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biodiversité

  • Organisation de la chasse : priorité à la préservation de la biodiversité

    Communiqué de FNE le mardi 13 novembre 2018

    Demain, le conseil des ministres examinera le projet de loi sur la création d’un nouvel établissement public, reprenant les missions de l’Agence Française pour la Biodiversité et de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage. Ce projet vise à renforcer à la fois l’expertise de l’État en matière de biodiversité et la police de l’environnement. France Nature Environnement y est favorable, mais appelle le gouvernement à préciser et renforcer les moyens et les compétences du futur établissement. La préservation de la biodiversité doit être l’objectif prioritaire.

    Vers la fin des privilèges des chasseurs ?

    Le président, qui n'a pas rencontré depuis son élection les associations de protection de la biodiversité, semble déterminé à accorder des faveurs au monde de la chasse. La baisse de moitié du prix du permis de chasser national, réglée par les usagers sur leur facture d'eau, ne suffit pas : le gouvernement annonce l'abondement de 10€ de crédits publics par permis existant en faveur d'« actions pour la biodiversité » initiées par les fédérations. Pour France Nature Environnement, si des crédits publics sont alloués, ils doivent être gérés collégialement par les parties prenantes et non alloués aux seuls chasseurs.

    L'allongement de la durée de chasse de certaines espèces est une autre promesse qui fait fi des lois et de l'état de leurs populations. L'Etat a été condamné à des dizaines de reprises dans les deux décennies passées pour le non-respect des règles européennes qui visent une bonne conservation des oiseaux : s'engage-t-il pour autant à abandonner ces arrêtés préfectoraux hors la loi ? Pas du tout, il entend faire changer la loi qui protège ces espèces pour satisfaire les demandes des chasseurs.

    Alors même que bon nombre d’indicateurs mettent en évidence l’érosion de la biodiversité et que les tribunaux sont venus sanctionner à maintes reprises les abus de la chasse, les porteurs de fusils conservent immanquablement leurs privilèges. Et pendant ce temps, le gouvernement n'accorde aucune oreille à la demande d'un jour sans chasse par semaine, pourtant plébiscitée par les Français, pour des raisons de sécurité et de partage des espaces naturels évidentes.

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  • Demandez un moratoire de cinq ans sur la chasse de deux oiseaux menacés

    Le ministère de la transition écologique et solidaire a ouvert une consultation publique concernant le renouvellement des moratoires sur la chasse de deux oiseaux menacés, le courlis cendré et la barge à queue noire. Afin d'inciter le gouvernement à suspendre leur chasse pendant au moins 5 ans, France Nature Environnement vous invite à vous mobiliser jusqu'au 31 juillet.

    Pourquoi faut-il se mobiliser en faveur de ces deux oiseaux ?

    Le courlis cendré et la barge à queue noire sont menacés au niveau mondial : ils sont classés sur la Liste rouge de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, indicateur largement reconnu au plan scientifique qui évalue le risque d’extinction des espèces à court et moyen terme. Ces oiseaux sont encore plus menacés au niveau national puisque la Liste rouge française les a classés comme « vulnérables ».

    Chez tous nos voisins européens, ces deux oiseaux sont protégés. La France est le dernier pays d’Europe où la barge à queue noire et le courlis cendré sont encore chassables. De plus, les accords internationaux sur les oiseaux migrateurs, signés par la France, prévoient que ces espèces ne doivent pas être chassées. Bien des raisons qui poussent France Nature Environnement à militer pour la suspension de leur chasse pour obtenir à terme leur stricte protection.

    Vous aussi vous souhaitez obtenir cette suspension de la chasse ? Dites-le au gouvernement à l'occasion de la consultation publique.

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  • 180 000 espèces en danger en France : comment le plan #Biodiv2020 peut stopper l'hécatombe ?

    « Nous avons le pouvoir et le devoir d’inverser le déclin de la biodiversité, poison lent qui coule dans les veines de l’humanité » soulignait Nicolas Hulot en lançant la consultation publique sur le plan #Biodiv2020. Les Français.es ont largement répondu à cette consultation et attendent eux.elles aussi un sursaut d’indignation des pouvoirs publics pour (re)mettre notre pays en mouvement sur l’enjeu biodiversité. Mais alors, comment ce plan interministériel peut-il transformer l'indignation en action ? France Nature Environnement propose cinq grands chantiers pour – enfin – stopper l'hécatombe.

    180 000 espèces sont en danger de disparition, soit près d'une espèce sur trois en France. Cette nouvelle alerte, c'est l’Observatoire national de la biodiversité qui l'émet dans sa synthèse sur l'état de la biodiversité en France publiée ce 18 juin 2018. Les effectifs de plusieurs groupes d’espèces (oiseaux spécialistes des milieux agricoles et bâtis, insectes, chauve-souris) déclinent fortement, principalement à cause de la bétonisation et des pratiques agricoles et sylvicoles intensives. Les poissons migrateurs comme le saumon désertent de nombreux cours d’eau.

    Ce déclin est bien connu et depuis longtemps. Le temps n’est plus au constat mais à l’action. Agir pour préserver et restaurer la biodiversité, pour sa valeur intrinsèque et les services qu’elle rend à notre société, est un enjeu vital à bien des égards : respect du vivant et des savoirs traditionnels, attractivité des territoires, cohésion sociale, dynamisme économique, qualité de vie, etc.

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  • Vote sur les pesticides : un pas en avant pour la crédibilité de la PAC et pour la biodiversité

    Communiqué de FNE.

