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  • Pollution de l’air : l’(in)action de la France renvoyée devant la cour de justice européenne

    Communiqué de FNE

    Le 30 janvier dernier, le ministre de la Transition Ecologique et Solidaire était rappelé à l’ordre par l’Union Européenne. Celle-ci lui donnait 10 jours pour lui présenter des mesures afin d’améliorer la qualité de l’air. La Commission européenne a rendu son verdict ce jeudi 17 mai: le plan d’action présenté par la France n’est pas assez ambitieux et la France devra rendre des comptes concernant le dioxyde d’azote (NO2), le polluant mis sur le devant de la scène par le Dieselgate. France Nature Environnement s’inquiète du manque d’application des mesures et demande au gouvernement de passer à la vitesse supérieure.

    Trop polluer coûte déjà cher à la France… et l’addition pourrait être salée

    Troisième cause de mortalité en France, la pollution de l’air coûte chaque année 100 milliards d’euros au pays. Son coût sanitaire n’est pas prêt de diminuer puisque depuis près de 10 ans, la France dépasse régulièrement les seuils de pollution à ne pas dépasser pour les particules fines et le dioxyde d’azote1

    Bien que le plan d’action présenté par la France soit peu convaincant aussi bien concernant la réduction de la pollution aux particules fines ou au dioxyde d’azote, le pays sera convoqué devant la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) uniquement sur ses dépassements des seuils de pollution européens de dioxyde d’azote. La CJUE a le pouvoir de forcer les pays mis en cause à prendre des mesures supplémentaires rapidement pour réduire la pollution de l’air et imposer de lourdes amendes aux pays en infraction.

    La pollution de l’air est 14 fois plus meurtrière que les accidents de la route et est responsable d’au moins 48 000 décès de prématurés chaque année en France, soit 9% de la mortalité totale.

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  • Pesticides : tops et flops de ce mois d'avril

    Ce mois d'avril 2018 a été chargé en actualité sur le dossier pesticides. Le gouvernement a présenté son « plan pesticide » et le sujet a également été évoqué dans le cadre de la loi alimentation. L'exécutif européen a lui avancé sur le dossier alors que les apiculteurs ont alerté sur l'hécatombe en cours dans les ruches. Que retenir des bonnes et moins bonnes nouvelles du mois ? France Nature Environnement fait le point.

    Les tops pour la biodiversité et la santé publique

    Du côté de la France

    Nouvelle définition des néonicotinoïdes : ces pesticides tueurs de pollinisateurs seront interdits en France à partir du 1er septembre 2018. La nouvelle du mois ? Les députés proposent une nouvelle définition, plus juste, de ces substances. Résultat : davantage de pesticides sont inclus dans l'interdiction, le sulfoxaflor notamment. Reste à voir si cette nouvelle définition plus protectrice sera définitivement adoptée à la fin du mois de mai.

    Zones de Non traitement pour protéger les riverains : ces espaces sans pesticides à proximité des habitations sont réclamés depuis longtemps par France Nature Environnement pour protéger la population de l’impact nocif de ces substances sur la santé. Alors que le sujet avait été totalement écarté, c’est le gouvernement qui le remet sur la table. Il s’est ainsi engagé à porter des mesures de protection des riverains dans la future loi et c’est une bonne nouvelle.

    Du côté de l'Europe

    Interdiction de 3 néonicotinoïdes en Europe : les États membres ont enfin décidé d’interdire 3 des substances les plus dangereuses. Une majorité qualifiée d’États a donc validé la proposition de la Commission européenne. Exit donc clothianidine, imidaclopride et thiamétoxame utilisés en extérieur. Toutes les molécules néonicotinoïdes n’y sont pas, mais c’est un début. À quand un alignement de l’Europe sur l’interdiction française, plus protectrice pour nos abeilles ?

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  • Neutralité carbone et devenir de nos forêts : le gouvernement fait fausse route

    Communiqué de FNE.

    Le ministère de la Transition écologique et solidaire révise actuellement les 2 plans d’action visant à atteindre la neutralité carbone en 2050 : la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) et la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Parmi les grandes lignes évoquées, l'une d'entre elles inquiète tout particulièrement France Nature environnement : l’augmentation de la récolte de bois et son utilisation massive en bois énergie pour diminuer notre dépendance aux énergies fossiles. Sans garantie prise pour encadrer ces récoltes, cette stratégie est dangereuse pour la biodiversité et contre-productive pour le climat.

    La forêt : un atout pour atteindre la neutralité carbone

    A elle seule, la forêt absorbe l’équivalent de 12% des émissions annuelles de CO2 de la France. En parallèle, l’utilisation du bois de nos forêts en tant que source d’énergie permet d’éviter environ 3,5% des émissions de CO2 par an. La forêt et le bois sont donc de véritables atouts pour atteindre la neutralité carbone et répondre aux enjeux du développement durable et de lutte contre les dérèglements : tout l’enjeu est de trouver l’équilibre entre ces deux approches.

    Pour France Nature Environnement, la forêt peut satisfaire nos besoins en bois matériau et en énergie, tant que le potentiel de production biologique est respecté et que la conservation des habitats et espèces n’est pas remise en cause.

