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iran

  • Iran : 30 ans d’impunité

    Publié le 12.07.2019 par Amnesty International.

    En Iran, des milliers de personnes ont été victimes de disparitions forcées et d’exécutions extrajudiciaires dans les prisons en 1988. En cachant la vérité sur le sort de ces dissidents politiques, les autorités iraniennes continuent de se rendre responsables de crimes contre l’humanité.

    Notre récente enquête dévoile le tissu de dénégations et de distorsions que les autorités perpétuent depuis 30 ans, à l’intérieur du pays comme à l’étranger, afin de dissimuler la vérité.

    Elles ont fait « disparaître » et ont supprimé de manière systématique des milliers de dissidents politiques en quelques semaines entre fin juillet et début septembre 1988.

    L’ONU doit mener une enquête indépendante sur ces crimes contre l’humanité.

    1988 : le « massacre des prisons »

    Fin juillet 1988, les autorités ont décidé le confinement des prisons partout dans le pays et suspendu les visites familiales, sans donner aucun motif.

    Au cours des semaines qui ont suivi, au moins 5 000 dissidents politiques ont été exécutés de manière extrajudiciaire dans le cadre d’une opération coordonnée visant à éliminer l’opposition politique.

    À travers l’Iran, des groupes de prisonniers ont été rassemblés, ont eu les yeux bandés et ont été conduits devant des commissions composées d’un procureur et de représentants de la justice, des services de renseignement et de l’administration pénitentiaire.

    Ces « commissions de la mort » ne ressemblaient en rien à un tribunal et leur procédure était sommaire et arbitraire à l’extrême : aucune possibilité de faire appel à aucun stade de la procédure.

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  • Accord poubelle

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    Dessin de CHAPPATTE (Suisse), pour le Canard Enchaîné

  • Le président iranien en France : François Hollande lui parlera-t-il de ce jeune condamné à mort ?

    13/11/2015]

    Le président iraninen, Hassan Rohani, sera en France pour rencontrer François Hollande. Le président français lui parlera-t-il du terrible sort du jeune Saman, exemple parmi tant d’autres des violations des droits humains dans ce pays.

     

    L'HISTOIRE DE SAMAN : L'EXEMPLE D'UNE JUSTICE DÉFAILLANTE 

    Saman Naseem a été condamné à mort en avril 2013 à l’issue d’un procès manifestement inéquitable basé sur des « aveux » obtenus sous la contrainte. Pendant 97 jours, il a été torturé puis a été contraint de signer une déclaration où il reconnaissait avoir tiré sur un gardien de la Révolution. Il  avait alors 17 ans.

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  • Iran : près de 700 condamnés mis à mort en six mois

     694 personnes auraient été exécutées depuis le 1er janvier 2015, cela revient à exécuter plus de trois personnes par jour. S'il maintient cette cadence, l'Iran va dépasser le nombre total d'exécutions recensé par nos chercheurs sur l'ensemble de l'année 2014.
    Communiqué d'Amnesty International

     Si les autorités iraniennes continuent sur leur lancée, il est probable que plus d'un millier de condamnés seront mis à mort d'ici à la fin de l'année. » déclare Said Boumedouha, directeur adjoint du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d'Amnesty International.

    Les exécutions en Iran n'ont pas cessé durant le mois de Ramadan. Fait étonnant par rapport à la pratique établie, au moins quatre personnes ont été exécutées au cours du mois dernier.

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  • Liberté pour les cinéastes iraniens Jafar Panahi et Mohammad Rasoulof

    Communiqué de l’observatoire de la liberté de création
    Le régime iranien vient de commettre une ignominie de plus en condamnant le cinéaste Jafar Panahi à six ans de prison, à vingt ans d’interdiction « de réaliser des films, d’écrire des scénarios, de voyager à l’étranger ou de donner des interviews à des médias locaux ou étrangers », et Mohammad Rasoulof, jeune réalisateur qui travaillait avec Panahi, à six ans de prison.

    affiche-1.jpgL’Observatoire de la liberté de création dénonce vigoureusement cette atteinte qui ne s’en prend pas seulement aux œuvres, mais à leurs auteurs, et à leurs libertés fondamentales de créateurs et de citoyens, et exige que ces sanctions iniques soient immédiatement abrogées. Nul ne doit être privé de liberté pour ses opinions politiques, nul ne doit être privé de sa liberté de s’exprimer et de créer. Les droits de l’Homme doivent être universels.

