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  • Au Liban, les soignants et les hôpitaux ciblés par Israël

    Communiqué d'Amnesty International, publié le

    Les populations civiles libanaises sont prises en étau entre les frappes d’Israël et celles du Hezbollah. Les professionnel·les de santé libanais, qui risquent leur vie pour sauver celles des autres, sont ciblés par Israël. Plusieurs dizaines d’entre elles et eux sont morts en quelques semaines. Ces frappes israéliennes doivent faire l’objet d’une enquête pour crimes de guerre.  

    Les attaques israélo-américaines et les répliques iraniennes du 28 février 2026 ont entrainé une escalade du conflit dans tout le Moyen-Orient. Le Liban est particulièrement impacté.  

    En réaction à l’assassinat du Guide suprême iranien Ali Khamenei, le Hezbollah (organisation chiite libanaise) a lancé une nouvelle série d’attaques contre Israël le 2 mars. L’armée israélienne a alors annoncé sur X que ses forces frappaient des cibles du Hezbollah au Liban dans le cadre de l’opération « Rugissement du lion ».  

    Dans les jours qui ont suivi, Israël a mené des centaines de frappes à travers le pays et diffusé des ordres d’évacuation massive qui ont entrainé la peur, la panique et une grave crise humanitaire au Liban.  

    Les populations civiles sont les principales victimes de ces attaques. Et les professionnels de santé, qui risquent leur vie pour sauver celles des autres, sont ciblés par l’armée israélienne. 

    Des professionnel·les de la santé ciblé·es par les frappes israéliennes 

    Entre le 2 et le 15 mars 2026, l’Organisation mondiale de la Santé a comptabilisé 28 attaques contre des établissements de santé au Liban, faisant 30 morts et 35 blessés. Le lendemain, le 16 mars 2026, le ministère libanais de la Santé publique a quant à lui dénombré 40 soignants qui ont été tués et 96 blessés.  

    L’Autorité islamique de santé est particulièrement visée par les tirs israéliens. Cette institution civile, affiliée au Hezbollah, fournit des services médicaux et d’urgence à travers le Liban en collaboration avec le ministère de la Santé et l’Association des scouts islamiques Risala.  

    Un ambulancier de la Croix-Rouge libanaise a également été tué par une frappe israélienne. Le ministère a ajouté que cinq hôpitaux ont été contraints de fermer. 

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  • Au moins 110 écoliers tués par les frappes américaines en Iran : comment en est-on arrivé là ?

    Article publié par Amnesty International le 17.03.2026

    Nos équipes ont enquêté sur les bombardements d’une école de Minab en Iran. Nos conclusions sont formelles : le 28 février, l’armée américaine s’est rendue responsable d’une grave violation du droit international humanitaire. Parce que les familles des victimes méritent justice et vérité, nous demandons la mise en place d’une enquête impartiale, transparente et approfondie.

    Le 28 février 2026, une école de la ville de Minab en Iran est le théâtre d’un véritable massacre. Aux côtés de 12 bâtiments militaires iraniens, l’école bondée d’enfants est délibérément ciblée par des frappes américaines. Les attaques font 168 décès parmi la population civile, dont au moins 110 écoliers.

    Les murs de l’école faisaient auparavant partie d’un complexe militaire iranien adjacent. Mais ce n’était plus le cas depuis 2016. L’armée américaine aurait dû savoir qu’il s’agissait d’une école au moment des frappes.

    Mais dans le cadre de leurs opérations en Iran, les Etats-Unis s’appuient massivement sur l’intelligence artificielle pour le traitement de données. Or aucune précaution n’a été prise par l’armée américaine pour s’assurer de la véracité de ces données. 

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  • En Iran, la peine de mort comme arme de répression

    Communiqué d'Amnesty International du 26.02.2026

    En Iran, au moins 30 personnes risquent la peine de mort pour avoir participé aux manifestations de janvier. La communauté internationale doit réagir de toute urgence pour mettre un terme au bain de sang !  

