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amnesty international

  • Le calvaire sans fin d'Asia Bibi au Pakistan

    Omar Waraich est directeur adjoint du programme Asie du Sud à Amnesty International. Il revient sur la difficile libération de cette chrétienne accusée de "blasphème".

    La vie d'Asia Bibi est toujours en danger. Acquittée le 31 octobre par la Cour suprême du Pakistan, qui a annulé sa condamnation à mort pour blasphème, cette ouvrière agricole chrétienne ne peut pas quitter le pays. Après le verdict, des foules violentes ont laissé éclater leur colère, proférant des menaces et se livrant à des destructions. Elles ont assiégé les grandes villes. Bloqué des axes principaux. Incendié des voitures, des bus et des bâtiments, et même menacé la vie du Premier ministre, du président de la Cour suprême et du chef des armées. Pourtant, au lieu de dire haut et fort que ces violences n'auront pas d'incidence sur l'affaire d'Asia Bibi, les autorités ont cédé aux pressions.

    Mercredi soir, des informations ont annoncé qu'elle avait finalement quitté le pays. De hauts responsables de l'Union européenne et son avocat, qui a dû se réfugier temporairement aux Pays-Bas, ont déclaré qu'elle se trouvait à bord d'un avion quittant le Pakistan. Par la suite, le gouvernement a affirmé qu'elle avait été transférée d'une prison où il ne pouvait garantir sa sécurité et conduite en lieu sûr à Islamabad. L'agitation déclenchée par son possible départ n'a fait que renforcer la détermination des extrémistes religieux, qui se préparent à organiser de grandes manifestations après la prière du vendredi cette semaine.

    Pour Khadim Hussain Rizvi, leader de Tehreek-e-Labbaik (Mouvement de dévotion au prophète), son exécution est la seule issue possible.

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  • La France complice de la répression en Égypte

    Publié le 19.10.2018 par Amnesty International.

    À la suite de notre enquête sur les armes françaises ayant servi à la répression en Égypte,le gouvernement français a réagi.

    Lors de son audition au Sénat le 17 octobre 2018, la Ministre des Armées a affirmé que la France n’a fourni de l’armement qu’aux forces armées et donc au ministère de la Défense égyptien.

    Elle a ajouté qu’il ne s’agissait pas d’armements destinés aux forces de sécurité.

    Blindés au cœur de la répression

    Depuis 2012, la France a réalisé des transferts de véhicules blindés Sherpa et MIDS à l’Égypte, alors que la répression de l’opposition sévissait déjà.

    Une partie au moins des véhicules blindés vendus par la France au ministère de la Défense égyptien a été détournée au profit du ministère de l’Intérieur et utilisée dans le cadre de la répression.

    Le détournement de ces matériels n'a nullement empêché la France de continuer à livrer à l’Égypte des véhicules blindés, au moins jusqu’en 2014. Dès l’année 2012, les risques de voir les futures livraisons de matériels français détournées et utilisées pour réprimer l’opposition étaient clairs et indiscutables.

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  • Ventes d’armes irresponsables : cela doit cesser

    Publié le 05.10.2018 par Amnesty International.

    Chaque jour, le commerce irresponsable des armes dévaste des vies. Trois militantes expliquent de quelle manière cette question les touche et ce qu'elles entreprennent pour faire évoluer la situation.

    Responsable de l'organisation de défense des droits humains Mwatana, Radhya al Mutawakel a ouvert les yeux trois ans après le début de la sanglante guerre civile au Yémen, lorsqu'elle a assisté à une session du Conseil des droits de l'homme.

    Elle a pu constater avec consternation le manque de volonté des États-Unis, du Royaume-Uni et de la France s’agissant d’appuyer une investigation sur les crimes de guerre présumés commis par la coalition que dirige l'Arabie saoudite.

    L’intérêt financier prime

    Quelques semaines auparavant, un rapport de l'ONU notait que les frappes aériennes de la coalition avaient tué au moins 933 civils en un peu plus d'un an.

    La photo de Buthaina, une fillette de cinq ans qui a perdu toute sa famille dans un raid aérien, avait fait le tour du monde et nos recherches avaient permis d’établir que la bombe ayant décimé la famille de Buthaina était de fabrication américaine. Cependant, les fournisseurs d'armes de l'Arabie saoudite ne souhaitaient pas demander à leur client de rendre des comptes.

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  • Alerte sur des risques de violation du TCA

    Publié le 21.08.2019 par Amnesty International

    Après une enquête de nos chercheurs , de nombreuses violations du traité sur le commerce des armes (TCA) se sont fait jour dans différents pays.,

    Ces informations sont révélées alors que les délégués des États concernés se réunissent cette semaine pour la quatrième conférence annuelle des États parties au TCA.

