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  • Pesticides et riverains : où sont les résultats de la consultation publique ?

    Communiqué de FNE le 12.12.2019

    Le 4 octobre dernier, la consultation publique lancée par Elisabeth Borne, Agnès Buzyn et Didier Guillaume concernant la protection des populations vis-à-vis de l’épandage des pesticides comptabilisait 53 000 réponses, un record ! Face à ce vif intérêt de la part de la société, nous attendions du gouvernement une publication en grande pompe des résultats. A ce jour, rien n’a été présenté, alors même que la synthèse de cette consultation est prête depuis plusieurs semaines. A la veille de la publication des textes réglementaires encadrant cette protection, la Fondation Nicolas Hulot, France Nature Environnement, Générations Futures et l’Association Santé Environnement France et Alerte Médecins Pesticides demandent au Premier ministre de les publier dans les plus brefs délais.

    Un préalable à la décision : rendre publics les résultats de la consultation

    53 000 réponses, c’est près de 30 fois plus que la moyenne enregistrée par les autres consultations publiques du ministère de la Transition écologique et solidaire en 2019 ! L’engouement est puissant pour un sujet de taille qui concerne la santé humaine et la protection de l’environnement. Pourtant, plus 2 mois après le terme de cette consultation : silence radio. Pas de communication du gouvernement sur l’issue de cet exercice visant à modifier les textes réglementaires d’encadrement de la protection des populations face à l’épandage des pesticides.

     

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  • Sauvez vipères et grenouilles : participez à cette consultation

    Communiqué de FNE le 13.11.2019

    Le ministère de la transition écologique et solidaire a ouvert une consultation du public concernant la protection des amphibiens et des reptiles sur le territoire métropolitain. Si ce projet présente de réelles avancées pour une meilleure protection de ces espèces et de leurs habitats, il autorise toujours à tuer des vipères et pêcher des grenouilles, espèces menacées de disparition. Des pratiques totalement inacceptables contre lesquelles France Nature Environnement vous invite à vous opposer avant le 1er décembre 2019. Nous comptons sur vous !

    Espèces menacées de disparition, le renforcement de la protection des reptiles et amphibiens est urgente

    Selon la liste rouge des espèces menacées en France, 9 espèces de reptiles sur 38 et 8 espèces d’amphibiens sur 35 sont menacées sur le territoire métropolitain.

    La principale menace est la régression et la fragmentation de leurs habitats, sous les effets de l’urbanisation, du développement des infrastructures de transport ou encore de l’intensification des pratiques agricoles. Viennent s’ajouter, les pollutions (engrais, produits phytosanitaires, métaux lourds, etc.), l’introduction d’espèces exotiques envahissantes, les effets des changements climatiques ou parfois les captures dans le milieu naturel pour la consommation ou la détention en tant qu’animal de compagnie.

    Ce projet d’arrêté vient renforcer la protection des reptiles et amphibiens selon leur état de conservation et en fonction de la responsabilité patrimoniale de la France à leur égard. Des espèces sont donc ajoutées, d’autres voient leur habitat protégé en plus des spécimens.

    Ce projet présente donc de réelles avancées, qui tiennent comptent à la fois de l’amélioration des connaissances scientifiques sur ces espèces mais aussi de l’ampleur des menaces qui pèsent sur elles. Il permettra aussi leur meilleure prise en compte dans le cadre des études d’impact pour les projets d’aménagement.

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  • Le lobby des pesticides veut continuer à produire et vendre des produits interdits

    Communiqué de FNE  le 14 novembre 2019

    La fabrication et l'export des pesticides déjà prohibés en France, car trop toxiques, seront interdits à compter du 1er janvier 2022. Si tout va bien… Car dans l’ombre, le lobby des pesticides tente par tous les moyens de faire annuler cette interdiction. Après une première tentative ratée en début d’année, l’UIPP (l’Union des Industries de Protection des Plantes), qui représente les fabricants de pesticides, conteste actuellement cette interdiction devant le Conseil Constitutionnel. France Nature Environnement, qui s’était battue pour l’adoption de cette disposition de bon sens, ne compte pas laisser faire l’industrie des pesticides.

