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société

  • Festival Les Bure’lesques 2026

    Festival Les Bure’lesques : trois jours informatifs et festifs ouverts à toutes et tous pour des moments conviviaux et constructifs au cœur d’un territoire rural bien vivant, refusant de devenir la mégapoubelle nucléaire du pays, celui de Bure (Sud Meuse).

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  • Crise fourragère : priorité aux élevages, pas aux méthaniseurs !

    Communiqué de la Confédération Paysanne du 10.08.2026

    Les éleveur·euses des filières ruminantes connaissent actuellement de réelles difficultés en raison de la sécheresse, des épisodes caniculaires et des incendies. Les déficits de pousse de l'herbe et les pertes de stocks de fourrage sont conséquents, allant de 30 à 60 % selon les régions. Les réserves hivernales sont déjà entamées dans de nombreuses fermes. Les difficultés d'accès à certains pâturages, notamment dans les zones de collines et de forêt touchées ou menacées par les incendies, accentuent encore les besoins en fourrage, particulièrement pour les systèmes pastoraux et l'élevage extensif. L'incertitude quant à une reprise de la pousse à l'automne laisse présager une forte décapitalisation des troupeaux à l'entrée de l'hiver, avec un risque d'impact durable sur les filières.

     

    Dans ce contexte, toute concurrence faite à l'élevage et à la production alimentaire est inadmissible. Il n'est pas acceptable qu'aucune orientation réglementaire ne soit prise afin de donner la priorité aux éleveur·euses pour l'accès aux ressources fourragères. Dans un contexte aussi tendu, la méthanisation ne peut pas devenir un facteur de concurrence et de spéculation. Cette spéculation aura un impact direct sur le prix et l'accès au fourrage pour tous·tes les éleveur·euses. La souveraineté alimentaire de notre pays ne peut être mise en danger par la production énergétique.

    Actuellement, la méthanisation bénéficie de tarifs d'achat garantis par l'État, alors que les éleveur·euses subissent la dérégulation des marchés et les accords de libre-échange. S'ajoutent à cela la sécheresse et le risque de décapitalisation des cheptels, qui est aussi un moyen pour les opérateurs des filières de tirer les prix vers le bas.

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  • Meurtre de la journaliste Amal Khalil au Liban : Israël doit répondre de ses crimes

    Article d’Amnesty International, publié le 07.08.2026

    Il y a quelques mois, sa mort avait provoqué un choc au Liban. Le 22 avril 2026, la journaliste Amal Khalil est tuée par l’armée israélienne. Nos équipes ont enquêté : son meurtre constituait une attaque directe contre des civil·es. Nous dénonçons une violation du droit international humanitaire et demandons l’ouverture d’une enquête pour crime de guerre.  

    Le 22 avril 2026, la journaliste libanaise de renom Amal Khalil et la caméraman Zeinab Faraj se rendent dans le gouvernorat de Nabatiyé. Elles enquêtaient sur les conséquences du conflit dans le sud du pays, à la suite de la reprise des hostilités depuis le 2 mars 2026.

    Alors qu’elles arrivent dans le village d’al Tiri, elles sont ciblées par des frappes de l’armée israélienne. Une première attaque vise la voiture de personnes qui les accompagnaient, tuant deux hommes. Ensuite, deux autres frappes ciblent la voiture des journalistes puis le bâtiment ou elles s’étaient réfugiées.

    Amal décède le jour même de ses blessures. Zeinab, est grièvement blessée. Elle sera l’unique survivante de ces attaques. Nous avons recueilli son témoignage ainsi que celui des secouristes. Des propos corroborés par des documents audiovisuels, des rapports de coordination et des comptes rendus externes que nous avons analysées.

    Les conclusions de notre enquête sont formelles : l’armée israélienne bénéficiait des informations suffisantes pour savoir qu’il s’agissait d’attaques directes contre des civile·s. Nous dénonçons une violation du droit international humanitaire. Et demandons l’ouverture d’une enquête pour crimes de guerre.

    Des journalistes pris pour cibles

    22 avril 2026. Nous sommes en début d’après-midi quand les deux journalistes pénètrent au sein du village d’Al Tiri, situé dans gouvernorat de Nabatiyé au sud du Liban. L’armée israélienne venait de quitter le district et de déclarer l’interdiction au retour des populations civiles dans la zone. Cette « zone de défense avancée » couvre alors 6% du territoire libanais.

