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société

  • Nucléaire : coup d’accélérateur pour le projet d’enfouissement des déchets Cigéo

    Article publié par Reporterre le 13.03.2026

    Coup d’accélérateur pour le projet d’enfouissement des déchets radioactifs Cigéo. L’enquête publique, initialement prévue à l’été, se déroulera de mi-mai à fin juin, a annoncé Régine Pam, préfète de Haute-Marne, lors d’une assemblée générale à Saint-Dizier le 13 mars.

    Selon le Journal de la Haute-Marne, Mme Pam a laissé entendre que la demande d’autorisation de création (DAC) de Cigéo était terminée. La décision gouvernementale finale est désormais attendue à partir de septembre 2026.

    La mobilisation contre Cigéo se poursuit

    En décembre 2025, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a jugé globalement « satisfaisante » l’évaluation de sûreté du projet. Les associations Bure Stop, Cedra et Meuse Nature Environnement, elles, ont qualifié ce document d’« indigent » et alerté sur des incertitudes sur plusieurs points — corrosion, incendie, scellements, géologie.

    La mobilisation contre Cigéo se poursuit. Le 23 mars, la justice doit rendre le délibéré sur le recours aux forces de l’ordre pour l’expulsion de la gare de Luméville, achetée par des militants antinucléaires en 2004, expropriée et toujours occupée par des opposantes et opposants au stockage. Par ailleurs, le 4 mars, la Commission nationale du débat public a demandé à l’ASNR d’étudier un entreposage de subsurface de longue durée pour les déchets de haute activité durant la phase pilote du projet.

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  • De 380 à 650 milliards d’euros : le réel coût de la relance du nucléaire

    Analyse de Greenpeace, publiée le 11 mars 2026

    À la veille du Conseil de politique nucléaire, Greenpeace France publie une évaluation de l’ensemble des coûts relatifs à la relance du nucléaire prévue dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie publiée le 12 février dernier.

    Alors que la PPE3 ne comporte aucun réel chiffrage complet et robuste, l’analyse de Greenpeace montre que la relance du nucléaire coûterait de 380 à 650 milliards d’euros d’ici à 2050, uniquement dans le cadre de la relance du nucléaire. 

    Télécharger l’analyse  

    Les autorités françaises, toujours promptes à parler d’économie et d’austérité budgétaires, ont fixé un cap énergétique surnucléarisé sans aucun chiffrage, illustrant une fois encore l’exception dont bénéficie le nucléaire en France. Quand on examine sérieusement ce que va coûter cette relance du nucléaire, on comprend que le gouvernement ait préféré contourner le Parlement”, constate Nicolas Nace, chargé de campagne Transition énergétique pour Greenpeace France.

    À partir des données fournies par la Cour des comptes, l’État ou les industriels du nucléaire, Greenpeace a évalué les coûts des postes les plus importants décidés par la PPE3 :
    construction de 23 GW de nouveaux réacteurs EPR2, prolongation du fonctionnement du parc actuel, étude et valorisation de démonstrateurs de réacteurs RNR et SMR mais aussi retraitement et valorisation des combustibles usés.

    Le constat est implacable : entre 380 et 650 milliards d’euros seront nécessaires pour la mise en œuvre de ce plan de relance du nucléaire.

    “Ces coûts sont vertigineux, souligne Florence de Bonnafos, chargée de mission Économies et Finances pour Greenpeace France. L’argent magique semble toujours exister quand il est question de nucléaire. Les expériences récentes de construction d’EPR nous montrent que le secteur est incapable de maîtriser ses coûts. Pourtant, le gouvernement peut décider de la construction de six voire 14 EPR2 sans chiffrage fiable ni du coût ni du financement de ce projet, alors qu’il est prévu d’avoir massivement recours à l’argent public, c’est-à-dire celui des contribuables... »

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  • Nestlé devant la justice : plongée dans une pollution hors norme

    Article publié le 10 mars 202- par FNE

    Du 23 au 27 mars, le tribunal judiciaire de Nancy va consacrer 5 jours de procès à l’affaire des décharges illégales, laissées à l’abandon par Nestlé Waters Supply Est autour de ses usines d’embouteillages dans les Vosges. L’ampleur de cette affaire donne le vertige : plus de 360 000 m3 de déchets, soit 140 piscines olympiques, répartis sur 4 décharges, et des quantités extrêmement inquiétantes de microplastiques qui se décomposent depuis des dizaines d’années. C’est ce que révèle une expertise judiciaire indépendante.

    Quel est l’enjeu de ce procès contre Nestlé Waters ?

