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politique internationale

  • Quand Trump encourage l'extrême-droite

    Extraits de l’article de RFI du 16.08

    Donald Trump persiste et signe : les responsabilités des violences à Charlottesville sont partagées. Des propos tenus lors d’une conférence de presse chaotique hier et qui suscitent l’indignation d’une majorité de la presse américaine. D’après le New York Times, le président américain a raté encore une fois une occasion de « condamner les néonazis et les suprématistes blancs ».

    (...)

    « Ces propos reprennent les arguments des nationalistes et des militants de l’extrême-droite, selon lesquels les médias n’accordent pas suffisamment d’attention au mouvement d’extrême gauche », estime le New York Times. Et le journal de conclure : avec de telles prises de positions, Donald Trump encourage l’extrême-droite comme aucun président avant lui.

    Du coup, les suprématistes blancs ont de quoi jubiler. « Hier, c’était un jour fantastique pour David Duke (un ancien dirigeant du Ku Klux Klan NDLR) et les racistes », écrit le Washington Post. Le président donne un nouvel élan aux suprématistes blancs, renchérit le site Politico. D’ailleurs, David Duke a immédiatement réagi en saluant les propos présidentiels.

     

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  • Hiroshima, Nagasaki : où en est-on 72 ans après ?

    Communiqué de Greenpeace  le 7 août 2017(extraits).

    L’ONU a adopté le mois dernier un projet de traité visant à bannir les armes nucléaires. Greenpeace se réjouit que les idées qu’elle défend depuis plus de 40 ans aient enfin fait leur chemin dans la communauté internationale. Cependant, elle condamne l’attitude du Japon et des États qui possèdent l’arme nucléaire (dont la France) : en refusant de participer aux négociations, ils ont trahi la mémoire des victimes d’Hiroshima et de Nagasaki et les espoirs des survivants.

    Septembre 1971. Les États-Unis mènent des essais nucléaires sur l’île d’Amchitka, au large de l’Alaska. Une dizaine de militants pacifistes décident de s’opposer à cette folie nucléaire. Ils affrètent un bateau et se rendent sur place. Greenpeace était née.

    Près de 50 ans plus tard, en juillet 2017, les Nations unies adoptent enfin un traité visant à bannir les armes nucléaires. Ce texte interdit de mettre au point, de tester, de fabriquer, de posséder et d’utiliser des armes nucléaires, mais aussi de menacer d’en faire usage. Il sera ouvert à la ratification des États à partir du 20 septembre.

    (...)

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  • Colombie : Les plaies béantes d'un conflit .

    Publié le 06.08.2017 par Amnesty International.

    Si l’accord de paix signé le 24 novembre dernier entre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) et le gouvernement de Juan Manuel Santos, prix Nobel de la paix 2016, au bout de six ans de longues négociations, est historique, il reste encore un long chemin à parcourir.

    Là où les bombardements et les affrontements des FARC avec l’armée ont cessé, les populations civiles revivent. Mais le pays n’est malheureusement pas encore complètement pacifié : il reste d’autres acteurs armés – paramilitaires, autres guérillas, trafiquants de drogue, d’or ou d’armes – prêts à investir les territoires abandonnés par les FARC. La Colombie doit ensuite panser ses plaies après les crimes de ce demi-siècle de guerre : déplacements de populations, massacres, assassinats, tortures, disparitions forcées, violences sexuelles… Une « justice transitionnelle » va être chargée durant les dix prochaines années, d’élucider ces crimes et de juger leurs responsables.

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  • Des navires de guerre italiens pour repousser les réfugiés au lieu de les protéger

    Publié le 02.08.2017 par Amnesty International.

    En proposant de déployer des navires de guerre pour patrouiller dans les eaux territoriales libyennes, les autorités italiennes cherchent à se soustraire à leur obligation de secourir les réfugiés et les migrants en mer et d'offrir une protection à ceux qui en ont besoin.

    Il est prévu que six navires soient déployés pour aider les garde-côtes libyens à intercepter et renvoyer les réfugiés et les migrants en Libye, où ils seront exposés à de terribles violations des droits humains. Il est probable que les militaires italiens soient autorisés à recourir à la force contre les passeurs et les trafiquants, et les réfugiés et les migrants pourraient se retrouver pris entre deux feux.

