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  • Mohammed ben Salmane reçu à Washington

    Éditorial de Cartooning for Peace du 20 novembre 2025

    Donald Trump a reçu en grande pompe mardi 18 novembre le prince héritier d’Arabie Saoudite Mohamed Ben Salmane (MBS), devenu un allié privilégié des États-Unis. Parmi de nombreux sujets, les deux chefs d’État, qui entretiennent de fortes relations d’affaires, ont acté la livraison d’avions américains F-35 à Riyad contre 600 milliards de dollars d’investissement saoudien aux États-Unis. MBS a en outre obtenu des garanties sécuritaires et stratégiques au Moyen-Orient sur la question palestinienne notamment. De quoi inquiéter Israël, l’autre allié des États-Unis.

    Donald Trump s’est enfin employé à réhabiliter son allié princier, le qualifiant de « très respecté pour les droits de l’homme ». En réponse à une question d’une journaliste sur le meurtre de Jamal Khashoggi en 2019, Trump a déclaré que « beaucoup de gens n’aimaient pas ce monsieur » et MBS calmement de répondre qu’il « n’était au courant de rien » …

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  • Ukraine : les volte-face de Trump

    Edito de Cartooning for Peace du Jeudi 23 octobre 2025

    Sur la question ukrainienne, Donald Trump enchaîne les volte-face et plonge ses alliés dans l’incertitude. En août dernier, lors du sommet d’Anchorage en Alaska, il avait fait de Poutine son unique interlocuteur, et semblait partager sa vision sur la fin de la guerre. Lundi 13 octobre, exaspéré par les refus russes d’un cessez-le-feu, Trump a finalement promis à Kiev de fournir des missiles Tomahawk, à l’impact stratégique crucial. Il est revenu sur cette promesse les jours suivants, suite à un appel avec Vladimir Poutine qui ouvrait sur la perspective d’une rencontre prochaine en Hongrie. Ce mardi 21 octobre, le locataire de la Maison Blanche, furieux de voir que les discussions avec le maître du Kremlin ne mènent « nulle part », annule ladite réunion, la qualifiant de « perte de temps ». Les États-Unis ont décidé mercredi de nouvelles sanctions économiques contre la Russie et notamment contre les deux principales compagnies pétrolières. En parallèle, l’Union européenne a voté un 19e paquet de sanctions, dont un embargo sur le gaz et des mesures contre la « flotte fantôme » des pétroliers russes. Un sommet de la coalition des volontaires se tiendra à Londres ce vendredi 24 octobre, en présence de Volodymyr Zelensky.

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  • ONU : une intense semaine diplomatique

    Edito de Cartooning for Peace du 26 septembre 2025

    Elle a commencé le lundi 22 septembre par l’intervention solennelle du président français sur la reconnaissance de la Palestine, conformément au plan de paix et de sécurité élaboré par l’Arabie saoudite et la France. Une initiative suivie par dix autres pays* portant à 158 (sur un total de 193) les États membres de l’ONU qui reconnaissent la Palestine comme un État souverain. Face à l’urgence d’arrêter le carnage à Gaza et de libérer les otages, « le temps est venu », a répété Emmanuel Macron dans son discours.

    Le contraste a été saisissant avec l’intervention du président américain Donald Trump le lendemain. Fustigeant l’institution onusienne qu’il exècre et qu’il accuse de tous les maux (jusque dans ses problèmes d’intendance mécanique), il s’est aussi livré à un véritable plaidoyer vulgaire et mensonger contre l’Europe, les migrants et la crise climatique, qu’il considère comme « la plus grande escroquerie de l’histoire de l’humanité ».

    * Andorre, Australie, Belgique, Canada, Luxembourg, Malte, Monaco, Portugal, Royaume-Uni et Saint-Marin

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  • Gaza : l’impossible trêve ?

    Edito de Cartooning for Peace du Jeudi 10 juillet 2025

    Les pourparlers épineux entre les délégations du Hamas et d’Israël à Doha, avec la médiation du Qatar, de l’Egypte et des Etats-unis, peinent à aboutir à une nouvelle trêve à Gaza. Israël souhaite obtenir la libération de ses otages tandis que que le Hamas réclame la fin des bombardements toujours en cours, et la reprise par l’ONU de l’aide humanitaire, pour l’instant menée par la controversée Gaza Humanitarian Foundation.

    Pour tenter de court-circuiter cette lente diplomatie, Donald Trump a longuement reçu Benyamin Netanyahou à Washington lundi 7 juillet, le pressant d’accepter les termes d’un cessez-le-feu. Le président israélien en a profité pour présenter à son homologue une lettre envoyée au comité du Nobel, proposant la candidature du président américain au Nobel de la Paix. Un geste consternant car en parallèle, les deux chef d’Etat ont évoqué des avancées dans leur projet de déplacer les 2,3 millions d’habitants de Gaza en dehors de l’enclave. Un projet inacceptable pour l’ONU, qui rappelle que tout déplacement forcé de population en période de guerre est une violation du droit international.

