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canicule

  • Incendies géants, canicules… Le manque de communs démocratiques

    Communiqué de la LDH le 29.07.2026

    Canicule meurtrière, incendies ravageurs… Quel que soit le bilan final de cet été 2026, il est d’ores et déjà catastrophique. D’autant qu’il peut être suivi rapidement de nouvelles manifestations de dérèglements climatiques accélérés. Les inondations peuvent suivre la canicule, la sécheresse, des tempêtes peuvent survenir… Le temps presse, la réflexion collective est plus que jamais nécessaire. Il nous faut affronter les bouleversements écologiques les plus visibles, intrinsèquement liés au dépassement des limites planétaires du fait des activités humaines : réchauffement climatique, mais aussi chute de biodiversité, pollution chimique… L’inaction n’est plus de mise.

    Il convient donc de tirer les leçons des difficultés, voire des dysfonctionnements rencontrés dans la gestion par les pouvoirs publics de la protection des populations. Les moyens mis en œuvre dans l’hexagone ont permis de limiter les pertes de vies humaines liées aux incendies, même si leur insuffisance par manque d’investissement avait été pointée par les spécialistes avant l’été, mais des milliers de personnes sont mortes des canicules. En outre, les inégalités d’exposition aux risques pour la santé et la sécurité des personnes sont criantes, en France et, plus largement, entre régions du monde. Les conséquences des changements climatiques se font sentir encore plus rapidement qu’anticipé en Europe et cela devrait conduire les institutions dans l’Union européenne (UE) à convaincre largement leurs partenaires internationaux de la nécessité à accentuer les efforts pour en atténuer les conséquences.

    C’est malheureusement l’inverse qui s’est produit ces dernières années. Les ambitions climatiques n’ont cessé d’être revues à la baisse, voire stigmatisées. Des mécanismes de protection environnementale, patiemment construits durant les décennies passées ont été démantelés. Galvanisée par l’administration Trump, appuyée par des partis de droite et des groupes de pression productivistes, l’extrême droite est parvenue à faire reculer plusieurs projets de régulation environnementale, tout en dénonçant les partisans de la décarbonation et de la préservation des écosystèmes pour leur irrationalité. Ce discours climato-sceptique, diviseur et anti-écologique a entrainé des choix politiques au niveau européen et au niveau national qui se fracassent aujourd’hui sur le mur des réalités.

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  • Canicule : quand les scientifiques passent pour des « idéologues » et des « petits dictateurs »

    Extraits de l'article de Léa Guedj, publié dans Reporterre le 07.07.2026

    Entre déni du chaos climatique et mépris des scientifiques, certaines séquences médiatiques lors des dernières vagues de chaleur peuvent donner l’impression de vivre, réellement, dans le scénario fictionnel du film « Don’t Look Up ».

    Des scientifiques inaudibles, des alertes méprisées… Les vagues de chaleur ont entraîné un réel backlash écologique dans nombre de médias mainstream. Et si nous étions déjà entrés dans le film dystopique Don’t Look Up ? Certaines séquences médiatiques donnent en tout cas cette amère impression.

    Sorti en 2021, le film dépeint l’inaction des politiques et l’inconsistance des médias face à l’imminence d’une catastrophe, en l’occurrence une comète qui se dirige droit vers la Terre. Deux astronomes tentent désespérément d’alerter la société, mais ils reçoivent désintérêt, mépris et dérision. Les solutions engagées pour se prémunir du cataclysme s’avèrent technosolutionnistes et inutiles. De quoi quelque peu rappeler notre séquence actuelle...

    « Dans “Don’t Look Up” on parle du sujet, mais on ne pointe pas vers la bonne problématique ou solution. C’est ce qui est en train de se passer avec les périodes de vagues de chaleur », analyse Eva Morel, cofondatrice de l’association QuotaClimat, qui suit de près le traitement médiatique des enjeux climatiques, notamment pendant les deux dernières vagues de chaleur, en mai et juin.

