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société

  • Le succès de la pétition contre la loi Duplomb est dû à des robots selon la ministre de l’Agriculture

    Extraits de l'article de Sophie Chapelle publié par Bastamag le 13 février 2026

    « Qu’un membre du gouvernement se livre à la propagation de telles fake news est alarmant », lance la députée écologiste Delphine Batho. Face à elle, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard vient d’affirmer que la popularité de la pétition contre la loi Duplomb a été artificiellement gonflée par des « robots ». Les 2,1 millions de signataires de cette pétition lancée par une étudiante en plein été, apprécieront, alors que chaque signataire devait certifier son identité via FranceConnect.

    Cet épisode est un des nombreux dérapages, émanant notamment du gouvernement, qui ont émaillé le débat devant un hémicycle clairsemé, le 11 février. Pour la première fois dans l’histoire parlementaire, les députées étaient invités à débattre d’une pétition – une procédure uniquement possible en cas de franchissement du seuil des 500 000 signatures. « L’Assemblée nationale a vérifié l’intégralité des signatures, qui sont très contrôlées » a tenté de temporiser Yaël Braun-Pivet qui présidait la séance.

    (...)

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  • L’emprise des grandes fortunes françaises

    Article de Gabriel Zucman, publié dans Le Monde Diplomatique le 10.02.2026

    Pour comprendre la discussion budgétaire qui se clôt il faut objectiver, avec lucidité et sérénité, une réalité désormais structurante : l’emprise inédite des milliardaires sur la vie démocratique de la nation.

    Récapitulons les paramètres de la situation budgétaire de la France, et replaçons-les, pour commencer, dans la longue durée historique.

    En 2026, le déficit public va, pour la quatrième année consécutive, atteindre ou dépasser les 5 % du PIB. Il s’agit d’une situation sans précédent : la France n’a jamais connu une succession de déficits aussi élevés hors période de crise économique, de pandémie ou de guerre.

    La dette publique va atteindre 118 % du PIB en 2026. Soit le niveau le plus haut depuis la deuxième guerre mondiale, avant cela le premier conflit mondial, et précédemment la Révolution française.

    Le pays dans son ensemble ne s’appauvrit pas, loin de là : la hausse de la dette publique a été plus que compensée par l’envolée des patrimoines privés.

    Entre 2012 et 2024, alors que la dette publique a augmenté de 1 400 milliards d’euros, le patrimoine total des ménages français a crû de 4 700 milliards d’euros.

    Celui des 500 plus grandes fortunes à lui seul a bondi de près de 1 000 milliards d’euros – passant de l’équivalent de 13 % du PIB en 2012 à l’équivalent de 42 % du PIB en 2024.

    La hausse de la dette publique, au cours de cette période, a été à peine plus forte que l’augmentation de la fortune de ces centi-millionnaires.

    C’est dans ce contexte qu’ont eu lieu les débats budgétaires de 2025. Comment assainir les finances publiques du pays ? Les plus hauts patrimoines pourraient-ils, d’une façon ou d’une autre, y contribuer ?

    Il ne s’agissait pas de taxer l’augmentation de la fortune de ces derniers (ce que la France a fait par le passé, notamment en 1945 avec l’impôt de solidarité nationale qui imposa à 100 % les enrichissements de plus de 5 millions de francs), mais d’une proposition modeste et ciblée :

    Soumettre les foyers fiscaux dont la richesse dépasse les 100 millions d’euros à un impôt minimum égal à 2 % de leur patrimoine.

    L’objectif étant simplement de s’assurer que les plus grandes fortunes ne puissent pas payer moins d’impôts, proportionnellement à leur revenu, que les autres catégories sociales. Quelqu’un s’acquittant déjà d’un montant d’impôt personnel équivalent à 2 % ou plus de sa richesse n’aurait rien de plus à verser.

    La fortune des centi-millionaires avoisinant 40 % du PIB, un impôt égal à 2 % de leur richesse rapporterait à peu près 0,8 % du PIB en recettes fiscales : 40 % fois 2 %. Soit, après déduction des prélèvements déjà acquittés par les contribuables concernés, de l’ordre de 20 milliards d’euros de recettes fiscales supplémentaires par an.

    Personne ne prétend que ce dispositif puisse à lui seul résoudre nos problèmes de finances publiques. Mais tout le monde comprend qu’il pourrait grandement y contribuer.

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  • Réunion publique de la liste "Ambitions communes"

    Ce lundi soir, la salle du CPR s'est avérée trop petite pour recevoir les Vouzinois qui s'étaient déplacés à l'invitation d'Agnès Bazelaire Haudecoeur et de ses colistiers. Il est vrai que la date des élections s'approche rapidement, et que l'on perçoit une montée de l'intérêt des électeurs pour ce scrutin municipal.