    À 14h25, une première frappe s’abat contre la voiture que Amal et Zeinab suivait, à bord d’un autre véhicule. L’attaque fait deux morts : Ali Nabil Bazzi, le moukhtar [ndrl : maire local] de Bint Jbeil, et Mohammed Hourani, un ami et habitant déplacé. Deux hommes, ciblés par l’armée israélienne pour leur implication présumée dans les activités militaires du Hezbollah.

    Immédiatement, les deux journalistes quittent leur véhicule et sortent se réfugier près d’un bâtiment voisin. À 15h40, une deuxième frappe vise leur voiture garée à proximité du bâtiment voisin. Amal et Zeinab sont blessées dans l’explosion. Elles parviennent à ramper à l’intérieur du bâtiment et se cacher dans une petite pièce.

    À 16h25, une troisième frappe touche le bâtiment de trois étages où elles s’étaient réfugiées. Les deux femmes sont ensevelies sous les décombres. Zeinab Faraj est gravement blessée. Amal Khamil, célèbre journaliste du quotidien libanais Al Akhbar (« Les Nouvelles »), décédera des suites de ses blessures.

    Les secours bloqués par l’armée israélienne

    Les secours ont été prévenus seulement une minute après la première frappe. C’est Moussa Chaala, secouriste à la Défense civile libanaise, qui reçoit l’appel. Il prévient alors immédiatement ses collègues de la Défense civile, de la Croix-Rouge libanaise ainsi que des membres de l’armée libanaise chargés de coordonner les demandes de désescalade par le biais du mécanisme de surveillance.

    Lorsqu’il se rend sur place, Moussa est contraint de s’arrêter à un poste de contrôle militaire libanais, à l’entrée d’al Tiri. Les secouristes, eux, attendent encore l’autorisation de l’armée israélienne pour entrer dans le village en toute sécurité.

    D’après le témoignage de Zeinab, toutes les personnes contactées durant l’attaque ont répondu qu’elles ne pouvaient pas venir jusqu’à elles car « elles attendaient l’autorisation » du mécanisme de surveillance. Une autorisation qui signifie que l’armée israélienne accepte de cesser le feu pour permettre aux équipes de secours d’intervenir.

    Ce n’est que peu après 17h que l’autorisation d’accéder à la zone a été accordée par l’armée israélienne. Dans un premier temps, uniquement à la Croix-Rouge libanaise. Les secouristes ne parviennent à extraire que Zeinab Faraj des décombres, avant de se retirer, craignant de nouvelles attaques.

    À 19h20, les secours reviennent sur place avec du matériel pour déblayer les décombres. Les opérations débutent vers 21h. Amal Khalil est retrouvée enterrée sous une colonne et un mur : « Elle était totalement écrasée. Je l’ai sortie de mes propres mains. » a déclaré Moussa Chaalan. Elle avait succombé à ses blessures. 

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  • Juillet 2026 : le mois le plus chaud jamais enregistré en France

    Article de Reporterre, publié le 04.08.2026

    Marqué par une vague de chaleur « remarquable par sa durée », le mois de juillet que nous venons de vivre est le plus chaud jamais relevé par Météo-France depuis 1900.

    Le mois de juillet 2026 est le plus chaud jamais enregistré en France, tous mois confondus, depuis le début des mesures en 1900, selon Météo-France. La température moyenne sur le mois atteint 24,9 °C, plus chaud encore qu’août 2003 (24,8 °C) et juillet 2006 (24,4 °C).

    Météo-France note une « anomalie importante » de température par rapport à la normale 1991-2020 — de +3,8 °C — au cours de ce mois qui a connu une vague de chaleur « remarquable par sa durée » (16 jours). Avec un déficit de pluie de près de 70 %, le mois dernier a également été le troisième mois de juillet le moins arrosé en France, provoquant une sécheresse des sols à des niveaux record, équivalente à celle d’août 2022. C’est aussi le deuxième mois de juillet le plus ensoleillé, derrière juillet 2022.

    L’agence rappelle que, sous l’effet du réchauffement climatique, « les étés futurs seront généralement plus chauds que ceux connus jusqu’à aujourd’hui. Dans une France à +4 °C d’ici 2100, des températures supérieures à 40 °C pourraient se produire tous les ans, et des pics inédits de chaleur pourraient atteindre jusqu’à 50 °C localement. Il faudrait s’attendre à 10 fois plus de jours de vague de chaleur à l’horizon 2100 ».

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  • Afrique du Sud : les responsables de la xénophobie

    Article de Paul Martial, publié par le CADTM le 27.07.2026

    Si le déferlement de haine contre les ressortissantEs étrangerEs s’inscrit dans un contexte social catastrophique, il est aussi encouragé par des responsables politiques véreux.

