
biodiversité
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A la découverte du castor d'Europe
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Journée Mondiale des Zones Humides 2026 : participez aux animations près de chez vous !
Le 2 février, c’est la Journée mondiale des zones humides ! Pour l’occasion, et durant tout le mois de février, de multiples animations sont organisées partout en France pour partir à la découverte de ces milieux riches en biodiversité, comprendre leur rôle et apprendre à les protéger.
Une zone humide c’est quoi ?
Quel est le point commun entre la Baie de Somme, les étangs de la Dombes, le Marais poitevin, le lac de Grand-Lieu, la Camargue, l’estuaire du Sinnamary en Guyane ou encore les tourbières du Jura ? Ce sont des zones humides ! Le terme « zone humide » est très vaste. Il désigne un espace de transition entre la terre et l’eau. Il s’agit de lieux où l’eau peu profonde (douce ou salée) est présente de façon permanente ou temporaire : estuaires, lagunes, marais, étangs, lacs, marais salants, baies, vasières, tourbières, prairies humides, mares, forêts humides, ou encore récifs coralliens, lagons et mangroves dans les régions tropicales.
Un mois de février consacré aux zones humides
Chaque année depuis 1997, la Journée mondiale des zones humides (JMZH de son petit nom) célèbre les zones humides partout dans le monde. En France, elle dure tout le mois de février : associations, collectivités territoriales, groupes de citoyens, gestionnaires d’espaces naturels et bien d’autres structures vous proposent de découvrir et mieux connaître les zones humides près de chez vous, à travers une grande variété d’activités (sortie découverte, chantier, exposition, conte ou encore débat). Cette mobilisation de nombreux acteurs partout dans le monde est l’occasion pour nous tou·tes d’en apprendre plus sur ces milieux entre terre et eau, sur les différents services qu’ils nous rendent et sur les actions que chacun·e peut mener pour mieux les protéger.
Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine culturel
En 2026 la JMZH est placée sous le thème « Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine culturel », afin de mettre en avant la dimension culturelle des zones humides.
Depuis toujours, les populations humaines coexistent avec les zones humides, profitant de leurs multiples services ; tout en prenant garde à ne pas détruire ces écosystèmes bienfaiteurs. Une coexistence sur le temps long qui a développé des savoir-faire et des pratiques, transmises de génération en génération et qui se traduit par des liens forts entre les communautés locales et leurs zones humides.
Malgré cela, les zones humides font partie des écosystèmes les plus menacés sur Terre et continuent de disparaître à un rythme alarmant, estimé 3 fois plus rapide que la déforestation. Pourtant, les zones humides, proches des Hommes depuis des temps immémoriaux, sont aussi la clé pour assurer leur avenir.
Et près de chez vous ? (voir ci-dessous)
Près de 800 activités sont déjà proposées partout en France, du 31 janvier au 1er mars. Venez nombreuses et nombreux : en famille, entre collègues, entre ami·es ou seul·e (on vous promet que vous rencontrerez du monde sur place). De 0 à 99 ans, il n’y a pas d’âge pour apprécier les zones humides !
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Renard : 4 idées reçues sur un animal utile
Article publié le 19 janvier 2022 par FNE
1. Le renard est-il un animal nuisible ?
Le renard est un auxiliaire précieux pour l’agriculture
Cela tient à son régime alimentaire essentiellement constitué de petits rongeurs, responsables de dégâts sur les cultures. Le renard régule ces espèces et évite ainsi l’utilisation de produits toxiques (anti-coagulants) qui peuvent provoquer des réactions en cascade sur le reste de la chaîne alimentaire, comme les rapaces, les sangliers…
Animal opportuniste, le renard peut aussi nettoyer les carcasses laissées par d’autres prédateurs. En jouant ce rôle d’équarisseur naturel, il évite la prolifération de maladies. Le renard est donc un maillon essentiel dans les écosystèmes.
Le renard n’est pas responsable de la disparition d’autres espèces
En tant que prédateur opportuniste, le renard peut consommer des espèces chassables telles que des oiseaux ou des petits mammifères, comme le grand hamster.