    Ils sont une trentaine. Ils sont majoritairement jeunes, certains à peine majeurs. Deux d’entre eux sont encore des enfants. Aujourd’hui, ils risquent la peine de mort pour avoir participé aux récentes manifestations de janvier en Iran.  

    Des manifestations, réprimées dans une violence inimaginable par les autorités iraniennes. En janvier, des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et d’autres blessées.

    Aujourd’hui, les autorités continuent de faire régner la peur. Depuis le 28 décembre 2025, des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées arbitrairement et menacées de la peine capitale « dans les plus brefs délais ».  

    Dans le pays, la peine de mort est utilisée comme un véritable outil de dissuasion contre l’opposition. Une arme pour semer la peur et briser la résistance d’un peuple entier face aux crimes et à l’impunité du pouvoir iranien.   

    Le monde ne doit pas fermer les yeux. 

    Nous devons soutenir la résistance des Iranien·nes. 

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  • Ukraine : quatre ans après l’invasion totale par la Russie, comment la population continue de résister ?

    Extraits de l'article d'Amnesty International publié le 24.02.2026

    L’Ukraine tient encore debout quatre ans après l’invasion totale. Le pays tire sa force de son peuple qui résiste face aux assauts répétés de la Russie. Sur place, nos équipes enquêtent sans relâche sur les violations des droits humains, avec pour objectif de rendre justice. Entretien avec Veronika Velch, directrice d’Amnesty International Ukraine. 

    C’est le pire hiver que l’Ukraine a connu depuis le début de l’invasion totale par la Russie le 24 février 2022. Les températures chutent jusqu’à -20°C. Les frappes russes s’acharnent contre le réseau énergétique et provoquent des coupures d’électricité massive dans tout le pays. Les populations peinent à se nourrir, à se réchauffer et restent coupées du reste du monde pendant des heures, voire des jours entiers. La stratégie de la Russie vise à saper le moral d’une population qui souffre depuis quatre ans mais qui tient encore debout.  

    Car la capacité de l’Ukraine à résister a pu surprendre. La Russie au premier chef qui pensait gagner une guerre éclair mais qui s’enlise dans un conflit qui parait sans fin. Si la vie en Ukraine a basculé lors de l’invasion lancée aux premières heures de l’aube du 22 février 2022, elle avait déjà changé dès 2014. La Russie avait envahi la Crimée et le Donbass à l’est de l’Ukraine. Depuis, l’Ukraine se préparait à l’éventualité d’une guerre totale. 

    Face à l’acharnement russe, la population ukrainienne a tissé un rempart de solidarité. A l’image de ces vastes tentes improvisées qui se déploient pour offrir des espaces de chaleur humaine. Les habitant·es s’y retrouvent autour d’une tasse de thé fumante, pour recharger leurs téléphones et passer quelques heures dans un espace chauffé.  

    A Kyiv, où la ville a été plongée dans le noir à plusieurs reprises, les équipes d’Amnesty International Ukraine font face aux mêmes difficultés. Nos collègues ont choisi de rester sur place pour enquêter au plus près du terrain et rendre compte des violations des droits humains. A l’approche des quatre ans de l’invasion totale de l’Ukraine, nous nous sommes entretenus avec Veronika Velch, directrice d’Amnesty International Ukraine. Elle nous raconte comment le travail de nos équipes se poursuit dans ces conditions. Leur objectif : enquêter et alerter pour enfin obtenir justice. 

     

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  • Les victimes de l’ICE, la police anti-immigration de Donald Trump

    Un dossier d'Amnesty International, publié le 30.01.2026

    Devenue le bras armé de Donald Trump, l’ICE frappe sans distinction : elle arrête des personnes étrangères n’ayant commis aucune infraction, des enfants sur le chemin de l’école et tue des citoyens américains venus protéger les personnes visées. Nous rassemblons ici une liste non exhaustive des victimes de la politique anti-immigration de Donald Trump. Rappeler leurs noms, leurs histoires, c’est mesurer la dérive autoritaire à l’œuvre aux États-Unis et l’obligation d’y résister.

