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société

  • Attentat contre Trump : un tournant dans la présidentielle américaine

    Edito de Cartooning for Peace du 16 juillet 2024

    Samedi 13 juillet, en plein meeting à Butler, en Pennsylvanie, Donald Trump échappe à une tentative d’assassinat : plusieurs tirs retentissent, une balle le blesse à l’oreille, mouvement de panique dans la foule, le tireur immédiatement abattu par le service de sécurité. Puis Trump, le visage en sang, se relève le poing levé en scandant à la foule « Fight! Fight! Fight! » dans un élan vital et combatif. Les images prises sur le vif sont déjà entrées dans l’Histoire. De l’assaillant, l’enquête en cours ne révèle que peu de choses pour l’instant : Thomas Matthew Crooks, âgé de 20 ans, est un électeur républicain sans casier judiciaire, ni antécédents psychiatriques. Les réactions ne se font pas attendre : la communauté internationale condamne unanimement la « violence politique ». Aux Etats-Unis, des républicains accusent les démocrates d’être à l’origine de ce climat de tension. Tandis que les théories du complot foisonnent sur les réseaux sociaux, les partisans évangéliques de Trump voient en lui « l’élu miraculé par la main de Dieu ». Peu importe que la vente d’armes, ardemment défendue par Trump lui-même, ait été multipliée par 4 en vingt ans…  Dès le lendemain et à la veille de la convention républicaine, Trump appelait les américains à l’unité, comme s’il était déjà réélu. On savait que cette campagne serait folle. Elle n’est pas finie.

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  • Non aux méga-bassines !

    Communiqué de la LPO le 18 juillet 2024

    La LPO est présente au « Village de l’eau » de Melle (Deux-Sèvres) du 16 au 21 juillet 2024 dans le cadre de la mobilisation contre l’implantation de retenues d’eau géantes destinées à l’agriculture intensive, au détriment de la biodiversité et du partage équitable des ressources en eau.

    La LPO se joint à de nombreuses associations pour demander un moratoire sur la construction de méga-bassines, afin que les aides publiques qui leur sont actuellement destinées soient redirigées vers la reconstitution d’infrastructures naturelles (talus, haies, zones humides, etc.), la restauration des sols et le soutien aux pratiques agricoles agro écologiques.

    La multiplication de ces immenses réserves de substitution a pour objectif principal de pérenniser voire d’augmenter l’irrigation de grandes monocultures céréalières dont les effets délétères sont déjà connus : pollution phytosanitaire, arasement des haies, assèchement des nappes phréatiques, homogénéisation des paysages, effondrement de la biodiversité, etc.

    Plus de chants dans nos champs

    Un tiers des oiseaux des champs (alouettes, perdrix, vanneaux, œdicnèmes, busards, tariers, etc.) a disparu en 15 ans selon une étude du CNRS qui pointe du doigt la responsabilité de l’agriculture intensive et de son cortège de pesticides. Dans le Poitou-Charentes, 93 mégabassines sont envisagées à proximité des zones de présence de l’Outarde canepetière, une autre espèce inféodée aux zones rurales dont les populations migratrices ont chuté de 95% au cours des 50 dernières années.

    Dans un contexte de réchauffement climatique et d’effondrement du vivant, il est irresponsable de faire ainsi disparaitre des écosystèmes essentiels pour préserver la biodiversité, réguler le cycle de l’eau et absorber du carbone. L’accaparement des ressources en eau au profit d’une poignée d’industriels accentue en outre les inégalités au sein du monde agricole.

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  • Lettre ouverte aux agricultrices et agriculteurs à la veille du village de l'eau dans le Poitou

    Communiqué de la Confédération Paysanne

    Bagnolet, le 15 juillet 2024 - Lettre ouverte aux agricultrices et agriculteurs - Si la Confédération paysanne est mobilisée depuis plus de 20 ans contre les méga-bassines, ce n'est en aucun cas une critique de l'irrigation, ni une adresse personnelle à celles et ceux qui y sont raccordés. La pression économique pèse sur nos fermes. Le système économique libéral tire nos prix vers le bas ne permettant pas la juste rémunération de notre travail.

     La recherche d'une meilleure productivité grâce à l'irrigation apparaît ainsi pour certain·es une échappatoire logique. Mais le système des bassines présente de nombreuses faiblesses car nous avons toutes et tous besoin d'eau pour nos cultures, que nous irriguions ou pas.

