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iran - Page 4

  • Sakineh Mohammadi Ashtiani ne doit pas mourir.

    Lettre de Jean-Pierre Dubois, président de la LDH, adressée à l’ambassadeur de la République islamique d’Iran en France.

     

    Monsieur l’Ambassadeur,

     

    Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani est menacée de mort par lapidation. Quelles que soient les raisons qui sont mises en avant pour justifier une telle sentence, je veux vous dire combien il est révoltant qu’une femme soit condamnée à mort, qui plus est par lapidation, pour des faits qui tiennent de la libre disposition de son corps.

    Depuis plus d’un siècle, la Ligue des droits de l’Homme se bat pour que la dignité de l’humanité soit article_p24_photo_1281899299941-4-0.jpegrespectée, pour que chacun de ses membres soit regardé comme essentiel au devenir de tous.

    C’est pourquoi, le sort de Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani nous importe comme nous importe le sort des condamnés à mort aux Etats-Unis, en Arabie Saoudite ou en Chine.

    Aucune faute, si tant est en l’espèce qu’il en existe une, pas plus qu’aucune prescription religieuse, ne peuvent justifier qu’un être humain soit privé de sa vie.

    Le recours au moyen barbare qu’est la lapidation ne fait qu’ajouter à l’inacceptable. Nul n’est à l’abri d’avoir à rendre compte de ses actes, surtout lorsque, agissant au nom d’un Etat, on méprise aussi ouvertement les droits les plus élémentaires.

    Le peuple d’Iran a inscrit sa marque depuis des millénaires dans la vie de l’humanité. Ce serait faire injure à son histoire et à son avenir que de commettre un tel crime.

    C’est pourquoi, nous demandons aux autorités iraniennes d’abandonner toutes sanctions à l’encontre de Madame Sakineh Mohammadi Ashtiani.

     

    Je vous prie de croire, Monsieur l’Ambassadeur, en l’assurance de notre haute considération.

     

    Jean-Pierre Dubois
    Président de la Ligue des droits de l’Homme

  • Iran : des manifestants tués par les forces de l'ordre

    Les autorités iraniennes sont de plus en plus débordées par les manifestations d'opposants.

     

     

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    L'opposition iranienne n'a pas accepté le résultat des dernières élections présidentielles qui ont vu la réelecton de Mahmoud Ahmadinejad.

    De nombreuses manifestations se sont déroulées depuis le scrutin, et elles se poursuivent malgré une répression sévère. Le gouvernement 2009-12-26T141753Z_01_APAE5BP13OL00_RTROPTP_3_OFRTP-IRAN-HEURTS-20091226.JPGutilise les forces de l'ordre officielles, mais aussi les "milices populaires " qu'il contrôle.

    Ce jour des manifestations importantes ont eu lieu dans plusieurs villes d'Iran. Plusieurs sources se recoupent pour annoncer la mort de plusieurs manifestants, dont certains tués par balle.

    La violence de la réaction gouvernementale est manifestement un aveu de faiblesse face à l'ampleur de la mobilisation de la rue. Les manifestants paraissent très déterminés à poursuivre leur action, on se trouve donc à un point où tout peut basculer.

     

    Un lien vers des photos du"Monde", qui montrent la violence des affrontements.

  • Humour à 120%

    D'après le Monde il y a déjà deux vainqueurs dans les élections en Iran.

     

    C'est comme en France le plus souvent, le soir des élections, il n'y a que des gagnants. Mais ils sont forts ces Iraniens, ils gagnent tous les deux 31-30-Iran-Libe.jpgavec 60% des voix.

    L'info du"Monde":

     

    Le candidat conservateur modéré Mir Hossein Moussavi a revendiqué la victoire aux dépens du sortant Mahmoud Ahmadinejad lors du premier tour de la présidentielle en Iran, à l'occasion d'une conférence de presse vendredi 12 juin à Téhéran.

    Conformément aux informations que nous avons obtenues, je suis le vainqueur de cette élection avec une marge importante", a déclaré M. Moussavi, lisant un communiqué devant la presse. Quelques minutes plus tôt, un proche collaborateur de M. Moussavi avait déjà revendiqué le succès de son candidat "avec 65 % des voix".

    Quasiment au même moment, un porte-parole de Mahmoud Ahmadinejad revendiquait lui aussi la victoire de son candidat, dans une déclaration à Al-Jazeera, annonçant que d'après ses informations le président sortant avait recueilli 60 % des voix.

  • Dissolution de la « police des mœurs » en Iran : un leurre des autorités

    Le 3 décembre 2022, le procureur général iranien a annoncé la dissolution de la police des mœurs, l’unité qui a arrêté Mahsa Amini, la jeune Kurde iranienne de 22 ans dont la mort a déclenché la vague de manifestations en Iran. Nous mettons en garde sur cette annonce, loin de mettre fin au port du voile obligatoire.

    Les déclarations vagues et contradictoires des autorités iraniennes sur la prétendue dissolution de la « police des mœurs » iranienne ne doivent pas tromper la communauté internationale. La violence contre les femmes et les jeunes filles est et restera encore bien présente. Une violence inscrite dans les textes de lois du pays comme celle sur le port obligatoire du voile et alimentée par l'impunité dont jouissent ceux qui appliquent ces lois.

    NE PAS SE LAISSER BERNER

    Dans sa déclaration, Mohammad Jafar Montazeri, procureur général d'Iran, a affirmé que la police des mœurs n’avait rien à voir avec le pouvoir judiciaire. Faux. Depuis des décennies, la criminalisation des femmes et des jeunes filles en vertu de lois abusives sur le port du voile obligatoire est approuvée par le pouvoir judiciaire. Malgré la déclaration du procureur général qui cherche à dissocier pouvoir judiciaire et « police des mœurs », selon le Code de procédure pénale iranien, les fonctionnaires de police sont considérés comme des « fonctionnaires de justice » qui peuvent procéder à des arrestations et mener des interrogatoires sous la supervision et les ordres du procureur.

    En déclarant supprimer la police des mœurs, il a précisé que « le pouvoir judiciaire continuera de réglementer le comportement des gens dans la société ». Traduction : le corps des femmes continuera d’être contrôlé par l’intermédiaire des lois sur le port obligatoire du voile. Le cadre juridique et politique iranien maintient fermement en place ces pratiques discriminantes. Aucune initiative pour les changer n’a été entreprise.

    Quant à la déclaration sur la suppression de la police des mœurs, elle n’a été confirmée, à ce jour par aucune autorité officielle de la République islamique d’Iran.

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