    Alex Pretti, tué par l’ICE le 24 janvier 2026

    Alex Pretti avait 37 ans. Il était infirmier dans un hôpital pour anciens combattants. Le 24 janvier, l’ICE patrouille dans un quartier de Minneapolis dans sa traque contre les personnes étrangères. Alex Pretti filme une descente anti-immigration en cours pour tenter de défendre les personnes visées. L’ICE l’a abattu, en pleine rue.

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    © Krista Kennell/ZUMA Press Wire

    Liam, arrêté avec son père par l’ICE le 23 janvier 2026

    Liam, 5 ans, rentrait de son école maternelle avec son père, Adrian Conejo. L’ICE a d’abord arrêté son père et ensuite utilisé le petit garçon comme « appât » pour tenter d’arrêter la mère, à l’intérieur de leur maison. Les agents de l’ICE ont embarqué Liam, sac à dos Spiderman sur le dos et bonnet bleu lapin sur les oreilles. Liam et son père ont été arrêtés à Minneapolis et envoyés dans un centre de détention au Texas, à 1500 kilomètres de chez eux.

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    © Columbia Heights Public School

    ChongLy Scott Thao, arrêté par l’ICE le 18 janvier 2026

    ChongLy Scott Thao, 56 ans, citoyen américain était dans sa maison du Minnesota quand l’ICE a débarqué, sans mandat, pour l’arrêter. Chez lui. Les agents de l’ICE l’ont traîné en sous-vêtements sous la neige et l’ont embarqué. Après une arrestation très violente, ils l’ont finalement redéposé chez lui au bout de deux heures, car affirment s’être « trompés » de personne.

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    © Reuters / Leah Millis

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  • Un an sous Trump : 5 preuves de la dérive autoritaire des États-Unis

    Article publié par Amnesty International le 20.01.2026

    Un an après le retour de Donald Trump, les États-Unis basculent vers un État autoritaire. Amnesty International a documenté de nombreuses attaques contre les droits fondamentaux qui s’enchaînent avec une force et une rapidité fulgurante. A l’intérieur et au-delà des frontières, Donald Trump exporte le chaos. Voici 5 dérives du pouvoir qui doivent nous alerter. 

     

    Le retour de Donald Trump au pouvoir sème le chaos et la peur aux États-Unis. Personnes étrangères traquées, médias libres muselés, contestation neutralisée, justice instrumentalisée, savoir scientifique étouffé, droits des femmes et des personnes LGBTI+ piétinés. L’un après l’autre, les piliers de l’État de droit s’effondrent dans le pays qui se targuait d’être le champion des droits humains.  

    Depuis des années, Amnesty International recense les pratiques autoritaires à travers le monde. Et le schéma qui est à l’œuvre aux États-Unis nous est malheureusement trop familier. Le pays multiplie les mesures qui concentrent les pouvoirs, sapent l’État de droit et violent les droits humains. Les attaques répétées depuis un an contre le droit international et contre le multilatéralisme signent l’avènement d’un nouveau désordre mondial où seule la loi du plus fort semble faire foi. 

    Depuis un an, nos équipes ont enquêté sur les multiples attaques de l’administration de Donald Trump contre les droits. Nous publions les résultats de nos recherches dans une analyseRinging the Alarm Bells: Rising Authoritarian Practices and Erosion of Human Rights in the United States. Elle dresse le sombre bilan d’un autoritarisme qui s’enracine dans la société américaine et émet une série de recommandations pour rectifier la trajectoire. Voici cinq illustrations de la dérive autoritaire aux États-Unis. 

    1. Une police aux pouvoirs démultipliés : l’ICE traque les personnes étrangères

    La peur est devenue quotidienne pour des milliers de personnes étrangères aux États-Unis : peur de sortir faire ses courses, peur d’accompagner ses enfants à l’école, peur de se rendre à l’hôpital. Los Angeles, Minneapolis, Chicago, Washington…  la police fédérale de l’immigration américaine (ICE), les cherche partout, jusque dans les écoles, les hôpitaux, les églises, les tribunaux, lieux qui lui étaient autrefois interdits. La chasse lancée par l’administration Trump est assumée, affichée et déshumanisante. Les droits des personnes étrangères sont volontairement piétinés. 