Il ne fait que jouer son rôle de régulateur et n’est pas responsable de la raréfaction de ces espèces, qui est provoquée par les modifications des paysages, les pratiques agricoles intensives et l’étalement urbain. Par ailleurs, les oiseaux d’élevage lâchés pour la chasse et incapables de se défendre constituent pour lui une proie bien plus facile que les animaux sauvages.
Une étude allemande a conclu que l’amélioration des habitats serait plus efficace que la régulation des populations de renards pour restaurer les populations de lièvres, lapins et perdrix.
2. Le renard est-il un vecteur de maladies ?
Le renard ne transmet pas la rage
Aujourd’hui le renard n’est plus porteur de la rage grâce à une vaste campagne de vaccination orale menée à partir de 1986. En 2001, la rage du renard a été éradiquée, le dernier cas de rage « vulpine » datant de 1998. Un réseau de surveillance de la faune sauvage est en place sur tout le territoire national et permet de repérer tout animal présentant des signes de la maladie.
Echinococcose alvéolaire : persécuter le renard est inutile
Souvent présentée à tort comme la maladie du renard, cette maladie rare mais grave chez l’homme est due à un petit ver d’à peine quelques millimètres qui vit dans l’intestin des carnivores : renards, mais aussi chiens et chats. 30 % des chats et des chiens seraient porteurs de ce ver.
L’homme se contamine en ingérant des aliments souillés par les déjections (mais pas l’urine) ou par contact avec les œufs du ver qui sont présents sur le pelage des chiens et des chats.
Persécuter les renards ne fera pas reculer la maladie. Il faut appliquer des mesures de prévention simples dans les zones infestées (le Nord-Est de la France et le Massif central) :
- Consommer cuits à plus de 60°C les plantes, légumes et fruits poussant au sol ;
- Se laver les mains soigneusement après des travaux de jardinage, après tout contact avec les animaux familiers et avant chaque repas ;
- Vermifuger plusieurs fois par an chiens et chats avec un produit spécifique contre ce parasite.
Le renard est un rempart contre la maladie de Lyme
La maladie de Lyme, ou borréliose de Lyme, est une maladie transmise à l’homme par des tiques porteuses des bactéries Borrelia. Ces tiques contractent ces bactéries lorsque, encore à l’état de larves ou de nymphes, elles se nourrissent du sang de rongeurs ou d’oiseaux infectés. Ces bactéries, une fois ingurgitées, remontent de l’intestin jusqu’aux glandes salivaires d’où elles pourront être réinjectées dans un nouvel hôte.
Des études ont montré que l’activité des prédateurs (renard roux, martre, putois, blaireau) pouvait abaisser le nombre de tiques dans un écosystème, en régulant les populations de rongeurs porteurs de tiques. En effet, le renard élimine les rongeurs, qui sont moins actifs en sa présence, ce qui réduit leur taux de rencontre avec les tiques. Et les rongeurs qui se déplacent davantage et qui sont les plus infectés seront aussi les plus prédatés par le renard, ce qui réduit la part de rongeurs infestés. Il est donc contre-productif de tuer des renards pour lutter contre la maladie de Lyme, alors que la présence de ce canidé permet de diminuer la prévalence de cette maladie.
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Le Traité mondial sur la haute mer entre enfin en vigueur
Après deux décennies de mobilisation sur ce sujet, Greenpeace salue l’entrée en vigueur du Traité sur la haute mer ce 17 janvier 2026. Cette date marque également le lancement d’un compte à rebours crucial pour protéger 30 % des océans d’ici 2030 sous la forme de réserves marines, comme le recommandent les scientifiques. La France, en tant que 3ème puissance maritime, doit continuer d’incarner son rôle de pionnière au sein de la mobilisation internationale, en prenant la tête des efforts pour identifier les sites prioritaires, développer les aires marines protégées en haute mer et y garantir un niveau de protection plus élevé.
