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amnesty international

  • Alerte sur des risques de violation du TCA

    Publié le 21.08.2019 par Amnesty International

    Après une enquête de nos chercheurs , de nombreuses violations du traité sur le commerce des armes (TCA) se sont fait jour dans différents pays.,

    Ces informations sont révélées alors que les délégués des États concernés se réunissent cette semaine pour la quatrième conférence annuelle des États parties au TCA.

    Des armes au Cameroun

    Nos chercheurs ont récemment remonté la filière d’approvisionnement de fusils utilisés par des soldats camerounais pour exécuter de façon extrajudiciaire des civils dans la ville d'Achigachia, qui a conduit à une usine située en Serbie.

    Nous avons également examiné des images montrant un fusil Zastava M21 entre les mains de séparatistes armés qui ont mené de violentes attaques dans des régions anglophones du Cameroun.

    D'après les données des Nations unies et les rapports annuels liés au Traité sur le commerce des armes, la Serbie a fourni un nombre considérable d'armes de petit calibre au Cameroun au cours de la dernière décennie.

    Ce n'est pas la première fois que des informations sont réunies sur des atteintes aux droits humains commises par les forces camerounaises au moyen d'armes de petit calibre serbes.

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  • Amal Fathy comparait devant les tribunaux

    La comparution devant les tribunaux le 8 août 2018 d'Amal Fathy, militante égyptienne arrêtée pour avoir publié en ligne une vidéo dans laquelle elle partage son expérience de harcèlement sexuel, est un cas choquant d'injustice.

    (Mise à jour du 14/082018 : Le procès d'Amal Fathy a été repoussé au 8 septembre. Elle est accusée de "répandre de fausses informations", d'"être en possession de matériel indécent" et d'"utiliser un langage insultant". )

    Amal Fathy a fait preuve de courage en évoquant le harcèlement sexuel qu'elle a subi en Égypte et devrait être saluée pour cela au lieu d'être jugée.

    Son crime ? Avoir dénoncé le harcèlement sexuel

    Au lieu de poursuivre les auteurs de violences envers les femmes, les autorités égyptiennes persécutent Amal Fathy parce qu'elle a dénoncé le harcèlement sexuel.

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  • Argentine : le vote de la honte

    Publié le 09.08.2018 par Amnesty International

    Le Sénat argentin vient de rejeter le projet de loi portant sur la dépénalisation de l’avortement. L’Argentine vient de rater l'opportunité d'une avancée historique pour les droits des femmes.

    Les législateurs argentins ont choisi de ne pas tenir compte des milliers de femmes et de filles qui se battent pour le respect de leurs droits sexuels et reproductifs.

    Les sénateurs qui ont voté contre l'adoption du projet de loi ou qui se sont abstenus ont donc décidé de préserver un système qui force les femmes à recourir à un avortement clandestin et dangereux.

    Une occasion gâchée

    Cette décision ne fait que perpétuer le cycle de la violence que les femmes sont amenées à subir. Le pouvoir exécutif avait fait passer un message en lançant ce débat, mais le pouvoir législatif n'a pas su s'emparer de cette opportunité.

    En raison de la législation actuelle en Argentine – qui réprime pénalement les femmes sauf en cas de danger pour leur vie ou leur santé, ou en cas de viol – plus de 3 000 femmes ont perdu la vie au cours des 30 dernières années. Chaque année 49 000 Argentines mettent leur vie et leur santé en péril en tentant d’avorter clandestinement.

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  • 3 militantes saoudiennes pour le droit des femmes emprisonnées

    Loujain al-Hathloul, Aziza al-Yousef et Iman al-Nafjan ont été arrêtées en mai dernier. Portraits de ces 3 défenseures des droits des femmes

    Ces défenseures des droits humains militent depuis plusieurs années pour que les femmes aient le droit de conduire et pour qu'il soit mis fin au système répressif de tutelle masculine en Arabie saoudite.

