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société

  • Plants grillés, pommes de terre minuscules, choux replantés trois fois : l’été qui épuise les maraîchers

    Extraits du reportage de  Laure Noualhat et Jérômine Derigny (photographies), publié dans Reporterre le 01.08.2026

    Les quatre vagues de chaleur qui se sont abattues sur la France depuis fin mai ont laissé des traces chez les maraîchers. Plants grillés, récoltes réduites, légumes minuscules... Ils sont nombreux à craindre pour leurs finances et leur avenir.

    Guerchy, Joigny (Yonne), reportage

    C’est un été qui n’en finit pas et qui nous promet un hiver sans patates. Après trois mois presque sans pluie et quatre épisodes caniculaires depuis mai, les cultures maraîchères décrochent. Dans l’Yonne comme dans l’Oise, les légumes brûlent, les plantations recommencent, les rendements s’effondrent et les producteurs tentent encore d’inventer une agriculture capable de tenir. Mais derrière les ombrières, les haies et les paillages, la fatigue s’installe.

    À la Ferme en goguette, située à Guerchy, dans l’Yonne, Caroline traverse les rangées de tomates sous des serres asphyxiantes. Trois cents plants grimpent vers le faîtage, très verts encore, mais leurs bouquets sont dégarnis. Là où quatre à six tomates devraient grossir, une seule est parfois parvenue à maturité. Sous le plastique, la température flirte avec les 40 °C. Même s’il vient de pleuvoir, à peine une heure, et que la température extérieure a chuté à 20 °C, la chaleur persiste sous les serres.

     

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  • Boult aux Bois : le marché festif a plus d'une corde à son arc.

    Ce vendredi 24 juillet, s'est tenu à Boult un marché festif. Il a regroupé des producteurs bio et locaux, avec les maraîchers, la boulangerie, les fromagers, les producteurs de  boissons, etc.

    On y a également retrouvé des stands de restauration, qui ont connu une belle fréquentation. Le chai des producteurs de vin était également ouvert, avec dégustation.

    Fidèle à ses habitudes, ce marché a aussi été festif, avec des animations de spectacle vivant et de musique. Élodie Collot a su captiver les enfants et les moins jeunes avec son conte théâtral « Frida Papel ».

    Et la journée s'est terminée avec le groupe « House of Brass », qui fusionne les rythmes électroniques avec les mélodies des cuivres.

    La nouveauté de cette édition estivale a été le jumelage avec le festival Boult aux Bois et Cordes. Celui-ci permet, depuis plus de 10 ans, de faire se rencontrer des artistes en résidence avec la population du territoire, afin de contribuer à la dynamique culturelle locale et de renforcer le lien social.

    Les musiciens en résidence se sont regroupés en plusieurs ensembles : on a pu entendre "Les Marchands de vent", "Les Mélodieuses" et le "bOult'iK Project", chacun dans un style bien différent.

    La multitude des offres a séduit le nombreux public présent, qui a bien profité de cette journée d'été pour parcourir ce marché et profiter de ses animations.

    Vous trouverez ci-dessous quelques photos de cet événement.

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  • Aidez la faune sauvage pendant un épisode de canicule

    Canicule et faune sauvage : un défi croissant

    Les épisodes de canicule, caractérisés par des températures exceptionnellement élevées de jour comme de nuit, représentent un danger croissant pour la faune sauvage. Lorsque les températures dépassent les 30 °C et que les nuits ne descendent pas sous les 20 °C pendant plusieurs jours, les conséquences sur les écosystèmes deviennent alarmantes. Ces phénomènes, de plus en plus fréquents et intenses en raison du changement climatique, affectent profondément les animaux, leurs habitats et les structures qui leur viennent en aide.

     

    Des impacts multiples sur les espèces

    Les effets de la chaleur extrême sont nombreux. Les brûlures, causées par des sols surchauffés (jusqu’à 60 °C sur le bitume), peuvent gravement blesser les petits animaux. Les oiseaux nichant sous les toits, comme les martinets ou les hirondelles, sont particulièrement vulnérables : les jeunes, asphyxiés par la chaleur, tombent parfois du nid en cherchant de l’air.

