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société

  • Les victimes de l’ICE, la police anti-immigration de Donald Trump

    Un dossier d'Amnesty International, publié le 30.01.2026

    Devenue le bras armé de Donald Trump, l’ICE frappe sans distinction : elle arrête des personnes étrangères n’ayant commis aucune infraction, des enfants sur le chemin de l’école et tue des citoyens américains venus protéger les personnes visées. Nous rassemblons ici une liste non exhaustive des victimes de la politique anti-immigration de Donald Trump. Rappeler leurs noms, leurs histoires, c’est mesurer la dérive autoritaire à l’œuvre aux États-Unis et l’obligation d’y résister.

    Alex Pretti, tué par l’ICE le 24 janvier 2026

    Alex Pretti avait 37 ans. Il était infirmier dans un hôpital pour anciens combattants. Le 24 janvier, l’ICE patrouille dans un quartier de Minneapolis dans sa traque contre les personnes étrangères. Alex Pretti filme une descente anti-immigration en cours pour tenter de défendre les personnes visées. L’ICE l’a abattu, en pleine rue.

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    © Krista Kennell/ZUMA Press Wire

    Liam, arrêté avec son père par l’ICE le 23 janvier 2026

    Liam, 5 ans, rentrait de son école maternelle avec son père, Adrian Conejo. L’ICE a d’abord arrêté son père et ensuite utilisé le petit garçon comme « appât » pour tenter d’arrêter la mère, à l’intérieur de leur maison. Les agents de l’ICE ont embarqué Liam, sac à dos Spiderman sur le dos et bonnet bleu lapin sur les oreilles. Liam et son père ont été arrêtés à Minneapolis et envoyés dans un centre de détention au Texas, à 1500 kilomètres de chez eux.

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    © Columbia Heights Public School

    ChongLy Scott Thao, arrêté par l’ICE le 18 janvier 2026

    ChongLy Scott Thao, 56 ans, citoyen américain était dans sa maison du Minnesota quand l’ICE a débarqué, sans mandat, pour l’arrêter. Chez lui. Les agents de l’ICE l’ont traîné en sous-vêtements sous la neige et l’ont embarqué. Après une arrestation très violente, ils l’ont finalement redéposé chez lui au bout de deux heures, car affirment s’être « trompés » de personne.

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    © Reuters / Leah Millis

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  • Journée internationale de lutte pour les droits des femmes en solidarité avec les femmes du monde entier – 8 mars

    Appel commun 

    Face aux impérialismes, aux droites et extrêmes droites, partout dans le monde, les femmes résistent ! Face aux attaques du gouvernement, Grève féministe !

    Nous appelons à la grève du travail, des tâches domestiques et de la consommation. Sans les femmes, tout s’arrête ! Nous sommes déterminées à lutter contre le pouvoir, faire entendre les voix de toutes pour arracher l’égalité. Nous sommes solidaires des femmes et des populations subissant de plein fouet les conséquences dramatiques du changement climatique, aggravé par les politiques productivistes et capitalistes.

    Solidarités internationales

    A l’heure des guerres génocidaires, des coups d’Etat, des impérialismes démultipliés, de l’Iran à l’Afghanistan, de la Palestine au Soudan en passant par le Rojava, le Venezuela et l’Ukraine, nous serons en grève en solidarité avec nos sœurs du monde entier. Nous affirmons notre solidarité avec nos sœurs d’ Amérique latine, d’Iran, du Groenland, sous menace d’une intervention impérialiste directe par les Etats-Unis de Trump. De l’Amérique latine et du Sud au continent africain, les luttes écoféministes articulent droits des femmes, autodétermination des peuples et défense du vivant. Elles s’opposent aux logiques impérialistes, coloniales et néolibérales qui sacrifient les territoires et les populations au profit des multinationales minières, pétrolières, agricoles et financières. En solidarité avec celles qui font face aux régimes fascisants, réactionnaires, théocratiques, colonialistes et impérialistes; avec celles qui endurent les génocides, les conflits armés, les bombardements massifs, et viols de guerre, les mutilations sexuelles, les mariages forcés, celles confrontées à l’exode et aux politiques migratoires racistes, celles qui subissent la crise climatique – 80 % des populations déplacées pour des raisons climatiques sont des femmes -, l’insécurité alimentaire et l’exploitation des multinationales; avec toutes celles qui se défendent farouchement pour recouvrer ou obtenir leur liberté et leurs droits.

    Pas d’instrumentalisation des luttes féministes par l’extrême droite, pas d’extrême-droite dans la rue, pas une voix pour l’extrême droite.