    Des armes au Cameroun

    Nos chercheurs ont récemment remonté la filière d’approvisionnement de fusils utilisés par des soldats camerounais pour exécuter de façon extrajudiciaire des civils dans la ville d'Achigachia, qui a conduit à une usine située en Serbie.

    Nous avons également examiné des images montrant un fusil Zastava M21 entre les mains de séparatistes armés qui ont mené de violentes attaques dans des régions anglophones du Cameroun.

    D'après les données des Nations unies et les rapports annuels liés au Traité sur le commerce des armes, la Serbie a fourni un nombre considérable d'armes de petit calibre au Cameroun au cours de la dernière décennie.

    Ce n'est pas la première fois que des informations sont réunies sur des atteintes aux droits humains commises par les forces camerounaises au moyen d'armes de petit calibre serbes.

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  • Amal Fathy comparait devant les tribunaux

    La comparution devant les tribunaux le 8 août 2018 d'Amal Fathy, militante égyptienne arrêtée pour avoir publié en ligne une vidéo dans laquelle elle partage son expérience de harcèlement sexuel, est un cas choquant d'injustice.

    (Mise à jour du 14/082018 : Le procès d'Amal Fathy a été repoussé au 8 septembre. Elle est accusée de "répandre de fausses informations", d'"être en possession de matériel indécent" et d'"utiliser un langage insultant". )

    Amal Fathy a fait preuve de courage en évoquant le harcèlement sexuel qu'elle a subi en Égypte et devrait être saluée pour cela au lieu d'être jugée.

    Son crime ? Avoir dénoncé le harcèlement sexuel

    Au lieu de poursuivre les auteurs de violences envers les femmes, les autorités égyptiennes persécutent Amal Fathy parce qu'elle a dénoncé le harcèlement sexuel.

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  • Argentine : le vote de la honte

    Publié le 09.08.2018 par Amnesty International

    Le Sénat argentin vient de rejeter le projet de loi portant sur la dépénalisation de l’avortement. L’Argentine vient de rater l'opportunité d'une avancée historique pour les droits des femmes.

    Les législateurs argentins ont choisi de ne pas tenir compte des milliers de femmes et de filles qui se battent pour le respect de leurs droits sexuels et reproductifs.

    Les sénateurs qui ont voté contre l'adoption du projet de loi ou qui se sont abstenus ont donc décidé de préserver un système qui force les femmes à recourir à un avortement clandestin et dangereux.

    Une occasion gâchée

    Cette décision ne fait que perpétuer le cycle de la violence que les femmes sont amenées à subir. Le pouvoir exécutif avait fait passer un message en lançant ce débat, mais le pouvoir législatif n'a pas su s'emparer de cette opportunité.

    En raison de la législation actuelle en Argentine – qui réprime pénalement les femmes sauf en cas de danger pour leur vie ou leur santé, ou en cas de viol – plus de 3 000 femmes ont perdu la vie au cours des 30 dernières années. Chaque année 49 000 Argentines mettent leur vie et leur santé en péril en tentant d’avorter clandestinement.

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  • 3 militantes saoudiennes pour le droit des femmes emprisonnées

    Loujain al-Hathloul, Aziza al-Yousef et Iman al-Nafjan ont été arrêtées en mai dernier. Portraits de ces 3 défenseures des droits des femmes

    Ces défenseures des droits humains militent depuis plusieurs années pour que les femmes aient le droit de conduire et pour qu'il soit mis fin au système répressif de tutelle masculine en Arabie saoudite.

    Elles ont été emprisonnées en mai 2018, soit 1 mois avant la mise en œuvre du décret d’application permettant enfin aux femmes de conduire en Arabie Saoudite. Elles risquent jusqu’à 20 ans de prison.

    Loujain al-Hathloul

    Loujain al-Hathloul a fêté ses 29 ans derrière les barreaux, le 31 juillet 2018. Loujain est une figure a8a9fc75a45a1f27ab1b726b1397df92b9532bf2_loujain_alhathloul.jpgemblématique du droit des femmes en Arabie Saoudite, notamment sur les réseaux sociaux.

    Elle a été classée 3ème dans la liste des 100 femmes arabes les plus influentes en 2015. Elle est diplômée de l’université de Colombie britannique (Canada).

    Arrêtée pour la première fois en décembre 2014, elle a été détenue pendant plus de 73 jours.

    Cette arrestation faisait suite à la tentative filmée de Loujain, de passer la frontière entre les Émirats arabes unis et l’Arabie Saoudite en signe de protestation contre la loi injuste interdisant aux femmes de conduire dans le Royaume.

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