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politique internationale

  • L’allié que l’on sacrifie

    Au début du XIXe siècle, les monarques kurdes qui régnaient sur les principautés semi-autonomes aux confins de l’Empire ottoman et de l’Iran Qadjar n’ont pas compris que l’avenir de leur peuple passait par la création d’un État-nation. Il a fallu attendre la fin de la première guerre mondiale pour que cette revendication se concrétise, grâce notamment à des cercles d’intellectuels et de notables. C’est ce retard que paie, aujourd’hui encore, le « plus grand peuple du monde sans État », éparpillé entre l’Irak, l’Iran, la Syrie et la Turquie.

    Les raisons du malheur kurde, car c’est bien ainsi qu’il faut nommer cette longue succession d’indépendances refusées, de revers militaires, de révoltes matées, de trahisons et de massacres de populations civiles, ne se limitent pas à une absence de vision de la part de princes incapables de penser au-delà du fait tribal et de résister à l’hégémonie centralisatrice de l’Empire ottoman. L’histoire, elle aussi, n’a pas fait de cadeaux aux Kurdes. Au Proche-Orient et dans la péninsule arabique, de nombreux peuples ont bénéficié d’heureux coups du sort, souvent liés aux appétits coloniaux des grandes puissances occidentales. Il en fut ainsi de la naissance de l’Irak, du Qatar et des Émirats arabes unis, le sous-sol gorgé de pétrole de ces États créés de toutes pièces aiguisant les appétits du Royaume-Uni.

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  • 2020, l’année de la fin pour Gaza

    Par Gidéon Levy, Haaretz, 2 janvier 2020

    C’est comme ça quand on s’amuse, le temps file. Il y a huit ans, en 2012, les Nations Unies ont publié un rapport intitulé « Gaza en 2020 : un endroit vivable ? » La réponse était contenu dans le corps du rapport : non. Sauf si des mesures étaient mises en œuvre pour la sauver.

    Aucune réelle mesure n’a été prise mais les projections dans ce rapport sévère ne sont en plus pas confirmé : la situation est bien pire que ce qu’il prédisait.

    Il y a un Tchernobyl à Gaza, à une heure de Tel Aviv. Et Tel Aviv n’est pas gêné par cela. Pas plus que ne l’est le reste du monde. Les analyses des informations de la dernière décennie incluent tout le reste, excepté le désastre humanitaire qui se déroule dans l’arrière cour d’Israël, et pour lequel Israël est principalement à blâmer, est responsable.

    Au lieu de prendre ses responsabilités pour les avoir expulsés et conduits à Gaza en 1948, et d’essayer de compenser et réparer ce qui a été fait, à travers réhabilitation et assistance, Israël poursuit les politiques de 1948 d’une autre façon : une cage au lieu d’une expulsion, la prison au lieu du nettoyage ethnique, le siège au lieu de la dépossession.

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  • Algérie : main dans la main avec le peuple algérien pour la démocratie et la liberté

    Communiqué commun

    Le peuple algérien se révolte. Pacifiquement, et depuis le 22 février 2019, il réclame jour après jour le passage à un ordre démocratique, la garantie de tous les droits humains, la liberté d’expression, l’égalité et la fin de la corruption.

    En réponse, les autorités algériennes organisent la répression avec l’aide d’une justice qui leur est inféodée. Ce sont plusieurs centaines d’hommes et de femmes, dont de nombreux défenseurs des droits humains et syndicalistes autonomes, qui sont poursuivis, condamnés et emprisonnés. Ces femmes et ces hommes n’ont commis aucun crime, aucun délit, ils ont simplement exprimé leur refus d’un système qui les piétine et détruit leur pays.

    Nous taire serait une forme de complicité et en exprimant notre solidarité au peuple algérien et à celles et ceux victimes de la répression nous ne faisons que réaffirmer notre attachement à l’universalité des droits humains, en Algérie comme ailleurs.

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  • Rallye Dakar en Arabie Saoudite : la course ne doit pas occulter la situation désastreuse des droits humains dans le pays

    Communiqué commun

    Paris, le 3 janvier 2020. Alors que le prochain rallye Dakar se déroulera du 5 au 17 janvier en Arabie Saoudite, la FIDH et ses trois organisations membres dans le Golfe, en Arabie Saoudite et en France – le Gulf Center for Human Rights (GCHR), ALQST et la Ligue des droits de l’Homme (LDH), craignent que la médiatisation de cet événement ne soit utilisée pour dissimuler le bilan des droits humains calamiteux du pays. Elles appellent les organisateurs du Rallye et les concurrents à évoquer publiquement cette situation et à faire pression sur les autorités saoudiennes pour qu’elles libèrent et abandonnent les poursuites contre les défenseur.e.s des droits humains dans le pays.

