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société

  • Stocamine : l’Etat renonce à assurer la sécurité sanitaire et environnementale de l’Alsace

    En 1999, la fin de l’exploitation des mines de potasse d’Alsace et la nécessité de gérer les déchets dangereux ont conduit l’Etat à ouvrir Stocamine, un centre de stockage de déchets dangereux dans ces anciennes mines, situées en dessous de l’une des plus grandes nappes phréatiques d’Europe : ceci en dépit de toutes les oppositions locales. Aujourd'hui, le choix du gouvernement pour des raisons économiques d’enterrer purement et simplement les déchets à défaut de savoir les gérer est lourd de conséquences et inquiète France Nature Environnement, FNE Grand Est et Alsace Nature.

    Stocamine, un échec annoncé

    A l’origine, Stocamine devait contenir des déchets industriels dangereux pendant 30 ans, avec pour maître mot « réversibilité ». Pour ce faire, l’Etat avait écarté d’un revers de main les craintes des associations locales (environnementales et de consommateurs) : ni incendie, ni affaissement ni inondation ne seraient possibles, le site serait sous contrôle, et sa réversibilité garantie. Or, en moins de cinq ans d’exploitation, un incendie s’est déclaré, des déchets non autorisés ont été stockés et les galeries s’affaissent lentement sur les déchets. La décision de l'Etat en 2017 de prolonger l’autorisation de stockage pour une durée illimitée a attesté de la difficulté de l’Etat à cacher sa réelle intention : que ce site de stockage temporaire devienne définitif.

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  • Démographie : une hausse en trompe-l’œil

    L'INSSE nous donne les chiffres de population de la France en 2018, voici son constat :

    Au 1er janvier 2019, la France compte près de 67 millions d’habitants. Au cours de l’année 2018, la population a augmenté de 0,30 %. Comme les années précédentes, cette progression est principalement due au solde naturel (+ 144 000 personnes), différence entre les nombres de naissances et de décès, bien que ce solde soit historiquement bas.

    En 2018, 758 000 bébés sont nés en France, soit 12 000 de moins qu’en 2017. Il s’agit de la quatrième année consécutive de baisse. L’indicateur conjoncturel de fécondité s’établit à 1,87 enfant par femme en 2018. Il recule depuis quatre ans, mais la baisse ralentit. Il retrouve son niveau de 2002. La France reste encore en 2016 le pays le plus fécond de l’Union européenne.

    En 2018, le nombre de décès s’établit à 614 000, soit 8 000 de plus qu’en 2017. L’espérance de vie à la naissance s’établit à 85,3 ans pour les femmes et 79,4 ans pour les hommes.La France est l’un des pays européens où les femmes vivent le plus longtemps, alors qu’elle n’est qu’en neuvième position pour les hommes.

    Les chiffres des naissances sont en diminution depuis plusieurs années, et on retient surtout un taux de fécondité en baisse. Pour simplement maintenir une population stable, il faut que ce taux atteigne 2,1, enfants par femme en moyenne. Tant que les hommes ne porteront pas d'enfants, ce seront toujours les femmes qui feront naître de nouveaux citoyens. Il  faut donc au moins deux successeurs pour chaque couple (et deux naissances par femme) pour laisser stable une population. Le taux de fécondité actuel est de 1,87, largement en dessous du taux de 2,1. Une remontée de ce taux parait peu probable, si on considère son évolution ces dernières années.

    Par ailleurs, le nombre de décès augmente, du fait du vieillissement de la population. L'INSEE constate donc un solde naturel historiquement bas (nombre des naissances moins nombre des décès). Le solde migratoire ne modifie pas significativement cette tendance. La pyramide des âges montre cet état de fait, avec une base des nouvelles générations plus étroite qu'au niveau des générations antérieures.

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  • Homophobie en Tchétchénie : V.Poutine donne carte blanche

    Écrit par Natalia Priloutskaïa, chercheuse sur la Russie à Amnesty International. Publié le 18.01.2019. 

     

    Pour la deuxième fois en moins de deux ans, en Tchétchénie, une violente répression s’abat sur les lesbiennes, les gays et les personnes bisexuelles, transgenres et intersexuées (LGBTI), qui craignent désormais pour leur vie. Cette semaine, l’ONG Russian LGBT Network a confirmé les informations selon lesquelles les autorités tchétchènes ont de nouveau procédé à l’arrestation de nombreux gays et lesbiennes présumés, les ont détenus et torturés. Selon des sources protégées par l’ONG, une quarantaine de personnes ont été arrêtées depuis le mois de décembre et au moins deux sont mortes des suites de tortures. En outre, la police aurait exigé que les familles des gays et des lesbiennes se livrent à des crimes « d’honneur » contre leurs proches et en fournissent la preuve. Ces informations glaçantes s’inscrivent dans la continuité de la « purge homosexuelle » de 2017, au cours de laquelle des centaines d’hommes ont été arrêtés et torturés. Le bilan déplorable de la Tchétchénie en matière de droits humains avait alors bénéficié de l’attention de la communauté internationale. L’an dernier, je me suis rendue à plusieurs reprises dans la capitale tchétchène Grozny.

    À chaque fois, j’ai été frappée par le contraste qu’offrent les gratte-ciel de verre lumineux, les boutiques de luxe et les cafés tendance bordant les rues de la ville avec le parfum de peur qui flotte dans l’air. Dans les discussions, chacun fait soigneusement attention aux mots qu’il utilise.

