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société

  • 976 : Au-delà des frontières de la légalité. Rapport de mission à Mayotte/La Réunion de l’Anafé

    Communiqué de l’Anafé, dont la LDH est membre

    Le rapport « 976 : Au-delà des frontières de la légalité, Rapport de mission à Mayotte/La Réunion » présente les résultats de la mission exploratoire de l’Anafé réalisée en mars 2016. Un état des lieux de la situation à Mayotte met en lumière les dysfonctionnements liés notamment au régime dérogatoire applicable aux personnes étrangères et dénonce les nombreuses violations de leurs droits, notamment celles privées de liberté.

    Chaque année, près de 20 000 étrangers sont privés de liberté à Mayotte, presque tous sont renvoyés aux Comores parmi lesquels environ 5 000 mineurs. La question de la privation de liberté revêt donc un enjeu particulier notamment au regard du régime dérogatoire qui s’y applique en matière de droit des étrangers.

    La particularité de la situation à Mayotte, en termes économiques, sociaux ou culturels, est régulièrement utilisée pour justifier les différences de traitement avec le reste du territoire français et les violations des droits fondamentaux de la population en général et des étrangers en particulier.

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  • La France doit participer aux négociations de l’ONU pour l’interdiction des armes nucléaires

    Communiqué  du réseau Sortir du nucléaire  le 27 mars 2017.

    Ce 27 mars 2017 s’ouvrent à l’ONU les négociations pour un traité d’interdiction des armes nucléaires. Ce 99af4f80da2e6ac430a321ab2481c10a.jpgprocessus – voulu par 113 États – vise à mettre en place un instrument capable de combler le vide juridique qui entoure les armes nucléaires, en garantissant leur interdiction, en vue de leur élimination complète. Pourtant, la France refuse de participer aux négociations et la plupart des candidats à l’élection présidentielle ne se prononcent pas en faveur de l’abolition de ces armes. Ils prônent même leur modernisation. Dans ce contexte, des associations écologistes et non-violentes appellent à la multiplication des actions ce jour.

    Cette phase de discussions, ouverte aujourd’hui à New York, se poursuivra cet été lors d’une session de trois semaines. À l’heure où l’ONU enclenche enfin cette initiative historique, certains acteurs voudraient la fragiliser : 35 pays dont la France, les États-Unis, la Russie, la Grande Bretagne et Israël, ont tout simplement refusé de voter le principe d’un texte interdisant les armes nucléaires. La Chine, l’Inde et le Pakistan ont préféré s’abstenir.

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  • Scandale de la viande avariée : les Brésiliens ne sont pas les seuls concernés

    Des scandales alimentaires comme celui-ci se produisent plus souvent que vous ne le pensez et peuvent vous affecter plus que vous ne le croyez - même si vous ne vivez pas au Brésil.

    La police brésilienne a démantelé un vaste réseau de vente de viande de bœuf et de volaille avariée. Les détails de l’enquête incluent des pratiques telles que l’ajout de produits chimiques à la viande pour dissimuler son odeur putride, l’ajout de tête de porc aux saucisses et l’ajout de carton à de la volaille transformée afin de lui conférer plus de poids ou volume.

    Plus de 30 entreprises ont été impliquées dans l’affaire, y compris JBS, le plus grand exportateur mondial de bœuf, et BRF, le plus grand exportateur mondial de volaille. La presse locale rapporte également que l’ancien ministre de l’Agriculture brésilien a admis avoir cédé à la pression politique et nommé un «surintendant », responsable de l’élevage, pour couvrir la combine. Des inspecteurs auraient été soudoyés pour délivrer des permis sanitaires – sans qu’aucun contrôle ne soit en fait réalisé.

    La Chine, Hong Kong, le Chili et l’Union européenne ont interdit temporairement les importations de bœuf au Brésil jusqu’à ce que son innocuité soit confirmée. Quelques heures après que le scandale a éclaté, le président brésilien Michel Temer a tenté de limiter les dégâts en invitant 19 ambassadeurs à un grand churrasco (barbecue brésilien). Le signal qu’il tente d’envoyer est clair : Au Brésil, manger de la viande est sans danger.

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  • Agir ensemble pour les droits de l'enfant

    Plus de 50 organisations de la société civile travaillant dans tous les domaines de l’enfance se sont réunies dans le projet AEDE. Elles ont rédigé ensemble, avec les enfants et les jeunes, un rapport sur la situation des enfants en France pour le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies. Elles souhaitent que ce rapport permette de promouvoir les droits des enfants et leur respect en France pour tous les enfants. Elles ont engagé un travail de plaidoyer en ce sens.

    default-img.pngÀ 40 jours du premier tour des élections, les organisations réunies au sein du collectif Agir ensemble pour les droits de l’enfant (AEDE) se mobilisent pour mettre les droits de l’enfant au cœur des débats électoraux dans les campagnes présidentielles et législatives à venir. Dans un livre blanc intitulé Pour une République garante des droits de l’enfant, elles émettent des recommandations à l’attention des candidats mais aussi des futurs membres des gouvernement et parlement pour faire de la France un pays plus respectueux des droits de tous les enfants. 

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  • Coordination de Limoges des Alternatiba : un plan d’actions sur deux ans entre alternatives et résistances !