    Ces dernières années, en complément de son programme de réformes économiques et de modernisation du pays « vision 2030 », l’Arabie Saoudite n’a pas ménagé les campagnes de communication de grande ampleur et les efforts afin d’améliorer son image, largement ternie par son engagement au Yémen et la répression féroce qui s’abat sur toutes les formes de dissidences dans le pays.

    Elle s’est notamment lancée dans une vaste campagne d’achats et de financements d’événements culturelsimages?q=tbn:ANd9GcQDQYh8WUKTPfNC9hF5sz6ofJbTcftFcG8F3Cn_CJJYK3xFYAedFQ&s et sportifs. Depuis le meurtre du journaliste et dissident Jamal Khashoggi, cette tendance s’est accélérée. La France, partenaire stratégique, diplomatique et militaire, fait figure de cible de choix dans cette stratégie d’achats d’événements et de mise en place de partenariats.

    Ces moyens considérables déployés par le régime saoudien ne doivent pas faire oublier la désastreuse situation des droits humains dans le pays, qui doit être rappelée à l’occasion du Rallye Dakar.

    Le royaume continue d’appliquer largement la peine capitale (plus de 180 exécutions en 2019 ; 150 en 2018). Le 23 avril 2019, soit deux jours avant la conférence de presse organisée à Al-Qiddiya pour annoncer le programme du rallye Dakar, 37 détenus étaient exécutés, dont des personnes mineures lors de leurs arrestations. Les méthodes d’exécution sont particulièrement brutales : décapitation, lapidation en cas d’adultère.

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  • De Grozny à Idlib, dire non à la stratégie de Poutine de l’écrasement des civils sous les bombes

    En cette fin d’année 2019, il n’y a pas de trêve pour la population civile d’Idlib qui subit des bombardements intensifs des aviations russe et syrienne, faisant chaque jour des morts. Avec l’arrivée au large des cotes syriennes du croiseur russe Admiral Grigorovich des attaques massives par missiles de croisière mer-sol sont à redouter.
    Au lendemain du veto de Moscou et Pékin jugé « honteux » par les Etats Unis, à un projet de résolution concernant l’aide humanitaire transfrontalière de l’ONU, les ONG ont mis en garde contre une probable catastrophe humanitaire.

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  • Pétition : Liberté pour Julian Assange !

    Le sort de Julian Assange dépend de toutes et tous. Le monde de la culture et les citoyens de France répondent à l’appel de Julian.

    Aujourd’hui, à Londres, Julian Assange est enfermé depuis sept mois dans l’isolement le plus cruel, sous médicaments, à Belmarsh, une prison de haute sécurité créée en 2001 pour enfermer les plus dangereux terroristes.

    Parce que les juges lui refusent ses droits les plus élémentaires, Julian Assange est mis au secret, dans des conditions inhumaines, oublié des grands médias, presque sans contact avec ses avocats, sans outils pour pouvoir préparer sa défense. Il ne peut sortir de sa cellule qu’une demi-heure par jour.

    Selon Nils Melzer, rapporteur spécial à l’ONU, il y est « soumis à une torture psychologique aux lourdes conséquences physiques, qui met sa vie en danger immédiat ».

    Auparavant, Julian Assange a vécu six ans dans une pièce de l’ambassade d’Équateur à Londres, un refuge dérisoire d’où il pouvait encore au moins faire dignement face aux campagnes de calomnies orchestrées contre lui. Cela fait donc plus de sept ans qu’il est privé de liberté.

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  • Iran : Des milliers de victimes de la répression post-contestation

    Publié le 19.12.2019 par Amnesty International.

    Entre le 15 et le 18 novembre, au moins 304 personnes ont été tuées et des milliers ont été blessées lors de la répression meurtrière des manifestations en Iran.

    Les autorités iraniennes ont poursuivi leur répression féroce en arrêtant des milliers de manifestants, ainsi que des journalistes, des défenseurs des droits humains et des étudiants.

    Nous avons mené des entretiens avec des dizaines de personnes en Iran. Ces récits poignants de témoins laissent à penser qu’après avoir massacré des centaines de participants aux manifestations nationales, les autorités ont orchestré une répression à travers tout le pays en plaçant des personnes en détention au secret, en recourant aux disparitions forcées, à des actes de tortures et autres mauvais traitement. L’objectif :  instiller la peur et dissuader les citoyens de raconter ce qui s’est passé.

    Une vague d’arrestations massives

    Le 17 novembre, troisième jour des manifestations, les médias officiels ont annoncé que plus de 1 000 manifestants avaient été interpellés. Selon plusieurs sources indépendantes, les forces de sécurité ont effectué des rafles à travers le pays pour arrêter des citoyens à leur domicile ou sur leur lieu de travail. Certaines prisons et centres de détention seraient surpeuplés. Les personnes arrêtées sont également enfermées dans des écoles et des casernes militaires.

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