    Dans une vidéo, la Maison Blanche compare les personnes étrangères à des « Pokémons à attraper ». L’objectif annoncé de Donald Trump : un million d’expulsions par an. Pour l’atteindre, il a fait de l’ICE son bras armé en augmentant ses effectifs et son champ d’action. La méthode : instiller la peur permanente et organiser une machine de détention. Des personnes sont arrêtées, placées en détention ou expulsées dans des pays tiers même lorsqu’elles sont en règle.

    Et celles et ceux qui cherchent à défendre les droits des personnes étrangères sont aussi ciblées. Face aux manifestations de soutien aux personnes étrangères qui ont éclaté en juin à Los Angeles, Donald Trump a répondu par la force et la peur : des troupes armées ont été déployées dans les rues pour réprimer les manifestants qui protestaient. Par ces méthodes, Trump cherche à intimider des communautés entières en contrôlant des zones urbaines et à écraser la dissidence.

    Dans un rapport publié en décembre 2025 nous avons enquêté sur « Alligator Alcatraz », nouveau centre de détention financé par l'État, créé à la hâte en juillet 2025. Les personnes arrêtées arbitrairement par l’ICE se retrouvent détenues dans des conditions inhumaines et insalubres, révélées dans notre rapport. Pour l’un de nos chercheurs, Amy Fischer : « ces conditions à Alligator Alcatraz illustrent une pratique de négligence délibérée visant à déshumaniser et sanctionner les personnes qui y sont détenues » La Floride est l’un des laboratoires de la politique anti-immigration de Donald Trump. Dans cet État, le nombre de personnes détenues par l’ICE a augmenté de 47 % en seulement huit mois. La peur d’être arrêté, placé en détention ou expulsé est omniprésente. Depuis le 20 janvier 2025, plus de 1,5 million de personnes étrangères ont perdu ou vont perdre leur statut de résident temporaire légal. Du jamais vu dans l’histoire récente des États-Unis.  

    Face à des méthodes violentes, racistes et arbitraires, la résistance s’organise. Des habitants de plusieurs villes se regroupent pour protéger les personnes étrangères ciblées qui ne souhaitent plus sortir de chez elles par crainte d’être arrêtées. Renee Nicole Good, citoyenne américaine, se trouvait en plein dans une opération de contrôle de la police de l’immigration à Minneapolis quand elle a été abattue par un agent de l’ICE le 8 janvier 2026. Le meurtre de cette mère de famille de 37 ans a suscité une vague de manifestations contre la police de l’immigration. 

    2. Les universités et la recherche sous haute surveillance : le savoir mis au service du politique

    La liberté d’expression des étudiant·es bafouée

    Des étudiant·es qui s’expriment en faveur des droits des populations palestiniennes sont sanctionnés. Les étudiant·es étranger·es sont particulièrement visés. Nous avons enquêté sur la surveillance de leurs réseaux sociaux, scrutés par des outils dopés à l’IA pour déceler la moindre prise de parole en faveur des droits des Palestinien·nes. Mahmoud Khalil, ancien étudiant de l’université Columbia, a été illégalement arrêté pour avoir été porte-parole de manifestations sur le campus. Nous avions activement milité pour sa libération, mais il reste menacé d’expulsion du territoire américain.

    La résistance à ces attaques passe en premier lieu par la mobilisation étudiante. Et c’est ce que cherche à neutraliser Trump en s’attaquant aux manifestations sur les campus. Pour protéger les droits des étudiant·es à s’exprimer, se rassembler et s’organiser, la section américaine d’Amnesty International a lancé sa campagne “Halte à la répression : Protégeons le pouvoir des étudiants

    Le savoir scientifique bâillonné  

    Les universités qui ne s’alignent pas sur les politiques du Président Trump sont menacées par les retraits de financement et par des enquêtes à leur encontre. Donald Trump a demandé la révocation du statut d’exonération fiscale de l’université Harvard pour avoir “encouragé un virus politique, idéologique et terroriste” qui n’est pas “dans l’intérêt public”. Six autres établissements d'enseignement supérieur ont fait l'objet d'une enquête pour avoir accordé des « bourses d'études fondées sur la race », jugées inadmissibles. 