    L’enjeu majeur de ce procès historique concernera la responsabilité de la société Nestlé Waters Supply Est et le devenir de ces décharges face aux risques pour l’environnement et la santé des personnes habitant à proximité. En effet les taux de microplastiques révélés dans l’eau et les sols sont exorbitants et inédits.

    Nos associations France Nature Environnement, Lorraine Nature Environnement et Vosges Nature Environnement seront parties civiles et porteront la voix de l’environnement pour rappeler à Nestlé Waters ses anciens engagements à dépolluer ces zones.

    Une bombe à retardement passée sous silence par Nestlé

    L’histoire commence dans les années 1970, au début de l’ère du tout plastique et du tout jetable. On fabriquait des bouteilles en usine, on jetait les bouteilles ratées par camions entiers dans des fosses, et on y mettait le feu. Le plastique semblait être une révolution et on ne se posait pas de questions sur l’impact de ses composants dans l’environnement et sur l’impact de ces feux.

    En 1992, Nestlé Waters Supply Est rachète les usines d’embouteillage de Vittel et Contrexéville, et avec ces usines, leurs décharges. Mais comment ces décharges ont-elles pu ensuite passer inaperçues ? Sophie Dubois, l’actuelle présidente de Nestlé France, déclarera en avril 2021 devant la commission d’enquête parlementaire portant sur la mainmise sur les ressources en eaux par le privé : « Les représentants de Nestlé Waters ont bien eu connaissance de ces décharges dès 2014, mais n’en ont informé l’État qu’en 2021. ».

    Une alerte lancée pour protéger la santé des consommateurs et habitants

    Il faudra attendre des plaintes associatives et l’enquête du pôle régional environnement du parquet de Nancy qui révélera que 9 décharges contenaient des déchets industriels en lien avec les usines du groupe Nestlé, dont 5 décharges à ciel ouvert et 4 sites enfouis. L’une de ces décharges représente à elle seule l’équivalent d’un immeuble de déchets de 6 étages, sous terre.

    Une expertise indépendante contredira, durant l’enquête, les données fournies par les prestataires de Nestlé sur la pollution des eaux souterraines et du sol de ces décharges enfouies. Dans deux décharges, les particules de microplastiques atteignent un taux jamais vus en Europe : elles étaient 10 à 30 millions de fois supérieur à celui de la Seine.

    En octobre 2025, le créateur de contenus Jo Urbex publiait une vidéo sur cette affaire pour faire prendre conscience de l’impact de cette pollution.

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  • Piéger et tuer les animaux sauvages ne permet pas de réduire les dommages agricoles

    Communiqué commun FNE, Humanité & Biodiversité, LPO, publié par FNE le 9 mars 2026

    Chaque année, plus d’un million d’animaux sauvages (renards, fouines, corneilles, corbeaux freux…) sont détruits, par tir ou par piégeage, au motif de la protection des activités agricoles en France. Pourtant, il n’a jamais été établi que tuer ces animaux serait réellement utile. Au contraire, des travaux scientifiques récents concluent que non seulement ces destructions massives ne permettent pas de protéger l’agriculture ni de réguler les populations, mais de plus elles ont des effets négatifs. La nouvelle étude qui vient d’être publiée dans la revue Biological Conservation le confirme, en se basant sur l’analyse des données officielles françaises collectées durant sept années : intensifier les destructions ne permet pas de réduire les dégâts et arrêter les destructions ne fait pas augmenter les dégâts. Nos associations appellent le gouvernement à prendre en compte ces résultats et mettre fin à des destructions injustifiées et inefficaces.

    En France, neuf espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) font l’objet d’une réglementation qui autorise à les détruire par tir ou par piégeage, sans limitation de nombre, y compris en dehors des périodes de chasse. Plusieurs centaines de milliers de ces animaux sont ainsi tués chaque année sous prétexte de protéger l’agriculture et l’élevage. Cependant, l’efficacité de ces destructions pour réduire les dégâts est de plus en plus mise en doute, tandis que le rôle écologique utile de ces espèces est aujourd’hui avéré. Ainsi, une étude expérimentale menée dans le Doubs a établi que détruire les renards ne réduit pas les attaques sur les élevages de volailles : une meilleure protection des poulaillers est plus efficace et socialement acceptable.

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  • Réponse à mes détracteurs

    Le ministre des affaires étrangères français, M. Jean-Noël Barrot, persiste, signe et s’enferre : la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation dans les territoires palestiniens occupés doit démissionner… pour des propos qu’elle n’a pas tenus. Mme Francesca Albanese répond dans les colonnes du Monde Diplomatique à la vaste campagne de dénigrement dont elle est victime.