    Les projets de stockage de l'eau dans des méga-bassines figent l'accès à l'eau sur un territoire. Or, des agriculteurs voisins et des nouveaux arrivants doivent aussi, si nécessaire, pouvoir avoir accès à l'eau par une redistribution des volumes. Nous pensons notamment aux maraîcher·ères et aux arboriculteurs·trices pour qui l'eau est vitale pour la survie de leurs cultures, et non un simple facteur d'augmentation du rendement.

    Nous dénonçonsaussi fortement l'absence de transparence sur l'usage de l'eau. Aujourd'hui, aucune priorisation n'est faite en fonction des cultures, de la destination de ces dernières et du nombre d'emplois sur la ferme. Il est ainsi tout à fait possible d'irriguer des terres qui servent à des cultures dédiées à la méthanisation, du blé tendre ou du maïs destinés à l'exportation, ce que nous dénonçons ; comme des légumes destinés aux cantines des collectivités du territoire, ce que nous soutenons. Cette situation absurde a assez duré.

    Une spéculation sur les droits d'eau s'installe, notamment à la transmission, accélérant davantage la concentration et l'agrandissement des exploitations. Les dates d'arrêté sécheresse avancent, touchant encore plus durement celles et ceux qui ne sont pas raccordés ; surtout les petits volumes d'irrigation, maraîchers et arboriculteurs, pour qui l'eau est vitale.

    Ne nous voilons pas la face : dans le Sud-Ouest, on annonce une baisse de 20 à 50% des ressources en eau d'ici 2050. Nous sommes les premiers témoins du changement climatique, au moins tout autant que les jeunes militant·es écologistes qui se mobilisent contre ces projets. Nous sommes encore plus douloureusement conscient·es des difficultés croissantes qui nous attendent. Ce dont nous avons besoin, c'est d'un accompagnement des pouvoirs publics sans faille pour la transition agroécologique et d'une reconnaissance politique, sociale et économique de notre travail.

    Nous toutes et tous sommes sensibles à la transmission de la terre aux générations futures. L'eau doit être partagée équitablement au sein du monde agricole et entre les acteurs du territoire. Nous avons toutes et tous des efforts de sobriété à mener et des changements à mener collectivement dans nos systèmes de culture, dans notre manière de travailler. En parallèle, les activités de tourisme de masse ou de loisirs forts consommateurs de terres et d'eau, comme par exemple le golf, doivent être régulées pour prioriser l'usage alimentaire.

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  • Pas de fréquence pour les chaînes de la haine, C8 et CNews

    Alors que l'Arcom a entamé une série d’auditions pour l’attribution ou le renouvellement de 15 fréquences de TNT, nous publions une lettre ouverte afin d'obtenir le non-renouvellement des fréquences publiques de CNews et C8, deux chaînes de télévision mises au service de l'extrême droite par leur propriétaire, le milliardaire Vincent Bolloré.

    À M. Roch Olivier-Maistre et aux membres du collège de l'ARCOM,

    Le 7 juillet, nous avons été nombreuses et nombreux à exprimer notre soulagement de voir le Rassemblement National, régulièrement annoncé grand gagnant des législatives anticipées, échouer à obtenir la majorité des sièges à l'Assemblée nationale. Pour autant, le péril demeure : le parti d'extrême droite poursuit sa progression, avec plus de 10 millions de voix et plus de cinquante élu·es supplémentaires, et il accentue son enracinement social.

    Pour arriver aux portes du pouvoir, le RN a notamment bénéficié du soutien indéfectible d’un empire médiatique : celui de Vincent Bolloré. Lors de la campagne législative, les chaînes possédées par le milliardaire, C8 et CNews, ainsi que leurs animateurs et animatrices vedettes ont soutenu le RN au mépris de la légalité et de l’éthique, laissant libre cours aux idées réactionnaires et racistes de l'extrême droite.

    Selon ses statuts, l'Arcom, autorité de régulation des médias, veille au respect de l'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion par les éditeurs de services audiovisuels et à la représentation de la diversité de la société française ; elle veille également au respect des droits des femmes, et à la lutte contre les discriminations de toutes natures. 

    Alors que se déroule une série d’auditions pour l’attribution ou le renouvellement de 15 fréquences TNT, nous demandons solennellement à l’Arcom, au nom des principes énoncés dans ses statuts, de refuser de renouveler les fréquences publiques des chaînes C8 et CNews. 

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  • Ne relâchons pas nos efforts pour faire reculer l’extrême droite : un autre monde est possible !