    L’extrême-droite est désormais au pouvoir dans de nombreux pays. Partout, les immigré-es et migrant-es sont réprimé-es. Des masculinistes aux racistes, islamophobes et antisémites, lesbophobes, homophobes et transphobes, handiphobes, qui exercent des violences permanentes, l’extrême-droite étend sa sphère d’influence, grâce aux médias achetés par sa galaxie. Elle ne cesse de nourrir la haine de l’autre, le racisme, la misogynie, la LGBTQIAphobie, le validisme, et entretient la centralité d’un projet politique xénophobe. Nous réclamons l’abrogation de la loi immigration et la régularisation de tous-tes les sans-papiers. Avec les municipales de 2026 et la potentielle arrivée de l’extrême droite dans plusieurs villes, l’enjeu est celui d’une opposition unie et radicale et la formation d’un front antifasciste !

    De l’argent, il y en a !

    A l’heure du financement d’un porte avion de dix milliards alors que des associations, notamment féministes, risquent de fermer leurs portes et leurs services faute de financement , nous refusons de nous taire. Le gouvernement refuse de taxer les ultra-riches, le budget profondément sexiste et socialement brutal est en cours d’adoption. Ce budget impactera toujours plus lourdement les femmes du fait de leur position subalterne dans le monde du travail. Les inégalités salariales, les bas salaires, les allocations inférieures au seuil de pauvreté, les pensions de retraites toujours plus faibles précarisent les conditions de vie. Les femmes représentent 62% des personnes payées au SMIC et 70 % des bénéficiaires des banques alimentaires. Plus de 9,8 millions de personnes, dont plus d’une famille monoparentale sur trois, vivent sous le seuil de pauvreté. 300 000 personnes dont 3000 enfants vivent dans la rue. Nous demandons la hausse des salaires, la revalorisation des minimas sociaux, la construction massive de logements sociaux. L’arrêt immédiat de la baisse des financements et un rattrapage du budget des associations qui accompagnent et soutiennent les femmes.

    Du travail, un temps de travail, des retraites et des salaires pour vivre et pas survivre

    Les femmes, notamment les mères isolées, sont particulièrement impactées par la vie chère, elles sont majoritaires à occuper des emplois mal rémunérés, sont souvent percutées par la précarité et le temps partiel imposé et touchent un salaire en moyenne 1/4 inférieur à celui des hommes. Les femmes, dont les retraites sont 40% inférieures à celles des hommes, sont encore plus impactées par la dernière réforme. Nous voulons la retraite à 60 ans, une réduction du nombre d’annuités et des pensions décentes. Nous réclamons l’abrogation totale de la réforme Macron des retraites et de toutes celles qui ont accentué les inégalités. Nous exigeons l’abrogation des lois qui pénalisent les chômeurs-euses et les bénéficiaires du RSA. Nous exigeons la revalorisation des métiers féminisés (éducation, soin, lien, santé, nettoyage…), l’égalité salariale, l’interdiction du temps partiel imposé, la transformation des CDD en CDI et la réduction du temps de travail à 32 heures minimum avec embauches correspondantes. Nous exigeons une transposition ambitieuse de la directive européenne sur la transparence salariale qui vise à renforcer l’application du principe d’une même rémunération “pour un même travail ou un travail de valeur égale”.

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  • Municipales 2026 : faire des communes des territoires de solidarité, partout et pour tous

    Communiqué du Collectif Alerte 

    À l’approche des élections municipales, le Collectif Alerte publie un plaidoyer à destination des candidates et candidats, des élus locaux et de l’ensemble des acteurs territoriaux.

    Objectif : faire de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion un pilier des politiques municipales.

    Alors que près de 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en France, les communes apparaissent comme le premier échelon de solidarité. Accès aux droits, logement, alimentation, enfance, transition écologique, emploi, accueil des personnes étrangères : les choix municipaux ont un impact direct et immédiat sur la vie quotidienne des habitants.

    Dans ce contexte, le Collectif Alerte défend une conviction simple : les solidarités locales sont un choix politique. Si la lutte contre la pauvreté relève en grande partie de politiques nationales, son effectivité dépend largement de la capacité des territoires à rendre les droits accessibles et les services essentiels réellement atteignables.

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  • École et grande pauvreté : Lutter contre les discriminations

    Communiqué de ATD quart monde, publié le 23.01.2026

    • Pourquoi la pauvreté continue-t-elle de déterminer, dès l’école primaire, des trajectoires scolaires dégradées et souvent irréversibles ?
      Après six années d’une recherche participative menée dans une douzaine d’écoles maternelles et élémentaires, ATD Quart Monde présente les résultats de la recherche CIPES – Choisir l’Inclusion Pour Éviter la Ségrégation à l’Académie des sciences le 24 janvier 2026.