    Au lieu d'envoyer des bateaux pour aider à sauver des vies et offrir une protection à des réfugiés et des migrants désespérés, l'Italie prévoit de déployer des navires de guerre pour les repousser vers la Libye.

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  • Turquie : le procès du journal Cümhuriyet

    Edito du Jeudi 27 juillet 2017 du site Cartooning for Peace (extraits).

    Le lundi 24 juillet 2017 a débuté, au palais de justice de Caglayan, à Istanbul, le procès de 17 membres de l’équipe du journal turc Cümhuriyet, arrêtés il y a neuf mois. Ils sont accusés de soutenir une « organisation terroriste », plus précisément celle de Fethullah Gülen, présentée par Ankara comme l’instigateur de la tentative de coup d’État du 15 juillet 2016.

    (...)

    Mise à jour du 28/07 : Le juge a ordonné la libération provisoire de sept des accusés, dont le dessinateur Musa Kart, mais a maintenu en détention préventive quatre figures de proue du quotidien Cümhuriyet : Kadri Gürsel, Ahmet Sik, le rédacteur en chef Murat Sabuncu et le patron du journal Akin Atalay. Le procès devrait reprendre le 11 septembre 2017.

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    Dessin de Semih Poroy (Turquie )pour Libération

    Onze des détenus de l'équipe de Cümhuriyet. Debout de gauche à droite: Kadri Gürsel, Murat Sabuncu, Kemal Güngör, Ahmet Sik, Turhan Günay et Musa Kart. Accroupis de gauche à droite: Önder Çelik, Güray Öz, Akin Atalay, Hakan Kara et Bülent Utku.

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  • 20 juillet 2017 – « Macron, Netanyahou, Orban et Soros »

    Tribune de Michel Tubiana, président d’honneur de la LDH, parue dans  Mediapart  le 20 juillet 2017.

    Les points communs entre ces quatre personnes n’ont rien d’évident. C’est plutôt au croisement de plusieurs actualités que se situe l’intérêt de leur rapprochement : la position de la France dans le conflit israélo-palestinien, les postures autoritaires et antisémites d’Orban, le talon de fer que subissent les Palestiniens et un financier international qui a initié une ONG qui appuie les luttes pour la démocratie et contre les discriminations. Et, au-delà de ces événements factuels, ce sont les signifiants qu’ils véhiculent qui font sens.

     Les faits sont connus. Le président de la République française juge bon d’inviter B. Netanyahou à la commémoration du Vél’d’Hiv au cours de laquelle il mélange, au grand plaisir de son invité, antisionisme et antisémitisme. Orban tente de fermer l’Université libre initiée par Soros (et dans laquelle il avait étudié…) et s’en prend à ce dernier dans une forme si manifestement antisémite que cela fait réagir la communauté juive de Hongrie, laquelle, initialement soutenue par l’ambassade d’Israël dans ce pays, est ensuite désavouée par Netanyahou qui ne voit dans Soros que celui qui soutient les ONG israéliennes opposées à sa politique.

    De cela on peut tirer quelques enseignements.

     

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  • La directrice d’Amnesty Turquie maintenue en prison avec 5 autres défenseurs

    Les procureurs turcs avaient 12 jours pour établir les faits et se rendre à l’évidence : ces dix militants sont innocents. Leur décision d’en maintenir 6 en détention prouve qu’il s’agit d’une persécution à caractère politique qui laisse présager un futur bien sombre dans ce pays.

    L’inculpation des dix défenseurs des droits humains constitue un effroyable affront à la justice. Le placement en détention de six d'entre eux est un nouveau pas franchi pour la répression en cours dans ce pays.

    Des accusations grotesques

    Au terme de 12 jours de garde à vue, la justice turque a donc placé 6 défenseurs des droits humains, dont Idil Eser, directrice d’Amnesty International en Turquie, en détention provisoire dans l’attente de leur procès. 4 d’entre eux ont été libérés de manière conditionnelle mais font encore l’objet d’une enquête. Tous sont inculpés sans fondement de « commission d’un crime au nom d’une organisation terroriste sans en être membre ».

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