    L’Observatoire de la liberté de création, qui représente notamment les auteurs de l’écrit, du cinéma, des arts plastiques, et les artistes interprètes, exprime sa totale solidarité aux deux cinéastes victimes de la dictature iranienne.

    Paris, le 21 décembre 2010

  • Lapidation

    En Iran, une femme est menacée de mort par lapidation.

     

    Tuer un être humain est déjà un acte cruel, le faire mourir à coups de pierres est particulièrement inacceptable.

    Nous vous avons informé du cas de Sakineh Mohammadi Ashtiani, qui est en attente de la confirmation du jugement.

    546518_iranian-exiles-protest-possible-stoning-of-sakineh-ashtiani.jpgCar en Iran, ce sont les autorités politiques et religieuses qui sont au-dessus des autorités juridiques. Les mêmes possèdent la vérité, étant les dépositaires directs de leur dieu, accaparent tous les pouvoirs politiques et contrôlent la justice. Dans ce contexte, il ne faut pas espérer voir se développer une opposition réelle, les courageux qui montent au créneau sont vite neutralisés.

     

    Malgré les dérives actuelles, on est très loin de cela en France.

    Pourtant dans un récent entretien, Eric Woerth se dit victime d'une" lapidation médiatique". Cette formule serait juste ridicule et négligeable, si elle ne faisait écho à cette réelle condamnation où une femme risque sa vie.

    Eric Woerth fait l'objet de nombreux articles de presse, dont l'essentiel du contenu repose sur des faits : un ministre du budget qui a été en même temps trésorier de l'UMP, le principal responsable des finances publics dont l'épouse gère la fortune de la plus grande fortune de France, pour ne parler que de ces deux points pour le moins litigieux.

    Pense-t-il vraiment que la presse ne doive pas s'interroger sur ces sujets?

    Estime-t-il réellement qu'il soit déjà condamné et que sa mise à mort soit décidée?

    A force de vouloir jouer les victimes comme principal argument de défense, il est allé beaucoup trop loin.

    Ses propos marquent une inconscience de la réalité, et un mépris inexcusable pour ceux et celles qui risquent réellement leur vie, en Iran et ailleurs.

  • Sakineh Mohammadi Ashtiani ne doit pas mourir.

    Lettre de Jean-Pierre Dubois, président de la LDH, adressée à l’ambassadeur de la République islamique d’Iran en France.

     

    Monsieur l’Ambassadeur,

     

    Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani est menacée de mort par lapidation. Quelles que soient les raisons qui sont mises en avant pour justifier une telle sentence, je veux vous dire combien il est révoltant qu’une femme soit condamnée à mort, qui plus est par lapidation, pour des faits qui tiennent de la libre disposition de son corps.

    Depuis plus d’un siècle, la Ligue des droits de l’Homme se bat pour que la dignité de l’humanité soit article_p24_photo_1281899299941-4-0.jpegrespectée, pour que chacun de ses membres soit regardé comme essentiel au devenir de tous.

    C’est pourquoi, le sort de Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani nous importe comme nous importe le sort des condamnés à mort aux Etats-Unis, en Arabie Saoudite ou en Chine.

    Aucune faute, si tant est en l’espèce qu’il en existe une, pas plus qu’aucune prescription religieuse, ne peuvent justifier qu’un être humain soit privé de sa vie.

    Le recours au moyen barbare qu’est la lapidation ne fait qu’ajouter à l’inacceptable. Nul n’est à l’abri d’avoir à rendre compte de ses actes, surtout lorsque, agissant au nom d’un Etat, on méprise aussi ouvertement les droits les plus élémentaires.

    Le peuple d’Iran a inscrit sa marque depuis des millénaires dans la vie de l’humanité. Ce serait faire injure à son histoire et à son avenir que de commettre un tel crime.

    C’est pourquoi, nous demandons aux autorités iraniennes d’abandonner toutes sanctions à l’encontre de Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani.

     

    Je vous prie de croire, Monsieur l’Ambassadeur, en l’assurance de notre haute considération.

     

    Jean-Pierre Dubois
    Président de la Ligue des droits de l’Homme