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  • Canicule et surmortalité en Volailles : l'urgence n'est pas seulement de gérer la crise, mais de changer enfin de cap

    Communiqué de la Confédération Paysanne du 26.06.2026

    Nous apportons tout notre soutien et notre solidarité à l'ensemble des paysan·nes frappé·es par cette nouvelle canicule. Alors que le ministère de l'Agriculture se contente de publier un communiqué rappelant quelques conseils aux détenteurs d'animaux, il évite soigneusement de remettre en cause les politiques qu'il mène depuis des années. Un ton infantilisant qui ne répond en rien aux enjeux !

     

    Après dix ans de macronisme, les impacts du changement climatique sont, chaque été, plus palpables. À la Confédération paysanne, nous refusons la fatalité. Depuis près de quarante ans, nous démontrons qu'un élevage paysan, avec des bâtiments de taille limitée, des parcours arborés et des fermes autonomes, est plus robuste. Cela ne nous met pas à l'abri de tous les impacts, mais ses pratiques ne sont pas suffisamment soutenues !

    Pendant ce temps, le gouvernement continue d'encourager les modèles les plus vulnérables aux aléas climatiques, très dépendants de la pétrochimie qui accélèrent le réchauffement climatique. Il continue à signer des accords de libre-échange et à prôner la compétitivité pour alimenter le marché mondial et les flux de marchandises qui, on le sait, sont le plus gros émetteur de GES. 

    Son projet de loi d'urgence agricole facilite encore l'installation de poulaillers géants, aujourd'hui parmi les plus durement touchés par les épisodes de fortes chaleurs. Les surmortalités constatées entraînent des difficultés majeures d'équarrissage, obligeant à prendre des mesures d'urgence comme l'enfouissement des volailles. Cela rappelle tristement les crises d'influenza aviaire. Sauf qu'en pleine période estivale, les fortes chaleurs accélèrent la décomposition des cadavres, saturent les capacités d'équarrissage et aggravent encore la gestion de la crise.

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  • Aidez la faune sauvage pendant un épisode de canicule

    Communiqué de la LPO le 15.06.2026

    Canicule et faune sauvage : un défi croissant

    Les épisodes de canicule, caractérisés par des températures exceptionnellement élevées de jour comme de nuit, représentent un danger croissant pour la faune sauvage. Lorsque les températures dépassent les 30 °C et que les nuits ne descendent pas sous les 20 °C pendant plusieurs jours, les conséquences sur les écosystèmes deviennent alarmantes. Ces phénomènes, de plus en plus fréquents et intenses en raison du changement climatique, affectent profondément les animaux, leurs habitats et les structures qui leur viennent en aide.

    Des impacts multiples sur les espèces

    Les effets de la chaleur extrême sont nombreux. Les brûlures, causées par des sols surchauffés (jusqu’à 60 °C sur le bitume), peuvent gravement blesser les petits animaux. Les oiseaux nichant sous les toits, comme les martinets ou les hirondelles, sont particulièrement vulnérables : les jeunes, asphyxiés par la chaleur, tombent parfois du nid en cherchant de l’air.

    La déshydratation est une autre menace majeure. L’assèchement des points d’eau oblige les animaux à parcourir de longues distances, parfois jusqu’à l’épuisement. Les écosystèmes sont également bouleversés par la destruction de la végétation, la raréfaction des ressources alimentaires et les incendies. Même les espèces aquatiques souffrent : la baisse de l’oxygène dissous dans l’eau peut provoquer leur asphyxie.

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  • L’Europe du Sud suffoque sous un dôme de chaleur

    Edito de Cartooning for Peace du 2 juillet 2025

    Une canicule inédite frappe actuellement l’Europe du Sud, avec des températures dépassant les 40°C en Italie, en Espagne, au Portugal, en Grèce et dans le sud de la France. Les hôpitaux signalent une hausse des admissions pour déshydratation et coups de chaleur et l’on déplore déjà deux décès en Espagne. Plusieurs zones ont été placées en alerte rouge et les autorités appellent à la prudence, notamment pour les personnes âgées, les malades chroniques et les enfants. En France, près de 2000 écoles ont dû fermer par mesure de sécurité.

    La canicule favorise également les incendies de forêt, très nombreux en Espagne, au Portugal et en Grèce, et la sécheresse complique la situation dans les zones rurales. Selon les experts, ces vagues de chaleur, directement liées au réchauffement climatique, sont appelées à devenir plus fréquentes et plus intenses.

