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société

  • Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux "Justes"

    Ce dimanche 19 juillet, une cérémonie s'est déroulée à Vouziers en hommage à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État Français et en hommage aux « Justes » de France. Pour notre commune, cette cérémonie a eu lieu au square des Justes, rue Gambetta.

    On notait la présence des deux sénateurs des Ardennes, et du député de la circonscription, ainsi que d'un nombre de participants plus élevé que lors des années passées.

    La cérémonie était présidée par madame Sandrine Trinquier,sous-préfète de l’arrondissement de Vouziers. Elle a fait lecture du message officiel publié pour cette journée. En voici des extraits :

    De 1942 à 1944, soixante-quatorze trains partirent de France vers les camps d’extermination, emportant soixante-seize mille déportés voués à la mort parce qu’ils étaient juifs.
    Et pourtant, partout, des consciences s’opposèrent au pire.
    « Sous la chape de haine et de nuit tombée sur la France dans les années d’Occupation, des lumières, par milliers, refusèrent de s’éteindre. […] Des femmes et des hommes, de toutes origines et de toutes conditions, ont sauvé des Juifs des persécutions antisémites et des camps d’extermination.
    Bravant les risques encourus, ils ont incarné l’honneur de la France, ses valeurs de justice, de tolérance et d’humanité. »
    Ce furent des portes qui s’ouvrirent, de faux papiers fournis, une place ajoutée à la table pour un enfant caché, un nom tu jusqu’au bout.
    Ce furent des instituteurs, des religieuses, des pasteurs, des agriculteurs, des concierges ; des policiers aussi, qui prévinrent à la veille des arrestations.
    Ce furent des Justes.
    Chacun risquait sa liberté et sa vie ; aucun ne se croyait un héros.
    La France n’a pas fini de compter ses Justes ; beaucoup sont restés inconnus, qui vécurent fidèlement une vie cachée et reposent dans des tombes que personne ne visite plus.
    (...)
    Cette mémoire n’est pas seulement celle d’un crime passé.
    Elle nous montre ce que deviennent les institutions lorsqu’elles cessent de servir la vérité, la justice et le respect de la dignité humaine.
    Face à un régime criminel qui avait voulu effacer jusqu’aux termes de notre devise nationale, les Justes en préservèrent le sens et la force.


    Ils nous lèguent la mission de servir à notre tour, dans chacune de nos vies, contre toute forme de haine, de racisme et d’antisémitisme, ces valeurs par lesquelles une part de l’ordre du monde a été sauvée : Liberté, Égalité, Fraternité.

    La cérémonie s'est terminée par l'audition émouvante du « Chant des marais », hymne officieux des déportés.

    Vous trouverez ci-dessous quelques images de cette cérémonie.

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  • Expulsions massives, prisons privées : les États-Unis de Trump se transforment en État policier

    Extraits de l'article de Charlotte Recoquillon, publié par Basta ! le 20.07.2026

    Meurtres policiers, détention de masse, surveillance généralisée : guidé par la discrimination raciale, Trump redessine jour après jour les contours de l’appareil policier états-unien. Une politique qui bénéficie de puissants relais publics comme privés. 

    Les meurtres – en public et en plein jour – de Renee Good et Alex Pretti, des manifestants qui s’opposaient aux rafles d’immigrés, tués par des agents fédéraux des services de l’immigration (ICE) à Minneapolis en janvier 2026, ont marqué un tournant politique de la seconde présidence de Donald Trump. Les images d’agents fédéraux des polices des frontières (CBP) et de l’immigration, masqués et surarmés, brisant des vitres de voiture pour en arracher les occupants, terrorisant migrants sans-papiers comme citoyens, sont devenues les symboles d’une politique anti-immigration brutale, dont l’emprise s’étend désormais bien au-delà de la frontière américano-mexicaine.

    Ces démonstrations de force, largement mises en scène et assumées, ont aussi nourri d’importantes mobilisations citoyennes et une forte pression de l’opinion. Celles-ci ont finalement conduit l’administration Trump à opérer un retrait tactique.

    Expulsions massives, assassinats de migrants et décès en détention

    Pour autant, l’objectif d’expulsion massive n’a pas été abandonné. Au 4 avril 2026, environ 60 000 migrants étaient détenus, un chiffre en léger recul par rapport au record de janvier (plus de 70 000 migrants détenus), mais historiquement élevé. Depuis la prise de fonctions de Donald Trump, le 20 janvier 2025, un nombre record de 52 personnes sont aussi décédées en détention, selon un rapport de Human Rights Watch publié le 25 juin 2026, illustrant le traitement cruel et inhumain dont sont victimes les migrants.