    Le 30 juin, 300 manifestations ont été organisées à travers l’Afrique du Sud pour exiger le départ des migrantEs. Depuis que cette vague de xénophobie s’abat sur le pays, des centaines de spaza shops — petites épiceries de proximité — tenus par des étrangerEs ont été pillés et des agressions physiques ont eu lieu, entraînant l’exode de 25 000 personnes.

     Terreau social

    Pour expliquer ces mobilisations de haine, la misère sociale est, à juste titre, souvent mise en avant. Près des deux tiers des Sud-AfricainEs vivent sous le seuil de pauvreté dans ce qui demeure l’un des pays les plus inégalitaires du monde. En effet, 10 % de la population — dont la majorité est blanche — détient 93 % des richesses du pays. Le système post-apartheid, gangrené par la corruption et l’incurie, s’est montré incapable de répondre aux aspirations de la population, tandis que le chômage de masse nourrit le désespoir.

    Une telle situation constitue un terrain idéal pour des organisations comme Operation Dudula. Celle-ci s’est fait connaître par des actions visant à interdire aux personnes étrangères l’accès aux hôpitaux. Plus récente, l’organisation March and March, née dans le KwaZulu-Natal et dirigée par l’ancienne animatrice de radio Jacinta Ngobese-Zuma, ne cesse d’associer les migrantEs à tous les maux du pays : chômage, délinquance, violence, etc.

     

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  • Plants grillés, pommes de terre minuscules, choux replantés trois fois : l’été qui épuise les maraîchers

    Extraits du reportage de  Laure Noualhat et Jérômine Derigny (photographies), publié dans Reporterre le 01.08.2026

    Les quatre vagues de chaleur qui se sont abattues sur la France depuis fin mai ont laissé des traces chez les maraîchers. Plants grillés, récoltes réduites, légumes minuscules... Ils sont nombreux à craindre pour leurs finances et leur avenir.

    Guerchy, Joigny (Yonne), reportage

    C’est un été qui n’en finit pas et qui nous promet un hiver sans patates. Après trois mois presque sans pluie et quatre épisodes caniculaires depuis mai, les cultures maraîchères décrochent. Dans l’Yonne comme dans l’Oise, les légumes brûlent, les plantations recommencent, les rendements s’effondrent et les producteurs tentent encore d’inventer une agriculture capable de tenir. Mais derrière les ombrières, les haies et les paillages, la fatigue s’installe.

    À la Ferme en goguette, située à Guerchy, dans l’Yonne, Caroline traverse les rangées de tomates sous des serres asphyxiantes. Trois cents plants grimpent vers le faîtage, très verts encore, mais leurs bouquets sont dégarnis. Là où quatre à six tomates devraient grossir, une seule est parfois parvenue à maturité. Sous le plastique, la température flirte avec les 40 °C. Même s’il vient de pleuvoir, à peine une heure, et que la température extérieure a chuté à 20 °C, la chaleur persiste sous les serres.

     

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  • Boult aux Bois : le marché festif a plus d'une corde à son arc.

    Ce vendredi 24 juillet, s'est tenu à Boult un marché festif. Il a regroupé des producteurs bio et locaux, avec les maraîchers, la boulangerie, les fromagers, les producteurs de  boissons, etc.

    On y a également retrouvé des stands de restauration, qui ont connu une belle fréquentation. Le chai des producteurs de vin était également ouvert, avec dégustation.

    Fidèle à ses habitudes, ce marché a aussi été festif, avec des animations de spectacle vivant et de musique. Élodie Collot a su captiver les enfants et les moins jeunes avec son conte théâtral « Frida Papel ».

    Et la journée s'est terminée avec le groupe « House of Brass », qui fusionne les rythmes électroniques avec les mélodies des cuivres.

    La nouveauté de cette édition estivale a été le jumelage avec le festival Boult aux Bois et Cordes. Celui-ci permet, depuis plus de 10 ans, de faire se rencontrer des artistes en résidence avec la population du territoire, afin de contribuer à la dynamique culturelle locale et de renforcer le lien social.

    Les musiciens en résidence se sont regroupés en plusieurs ensembles : on a pu entendre "Les Marchands de vent", "Les Mélodieuses" et le "bOult'iK Project", chacun dans un style bien différent.

    La multitude des offres a séduit le nombreux public présent, qui a bien profité de cette journée d'été pour parcourir ce marché et profiter de ses animations.

    Vous trouverez ci-dessous quelques photos de cet événement.

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