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  • Montagne d'Or : un débat public capital pour l'avenir de la Guyane

    Communiqué de FNE le 03.04.2018

    Un débat public utile pour démontrer la non-pertinence de l’exploitation minière du site de la Montagne d’Or images?q=tbn:ANd9GcQDkC84rgsmGSQfL8PIk1A61RyEgsil4rOUsEuFfvxiT7WAl7eQBwen Guyane ? Le 7 mars s’est ouvert pour 4 mois le débat public sur le projet de méga mine d’or en Guyane, sur demande de France Nature Environnement. L’industriel s’y prête, contraint et de mauvaise grâce car c’est l’occasion en Guyane comme en métropole de soulever les faiblesses technologiques et sociales du projet ainsi que le désastre écologique que l’exploitation de la Montagne d’Or représenterait. Alors que la première réunion publique se tient aujourd’hui à St Laurent du Maroni, France Nature Environnement et Guyane Nature Environnement font le point sur les enjeux sociaux, sanitaires et environnementaux liés à la Montagne d’Or et rappellent qu’un autre projet de territoire est possible.

    Un choix de société déterminant pour l’avenir de la Guyane

    Le gigantisme de ce projet minier en pleine forêt amazonienne, les enjeux économiques, sociaux et environnementaux de la Guyane posent le grave problème du choix de développement du territoire. Soit parier sur le court terme et l'apparente facilité en misant sur l’exploitation aurifère industrielle non durable, soit proposer un développement pérenne du territoire qui préserve les particularités et les valeurs de la Guyane et sert l'ensemble de la population.

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  • Tous au compost !

    Communiqué de FNE

    L'édition 2018 de la Semaine nationale du compostage de proximité aura lieu du 24 mars au 8 avril. L’occasion d’initier petits et grands à cette pratique qui présente des intérêts environnementaux mais aussi économiques et sociaux.

    Le compostage, qu’est-ce-que c’est ?

    Le compostage est un processus biologique qui consiste à transformer et valoriser des déchets organiques (ou biodéchets) en un produit semblable à un terreau, le compost. Le compostage se traduit par une fermentation aérobie des déchets (en présence d’oxygène) qui fonctionne grâce à l’action de toute une faune dans laquelle on retrouve des bactéries, des champignons, des insectes et des vers. Le compost obtenu à l'issue du procédé est un amendement organique naturel qui peut être utilisé directement dans des plantations ou des cultures pour améliorer la fertilité du sol.

    Pour rappel, sont considérés comme des biodéchets :

    • Les déchets non dangereux d’origine végétale (déchets liés à l’entretien des jardins et espaces verts) ;
    • Les déchets non dangereux d’origine alimentaire (restes de préparation de repas ou de plats non consommés, produits retirés de la vente, huiles alimentaires…) ;
    • Les déchets de papier et d’emballages biodégradables.

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  • Un état de catastrophe pas si naturelle que ça

    Le gouvernement vient de décréter l’état de catastrophe naturelle pour 275 communes suite aux récentes inondations. Une situation qui se répète d’année en année, sans qu’aucune leçon n’en soit tirée. France Nature Environnement rappelle que ces dégâts pourraient pourtant être en grande partie évités, à condition de revoir notre politique d’aménagement du territoire pour permettre à la nature de jouer son rôle de régulateur.

    Des phénomènes naturels aux dégâts dus à notre gestion du territoire

    L’inondation est la première cause de déclaration d’état de catastrophe naturelle en France : près de la moitié des communes françaises sont concernées par ce risque. Si la pluie et les crues sont des phénomènes naturels, le fait qu’ils génèrent de telles inondations et de tels dégâts est dû pour l’essentiel à notre façon d’aménager le territoire.

    L’imperméabilisation des sols, la construction sur de nouvelles zones à risques, l’édification systématique de digues, la destruction de zones naturelles et agricoles qui permettent de réguler les inondations… ne sont plus acceptables. Il est urgent de modifier notre mode d'aménagement du territoire et de s’appuyer sur des solutions fondées sur la nature pour éviter d’en arriver à de telles catastrophes :  il est nécessaire que tous les territoires à risque inondation soient couverts par un plan de prévention des risques, annexé sans délai au plan local d’urbanisme et opposé avec rigueur aux permis de construire.

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  • Les zones humides, véritables alliées face aux crues

    Communiqué de FNE le 31.01.2018

    Près d’un millier d’experts viennent de placer les risques environnementaux liés aux conditions météorologiques extrêmes en première position des risques mondiaux globaux en 2018. Les fortes crues actuelles nous le rappellent une fois de plus : les effets des changements climatiques sont aujourd’hui indéniables. Pour lutter contre ces événements extrêmes, certains milieux naturels, les zones humides, sont nos meilleurs alliés. Alors que la Journée Mondiale pour les zones humides se tiendra le 2 février prochain, France Nature Environnement rappelle que celles-ci ont un rôle primordial à jouer, et ce également en milieu urbain, et qu’il est nécessaire de les préserver.

    Lutter contre les inondations grâce aux zones humides

    Dans les espaces urbains[1], les zones humides prennent différentes formes : mares, marais, tourbières, étangs, lagunes, estuaires, prairies humides, boisements humides, bords des cours d’eau... Ces milieux naturels peuvent être artificialisés, aménagés par l'Homme. C’est le cas par exemple des mares dans les parcs et jardins urbains. Regorgeant de bienfaits, les zones humides sont pourtant encore trop souvent considérées comme inutiles : en France, 67 % d'entre elles ont disparu entre 1960 et 1990.

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