    Elles ont été emprisonnées en mai 2018, soit 1 mois avant la mise en œuvre du décret d’application permettant enfin aux femmes de conduire en Arabie Saoudite. Elles risquent jusqu’à 20 ans de prison.

    Loujain al-Hathloul

    Loujain al-Hathloul a fêté ses 29 ans derrière les barreaux, le 31 juillet 2018. Loujain est une figure a8a9fc75a45a1f27ab1b726b1397df92b9532bf2_loujain_alhathloul.jpgemblématique du droit des femmes en Arabie Saoudite, notamment sur les réseaux sociaux.

    Elle a été classée 3ème dans la liste des 100 femmes arabes les plus influentes en 2015. Elle est diplômée de l’université de Colombie britannique (Canada).

    Arrêtée pour la première fois en décembre 2014, elle a été détenue pendant plus de 73 jours.

    Cette arrestation faisait suite à la tentative filmée de Loujain, de passer la frontière entre les Émirats arabes unis et l’Arabie Saoudite en signe de protestation contre la loi injuste interdisant aux femmes de conduire dans le Royaume.

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  • Colonies israéliennes : le rôle de la France

    Communiqué d'Amnesty International le 06.08.2018

    Les colonies israéliennes grignotent de plus en plus de terres dans les Territoires palestiniens occupés depuis la guerre de 1967. La communauté internationale, singulièrement l’Union européenne, ne cesse de dénoncer cette colonisation, illégale au regard du droit international.

    Des entreprises européennes et françaises participent à cette entreprise de colonisation, pourtant condamnée. Cette participation prend trois formes.

    Soutien économique direct et indirect

    Des entreprises européennes et françaises participent à cette entreprise de colonisation, pourtant condamnée. Cette participation prend trois formes.

    La première, invisible sur le terrain, consiste pour les sociétés françaises concernées à avoir des liens économiques et financiers avec des entreprises israéliennes elles-mêmes mises en cause pour leurs activités liées à la colonisation.

    En février 2017, l’ONG israélienne Who Profits, spécialisée dans la recherche des bénéfices économiques de la colonisation, publie un rapport mettant en cause les grandes banques israéliennes.

    Quelques semaines plus tard, un rapport français de l’ONG CCFD révèle que quatre banques françaises et une entreprise d’assurance (NP Paribas, Crédit agricole, Société générale, BPCE, AXA) ont des participations dans ces banques israéliennes. Elles ont donc un lien avec l’entreprise de colonisation.

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  • Martine Landry : l’acharnement judiciaire

    Le 24 juillet 2018, dans la soirée, nous apprenions avec consternation que le procureur général d’Aix-en-Provence faisait appel du jugement rendu le 13 juillet par le tribunal correctionnel de Nice. La relaxe avait été prononcée pour Martine Landry poursuivie pour « aide à l’entrée sur le territoire de deux mineurs en situation irrégulière ».

    Quelques jours après avoir été relaxée, Martine Landry déclare : « Cette décision me sidère. Je pensais pouvoir recommencer à vivre normalement, sans épée de Damoclès au-dessus de ma tête. Mon répit est de courte durée. Je reste toutefois déterminée et sûre de la légalité de mes actes ».

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  • Nicaragua : sanglante répression

    Depuis trois mois, près de 300 personnes ont été tuées par la police ou des groupes armés progouvernementaux suite aux diverses manifestations qui ont secoué le pays. Retour sur une répression inédite.

    Le président Daniel Ortega a démontré à de nombreuses reprises qu’il ne s’arrêterait devant rien pour écraser tous ceux qui osent s’opposer à son gouvernement et quiconque a le malheur de se mettre en travers de son chemin, que ce soit des mineurs, des étudiants, des mères de victimes ou des membres du clergé.

    Ces derniers jours, les attaques généralisées contre la population civile ont gagné en ampleur et en coordination et des assaillants portant des armes létales ont été déployés dans des villes telles que Masaya qui sont devenues le symbole de l’opposition au régime impitoyable du président Daniel Ortega.

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