    La déshydratation est une autre menace majeure. L’assèchement des points d’eau oblige les animaux à parcourir de longues distances, parfois jusqu’à l’épuisement. Les écosystèmes sont également bouleversés par la destruction de la végétation, la raréfaction des ressources alimentaires et les incendies. Même les espèces aquatiques souffrent : la baisse de l’oxygène dissous dans l’eau peut provoquer leur asphyxie.

    Dans un contexte déjà rendu extrême par les feux de forêt, les contraintes s’accumulent sur une faune sauvage éprouvée. Entre canicules, sécheresse et feux, la LPO a recensé plus de 10 000 sollicitations durant la première quinzaine de juillet 2026.  

    L’urgence est absolue, et elle requiert l’aide de toutes et tous. 

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  • Incendies géants, canicules… Le manque de communs démocratiques

    Communiqué de la LDH le 29.07.2026

    Canicule meurtrière, incendies ravageurs… Quel que soit le bilan final de cet été 2026, il est d’ores et déjà catastrophique. D’autant qu’il peut être suivi rapidement de nouvelles manifestations de dérèglements climatiques accélérés. Les inondations peuvent suivre la canicule, la sécheresse, des tempêtes peuvent survenir… Le temps presse, la réflexion collective est plus que jamais nécessaire. Il nous faut affronter les bouleversements écologiques les plus visibles, intrinsèquement liés au dépassement des limites planétaires du fait des activités humaines : réchauffement climatique, mais aussi chute de biodiversité, pollution chimique… L’inaction n’est plus de mise.

    Il convient donc de tirer les leçons des difficultés, voire des dysfonctionnements rencontrés dans la gestion par les pouvoirs publics de la protection des populations. Les moyens mis en œuvre dans l’hexagone ont permis de limiter les pertes de vies humaines liées aux incendies, même si leur insuffisance par manque d’investissement avait été pointée par les spécialistes avant l’été, mais des milliers de personnes sont mortes des canicules. En outre, les inégalités d’exposition aux risques pour la santé et la sécurité des personnes sont criantes, en France et, plus largement, entre régions du monde. Les conséquences des changements climatiques se font sentir encore plus rapidement qu’anticipé en Europe et cela devrait conduire les institutions dans l’Union européenne (UE) à convaincre largement leurs partenaires internationaux de la nécessité à accentuer les efforts pour en atténuer les conséquences.

    C’est malheureusement l’inverse qui s’est produit ces dernières années. Les ambitions climatiques n’ont cessé d’être revues à la baisse, voire stigmatisées. Des mécanismes de protection environnementale, patiemment construits durant les décennies passées ont été démantelés. Galvanisée par l’administration Trump, appuyée par des partis de droite et des groupes de pression productivistes, l’extrême droite est parvenue à faire reculer plusieurs projets de régulation environnementale, tout en dénonçant les partisans de la décarbonation et de la préservation des écosystèmes pour leur irrationalité. Ce discours climato-sceptique, diviseur et anti-écologique a entrainé des choix politiques au niveau européen et au niveau national qui se fracassent aujourd’hui sur le mur des réalités.

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  • Filière REP textile : une refonte qui manque d'ambition

    Communiqué de FNE publié le 28.07.2026

    Après plusieurs mois de discussion autour de la refondation de la filière REP textiles, le gouvernement a publié son nouveau cahier des charges dont l’entrée en vigueur est prévue en janvier 2027. L’enjeu ? Répondre aux défis d’une filière saturée et dont le flux de déchets ne fait qu’augmenter, notamment en raison de la consommation croissante de textiles neufs commercialisés.  Néanmoins, malgré la présence de plusieurs associations au sein des comités partie prenante de cette filière, ainsi qu’au sein du Comité inter-filières REP, notre voix n’a pas été entendue.

    Un cahier des charges décevant

    Le nouveau cahier des charges n’intègre pas les enjeux en amont de filière, notamment la question de la surproduction initiale de matière. Malgré l’évidente nécessité de freiner la production pour limiter la création de déchets, le texte ne prévoit pas d’objectifs chiffrés de réduction à la source. 