    Les enjeux sont d'une extrême gravité : le leader tchétchène Ramzan Kadyrov orchestre depuis des années une campagne de harcèlement, d’intimidation et de violence contre les défenseurs des droits humains. Plusieurs défenseurs renommés ont été tués en raison de leur travail, tandis que d’autres croupissent en prison. Ceux qui recensent les attaques contre les LGBTI font preuve d’un courage inimaginable, risquant d’être arrêtés, torturés, maltraités voire tués s’ils sont identifiés. Derrière les façades miroitantes des nouveaux buildings qui ne cessent de jaillir à travers Grozny, les murs des logements, des boutiques et des bureaux sont envahis par les portraits de Ramzan Kadyrov. Il est quasi impossible de regarder la télévision ou d’écouter la radio sans entendre son nom.

     

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  • Greenpeace Film Festival : 15 documentaires en libre accès

    Du 14 au 28 janvier, la deuxième édition du Greenpeace Film Festival propose de visionner 15 documentaires, en libre accès, sur des thématiques liées à l’écologie : climat, alimentation, agriculture, surconsommation, déforestation mais aussi des sujets moins connus comme l’accaparement des terres ou la financiarisation de la nature.Les internautes peuvent faire leur choix parmi les films proposés et voter pour leur documentaire préféré.

    De façon pédagogique et positive, ce festival 100% gratuit et en ligne s’adresse à toutes celles et ceux qui veulent mieux comprendre les enjeux environnementaux et agir à leur niveau pour protéger la planète. Ces documentaires nous rappellent aussi que, partout dans le monde, des initiatives citoyennes émergent et contribuent à construire un avenir durable.

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  • Charlie-Hebdo, 4 ans plus tard...

    Voici un extrait de l'éditorial de Riss du 05.01.2019 :

    Quatre ans après, beaucoup se sont déjà lassés. Parler du 7 janvier et de Charlie . «Encore!» «C’est pas fini, vos histoires ?» «Faudrait peut-être passer à autre chose !» C’est parfois ce que nous sommes obligés d’entendre. «Tiens, je croyais qu’il avait été tué, celui-là ?» a-t-on pu même lire sur les réseaux sociaux à propos de l’un d’entre nous. Reste que, derrière cette apparente désinvolture, on sent pointer autre chose. L’émergence de l’islamisme mais aussi la résurgence des populismes s’inscrivent dans un mouvement plus général de remise en cause des valeurs sur lesquelles se sont construites nos démocraties et qui trouvent leurs origines dans ce qu’on a coutume d’appeler «les Lumières». Aucune des libertés dont nous bénéficions aujourd’hui n’aurait vu le jour sans ce courant philosophique qui a commencé par défier Dieu avant de faire vaciller ses serviles serviteurs que furent rois et monarques.

    La suite à lire dans Charlie n°1381 du 05.01.2019

     

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  • Consolider les fragiles espoirs de paix au Yemen

    Mesdames et Messieurs les députés,

    A la veille de la rentrée parlementaire, nous vous écrivons pour vous alerter une nouvelle fois sur la situation au Yémen où des millions de civils pris au piège de la guerre comptent sur la communauté internationale, et notamment les parlementaires français, pour consolider les fragiles espoirs de paix enregistrés ces dernières semaines.

    Nous, organisations humanitaires et de défense des droits humains travaillant sur le conflit au Yémen, formulons deux recommandations précises sur le rôle que vous pouvez jouer :

    • soutenir la mission d’information parlementaire sur le contrôle des exportations d’armements nouvellement créée ;
    • exercer votre devoir de contrôle de l’action gouvernementale en vous assurant, par l’établissement d’une commission d’enquête parlementaire, que la France ne se rende pas complice de crimes de guerre au Yémen.

    Nous nous réjouissons des avancées enregistrées le mois dernier en Suède où les parties au conflit se sont notamment entendues sur un retrait militaire de la ville portuaire de Hodeidah. Un cessez-le-feu à Hodeidah, point d’accès vital pour l’immense majorité des Yéménites, est une première étape essentielle pour endiguer la crise humanitaire au Yémen. Cette tragédie est la conséquence de 4 ans de guerre et de sévères restrictions imposées par les parties au conflit à l'accès à la nourriture, au carburant, aux importations médicales et à l'aide humanitaire.

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  • Climat: deux millions de signataires appuient un recours contre l’État

    Les bonnes nouvelles sont plutôt rares côté climat, et les prévisions sont si alarmistes qu’on pourrait légitimement se dire : "il est trop tard, il n’y a plus rien à faire". Quatre ONG (dont Greenpeace) ont décidé de résister, de demander des comptes à l’État français pour sa négligence en matière climatique et l’obliger à prendre enfin des mesures. Et vous êtes deux millions à nous soutenir !

    Une mobilisation historique

    Le 18 décembre dernier, Greenpeace France, la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH), Notre Affaire à Tous et Oxfam France lançaient l’Affaire du siècle, une initiative inédite : assigner l’État français en justice pour inaction face aux changements climatiques et non-respect de ses obligations internationales, européennes et françaises.

    L’appel mis en ligne et invitant les citoyennes et citoyens à nous rejoindre a généré une mobilisation inédite : entre le 18 et le 20 décembre, 1,6 million de visiteurs uniques se sont rendus sur le site ! En moins de 48 heures, la vidéo de lancement a été vue huit millions de fois sur Facebook, et plus de 500 000 fois sur Youtube.

     

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