    Communiqué d'Alternatiba

    La victoire d’une majorité relative du Nouveau Front Populaire aux élections législatives écarte le danger d’une prise de pouvoir par l’extrême droite à cette heure. Le sursaut de la société civile, fortement mobilisée depuis trois semaines pour déjouer les pronostics, a payé !

    La progression du Rassemblement national et de ses idées dans la société est cependant considérable, et marque un grave recul des valeurs démocratiques, de justice sociale, de tolérance et d’écologie dans une large partie de la population. Avant de progresser dans les urnes, l’extrême droite a d’abord remporté une grande victoire dans la bataille culturelle, et a fait fortement augmenter les propos et agressions racistes et xénophobes, notamment ces dernières semaines. C’est un assombrissement dramatique de notre société dans une période déjà très critique où le dérèglement climatique détruit chaque jour davantage les conditions d’habitabilité de la planète.

    Même avec un résultat du RN bien en-dessous des prévisions, nous appelons le plus grand nombre à ne pas relâcher sa vigilance, et faire preuve d’une solidarité sans faille avec les personnes qui sont les plus ciblées par les propos, comportements et agressions racistes et discriminantes, exacerbés par les discours d’extrême droite : personnes racisées, immigrées, LGBTQIA+, précaires, juives, musulmanes, féministes, militantes, en situation de handicap, etc.

    Pour un combat radical contre l’extrême droite, nous devons également désamorcer les ressorts du vote RN, et devenir ou redevenir audibles des personnes qui ont cru voir dans ce parti une solution à leurs problèmes, notamment dans beaucoup de milieux populaires, dans de nombreux villages, moyennes et petites villes, dans une grande partie des classes ouvrières, partout où le vote RN a fortement progressé.

    La montée de l’extrême droite s’est nourrie des dégâts dramatiques causés par la politique néo-libérale brutale et injuste d’Emmanuel Macron depuis sept ans. Le système capitaliste et l’idéologie d’extrême droite forment un cercle vicieux, dont on ne peut sortir qu’en construisant une majorité culturelle et politique nette en faveur d’une société juste, solidaire, tolérante et écologiquement soutenable.

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  • Répondre à l’urgence sociale, environnementale et démocratique

    Nous, organisations syndicales et associatives, avons dénoncé sans relâche le danger mortel que représenterait pour la démocratie un gouvernement rassemblement national (RN). Nous nous sommes organisées, nous nous sommes mobilisées et avons contribué aux côtés d’une majorité d’électrices et électeurs à faire barrage à l’extrême droite. Mais ce sursaut républicain sera seulement un sursis s’il ne s’inscrit pas dans le long terme et ne répond pas au besoin profond de justice sociale.

    Les forces politiques progressistes doivent dès maintenant se situer à la hauteur de ces attentes pour démontrer à toutes celles et ceux qui vivent sur le territoire, quel que soit leur statut, que la démocratie fonctionne pour elles et eux, qu’elle répond aux besoins légitimes qu’elles et ils expriment pour bénéficier de l’effectivité des droits.

    Les attentes de la population sont immenses, des mesures porteuses d’espoir sont nécessaires.

    Cet espoir est intrinsèquement lié à la poursuite de nos mobilisations et de nos luttes. Nous resterons solidaires dans la période qui s’ouvre et nous nous emploierons ensemble à reconsolider l’Etat de droit, les libertés publiques et l’indépendance de la justice.

    Par fidélité aussi aux aspirations émancipatrices qui se sont exprimées dans la société, par nécessité face au péril environnemental et climatique, nous voulons continuer de peser ensemble pour une alternative démocratique, sociale et écologique, qui garantisse enfin tous les droits pour toutes et tous, sous le contrôle continu des citoyennes et des citoyens.

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  • Il est temps d’agir en faveur des solidarités !

    Les 35 associations du Collectif ALERTE font part de leur soulagement suite aux résultats exprimés par les citoyens hier. Cependant, ces évènements imposent aux pouvoirs publics d’opérer un sursaut démocratique, social et républicain : un « choc de solidarité » s’impose pour permettre à chacun de vivre dignement et donner un coup d’arrêt à la paupérisation en France.

    Comme de nombreux acteurs de la société civile, les associations du Collectif se sont opposées à l’arrivée du Rassemblement national au gouvernement. Les mesures défendues par ce parti, dont la préférence nationale, sont en parfaite opposition avec les valeurs et actions que nous portons.

    La mobilisation de la société civile a permis de faire barrage. Elle doit être entendue car la question sociale n’a jamais été aussi forte. Ce vote inédit en faveur de l'extrême droite est en effet symptomatique des fractures territoriales et sociales existantes en France.

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