    Comme souvent concernant les déchets, l’accent est mis sur développement du recyclage notamment en fixant un objectif règlementaire d’augmentation des quantités entrant dans une installation de recyclage, ainsi qu’un soutien financier pour développer les performances de recyclage des matériaux. 

    Parallèlement, le réemploi et la réparation semblent être relayés au second plan et peu valorisés. Nous pouvons notamment relever que le montant dédié au fond réparation est divisé par deux pour 2027 et 2028. 

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  • Réchauffement climatique : l’été de tous les records

    Éditorial de Cartooning for Peace du 23.07.2026

    L’Europe est en train de vivre un des étés les plus chauds jamais enregistrés. Trois vagues de chaleur successives ont été parfois mortelles pour les plus fragiles. La nature en paie également le prix fort : de vastes incendies consument actuellement la région de Madrid en Espagne, le Var en France et la Sicile en Italie.

    Ces vagues de chaleur n’ont pas surpris les climatologues qui alertent depuis des années sur l’augmentation de ce genre de phénomènes. L’urgence est aujourd’hui double : s’adapter à ces étés suffocants, et atténuer à long terme le phénomène de réchauffement. Cela nécessite un profond changement de société, à rebours du système global de surproduction, de surconsommation, et de course effrénée au profit. L’arrivée au pouvoir ces derniers mois de chefs d’États climatosceptiques qui, dans le sillage d’un Donald Trump, choisissent le déni, devrait être un motif d’alerte supplémentaire.

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  • Une première : la justice ordonne la destruction de 4 mégabassines illégales

    Article de Sylvain Lapoix, publié dans Reporterre le 24.07.2026

    Des irrigants de Charente-Maritime ont été condamnés à détruire quatre mégabassines qu’ils utilisent malgré l’absence d’autorisation environnementale. Ce jugement souligne l’inaction de l’État dans la protection de la ressource en eau.

    C’est une première : le tribunal administratif de Poitiers a ordonné le 23 juillet la « destruction totale » de quatre mégabassines situées en Charente-Maritime et la remise en état des terrains dans un délai de trois ans.

    Une décision inédite pour une situation inédite. Condamnés à l’été 2025 par le tribunal judiciaire de La Rochelle à un total de 1,5 million d’euros d’amendes et réparations pour avoir utilisé l’eau stockée dans ces ouvrages sans autorisation et ainsi dégradé les milieux naturels, les irrigants réunis au sein de l’Association syndicale autorisée d’irrigation des Roches (Asai des Roches) n’avaient pas donné suite aux demandes de la préfecture, qui les pressait de régulariser leur situation.

    Si ce sont bien ces agriculteurs qui auront à charge la déconstruction, le jugement ne pointe pas leur responsabilité, mais celle de l’État, qui aurait dû les obliger à le faire il y a bien longtemps.

    Attentisme de la préfecture

    Les bassines dont la justice demande la destruction sont situées sur les communes de Cram-Chaban, La-Grève-sur-le-Mignon et La Laigne. Elles avaient été construites en 2010 avec l’aide financière de l’État, pour plus de 60 % de leur coût — estimé à 5,6 millions d’euros —, puis s’étaient vu retirer leur autorisation environnementale par une décision du même tribunal administratif de Poitiers le 7 juin 2018, à la suite d’une requête de Nature Environnement 17 (NE17). Théoriquement interdits, le remplissage de ces bassines et l’usage de leur eau pour l’irrigation des champs des associés avaient continué.

    Une cinquième bassine échappe à la destruction, car elle est connectée à un seul irrigant, qui n’a accès qu’à cette réserve. Il est concerné par un autre arrêté de mise en demeure. Au total, les cinq retenues visées ont une capacité de 1,4 million de m3.

    Constatant l’utilisation des bassines malgré trois arrêtés demandant la régularisation de la situation (en 2018, 2019 et 2023), et ce, même sous un régime de restrictions sur l’usage de l’eau lié à la sécheresse, la préfecture de Charente-Maritime avait continué d’attendre. L’instance a accordé des délais pour transmettre une demande d’autorisation qui n’est jamais arrivée.

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