    L’industrie des pesticides en guerre contre cette interdiction

    La loi EGalim, votée en 2018[1], interdit à compter du 1er janvier 2022 la production, le stockage et la circulation hors Europe de produits phytopharmaceutiques contenant des substances actives non approuvées pour des raisons liées à la protection de la santé humaine ou animale ou de l'environnement au niveau européen. Une interdiction qui découle d’un principe simple, comme l’avait résumé le député Guillaume Garot lors des débats parlementaires : « Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fasse. Ainsi, ne cherche pas à vendre ce que tu interdis sur ton sol ».

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  • Seulement 1,5% des mers françaises sont réellement protégées

    Du 22 au 24 octobre 2019 s'est tenu le 4ème Colloque national des Aires Marines Protégées, à Biarritz. Les enjeux sont très importants puisque la France possède le 2ème espace maritime au monde, dont 22,3% sont justement classés « Aires Marines Protégées ». Pourtant dans ces zones, au détriment des recommandations des scientifiques et malgré l’effondrement de la biodiversité marine, de nombreuses activités ayant un impact significatif sur les espèces et habitats continuent de se développer. Résultat, seulement 1,5% des mers françaises sont en réalité correctement protégées . Une sévère lacune pour France Nature Environnement, Oceana et le WWF France, qui demandent au gouvernement de véritables protections dans ces aires protégées et des moyens pour les mettre en œuvre.

    Un océan fragile et en mauvais état face aux pressions humaines

    Un rapport alarmant de la Commission Européenne fait le constat que 75% de la biodiversité marine européenne est en très mauvais état écologique. Le récent rapport spécial du GIEC sur l’océan et la cryosphère dresse un état des lieux similaire : l’augmentation de la température de l’océan provoque la disparition des habitats marins, comme les coraux, une perte de production primaire et le déplacement des espèces. Quant à la surpêche, elle entraîne un effondrement des stocks de poissons comme le cabillaud avec 40% des poissons sauvages surexploités en Europe.

    Face à ce constat, on ne peut que voir d’un bon œil le classement en « aires marines protégées » de plus de 20% de l’espace maritime français. Car dans ces zones protégées, la logique voudrait que les activités menaçant la biodiversité soient interdites. Et pourtant…

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  • Les déchets de jardin, ces ressources naturelles méconnues

    Communiqué de FNE le 05 novembre 2019

    1 million de tonnes : c’est la quantité de feuilles, branches et autres tontes qui sont brûlés à l’air libre chaque année en France. Or, brûler 50 kg de déchets verts dégage autant de particules fines qu’une voiture récente roulant sur 13 000 km. Chaque année, cette pollution aux particules fines équivaut donc à 20 millions de voitures récentes roulant sur 13 000 km ! Au-delà de cette pollution considérable, il s’agit aussi d’un gâchis monumentale car ces déchets sont en réalité de véritables ressources naturelles. Avec sa campagne « Que faire de nos déchets de jardin ? », France Nature Environnement met un coup de projecteur sur cette ressource méconnue dans le cadre de la Semaine Européenne de Réduction des Déchets 2019, du 16 au 24 novembre 2019.

    Halte au brûlage des déchets verts

    Malgré son interdiction légale, le brûlage des déchets verts à l’air libre est une pratique bien ancrée dans les habitudes. Pourtant, en générant son lot de dioxyde de carbone, méthane, particules fines et autres substances cancérigènes, elle est hautement polluante ! En effet, ces différentes substances se répandent et en intégrant l’air, l’eau, les sols et in fine le vivant, elles impactent tant la santé humaine que les écosystèmes et le climat. Or, ces déchets verts pourraient être aisément utilisés pour protéger et nourrir les sols, qui en ont grand besoin.

    Pour Eléonore Kubik, chargée de mission Prévention et Gestion des Déchets à France Nature Environnement, « les déchets de jardin souffrent encore d’une image écornée, en étant généralement perçus comme des produits inutiles à détruire, alors qu’ils sont de véritables ressources naturelles. A l’heure où la pollution de l’air est responsable d’au moins 48 000 décès prématurés chaque année en France, il est plus que temps de faire connaitre la part du brûlage dans la pollution de l’air, mais aussi les nombreux usages, nettement plus respectueux de notre santé et de notre environnement ».

