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biodiversité - Page 2

  • La Confédération paysanne à nouveau partie civile contre des trafiquants de pesticides interdits

    Communiqué de la Confédération Paysanne du 12.01.2026

    Un nouveau procès sur les pesticides interdits se déroule devant le tribunal correctionnel de Marseille du 12 au 14 janvier. Un procès hors norme dans une salle dédiée, la Caserne du Muy, pour 3 jours d'audience. Les gérants de sept sociétés agricoles, ainsi que le fournisseur présumé des produits, sont poursuivis pour « détention et utilisation de pesticides interdits, non élimination de produits interdits, distribution, vente et importation de produits phytopharmaceutiques falsifiés, faux et usage de faux en écriture ».

     

    Ce procès est le prolongement de l'affaire dite « des carottes de Créances », dans laquelle les juges avaient condamné des exploitants agricoles ayant fait massivement usage d'un pesticide interdit, le dichloropropène, ainsi que le fournisseur ayant illégalement acheminé le produit en France. La Cour de cassation avait mis fin à cette longue affaire par un arrêt rendu le 23 avril 2024, qui est venu confirmer les condamnations prononcées par la Cour d'appel de Caen.

    Dans ces deux affaires, il s'agit de la même filière d'approvisionnement de pesticides interdits provenant d'Espagne.

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  • 24 et 25 janvier 2026 : comptage national des oiseaux des jardins

    Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 24 et 25 janvier 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.

    Parce que chaque observation compte !

    Prenez vos jumelles (si vous en avez), installez-vous confortablement et observez : vous allez devenir le témoin d’un ballet ailé qui nous permet d’en apprendre plus sur la santé des populations d’oiseaux des jardins. Moineaux, mésanges, rougegorges, sittelle... Qui sera de la partie cette année ? Et attention chaque espèce doit être comptabilisée, même les pigeons !

    Ce week-end d’observation est bien plus qu’un simple loisir : c’est une occasion unique de contribuer à la science depuis chez vous. Les données récoltées lors de ces deux journées nous aident à mieux comprendre les raisons qui amènent les oiseaux à fréquenter nos jardins et nous permettent de suivre les tendances de population de ces espèces en période hivernale.

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  • Disparition de Francis Hallé, le botaniste qui nous a appris à lever les yeux vers les arbres

    Article de  Laure Noualhat, publié dans Reporterre le 02.01.2026

    Le botaniste Francis Hallé, inlassable défenseur des forêts, est mort le 31 décembre à 87 ans. Celui qui voyait les arbres comme des êtres vivants à part entière laisse derrière lui une boussole : regardons plus haut, vers la canopée, pour enfin la respecter.

    On le croyait éternel comme un chêne. Probablement parce qu’il parlait des arbres comme on parle du temps long. Parce qu’il arpentait la canopée quand nous marchions les pieds sur terre et la tête ailleurs. Parce qu’il rappelait, inlassablement, que la forêt n’est pas un décor mais un monde, ancien, complexe, irremplaçable. Francis Hallé est mort le 31 décembre. Il laisse derrière lui bien plus qu’une œuvre scientifique : un déplacement du regard.

    Botaniste de terrain, spécialiste mondial de l’architecture des arbres et des forêts tropicales, Francis Hallé a passé sa vie à explorer ce que l’humanité avait oublié de regarder. La canopée — ce « toit vivant » de la forêt, concentré de biodiversité, longtemps resté inaccessible — fut son territoire. Avec les expéditions du Radeau des cimes, il a littéralement inventé une manière de pénétrer la forêt par le haut, sans la détruire, révélant un foisonnement d’espèces, de symbioses, de lenteurs et de stratégies évolutives dont nous ignorions presque tout.