    Depuis plus de deux ans, mon mandat fait l’objet de polémiques soigneusement orchestrées, et d’une virulence croissante. Le 8 février, une députée française a attaqué ma personne sur la base de déclarations tronquées me faisant dire qu’Israël « est l’ennemi commun de l’humanité », alors que mon discours visait les pays qui ont armé Israël, ainsi que les médias et les algorithmes des réseaux sociaux qui ont amplifié le discours génocidaire . Sans prendre soin de vérifier la teneur exacte de mes dires ni examiner les faits, le ministre des affaires étrangères français Jean-Noël Barrot s’est aussitôt fait l’écho de ces attaques à l’échelle internationale, condamnant comme « outranciers et coupables » des propos que je n’ai jamais tenus et annonçant que la France saisirait le Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour appeler à ma démission. Ses homologues italien, allemand et tchèque lui ont emboîté le pas, sans davantage procéder aux vérifications élémentaires qu’exige leur charge. Le 19 février, le premier ministre français Sébastien Lecornu a publiquement repris la même demande.

    Si la critique est inhérente à toute fonction publique, plus encore quand elle touche aux droits humains, cette affaire révèle un aspect troublant : l’acharnement avec lequel certains États préfèrent s’en prendre à la messagère plutôt que d’essayer de réfuter le message.

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  • Manifeste Dalo : « Le logement : un droit pour toutes et tous »

    Le logement : un droit pour tous

    Pour garantir l’effectivité du droit au logement, nos associations ont obtenu la loi DALO du 5 mars 2007, qui l’a rendu opposable à l’État. Près de vingt ans plus tard, nous constatons que la loi est trop souvent ignorée et maltraitée :

    • Plus de 100 000 ménages reconnus prioritaires DALO attendent leur relogement.
    • 4,2 millions de personnes sont mal-logées parmi lesquelles plus d’un million sont totalement dépourvues de logement personnel, qu’elles vivent à la rue, en hébergement social ou chez des tiers.
    • Le sans-abrisme progresse jusqu’à l’insoutenable : près de 3 000 enfants sont laissés à la rue.

    Non seulement l’action publique n’est pas à la hauteur des besoins, mais elle s’accompagne de discours qui occultent le droit, culpabilisent les victimes, et opposent les uns aux autres : les français et les étrangers, les classes moyennes et les ménages pauvres, les travailleurs essentiels et les personnes privées d’emploi, les locataires de logements sociaux et ceux qui sont sur la liste d’attente...

    La réalité est que le droit au logement est au service de tous. En lui tournant le dos, l’action publique a laissé se raréfier l’offre de logements abordables, mettant à la rue les plus fragiles et renchérissant le logement pour tous. La crise du logement, ce sont un pouvoir d’achat amputé, des difficultés à se chauffer, des projets de travail ou d’études empêchés, des rêves d’accession à la propriété interdits, des logements inadaptés et inaccessibles aux personnes handicapées, des inégalités exacerbées... C’est aussi tout un secteur économique, celui du bâtiment, qui tourne au ralenti.

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  • Place des femmes en agriculture : le plan d’actions de la Confédération paysanne et de la FADEAR

    A l'occasion de la journée du 8 mars, la Confédération paysanne dévoile son plan d'actions pour donner toute leur place aux femmes en agriculture. Notre plan se veut ambitieux car il englobe l'ensemble des leviers à partir desquels tout plan national digne de ce nom devrait s'articuler.

    Notre plan d'actions s'articule autour de 6 grandes thématiques : reconnaissance et statut des femmes, égalité des retraites, installation, répartition du pouvoir et gouvernance, conditions de travail et santé, vie professionnelle et personnelle.

    Il est fort regrettable que la Ministre de l'agriculture n'ait pas fait le choix d'intégrer les propositions de la Confédération paysanne, ni l'expérience de terrain du réseau FADEAR ou d'autres organisations de développement agricole telle que Réseau Civam*, pour construire le plan national présenté lors du Salon de l'agriculture. Ces propositions ont pourtant été présentées lors des groupes de travail organisés en amont.

    Mettre fortement l'accent sur le volet communication, créer un logo, comme le fait le plan de la Ministre et être si faible sur l'amélioration des droits ne permet pas d'agir efficacement et durablement sur ce sujet. Il faut modifier en profondeur les structures économiques, foncières et sociales, en engageant des transformations juridiques. A ce stade, aucun engagement opérationnel pour la traduction de ce plan n'a d'ailleurs été annoncé par la Ministre.

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