     

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  • Transitions : le budget 2020 manque vertement d'ambition

    Communiqué de FNE le 26 septembre 2019

    Le Gouvernement présente ce matin son projet de loi de finances pour 2020. Le premier de « l’acte II » du mandat, annoncé comme celui du virage écologique. On s'attendrait à la présentation d’un budget compatible avec les accords de Paris sur le climat, les Objectifs de Développement Durable et les enjeux environnementaux, incluant des objectifs de cohésion sociale. Pourtant, ce budget manque pour le moins d'ambition de ce point de vue. France Nature Environnement demande au gouvernement de mettre son budget 2020 en cohérence avec ses annonces.

    « Green budgeting » : une avancée… pour plus tard

    Le gouvernement va analyser l’impact de ses instruments économiques, fiscaux et budgétaires sur l'environnement et le climat. Michel Dubromel, président de France Nature Environnement, souligne : « Nous saluons l'avancée que constitue ce document, mais nous attendons avec impatience les conséquences qui devront en être tirées. Face à l’urgence, il n’est plus acceptable que l’Etat dépense 25 milliards de façon nocive pour l’environnement ». Et le message est pour le moins confus puisque Monsieur Darmanin annonçait mercredi sur France Inter son refus de faire évoluer la taxe carbone. Michel Dubromel s’inquiète : « Comment alors dégager des marges budgétaires pour accompagner les citoyens et les entreprises vers des comportements plus écologiques ? Et à quoi bon organiser une convention citoyenne sur la question si elle est déjà tranchée ? ».

    Sur le fond, les besoins d'investissement en matière de transition sont sous-dimensionnés dans le projet de budget 2020. Les travaux de l’Institut de l’Économie pour le Climat (I4CE17) démontraient déjà l'année dernière qu'il manquait en la matière 20 milliards dans le budget. Le gouvernement doit prendre ces éléments en compte pour rattraper le retard pris dans les années précédentes et se donner les moyens d'atteindre la neutralité carbone en 2050, en cohérence avec les engagements récents de la France.

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  • Salsigne : la vallée de l’arsenic, un scandale d’État

    Salsigne, c’est le nom d’une petite commune française, à 20 kilomètres de Carcassonne, dans l’Aude. Elle est célèbre pour son ancienne mine d’or, fermée en 2004, et ses pollutions. Le site reste aujourd'hui l’un des plus pollués de France et intoxique toute la vallée de l’Orbiel, tristement rebaptisée « la vallée de l’arsenic ». Alors que de nouvelles analyses montrent chez 38 enfants des taux inquiétants d'arsenic dans leur urines, France Nature Environnement Languedoc-Roussillon et l'association départementale de l’Aude, l’ECCLA condamnent l’hypocrisie de l’État face à cet héritage empoisonné. Communiqué du 23.08.2019.

    Salsigne : quand est-ce qu'on arrête l'hypocrisie ?

    La polémique suscitée par la découverte de taux d’arsenic élevés dans les urines de plusieurs dizaines d’enfants de la vallée de l’Orbiel rappelle à tous l’existence de ce scandale d’État soigneusement étouffé depuis des décennies. France Nature Environnement Languedoc-Roussillon et ECCLA tiennent à rappeler l’incurie de l’État en matière de gestion de l’après-mine et à condamner les dénégations par certaines institutions de la réalité vécue par les citoyens.

    Un des pires sites pollués de France

    Faut-il le rappeler, Salsigne a été la plus grande mine d’or de France, et la plus grande mine d’arsenic du monde ! Des déchets bourrés d’arsenic (et de quelques autres produits aussi peu sympathiques) sont encore là, mal stockés dans d’énormes buttes qui fuient, avec une installation de traitement des eaux qui laisse passer 10% de l’arsenic, soit plusieurs tonnes par an qui finissent dans la vallée de l’ORBIEL…

    Non, cette pollution n’est pas naturelle

    S’il y a naturellement de l’arsenic dans cette zone, les niveaux de pollution constatés n’ont rien de naturel comme tente de le faire croire l’Agence Régionale de Santé (ARS). L’arsenic intégré dans une roche massive n’est pas la même chose que l’arsenic présent dans des montagnes de déchets broyés. Essayez de faire un café avec des grains de café entiers ou moulus, et vous comprendrez la différence. La pollution très élevée du secteur est le résultat de l’exploitation industrielle de la mine pendant plusieurs siècles, aggravée dans les dernières années par une entreprise mafieuse qui a importé des déchets supplémentaires sur le site. Vouloir faire croire autre chose ici est profondément malhonnête et irresponsable.

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