    Un trésor unique

    Au-delà de ses indéniables apports scientifiques, Francis Hallé était aussi un passeur, un conteur rigoureux, précis, mais jamais technocratique. Dans ses conférences comme dans ses livres, il expliquait que les arbres ne sont pas des « objets » mais des êtres vivants aux temporalités démesurées, capables d’attendre, de coopérer, de résister, de se déplacer et même de « séduire les nuages ». Il se méfiait de l’arrogance humaine, de cette idée selon laquelle tout serait mesurable, maîtrisable, compensable. La forêt, rappelait-il, n’est pas replantable à l’échelle d’une vie humaine. Une forêt primaire détruite est perdue pour des siècles, voire des millénaires.

    À contre-courant des discours dominants, le chercheur a toujours tenu une ligne claire : on ne sauvera pas les forêts en les « gérant mieux », mais en cessant de les exploiter comme des champs de bois. Point. Hallé dénonçait régulièrement la sylviculture industrielle, les coupes rases, les plantations monospécifiques travesties en solutions climatiques. Pour lui, la forêt était un système relationnel d’une extrême finesse, où chaque espèce, chaque strate, chaque lenteur comptait. « N’y touchons plus ! » livrait-il en 2012 devant les caméras de Luc Jacquet.

    « Francis était un scientifique à l’ancienne, se souvient le réalisateur, il passait son temps à dessiner pour consigner ses observations. Il y avait dans son bureau à Montpellier des carnets sur plus de quarante années de travail. C’est un trésor unique. »

     

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  • Vous n’aurez pas nos haies !

    Communiqué de la LPO le 12.12.2025

    La LPO invite à s’opposer à un projet de décret gouvernemental visant à faciliter la destruction des haies agricoles sous couvert de simplification administrative.

    Quand la loi d’orientation agricole fut promulguée en mars 2025, la LPO avait alors symboliquement décrété la nature en deuil en organisant une vingtaine de cérémonies funèbres à travers la France. La semaine suivante, le Conseil constitutionnel avait considérablement censuré le texte et ses régressions environnementales sans précédent.

    Certaines de ses mesures ont toutefois survécu à l’examen des Sages, comme la simplification de la destruction des haies champêtres, demandée par les syndicats agricoles majoritaires. Un projet de décret d’application prévoit ainsi d’instaurer un régime de « déclaration unique préalable » auprès du préfet du département, pour accélérer et unifier les procédures.  

    Pourquoi c’est non

    • Les haies sont essentielles pour préserver la biodiversité et lutter contre le réchauffement climatique, l’érosion des sols et les inondations.
    • 70 % des haies ont disparu depuis 1950 en France, victimes du remembrement et de l’artificialisation. En parallèle, les oiseaux ont décliné de près de 60% en milieu agricole.
    • L’État s’est engagé à un gain net de 50 000 km de haies d’ici 2030 via le Pacte en faveur de la haie, mais la tendance demeure défavorable avec un solde négatif moyen de 23 500 km/an entre 2017 et 2021.
    • La sauvegarde des haies existantes doit prévaloir sur les plantations compensatrices, une jeune haie mettant des décennies à retrouver les fonctionnalités écologiques d’une ancienne. Toute destruction doit être autorisée en dernier ressort, après démonstration de l’absence d’alternative par une expertise de terrain systématique.
    • La période d’interdiction doit s’étendre du 16 mars au 31 août afin d’éviter la période de reproduction de la faune sauvage (oiseaux, chiroptères, reptiles, amphibiens, insectes).

    À noter : le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a également rendu un avis défavorable, alertant notamment sur le décalage temporel entre destruction et replantation et sur des coefficients de compensation insuffisants pour retrouver l’équivalence écologique.

    Participer à la consultation avant le 16 décembre

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  • Natura 2000 - Sur les traces du Castor d'Europe

     Connaissez-vous cet architecte des milieux aquatiques ? Depuis quelques années, le Castor d’Europe a refait son apparition sur les rivières de l’Argonne Ardennaise.

