamine, un centre de stockage de déchets dangereux dans ces anciennes mines, situées en dessous de l’une des plus grandes nappes phréatiques d’Europe : ceci en dépit de toutes les oppositions locales. Aujourd'hui, le choix du gouvernement pour des raisons économiques d’enterrer purement et simplement les déchets à défaut de savoir les gérer est lourd de conséquences et inquiète France Nature Environnement, FNE Grand Est et Alsace Nature.

    Stocamine, un échec annoncé

    A l’origine, Stocamine devait contenir des déchets industriels dangereux pendant 30 ans, avec pour maître mot « réversibilité ». Pour ce faire, l’Etat avait écarté d’un revers de main les craintes des associations locales (environnementales et de consommateurs) : ni incendie, ni affaissement ni inondation ne seraient possibles, le site serait sous contrôle, et sa réversibilité garantie. Or, en moins de cinq ans d’exploitation, un incendie s’est déclaré, des déchets non autorisés ont été stockés et les galeries s’affaissent lentement sur les déchets. La décision de l'Etat en 2017 de prolonger l’autorisation de stockage pour une durée illimitée a attesté de la difficulté de l’Etat à cacher sa réelle intention : que ce site de stockage temporaire devienne définitif.

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  • Les chiffres ne peuvent pas mentir ?

    Dans son édition datée du 21 janvier, "L'Union" publie un article qui compare les populations de Vouziers et de Sainte-Ménehould. Le verdict paraît clair et historique à la fois : "Pour la première fois depuis la Révolution, Vouziers passe devant Sainte-Ménehould". Le constat s'appuie sur les derniers chiffres fournis par l'INSEE, qui indiquent 4545 habitants pour Vouziers et 4244 pour Sainte-Ménehould. L'article du journal précise : "5,8 %, c'est l'augmentation de population de Vouziers sur ces cinq dernières années".

    La réalité est nettement moins tranchée entre une dynamique vouzinoise et une baisse inexorable ménehildenne.

    Les deux communes connaissent une perte d'habitants depuis quelques décennies, et ce, sur une pente assez semblable.

    Nous avons publié les chiffres pour Vouziers, en voici un rappel :

    Vouziers   

    Population

    municipale

    Comptés à part

    Population

    totale

    2016

    3935

    168

    4103

    2015

    3954

    176

    4130

    2014

    4004

    196

    4200

     2013  

    4019

    197

    4216

    2012

    4 046

    200

    4 246

    2011

    4 094

    203

    4 297

    2010

    4 141

    208

    4 349

    2009

    4 158

    219

    4 377

     2011 ne marque aucune inflexion de la tendance à la baisse.

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  • Brexit ou l’odyssée de Theresa May

    Extraits de l'éditorial de Cartooning for Peace

    C’était prévisible, mais ce mardi 15 janvier, Theresa May en a eu la confirmation : les députés britanniques ont clairement rejeté l’accord du Brexit passé avec l’Union européenne. Le lendemain, la Première ministre a réussi, de justesse, à échapper à la motion de censure à son encontre, lancée par Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste.

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    Dessin de Maarten Wolterink (Pays-Bas / The Netherlands), Cartoon Movement
    Jean-Claude Juncker: "Laissez-moi deviner..."

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  • Démographie : une hausse en trompe-l’œil

    L'INSSE nous donne les chiffres de population de la France en 2018, voici son constat :

    Au 1er janvier 2019, la France compte près de 67 millions d’habitants. Au cours de l’année 2018, la population a augmenté de 0,30 %. Comme les années précédentes, cette progression est principalement due au solde naturel (+ 144 000 personnes), différence entre les nombres de naissances et de décès, bien que ce solde soit historiquement bas.

    En 2018, 758 000 bébés sont nés en France, soit 12 000 de moins qu’en 2017. Il s’agit de la quatrième année consécutive de baisse. L’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 1,87 enfant par femme en 2018. Il recule depuis quatre ans, mais la baisse ralentit. Il retrouve son niveau de 2002. La France reste encore en 2016 le pays le plus fécond de l’Union européenne.

    En 2018, le nombre de décès s’établit à 614 000, soit 8 000 de plus qu’en 2017. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 85,3 ans pour les femmes et 79,4 ans pour les hommes.La France est l’un des pays européens où les femmes vivent le plus longtemps, alors qu’elle n’est qu’en neuvième position pour les hommes.

    Les chiffres des naissances sont en diminution depuis plusieurs années, et on retient surtout un taux de fécondité en baisse. Pour simplement maintenir une population stable, il faut que ce taux atteigne 2,1, enfants par femme en moyenne. Tant que les hommes ne porteront pas d'enfants, ce seront toujours les femmes qui feront naître de nouveaux citoyens. Il  faut donc au moins deux successeurs pour chaque couple (et deux naissances par femme) pour laisser stable une population. Le taux de fécondité actuel est de 1,87, largement en dessous du taux de 2,1. Une remontée de ce taux parait peu probable, si on considère son évolution ces dernières années.

    Par ailleurs, le nombre de décès augmente, du fait du vieillissement de la population. L'INSEE constate donc un solde naturel historiquement bas (nombre des naissances moins nombre des décès). Le solde migratoire ne modifie pas significativement cette tendance. La pyramide des âges montre cet état de fait, avec une base des nouvelles générations plus étroite qu'au niveau des générations antérieures.