    C'est naturellement la candidate au poste de maire qui a pris la parole en premier, pour accueillir les participants. Agnès Bazelaire Haudecoeur a déclaré que le but de cette réunion était principalement de se tourner vers l'avenir. Elle a ajouté qu'il s'agissait de réfléchir aux priorités pour les années à venir.

    L'organisation de la soirée était très serrée, puisqu'une durée d'une heure trente était prévue, afin de ne pas lasser les auditeurs. Dans ce cadre, l'attractivité de la ville a été le point de référence des différentes interventions. Il ne pouvait être question d'aborder tous les domaines de compétence de la ville ce soir même, d'autres réunions seront programmées dans les semaines à venir.  

    En s'appuyant sur un diaporama, plusieurs candidats de la liste ont abordé chacun un thème différent. En premier, la perte d'attractivité de Vouziers a été soulignée, en partant du constat de la baisse continue du nombre d'habitants. Cette chute démographique et d'autant plus inquiétante qu'elle est supérieure à celle relevée dans les communes voisines : il existe bien des explications locales à ce phénomène, qui s'ajoutent au contexte plus général.

    Pour répondre à ce manque d'attrait, plusieurs thèmes ont été abordés, avec un constat de la situation actuelle, et des propositions de pistes pour l'avenir. C'est un membre de la liste qui présentait ces divers champs, en fonction de ses connaissances et de ses compétences. Il a donc été question, entre autres, de la vie quotidienne, des finances, de la vie associative, des services publiques, de la sécurité, ...

    Les Vouzinois présents ont pu poser des questions relatives à ces exposés, avec des réponses immédiates ou qui seront données lors de la finalisation du programme de la liste. En tenant compte de ces échanges, l'horaire a été tenu, et c'est Agnès Bazelaire Haudecoeur qui a repris la parole pour conclure la réunion. Elle a remercié les personnes présentes dans la salle pour la qualité des échanges. Elle a aussi tenu à remercier les membres de la liste pour leur engagement et leur disponibilité. C'est grâce à eux que cette réunion a pu être préparée, c'est avec eux que se construira l'avenir.

    Elle a donné rendez-vous pour les prochaines réunions programmées, et surtout pour le scrutin du 15 mars : si le nombre de listes présentes se limite à deux, il n'y aura qu'un seul tour pour ces élections municipales à Vouziers.

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  • « Les herbicides sont une arme » : Israël bombarde le Liban et la Syrie avec du glyphosate

    Article de Philippe Pernot publié par Reporterre le 10.02.2026

    L’armée israélienne a procédé à des épandages d’herbicide début février sur ses frontières avec le Liban et la Syrie. Ces tactiques suscitent l’indignation et interrogent : jusqu’où ira Tsahal dans son « écocide » ?

    Cinquante ans après la guerre du Vietnam, l’agent orange a trouvé un successeur : le glyphosate. L’armée israélienne a répandu ce puissant herbicide, interdit dans plusieurs pays pour ses effets cancérigènes, le long de ses frontières avec le Liban et la Syrie dimanche 1er février. Les casques bleus de l’ONU au Liban-Sud ont dû se mettre à couvert pendant neuf heures après avoir reçu un avertissement d’Israël : des avions israéliens ont répandu des « substances toxiques » sur des terrains boisés, oliveraies et vergers libanais pendant une journée entière.

    Dès les premières heures, le Liban — régulièrement en proie aux bombardements israéliens malgré le cessez-le-feu signé en novembre 2024 — a été pris d’effroi. Le président Aoun a dénoncé cette pulvérisation comme étant « une violation flagrante de la souveraineté libanaise et un crime contre l’environnement et la santé ». L’ONU dénonçait elle aussi cet épandage, en attendant les résultats de laboratoire. L’armée israélienne, contactée par Reporterre, n’a pas donné suite. Après des tests, la substance suspecte a été clairement identifiée.

    « Il s’agit à 100 % de glyphosate, qui dépasse de 30 à 50 fois les doses habituelles utilisées dans l’agriculture », dénonce le ministre libanais de l’Agriculture, Nizar Hani, dans un appel avec Reporterre. Cet herbicide chimique aurait affecté une zone de 18 km de long et 300 m de large, soit au moins 540 hectares, autour de Aïta al-Chaab et Marwahin, villages frontaliers que Reporterre a visités à plusieurs reprises.