Pour François Chartier, chargé de campagne Océans chez Greenpeace France : « La haute mer abrite des millions d’espèces et des écosystèmes essentiels à l’équilibre des océans. Il ne nous reste que quatre ans pour protéger 30% des océans d’ici 2030. Chaque mois de retard entraîne davantage de dégâts pour des écosystèmes magnifiques et fragiles dont nous dépendons toutes et tous. Or, nous ne pouvons pas faire confiance aux organisateurs de gestion de la pêche ou à l’industrie pour privilégier spontanément la préservation des océans et cesser de les surexploiter : la responsabilité revient donc aux gouvernements de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour limiter l’influence des entreprises qui détruisent l’océan. Parmi eux, la France peut illustrer son ambition en créant la première vague de sanctuaires marins en haute mer ».
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Moins de pesticides, plus d’oiseaux
Communiqué du Museum National d'Histoire Naturelle, publié le 14.01.2026
Une nouvelle étude menée par plusieurs scientifiques du Muséum met en lumière l’impact généralisé de la contamination de la biodiversité par les pesticides, se concentrant particulièrement sur les oiseaux vivant proche des terres cultivées en France. L’exposition à un large éventail de substances actives est largement associée à un plus faible nombre d’oiseaux chez la majorité des espèces communes, même lorsque d’autres composantes de l’intensification agricole sont prises en compte.
Un manque de données et une biodiversité fragilisée
Les pesticides, utilisés largement dans les cultures, provoquent un nombre croissant d’inquiétudes quant à leurs effets sur le reste du vivant. Faute de données précises sur leur utilisation, il reste très difficile de comprendre l’étendue de l’impact des pesticides sur la biodiversité. Les études de terrain, bien que plus proches de la réalité, restent limitées : elles manquent souvent de données détaillées sur l’utilisation de ces produits, portent sur un nombre restreint d’espèces ou se focalisent sur une poignée de molécules médiatisées, alors que de multiples substances contaminent l’environnement.
Face à ces défis, la France présente un terrain d’étude unique : depuis la Loi sur l’eau et les milieux aquatiques de 2006, la déclaration obligatoire des ventes de pesticides offre un jeu de données inédit pour relier pratiques agricoles et biodiversité.
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La Confédération paysanne à nouveau partie civile contre des trafiquants de pesticides interdits
Communiqué de la Confédération Paysanne du 12.01.2026
Un nouveau procès sur les pesticides interdits se déroule devant le tribunal correctionnel de Marseille du 12 au 14 janvier. Un procès hors norme dans une salle dédiée, la Caserne du Muy, pour 3 jours d'audience. Les gérants de sept sociétés agricoles, ainsi que le fournisseur présumé des produits, sont poursuivis pour « détention et utilisation de pesticides interdits, non élimination de produits interdits, distribution, vente et importation de produits phytopharmaceutiques falsifiés, faux et usage de faux en écriture ».
Ce procès est le prolongement de l'affaire dite « des carottes de Créances », dans laquelle les juges avaient condamné des exploitants agricoles ayant fait massivement usage d'un pesticide interdit, le dichloropropène, ainsi que le fournisseur ayant illégalement acheminé le produit en France. La Cour de cassation avait mis fin à cette longue affaire par un arrêt rendu le 23 avril 2024, qui est venu confirmer les condamnations prononcées par la Cour d'appel de Caen.
Dans ces deux affaires, il s'agit de la même filière d'approvisionnement de pesticides interdits provenant d'Espagne.
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24 et 25 janvier 2026 : comptage national des oiseaux des jardins
Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 24 et 25 janvier 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.
Parce que chaque observation compte !
Prenez vos jumelles (si vous en avez), installez-vous confortablement et observez : vous allez devenir le témoin d’un ballet ailé qui nous permet d’en apprendre plus sur la santé des populations d’oiseaux des jardins. Moineaux, mésanges, rougegorges, sittelle... Qui sera de la partie cette année ? Et attention chaque espèce doit être comptabilisée, même les pigeons !
Ce week-end d’observation est bien plus qu’un simple loisir : c’est une occasion unique de contribuer à la science depuis chez vous. Les données récoltées lors de ces deux journées nous aident à mieux comprendre les raisons qui amènent les oiseaux à fréquenter nos jardins et nous permettent de suivre les tendances de population de ces espèces en période hivernale.