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  • Homophobie en Tchétchénie : V.Poutine donne carte blanche

    Écrit par Natalia Priloutskaïa, chercheuse sur la Russie à Amnesty International. Publié le 18.01.2019. 

     

    Pour la deuxième fois en moins de deux ans, en Tchétchénie, une violente répression s’abat sur les lesbiennes, les gays et les personnes bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI), qui craignent désormais pour leur vie. Cette semaine, l’ONG Russian LGBT Network a confirmé les informations selon lesquelles les autorités tchétchènes ont de nouveau procédé à l’arrestation de nombreux gays et lesbiennes présumés, les ont détenus et torturés. Selon des sources protégées par l’ONG, une quarantaine de personnes ont été arrêtées depuis le mois de décembre et au moins deux sont mortes des suites de tortures. En outre, la police aurait exigé que les familles des gays et des lesbiennes se livrent à des crimes « d’honneur » contre leurs proches et en fournissent la preuve. Ces informations glaçantes s’inscrivent dans la continuité de la « purge homosexuelle » de 2017, au cours de laquelle des centaines d’hommes ont été arrêtés et torturés. Le bilan déplorable de la Tchétchénie en matière de droits humains avait alors bénéficié de l’attention de la communauté internationale. L’an dernier, je me suis rendue à plusieurs reprises dans la capitale tchétchène Grozny.

    À chaque fois, j’ai été frappée par le contraste qu’offrent les gratte-ciel de verre lumineux, les boutiques de luxe et les cafés tendance bordant les rues de la ville avec le parfum de peur qui flotte dans l’air. Dans les discussions, chacun fait soigneusement attention aux mots qu’il utilise.

    Les enjeux sont d'une extrême gravité : le leader tchétchène Ramzan Kadyrov orchestre depuis des années une campagne de harcèlement, d’intimidation et de violence contre les défenseurs des droits humains. Plusieurs défenseurs renommés ont été tués en raison de leur travail, tandis que d’autres croupissent en prison. Ceux qui recensent les attaques contre les LGBTI font preuve d’un courage inimaginable, risquant d’être arrêtés, torturés, maltraités voire tués s’ils sont identifiés. Derrière les façades miroitantes des nouveaux buildings qui ne cessent de jaillir à travers Grozny, les murs des logements, des boutiques et des bureaux sont envahis par les portraits de Ramzan Kadyrov. Il est quasi impossible de regarder la télévision ou d’écouter la radio sans entendre son nom.

     

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  • L'Atomik Tour et le Cine Attac à Charleville le 29 janvier

    Une caravane, une cinquantaine d’étapes de 2 ou 3 jours, 8 mois. Pour questionner notre rapport au nucléaire, mieux cerner les enjeux localement et susciter des actions.

    L’Atomik Tour, c’est un voyage à travers la France, en 50 étapes pour se rencontrer, s’interroger sur la France Nucléaire (et son monde), et sortir du cadre imposé par le (faux) débat public uniquement au sujet de ses déchets.

    La caravane commence son périple à Lunéville (54), où elle restera 3 jours. Au programme : discussions, échange et partage de matériel militant et d’expériences, temps conviviaux, projections-débats, actions de porteur.euse.s de parole...

    Pour lire le mot de présentation des organisateurs.trices. c’est par ici :

    http://atomik-tour.org/index.php/page-d-exemple/

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  • Sortir du chaos par une nouvelle ambition citoyenne et sociale

    Editorial de la revue Hommes et Liberté
    n° 184, décembre 2018


    2018 a été marquée par le 70 ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
    L’actualité de ce texte radical éclaire les chemins possibles à emprunter ensemble. Si son universalité et son effectivité sont légitimement en question, elle demeure une référence mondiale utile en ces temps troublés.

    Cette fin d’année 2018 s’est teintée en France d’une couleur inédite : le jaune. Elle pourrait être celle de la lumière et de la joie. Elle exprime ici de la colère, du désespoir et de l’inquiétude face à une vie quotidienne d’injustices et d’inégalités persistantes.
    Cette révolte protéiforme des « gilets jaunes » apparaît comme l’expression d’une France jusqu’ici silencieuse, et qui s’affirme hors des champs habituels de la contestation sociale portée traditionnellement par les syndicats, les mouvements associatifs et les forces politiques. Partie d’une revendication précise autour d’une nouvelle taxe sur le gazole, se sont très vite agrégées des critiques plus larges et fondamentales. Elles expriment un « ras-le-bol » fiscal devant une injuste répartition de l’impôt. Elles accusent d’incompétence et de mépris les pouvoirs publics et, en premier lieu, le gouvernement et le président de la République, incapables de répondre aux aspirations premières de la population que ces « gilets jaunes » entendent porter.
    Au-delà des débordements et des agressions racistes, sexistes, homophobes inacceptables, des infiltrations violentes de groupuscules extrémistes lors des manifestations de rue, ce mouvement, avec le soutien de l’opinion qui l’accompagne, alerte sur notre fonctionnement démocratique fondé sur la représentation et la délégation. Il remet en cause de manière confuse les choix économiques et budgétaires mis en œuvre depuis des décennies, qui réduisent toujours plus la place de l’Etat et des services publics, laissant à la loi du marché la satisfaction des besoins sociaux et la répartition territoriale des services et des richesses.

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