    Donald Trump multiplie les mesures pour cloisonner la science et l’éducation dans une vision trumpiste du monde. Le changement climatique ou les politiques de diversité ne font pas partie du vocabulaire officiel sont effacés par le pouvoir. Nous avions rencontré le chercheur et professeur d’histoire Brian Sandberg qui témoignait de la censure à laquelle il faisait face dans ses projets de recherche. Ses études portant sur le changement climatique ne pouvaient plus recevoir de bourse fédérale à cause de l'objet même de sa recherche. Le Washington Post a révélé qu’une liste de mots clés interdits circulait dans la recherche universitaire : “femme”, “diversité”, “antiracisme”, “changement climatique”, “genre” sont accusés de propager une “idéologie wokiste”. Des milliers de pages web et de données sur la santé et le climat ont été supprimées des sites web gouvernementaux et une vague de coupes budgétaires et de licenciements vise les organismes de recherche.  

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  • En Iran, de nouvelles manifestations réprimées dans le sang

    Communiqué d'Amnesty International publié le 09.01.2026

    Depuis le 28 décembre 2025, l’Iran est marqué par une nouvelle vague de manifestations. Les autorités iraniennes y ont répondu par une répression sanglante dans tout le pays. Au moins 28 manifestant·es et passant·es ont été tué·es entre le 31 décembre 2025 et le 3 janvier 2026. Des centaines d’autres ont été blessées et arrêtées arbitrairement.

    Des scènes de violences, qui rappellent tristement la répression du mouvement « Femme, Vie, Liberté » qui secoue l’Iran depuis 2022. Trois ans plus tard, les Iranien·nes qui osent exprimer leur colère face à des décennies de répression et réclamer des changements fondamentaux sont une fois de plus confronté·es aux schémas meurtriers des autorités. On fait le point.

    À l’origine des manifestations

    Les manifestations ont éclaté le 28 décembre 2025 à la suite d'un effondrement brutal de la monnaie, dans un contexte d'inflation galopante, de mauvaise gestion chronique des services essentiels par l'État, notamment l'accès à l'eau, et de détérioration des conditions de vie.

    Les manifestations ont débuté par des fermetures de magasins et des grèves au Grand Bazar de Téhéran. Elles se sont rapidement étendues à tout le pays. D’abord économiques, les revendications ont rapidement évolué vers des appels à mettre fin à République islamique d'Iran, à un changement systémique ainsi qu’au respect des droits humains, à la dignité et à la liberté.

    Majoritairement pacifiques, les manifestant·es ont été réprimé·es dans la violence, à coup d’arrestations arbitraires massives, de disparitions forcées, et de raids nocturnes dans les maisons. Certaines personnes arrêtées n’étaient encore que des enfants âgés d’à peine 14 ans.

    Violences contre les manifestant·es

    Fusils, fusils à pompes chargés de projectiles en métal, canons à eau, gaz lacrymogène, passages à tabac… L’usage illégal de la force et de ces armes par les forces de sécurité iraniennes n’avaient qu’un seul but : disperser, intimider, punir. Tuer.

    Aux côtés de Human Rights Watch, les informations que nous avons recueillies attestent de la mort d'au moins 28 personnes dans 13 villes de huit provinces entre le 31 décembre 2025 et le 3 janvier 2026. Parmi les victimes, des manifestant·es, mais aussi des passant·es… Et des enfants. Taha Safari, 16 ans, était l’une d'elles.

    Les provinces du Lorestan et d'Ilam, où vivent les minorités ethniques kurde et lor, ont été le théâtre des répressions les plus meurtrières, avec au moins huit morts au Lorestan et cinq à Ilam. Les provinces de Chaharmahal et Bakhtiari ainsi que Fars et Kermanshah, comptent au moins quatre morts chacune, ainsi qu'Ispahan, Hamedan et Qom, avec un mort chacune.

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