    La 13ème Coordination européenne des Alternatiba, la 2ème fusionnée avec ANV-COP21, s’est tenue ces 11 et 12 mars 2017 à Limoges. Des représentant·e·s de plus de 20 collectifs et groupes locaux ont débattu et travaillé sur des projets fédérateurs d’Alternatiba et d’ANV-COP21 au niveau local et global. Ce week-end de formation et de travail a scellé la fusion d’Alternatiba et d’ANV-COP21 en réunissant les équipes d’animation, les groupes et collectifs locaux des deux mouvements pour travailler à des projets communs. Le mouvement Alternatiba fait le pari du changement d’échelle des alternatives avec le lancement d’un Grand Défi en mai 2017. Côté ANV-COP21, la campagne des Faucheurs de Chaises se poursuit. Un nouveau projet commun se profile : la préparation d’un Tour à vélo en 2018, articulant alternatives et résistances.
    Des villages, un défi, des outils pour le changement d’échelle des alternatives !

    Une nouvelle vague de Villages des Alternatives (23) est annoncée pour l’automne 2017, notamment lors de la Journée de la Transition Citoyenne le 23 septembre. Ces Villages permettront de mobiliser les Alternatiba de nombreux territoires autour du défi des alternatives.
    En effet, Alternatiba lance de mai à décembre 2017 un Grand Défi : celui de contribuer au changement d’échelle d‘alternatives concrètes au changement climatique. Trois défis communs autour de l’énergie, la finance citoyenne, et l’alimentation durable, des défis locaux, le tout centralisé sur une plateforme web de crowdchanging (“changement par la foule”) afin d’insuffler le passage à l’action !

    Pour faciliter la diffusion des alternatives concrètes, deux outils majeurs seront lancés prochainement ! Le Guide de création des lieux alternatifs, dont la sortie est prévue en juin 2017, est un kit méthodologique pour aider à la création de lieux permanents de la transition écologique et sociale. La plateforme web des alternatives sera quant à elle lancée officiellement dans le cadre de la Journée de la transition citoyenne afin de recenser les alternatives et participer activement au travail de compilation des données existantes. L’objectif : rendre plus accessibles à chacun·e ces informations et les diffuser plus largement au grand public, afin que nos alternatives fassent système et s’ancrent mieux dans les territoires.

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  • Devoir de vigilance des multinationales : le Conseil constitutionnel doit choisir entre liberté d'entreprendre et respect des droits humains

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    Les organisations patronales se mobilisent encore contre ce texte de loi récemment adopté, imposant une certaine éthique aux multinationales. Un texte pourtant objet de compromis. Quelle sera l'attitude de la juridiction suprême? Par un collectif d'organisations appartenant la société civile*

    Le 21 février dernier, nos organisations saluaient l'adoption par l'Assemblée nationale d'une loi historique. La loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d'ordres est l'aboutissement de nombreuses années de combat de la société civile pour une mondialisation plus juste. Elle vise à prévenir les atteintes graves aux droits humains et à l'environnement que peuvent causer les très grandes entreprises via leurs activités et celles de leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs. Ces dernières sont désormais tenues de mettre en œuvre un plan de vigilance. Un juge en France pourra être saisi pour faire publier et appliquer ce plan, et l'entreprise sanctionnée d'une amende en cas de manquement à ses nouvelles obligations

    Un assaut des organisations patronales contre le texte

    La satisfaction de voir adopter une loi de progrès aura été de courte durée : 48 heures après son adoption, des députés et des sénateurs du groupe Les Républicains ont saisi le Conseil constitutionnel, contestant la nouvelle loi dans sa quasi-totalité. La veille, le MEDEF avait déjà déposé un mémoire pour contester la constitutionnalité du texte. Des recours qui apparaissent comme le point d'orgue de l'assaut continu dont ce texte a fait l'objet tout au long du processus législatif, de la part du MEDEF et de l'Association française des entreprises privées (AFEP) en tête, appuyés par des juristes et certains parlementaires, qui s'opposent à toute régulation contraignante de l'activité économique. Les démarches volontaires fondées sur le respect de leurs propres codes éthiques ont pourtant montré maintes fois leurs limites.

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  • Procès ANPP : la justice donne raison à Greenpeace

    En juin 2015, l’Association Nationale Pommes Poires (ANPP) avait mis en demeure Greenpeace suite à la sortie de son rapport « Pommes Empoisonnées – Mettre fin à la contamination des vergers grâce à l’agriculture écologique ». Nous étions sommés de verser 50 000 euros de dommages et intérêts et de modifier le titre de notre rapport sous astreinte de 1000 € par jour de retard – ce à quoi nous avions répondu qu’il en était hors de question, et que cela ne changeait de toute façon rien au fond du problème.

    L’ANPP revient à la charge

    Par ordonnance en date du 10 novembre 2015, le Juge des Référés avait finalement débouté l’ANPP de l’ensemble de ses demandes. Qu’à cela ne tienne : forte du succès de son procès contre Biocoop, l’association -qui n’est d’autre que le lobby des producteurs de pommes- est revenue à la charge en 2016. La semaine dernière, la cour d’appel de Paris a finalement débouté l’ANPP de toutes ses demandes et l’a condamnée à verser 5 000 € à Greenpeace au titre des frais irrépétibles (article 700 du code de procédure civile).

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