    Le média The Trace recense quant à lui au moins neuf personnes tuées par ICE depuis janvier 2025, et des dizaines d’autres blessées, y compris par des armes dites « moins létales » telles que les Tasers ou les balles en caoutchouc. En outre, au moins 500 bébés et enfants de moins de trois ans ont été détenus par l’administration entre janvier 2025 et mars 2026 selon The Marshall Project, dont 175 au-delà de la limite légale de 20 jours. Une limite que les architectes de cette politique espèrent supprimer selon leur feuille de route, le Projet 2025.

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  • Loi d’urgence agricole : accaparement de l’eau et graines de discorde dans les territoires 

    Communiqué de FNE du 16 juillet 2026

    La Commission mixte paritaire vient de rendre sa copie finale sur la loi d’urgence agricole. Ce troisième texte agricole en à peine 18 mois sera soumis au vote final des deux chambres les 20 et 21 juillet prochains. France Nature Environnement appelle les député·es à voter contre ce texte, qui met en péril aussi bien notre santé que notre eau, sans aider les agriculteurs et agricultrices.

    Au lieu d’accompagner notre agriculture face au choc climatique, ce projet de loi organise une fuite en avant irresponsable, fragilisant durablement notre souveraineté alimentaire et notre capacité à produire demain. En s’obstinant dans une logique de court terme, le texte condamne nos biens communs les plus précieux.

    «Face au changement climatique, l’agriculture a besoin d’investissements massifs dans la transition agroécologique et de garantir un revenu digne aux paysan.nes, pas de nouveaux reculs environnementaux. Affaiblir la protection de l’eau, détruire les zones humides et réintroduire des pesticides dont la dangerosité est avérée, c’est saborder la capacité même de notre agriculture à produire demain.»  Morgane Piederrière, Responsable du plaidoyer chez France Nature Environnement

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  • Soutenons le droit européen qui protège la nature

    Communiqué de FNE publié le 13.06.2026

    Depuis plus de 40 ans, deux textes européens protègent nos oiseaux, nos milieux naturels, notre faune et notre flore sauvages. Aujourd’hui, la Commission européenne veut les réévaluer — et tout indique qu’elle cherche en réalité à les affaiblir. France Nature Environnement dit non. Rejoignez-nous : quelques minutes suffisent pour faire entendre votre voix. Explications.

    Le droit européen de protection de la nature bientôt détricoté ?

    La directive dite « Oiseaux » et la directive dite « Habitats-Faune-Flore » sont les deux piliers du droit européen visant à préserver la nature. Ce sont elles qui permettent de préserver la biodiversité sur le territoire de l’Union européenne, par la protection des espèces menacées et la gestion des sites Natura 2000.

    Pour la deuxième fois en dix ans, la Commission européenne soumet ces deux textes à une évaluation de leur efficacité ou « stress-test ». Derrière ce vocabulaire technique se cache un projet bien plus politique : celui de la « simplification » du droit environnemental - un terme qui, trop souvent, rime avec dérégulation.

    Pourquoi faut-il se mobiliser ?

    Le test cible précisément les dispositions les plus protectrices de ces deux directives :

    • le statut des espèces protégées,
    • l’évaluation des incidences pour les projets susceptibles d’affecter les sites Natura 2000.

    Officiellement, l’objectif de la Commission européenne est de juger si elles font peser ou non trop de contraintes sur les activités économiques et donc, entravent la compétitivité et la souveraineté européennes. Auquel cas il serait conclu qu’il est nécessaire de les assouplir.

    Or, l’assouplissement de ces dispositions ouvrirait la voie à des projets toujours plus destructeurs pour la nature, contribuant à dégrader notre environnement et, par conséquent, notre santé.

    Lors de la 1ère évaluation de leur efficacité, la Commission européenne a conclu qu’il n’y a pas trop de contraintes et que « le cadre légal des directives ne crée pas d’obstacles aux investissements ».  

    Affaiblir ces textes aujourd’hui, ce serait saper demain notre capacité collective à faire face au changement climatique et à bâtir des sociétés dynamiques et résilientes. Une nature abîmée est une nature qui protège moins bien les sociétés humaines face aux crises économiques, sociales et écologiques.

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  • France : même condamnée, Marine Le Pen lance sa campagne

    Éditorial de Cartooning for Peace du 09.07.2026

     

    Mardi 7 juillet, la cour d’appel de Paris a condamné Marine Le Pen pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires de son parti. Elle pourra toutefois se présenter à l’élection présidentielle de 2027, la cour d’appel ayant été plus clémente puisqu’elle écope de trois ans d’emprisonnement, dont une année ferme à domicile, et de quarante-cinq mois d’inéligibilité, dont trente avec sursis et quinze déjà purgés.