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  • Des millions de manifestantEs contre Trump

    Article de Dan La Botz, publié le 23.06 par le CADTM

    Au moins cinq millions de personnes ont participé à 2 000 manifestations « No Kings Day » dans les grandes villes et les petites localités des 50 États, la plus grande manifestation nationale jamais organisée contre Trump.

    Dans une ambiance festive et rebelle, accompagnéEs de fanfares et de tambours, les manifestantEs ont scandé des slogans, chanté des chansons et brandi des pancartes avec des slogans tels que « No Kings since 1776 » (« Pas de rois depuis 1776 ») ou des pancartes s’opposant aux attaques du président Donald Trump contre les soins de santé, les programmes alimentaires pour les enfants et les personnes âgées, ou encore contre l’éducation et la science.

     Pas de rois ! Liberté !

    Certaines banderoles affichaient le slogan « Fight Oligarchy » (À bas l’oligarchie). Plus de pancartes que précédemment portaient le slogan « Non au fascisme ! » Dans toutes les manifestations, il y avait davantage de drapeaux américains et de chants exprimant un désir de rédemption nationale. À New York, où j’ai manifesté, les gens scandaient « À qui appartient ce pays ? À nous ! » À Philadelphie, fer de lance des manifestations, l’historien Timothy Snyder a répété à plusieurs reprises « Pas de rois », et la foule a répondu « Liberté ! »

    Il s’agissait presque exclusivement de manifestations pacifiques, sans incident notable. À Riverside, en Californie, un contre-manifestant poursuivi par la police a été trouvé en possession d’une arme à feu dans sa voiture. En Virginie, un homme a foncé avec sa grosse voiture sur les manifestantEs, blessant une personne. À Los Angeles, où les conflits duraient depuis plusieurs jours, quelques manifestantEs ont jeté des projectiles sur les forces de l’ordre, qui ont réagi en frappant et en arrêtant certains d’entre eux, mais il ne s’agissait là que d’un incident mineur dans le cadre d’une manifestation massive.

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  • Iran-Israël : nouvel embrasement dans le chaos du Moyen-Orient

    Edito de Cartooning for Peace du Jeudi 19 juin

    A la veille de négociations prévues entre iraniens et américains, Israël a attaqué par surprise les 12 et 13 juin les infrastructures mais aussi les leaders du programme nucléaire iranien et des Gardiens de la Révolution, faisant au passage des victimes civiles. Un rapport de l’AIEA (agence internationale de l’énergie atomique) sur l’accélération des capacités d’enrichissement d’uranium de l’Iran aurait alarmé et motivé l’attaque d’Israël, farouchement opposé au développement d’armes nucléaires par ses ennemis. La réplique iranienne ne s’est pas faite attendre et les deux pays, animés par quarante ans d’antagonisme, échangent désormais des tirs quotidiens.

    Les pays occidentaux semblent pour le moment faire bloc derrière Netanyahou, qui retrouve ainsi ses appuis diplomatiques, progressivement dérobés avec la tragédie de Gaza. Le monde a les yeux rivés sur les États-Unis, mais difficile de savoir pour le moment si Donald Trump va s’engager directement dans ce conflit. Les ennemis de l’Iran voient dans ce nouveau front l’occasion de faire chuter l’indéfendable régime des Mollahs, honni par une grande majorité d’iraniens. Mais les civils de la région ne peuvent que souffrir de cet embrasement et de cette prédominance de la force, au détriment du droit international et de la diplomatie.

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  • Elon Musk quitte le DOGE et retourne à ses affaires

    Edito de Cartooning for Peace du Mercredi 4 juin 2025

    Elon Musk s’est retiré le 30 mai de ses fonctions à Washington, après avoir été l’autre figure centrale de la campagne et des premiers mois de présidence de Donald Trump. À la tête du département de l’efficacité gouvernementale (DOGE), Elon Musk s’était donné l’objectif de débiter à la tronçonneuse les dépenses publiques jugées inutiles. Son objectif de 2000 milliards d’économies, revu plusieurs fois à la baisse, n’a jamais été atteint. Le DOGE affiche un bilan de 175 milliards d’économies, réduits à moins d’une dizaine selon certaines sources qui prennent en compte le chaos engendré par les coupes aveugles et les milliers de licenciements.

    Après ce sabordage infructueux, l’homme le plus riche du monde va retourner à la gestion de ses entreprises, dont Tesla qui a vu ses ventes chuter ces derniers mois. Politique et business ne font pas toujours bon ménage. Il a assuré qu’il restera « l’ami et le conseiller » de Donald Trump, dont il a pourtant qualifié le nouveau projet budgétaire annoncé en début de semaine « d’abomination dégoûtante ». L’inconstance, l’excentricité et la suractivité d’Elon Musk semblent par ailleurs cadrer avec les révélations du New York Times, dans un article du 30 mai, sur sa consommation débridée de diverses drogues, ce qu’il dément.

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