    • UN CONSTAT DOCUMENTÉ ET DÉRANGEANT[1]
    • 72,1 % des élèves en SEGPA et 80 % des élèves en ULIS sont issus de milieux défavorisés.
    • En SEGPA, 5 % seulement des élèves sont inscrits au Diplôme national du brevet, 1 % l’obtient.
    • Neuf ans après l’entrée en 6e SEGPA, 37 % seulement des élèves ont obtenu un CAP, souvent non choisi.
    • Ces orientations produisent une ségrégation scolaire durable et contribuent directement à la reproduction de la grande pauvreté.
    • UNE RECHERCHE INÉDITE PAR SA MÉTHODE
    • La recherche CIPES a reposé sur des travaux menés conjointement par des chercheurs, des enseignants et des militants Quart Monde ayant l’expérience de la grande pauvreté et avec le soutien des partenaires (syndicats, AGSAS, mouvements pédagogiques et fédérations de parent d’élèves). Observations de classes, entretiens avec des élèves et des personnels des écoles, questionnaires enseignants et projets conduits dans les écoles ont fait l’objet de temps de réflexion en commun. C’est cette démarche participative qui a permis d’interroger les savoirs et les pratiques.

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  • Les conséquences funestes de la loi Darmanin et de la circulaire Retailleau sur la vie des personnes étrangères

    Selon un collectif d’associations et de syndicats, dans une tribune au « Monde », les deux textes établis par les anciens ministres de l’intérieur, imbriqués, traduisent l’obsession d’une vision anxiogène et stigmatisante des migrations.

    Ces dernières années, Gérald Darmanin puis Bruno Retailleau, au ministère de l’Intérieur, ont placé la politique migratoire au cœur de leur mandat. Sous le couvert d’une prétendue « fermeté » martelée dans les communications ministérielles, s’est en réalité déployée une véritable entreprise de déshumanisation des personnes étrangères, présentées comme « indésirables et dangereuses » pour légitimer des mesures de plus en plus répressives.

    En janvier 2024, la loi Darmanin en matière d’asile et d’immigration consacrait plus de la moitié de ses articles à la « maîtrise » des voies d’accès au séjour, à la « lutte contre l’immigration irrégulière » et à « l’amélioration du dispositif d’éloignement des étrangers représentant une menace grave pour l’ordre public ». Un an plus tard, Bruno Retailleau revendiquait, à propos de sa circulaire du 25 janvier 2025 sur l’admission exceptionnelle au séjour, la volonté de « simplifier » le cadre existant, appelant surtout les préfectures à une application plus stricte des conditions de régularisation.

    L’objectif de ces textes ne faisait aucun doute : centrer les politiques migratoires sur l’obsession de l’enfermement, des expulsions à tout prix, instaurer une véritable « fabrique de sans-papiers », en jouant une nouvelle fois sur les peurs et l’imaginaire d’arrivées « non maîtrisées » de personnes dangereuses. Nous en constatons aujourd’hui les conséquences funestes sur la vie des personnes étrangères en France.

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  • Budget : toujours pas assez d’investissements dans la rénovation des écoles

    Les syndicats et associations réunis dans le cadre de l’Alliance écologique et sociale (AES)* dénoncent la manipulation des annonces concernant le Fonds vert et rappellent que le budget actuel acte un recul scandaleux.

    Dans le cadre des négociations autour du PLF 2026, Sébastien Lecornu a annoncé une augmentation de 200 millions d’euros du Fonds vert.
    Si cette augmentation semble être une bonne nouvelle, elle est minime par rapport aux coupes colossales faites sur le Fonds vert ces deux dernières années  : passé de 2,5 milliards en 2024 à 1,15 milliard en 2025, il atteindrait à peine les 850 millions d’euros cette année.

    Les épisodes de canicule et de froid ne font que mettre en lumière la vétusté d’une grande partie des écoles et établissements scolaires publiques, où les températures peuvent aller de 8 à plus de 36 degrés :

    • 86% des établissements scolaires devraient être rénovés
    • au moins 10% présenteraient un état de vétusté important
    • 43 % des établissements ne disposent même pas de volets pour protéger les élèves de la chaleur l’été

    Les travaux de rénovation n’avancent pas assez vite : à l’opposé des besoins, cette nouvelle baisse drastique du Fonds vert limiterait encore les fonds destinés à la rénovation énergétique des bâtiments scolaires.

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  • Davos : un forum pas comme les autres

    Éditorial de Cartooning for Peace du 22.01.2026

    Le Forum économique mondial de Davos (Suisse) a débuté ce 13 janvier dans une ambiance électrique entre Européens et États-uniens, au bord du divorce sur la question du Groenland. Face aux menaces de Trump d’augmenter les taxes douanières des pays qui s’opposent à son annexion du Groenland, les Européens ont changé de ton et ont répondu avec une fermeté nouvelle. Le président français Emmanuel Macron a appelé dans son discours de mardi à refuser « la loi du plus fort » imposée par Washington. Le lendemain, le locataire de la Maison-Blanche, dans un discours confus, ponctué de contre-vérités et d’affronts à l’Europe, a opéré une volte-face inattendue : il a annoncé écarter son projet d’annexer le Groenland par la force, puis, après avoir parlé au Secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte, a évoqué sa volonté de pacifier les relations transatlantiques… Une chose est certaine : l’alliance entre le « vieux continent » et les États-Unis ne ressortira pas indemne de cet épisode, au bénéfice de la Chine et de la Russie qui ont tout à gagner de l’affaiblissement de l’Occident.

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