    Un vote encourageant vient de se tenir au Parlement européen, ce mercredi 14 juin. La majorité des parlementaires n’a pas approuvé la motion qui visait à poursuivre l’autorisation d’épandage des pesticides sur les surfaces agricoles dédiées à la biodiversité. Bien que nous déplorions le manque de transparence de ce vote, France Nature Environnement salue les 267 députés qui se sont élevés contre cette motion et donc pour la biodiversité. Nous saluons également la mobilisation des citoyens : afin d’interpeller les eurodéputés français et porter une volonté forte de verdissement de la PAC, plus d’un millier de mails d’interpellation ont été envoyés à chaque eurodéputé français. FNE reste mobilisé pour que le verdissement de la Politique Agricole Commune (PAC) devienne, enfin, une réalité.

    Les enjeux de l’agriculture durable concernent chacun d’entre nous

    Au cours de la consultation de la Commission européenne sur la modernisation de la PAC, plus de 258 000 personnes se sont mobilisées pour une politique plus verte, plus cohérente et enfin en phase avec les attentes des citoyens-contribuables. Ce mouvement, sans précédent, s’est construit pour promouvoir un modèle agricole durable, respectueux des agriculteurs, de la santé des consommateurs et de l’environnement. Par ailleurs, la réduction de l’usage des produits phytosanitaires et l’interdiction de certains d’entre eux devient un sujet de préoccupation majeur pour la société civile : l’initiative citoyenne européenne (ICE) lancée en ce sens aura bientôt réuni 1 million de signataires. Dans ce contexte, France Nature Environnement peine à comprendre le vote des 363 eurodéputés qui ont soutenu la motion et donc rejeté l’interdiction des produits phytosanitaires sur les surfaces dédiées à la biodiversité.

     

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  • Agissez pour sauver l'ours des Pyrénées !

    Le ministère de l’Environnement invite les citoyens à s’exprimer sur son programme de conservation de l’ours dans les Pyrénées pour les 10 années à venir. Il y manque le plus important : le lâcher d’ours !

    Une consultation électronique du public est ouverte jusqu’au 8 mars prochain qui porte sur le programme que l’État va mettre en place dans les 10 ans pour sauver l’ours.

    Ce plan prévoit des actions indispensables pour assurer la conservation de cette espèce, comme le soutien au pastoralisme et au développement des activités humaines en présence de l’ours, l’amélioration des connaissances sur les mesures de cohabitation, la valorisation de la présence de l’ours,…

    Mais il manque le plus important : des lâchers d’ours.

    Une étude du Muséum national d’histoire naturelle avait pourtant conclu à la nécessité de lâcher des ours, en urgence dans la population de l’ouest des Pyrénées, où après la mort de Cannelle, il ne reste plus que deux mâles, et pour répondre au fort risque de consanguinité de la population du centre des Pyrénées et de l’éloignement géographique entre ces deux noyaux.

    Sans ces lâchers, l’avenir de l’ours dans les Pyrénées devient précaire. Aussi, en participant à la consultation pour demander l’intégration d’opération de lâcher d’ours, vous pourrez donner un sérieux coup de main pour la conservation de l’ours !

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  • Le droit de la nature a 40 ans Il nous faut perpétuer et renouveler l’ambition de la loi de 1976 !

    Communiqué de  FNE

    Il y a quarante ans,, la loi du 10 juillet 1976 relative à la protection de la nature a reconnu la préservation des espèces animales et végétales, ainsi que la protection des milieux et ressources naturels d’intérêt général. Elle constitue toujours aujourd'hui un des piliers du droit français de l’environnement. Explications.

    Dotée d'une forte ambition, cette loi a mis en place l’étude d’impact, inventé la protection d'espèces de faune et de flore à travers les notions d’espèces protégées et d’arrêtés de protection de biotope et modernisé les outils « réserve naturelle » et « forêts de protection ».

    Des outils novateurs

    Ces outils se sont progressivement déployés, parfois après un processus long et difficile (ce n’est qu’en 1981 qu’est publiée la première liste d’espèces protégées consacrée aux mammifères). Aujourd’hui, 1 881 espèces bénéficient d’une protection intégrale ou partielle, nationale ou régionale, en France métropolitaine. Cette protection aura permis le rétablissement des effectifs d’espèces comme les hérons ou les marmottes et le relatif succès des plans d’actions en faveur du Gypaète barbu ou du Vautour faune. Mais ces succès concernent quelques dizaines d'espèces emblématiques d'oiseaux et de mammifères, ce qui pèse peu face aux dizaines de milliers d'espèces abritées par les territoires français dont la situation s'est globalement détériorée

     

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  • Les pollinisateurs, menacés alors qu’ils sont indispensables à nos sociétés

    Communiqué de FNE

    La disparition des pollinisateurs n'est pas une fatalité ! Un nouveau rapport international vient rappeler le rôle vital des pollinisateurs pour nos sociétés et dresse un accablant constat. Rappelant l'urgence d'agir, les experts soulignent que le phénomène peut être enrayer à condition de mettre en œuvre rapidement plusieurs mesures de protection.

    La Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), composée d’experts internationaux sur ces sujets, similaire au Groupe d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) sur le changement climatique, vient de publier un rapport sur le rôle des pollinisateurs (oiseaux, papillons, abeilles, bourdons).

    Ces experts montrent le rôle vital joué par les pollinisateurs pour nos sociétés notamment pour notre production alimentaire mais aussi pour les médicaments, le fourrage ou encore pour certains matériaux.

    Ainsi, 75% des cultures vivrières du monde dépendent au moins en partie de la pollinisation.

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