    Tactiques nouvelles au Liban et en Syrie

    « Cette attaque peut créer des dommages importants, surtout à des concentrations aussi élevées : nos oliviers, vergers, et chênes peuvent s’assécher et mourir en quarante-huit heures », s’indigne le ministre. Plus tard, il nous transmet des vidéos d’agriculteurs filmant leurs oliviers et champs jaunis. « Il est difficile pour nous d’accéder à ces zones, elles sont restreintes militairement, et seuls quelques habitants y restent : c’est l’armée libanaise et l’Unifil (Force intérimaire des Nations unies au Liban) qui ont collecté les échantillons », explique-t-il.

    Pour le ministre, la tactique israélienne est claire. « Israël utilise maintenant le glyphosate, comme le phosphore blanc et les démolitions, pour détruire le couvert qu’offrent les arbres aux combattants du Hezbollah », commente-t-il. Une étape de plus dans cet « écocide » que dénonce la société civile libanaise au Liban-Sud, après trente mois de guerre.

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  • Energie : les ENR méritent mieux que des miettes de la PPE

    Communiqué de Greenpeace, publié le 09.02.2026

    Alors que les salariés et salariées des filières se mobilisent demain pour la survie de leurs emplois, à l’appel de plus de 40 CSE d’entreprises du secteur [1], Greenpeace France dénonce la politique désastreuse d’Emmanuel Macron et de ses gouvernements successifs sur les énergies renouvelables dont la publication prochaine de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) en est le bouquet final.

    Si Sébastien Lecornu se défend de tout moratoire, force est de constater que les renouvelables ne sortent pas renforcées des deux ans de retard pris par la PPE et des attaques incessantes à leur égard. La France ne saisit pas l’opportunité de rattraper son retard sur le sujet, elle qui stagne au 15e rang sur les 27 pays de l’Union européenne [2] .

    Pourtant, les énergies renouvelables sont des énergies sûres, fiables, rentables, créatrices d’emplois locaux et qui renforcent notre souveraineté énergétique.

    La France est l’un des pays d’Europe dont le potentiel d’énergies renouvelables est le plus important (vent, cours d’eau, ensoleillement), marqué par un soutien populaire élevé [3], des ressources que l’État ne semble pas vouloir exploiter à leur juste valeur.

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  • Epstein : plus on en sait, moins on comprend…

    Éditorial de Cartooning for peace du 05 février 2026

    Le département de justice américain a révélé le 30 janvier une nouvelle série de documents de l’affaire Epstein. Encore une fois largement caviardés et censurés, les 3 millions de documents ont déjà fait le tour d’Internet et fait ressortir de nombreux noms de responsables politiques et de personnalités influentes (Bill Clinton, Jack Lang, Bill Gates, Elon Musk, Vladimir Poutine parmi tant d’autres…), ce qui ne préjuge en rien d’une complicité quelconque dans le trafic pédocriminel de Jeffrey Epstein. La diffusion massive d’informations tronquées et disparates alimente les théories du complot et n’a que peu de scrupule pour les victimes bien réelles de cette affaire. La proximité de Donald Trump avec Jeffrey Epstein, sans preuve avérée de participation à ses crimes pour le moment, reste toutefois le point brûlant et non-éclairci de cette affaire tentaculaire et particulièrement complexe.

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  • JO d’hiver en Italie : neige artificielle, flambée de l’immobilier et privatisation dénoncés par les opposants

    Article de Caroline Bordecq pour Reporterre, publié le 07.02.2026

    Alors que s’ouvrent les Jeux olympiques d’hiver à Milan, des activistes donnent le coup d’envoi de leurs « Jeux utopiques ». Une manifestation populaire de 3 jours pour dénoncer une ville transformée pour les plus riches.

    Milan (Italie), reportage

    « J’adore Milan, mais ces Jeux d’hiver sont l’énième confirmation que cette ville ne m’appartient plus », soufflait Matilda le mardi 3 février. L’enseignante était venue assister à un débat avec le Comité des olympiades insoutenables (CIO). Ce dernier a réalisé le documentaire Il Grande Gioco sur les conséquences des Jeux olympiques et paralympiques (JOP) Milan Cortina qui s’ouvrent vendredi 6 février.

    Depuis trois ans, ce réseau d’associations s’oppose à l’arrivée de cette grand-messe du sport dans les Alpes italiennes et la métropole lombarde. De vendredi à dimanche 8 février, les activistes organisent des « Jeux utopiques ». Au programme : une manifestation nationale samedi et des séances de sport (boxe, football, capoeira, pole dance...) dans un ancien palais des sports occupé.

    L’objectif est multiple. D’abord, se réapproprier la ville «  devenue toujours plus exclusive et excluante », explique Marco, membre du CIO venu présenter le film. « Même ces JO qui devraient célébrer le sport sont réservés aux plus aisés », pointe Martino Iniziato, de l’association de randonnée APE Milano. À Milan, seuls quelques billets pour le hockey féminin sont à moins de 100 euros.

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