    Après la projection d’un diaporama de présentation de cet animal et de son mode de vie, partez sur les rives de l’Aisne à la recherche des indices de sa présence : empreintes, écorçage, arbres taillés en crayon…

    Samedi 06 décembre à 9h (durée 3h)   Vandy Animation gratuite et commentée par le Regroupement des Naturalistes Ardennais (Association ReNArd)

    Inscription obligatoire auprès du service Natura 2000 : ​

    mail : natura2000@argonne-ardennaise.fr  Tel Camille MANGELINCK : 06 33 40 73 70 / 03 24 30 23 94 

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  • En déréglementant les pesticides chimiques, la Commission européenne ferait reculer l’Europe de trente ans

    Un collectif de 114 organisations de protection de l’environnement demande le retrait immédiat de la proposition de Bruxelles d’autoriser la plupart des pesticides de façon illimitée.

    En début de l’année, la Commission européenne utilise à tour de bras un outil législatif pour conduire sa politique antiécologique : « l’omnibus ». Présenté comme un outil pour simplifier la réglementation de l’Union, il vise à modifier simultanément différents points d’un ou de plusieurs règlements. Sous prétexte de « simplification », les omnibus sont en réalité utilisés pour déréguler massivement et prioriser les intérêts industriels au détriment de la santé et de l’environnement, pour les Européens et pour le reste du monde.

    La direction générale de la santé de la Commission européenne tente ainsi, avec son projet d’Omnibus sur la sécurité des aliments, de déréglementer les pesticides chimiques. Une proposition de règlement de la Commission européenne reprenant les propositions d’un rapport du commissaire européen hongrois à la santé Oliver Varhelyi contient une série de mesures très favorables à l’industrie, qui, si elles étaient adoptées, affaibliraient considérablement le règlement (CE) n° 1107/2009 relatif aux pesticides et, par conséquent, le niveau de protection de la santé des citoyens et de l’environnement.

    Souhait de l’industrie agrochimique

    Parmi l’ensemble des mesures envisagées par le commissaire Varhelyi, une est particulièrement inquiétante. Au motif « d’améliorer la compétitivité des agriculteurs » et de « réduire la charge administrative des Etats », il est proposé de supprimer le réexamen systématique de toutes les substances pesticides. Il s’agirait d’une modification majeure de la réglementation actuelle qui prévoit d’accorder des autorisations de mise sur le marché pour une durée limitée en général à dix ou quinze ans et de réévaluer les substances, au bout de cette période d’autorisation, à la lumière des nouvelles connaissances scientifiques disponibles.

    Les substances identifiées, « candidates à la substitution » en raison de leur toxicité, ne seraient pas visées par cette modification et devraient donc toujours se plier à un réexamen systématique pour rester sur le marché. Mais il s’agit d’un faible nombre de substances. Avec cette proposition, les autorisations d’une très grande majorité de pesticides n’auraient plus de limite dans le temps !

    Cette mesure, souhaitée par l’industrie agrochimique, éviterait aux acteurs du secteur de devoir discuter régulièrement des nouvelles données scientifiques, potentiellement défavorables à leur substance. Les firmes seraient aussi soulagées de toute incitation à examiner d’éventuels effets négatifs supplémentaires sur la santé ou l’environnement.

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  • Sortie nature à Neuvilly-en-Argonne

     

    Encore quelques places disponibles pour la découverte de l’étang des Bercettes 
    Samedi 18 octobre 2025 – Départ à 9h30


    Venez explorer un site naturel d’exception, guidés par La Maison de la Nature de Boult-aux-Bois.
    Un moment privilégié pour observer la faune, la flore et la richesse écologique du territoire argonnais.


    Niché au pied de la «Haute Chevauchée» en plein cœur de l’Argonne, le site des Bercettes présente autour de son étang, une grande diversité d’habitats qui accueillent chacun une faune et une flore remarquables.
    Suivez les stations d’interprétation pour découvrir la biodiversité présente sur ce site.


    Gratuit – offert par la Codecom Argonne-Meuse
    Inscription obligatoire (places limitées à 25 personnes)
    Tel : 03 55 48 89 09
    Mail ; environnement@argonne-meuse.fr

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