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  • Canicule : Greenpeace pointe du doigt les énergies fossiles

    Alors que quatre départements ont été placés en vigilance canicule rouge lundi, et 46 autres en vigilance orange, des militants et militantes de Greenpeace désignent les responsables de la multiplication de ces événements climatiques extrêmes : l’industrie des énergies fossiles.

    En début d’après-midi, une dizaine de militantes et militants de Greenpeace France se sont rendus sur le parvis de la Défense pour afficher leurs messages : “Le thermomètre explose, merci aux industries fossiles”, “énergies fossiles = 86% des émissions de CO2”.

    Des photos de l’action sont disponible en cliquant ici

    Les événements climatiques extrêmes, comme la vague de chaleur que subit actuellement une grande partie de la France, sont largement amplifiés par le changement climatique. Et nous sommes là pour le rappeler : selon le GIEC, l’industrie des énergies fossiles est la première responsable des émissions de gaz à effet de serre » souligne Sarah Roussel, chargée de campagne climat pour Greenpeace France.

    La température monte, pas la prise de conscience politique. Le gouvernement préfère proposer un énième numéro vert plutôt que de s’attaquer à la racine du problème : notre dépendance aux énergies fossiles. Il est temps que les véritables responsables de ce chaos climatique rendent des comptes et  que le gouvernement mette fin à tout nouveau projet d’exploitation ou d’infrastructures fossiles – à commencer par celui du terminal méthanier du Havre, symbole de la politique absurde menée par le gouvernement.”

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  • EDF autorisée à cuire les poissons à petit feu !

    Communiqué du réseau "sortir du nucléaire" le 26 juillet 2022.

    Le 15 juillet 2022, des arrêtés exceptionnels ont été adoptés autorisant EDF, "nécessité publique" oblige, à déroger aux normes limitant l’échauffement des cours d’eau suite aux rejets d’eau chaude des centrales. Ce 22 juillet, ces dispositions ont été prorogées jusqu’au 7 août inclus. Nous alertons sur les conséquences de ces décisions sur la santé des cours d’eau et sur le risque d’une situation "exceptionnelle" qui devienne la nouvelle norme, quitte à asphyxier les milieux aquatiques.



    La biodiversité aquatique sacrifiée sur l’autel de la production d’électricité nucléaire

    En matière de nucléaire, lorsqu’une norme n’est pas respectée, il suffit d’obtenir une dérogation ! Cet été, le Rhône, la Garonne et l’estuaire de la Gironde font malheureusement les frais de ce principe.

    Les centrales situées sur des cours d’eau font l’objet d’arrêtés censés limiter l’échauffement généré par le rejet de leurs eaux de refroidissement. Ceux-ci fixent, d’une part, la différence maximale de température entre l’amont et l’aval (avec un delta allant jusqu’à 11°C de moyenne journalière pour la centrale du Blayais !), et d’autre part la température maximale admissible des cours d’eau après rejet. En temps normal, si ces critères sont dépassés, les centrales doivent être arrêtées ou réduire leur puissance pour éviter de réchauffer encore plus des cours d’eau déjà souffrants.

    Or, le 15 juillet 2022, des arrêtés exceptionnels ont été publiés sans aucune phase de consultation préalable, "nécessité publique" oblige. Ceux-ci autorisent les centrales de Blayais, Bugey, Saint-Alban et Golfech à s’en tenir au respect de l’écart de température amont/aval et à déroger au seuil fixant la température maximale admissible pour les cours d’eau. Pourtant, ces limites étaient déjà fixées très haut : jusqu’à 36,5°C pour l’eau en aval du rejet dans l’estuaire de la Gironde, température au-delà de laquelle seules quelques espèces de poissons survivent  [1] ! Le 22 juillet 2022, ces dispositions ont quasiment été prorogées à l’identique jusqu’au 7 août inclus. Comment imaginer que la biodiversité aquatique ressortira indemne de trois semaines de cuisson à petit feu ? Quel crédit accorder aux études qui seront menées sur l’impact environnemental de ce mode de fonctionnement, dans la mesure où celles-ci seront réalisées... par EDF elle-même ?

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