    Le soir même, Marine Le Pen annonçait son pourvoi en cassation (ce qui suspend sa peine de prison) et sa candidature à la présidentielle, déclarant : « les Français seront juges ». Un pari à haut risque pour la cheffe de file de l’extrême droite française, dont les opposants dénoncent l’indécence et l’hypocrisie : un des slogans du Front National a longtemps été « mains propres et tête haute », et Marine Le Pen a toujours appelé à l’inéligibilité à vie des politiciens condamnés par la justice…

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  • La loi 1901 sur la liberté d’association fête cette année ses 125 ans

    À l'occasion du 125e anniversaire de la loi, la LPO, association fondée en 1912, rappelle le rôle essentiel des associations comme espaces de cohésion sociale, de démocratie et d’engagement citoyen, en prenant part à la campagne « La France qui (se) bat », initiée par le Mouvement Associatif et France Générosités.

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    « La loi de 1901 n’a pas besoin d’être réformée, elle a besoin d’être honorée »

    La France célèbre cette année les 125 ans de la loi 1901. Ce texte fondateur de la liberté associative a permis d’ouvrir en France un espace unique : celui où des citoyens ordinaires, sans mandat électif ni pouvoir institutionnel, peuvent se rassembler, s’organiser et agir en faveur d’une multitude de causes.

    Aujourd’hui, notre pays compte 1,6 million d’associations actives. Elles fédèrent près de 13 millions de bénévoles et emploient 1,8 million de salariés (soit plus que les secteurs du transport ou de la construction) et interviennent dans tous les domaines de la vie collective.

    Leur action est reconnue et plébiscitée par une grande majorité de Français : 76 % des Français estiment que les responsables associatifs contribuent à rassembler le pays tandis qu'un Français sur deux est engagé dans une association, comme bénévole, donateur ou adhérent. Dans un contexte de défiance croissante envers les institutions, cette confiance constitue un précieux capital démocratique. Lire la tribune.

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  • Dites non à la destruction des espèces « susceptibles d’occasionner des dégâts » !

    Communiqué de la LPO du 10.07.2026

    Le ministère de la transition écologique a ouvert une consultation publique concernant les espèces « susceptibles d’occasionner des dégâts » ou ESOD (les anciens « nuisibles »). Ce sont le renard, la belette, la fouine, la martre, la corneille, le corbeau freux, la pie, le geai et l’étourneau. Ce projet autoriserait leur destruction par tir et par piégeage durant les trois prochaines années. Il autorise également le déterrage du renard, une pratique particulièrement brutale.

    Pourquoi faut-il se mobiliser contre ce classement ?

    Ces espèces sont accusées de causer des dommages aux activités humaines, en particulier aux cultures et aux petits élevages. Dans les départements où elles sont classées ESOD, elles peuvent être détruites par tir après la fermeture de la chasse et par piégeage toute l’année, sans limitation de nombre, alors qu’on ne connaît pas toujours l’état des populations.

    Or, le classement ESOD de ces animaux ne repose pas sur des preuves solides :

    • les déclarations de dégâts ne sont pas vérifiées
    • l’identification précise de l’espèce est souvent impossible
    • l’estimation des coûts est très aléatoire

    La prédation des petits carnivores, phénomène naturel, est considérée comme un « dégât » par les chasseurs qui voient les prédateurs comme des concurrents à éliminer. Enfin, lorsqu’il n’y a pas de dégâts constatés dans un département, l’espèce peut quand même y être classée ESOD au seul motif qu’elle serait « susceptible » d’en causer !

    Si la loi oblige à mettre en œuvre des méthodes de prévention des dégâts (protection des élevages, effarouchement sonore, etc.), en pratique celles-ci sont rarement utilisées.

    Des bénéfices souvent ignorés

    Les bénéfices apportés par ces animaux ne sont jamais pris en compte dans la balance. Ainsi, le renard qui rend service à l’agriculture – chaque renard consomme des milliers de petits rongeurs chaque année - est pourtant classé ESOD sur la quasi-totalité du territoire français.

    Enfin, rien ne démontre que ces destructions massives auraient un quelconque impact sur la quantité de dégâts. Au contraire, une étude récente conclut que la destruction de millions d’animaux sauvages (dont un million de renards et trois millions de corvidés) ne réduit pas les dommages économiques qui leur sont attribués. Ces destructions ne régulent pas non plus les populations animales concernées, et représentent un coût économique huit fois plus élevé que les déclarations de dégâts imputés à ces espèces.

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