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  • Depuis le début du conflit en Iran, les compagnies pétrolières engrangent 81,4 millions d’euros de profits de guerre par jour dans l’Union européenne

    Communiqué de Greenpeace publié le premier avril 2026

    Une étude commandée par Greenpeace Allemagne montre que les compagnies pétrolières dans l’Union européenne réalisent quotidiennement 81,4 millions d’euros de sur-profits depuis le début de la guerre en Iran, comparé à leurs profits avant-guerre (1). En France, elles amassent en moyenne 11,6 millions d’euros de plus par jour. Il est urgent que les gouvernements européens taxent les profits des compagnies pétrolières pour alléger les factures d’énergie des plus vulnérables et accélérer les investissements dans des énergies renouvelables sûres, bon marché et locales.

    Lire le rapport complet (en anglais) 

    Le rapport montre que l’augmentation des prix à la pompe est largement supérieure à celle des prix sous-jacents du pétrole brut. En d’autres termes, l’ensemble de l’industrie des énergies fossiles a vu ses profits exploser, alors que des millions de personnes peinent à payer leurs factures d’énergie. Greenpeace France appelle les gouvernements européens à introduire des taxes permanentes supplémentaires sur les profits des entreprises pétrolières et gazières (2), dont le produit serait utilisé pour réduire les factures d’énergie et accélérer l’indépendance énergétique européenne grâce à la sobriété, à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables, et à soutenir les communautés impactées par la crise climatique en Europe et dans le reste du monde.

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  • De 380 à 650 milliards d’euros : le réel coût de la relance du nucléaire

    Analyse de Greenpeace, publiée le 11 mars 2026

    À la veille du Conseil de politique nucléaire, Greenpeace France publie une évaluation de l’ensemble des coûts relatifs à la relance du nucléaire prévue dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie publiée le 12 février dernier.

    Alors que la PPE3 ne comporte aucun réel chiffrage complet et robuste, l’analyse de Greenpeace montre que la relance du nucléaire coûterait de 380 à 650 milliards d’euros d’ici à 2050, uniquement dans le cadre de la relance du nucléaire. 

    Télécharger l’analyse  

    Les autorités françaises, toujours promptes à parler d’économie et d’austérité budgétaires, ont fixé un cap énergétique surnucléarisé sans aucun chiffrage, illustrant une fois encore l’exception dont bénéficie le nucléaire en France. Quand on examine sérieusement ce que va coûter cette relance du nucléaire, on comprend que le gouvernement ait préféré contourner le Parlement”, constate Nicolas Nace, chargé de campagne Transition énergétique pour Greenpeace France.

    À partir des données fournies par la Cour des comptes, l’État ou les industriels du nucléaire, Greenpeace a évalué les coûts des postes les plus importants décidés par la PPE3 :
    construction de 23 GW de nouveaux réacteurs EPR2, prolongation du fonctionnement du parc actuel, étude et valorisation de démonstrateurs de réacteurs RNR et SMR mais aussi retraitement et valorisation des combustibles usés.

    Le constat est implacable : entre 380 et 650 milliards d’euros seront nécessaires pour la mise en œuvre de ce plan de relance du nucléaire.

    “Ces coûts sont vertigineux, souligne Florence de Bonnafos, chargée de mission Économies et Finances pour Greenpeace France. L’argent magique semble toujours exister quand il est question de nucléaire. Les expériences récentes de construction d’EPR nous montrent que le secteur est incapable de maîtriser ses coûts. Pourtant, le gouvernement peut décider de la construction de six voire 14 EPR2 sans chiffrage fiable ni du coût ni du financement de ce projet, alors qu’il est prévu d’avoir massivement recours à l’argent public, c’est-à-dire celui des contribuables... »

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  • Nucléaire / Russie : Greenpeace bloque l’arrivée d’un cargo à Dunkerque

    communiqué de Greenpeace, publié le 2 mars 2026

    Depuis 4h10 ce matin, une vingtaine d’activistes de Greenpeace France bloquent le cargo Mikhaïl Dudin, en provenance de St Pétersbourg, dans le port de Dunkerque pour dénoncer le commerce nucléaire entre la Russie et la France.

    Greenpeace France demande aux autorités françaises de faire toute la lumière sur les contrats liant EDF, Framatome et Orano à la Russie et son bras armé l’entreprise d’Etat Rosatom, et d’exiger leur rupture ou celle de toutes relations d’affaires liant ces industries françaises à Rosatom.

    Depuis le début de l’invasion globale de l’Ukraine par la Russie il y a maintenant quatre ans, le ballet des cargos Baltiyskiy 202 et Mikhaïl Dudin n’a pas cessé, déchargeant d’importantes quantités d’uranium au port de Dunkerque.

    « À de nombreuses reprises, nous avons observé le déchargement d’uranium enrichi russe ou d’uranium naturel depuis ce cargo. Qu’y a-t-il dedans aujourd’hui ? Seuls Orano, EDF et/ou Framatome le savent pour l’instant. Face à l’opacité de ce trafic, la lumière sur ce commerce doit être faite », souligne Pauline Boyer, chargée de campagne sur le nucléaire pour Greenpeace France.
    « Nous bloquons l’arrivée de ce cargo en provenance de Russie pour stopper le flux d’uranium entre la Russie et la France. Ce commerce qui alimente indirectement la guerre de Poutine doit cesser. La France devrait envoyer un signal politique et diplomatique fort pour sanctionner Rosatom, une entreprise devenue criminelle depuis qu’elle a pris le contrôle de la centrale nucléaire de Zaporijia en Ukraine, fait inacceptable qui met en danger le peuple ukrainien et la communauté internationale ».

    La France et la Russie, deux des pays les plus nucléarisés au monde, entretiennent depuis longtemps des liens commerciaux au sujet de l’atome. Mais ce qui pouvait sembler un simple business est, depuis le début de l’invasion globale de l’Ukraine en février 2022, une indécence dont la France devrait avoir honte.
    Alors qu’Emmanuel Macron affiche son soutien à l’Ukraine et prône un renforcement militaire de l’Europe face à la Russie, la France continue de commercer avec Moscou, en particulier dans le secteur nucléaire et à s’activer pour le préserver de toute sanction au niveau européen [1].

    « La dépendance du nucléaire civil à Rosatom empêche le gouvernement français d’être cohérent sur la scène internationale à cause de ses contrats russes, et notamment la nécessité d’approvisionnement en uranium pour faire fonctionner les centrales. Le nucléaire risque de plonger la France dans une insécurité énergétique de plus en plus forte. La nouvelle Programmation Pluriannuelle de l’énergie faisant primer un nouveau programme nucléaire au détriment des économies d’énergies, de l’efficacité énergétique et du développement des énergies renouvelables va encore aggraver la situation » rappelle Pauline Boyer [2].

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  • Procédure-bâillon d’Energy Transfer : les entités de Greenpeace vont faire appel du jugement

    Communiqué de Greenpeace, publié le 28 février 2026

    Greenpeace International et les entités concernées de Greenpeace aux États-Unis ont annoncé qu’elles demanderont un nouveau procès et, si nécessaire, feront appel de la décision auprès de la Cour suprême du Dakota du Nord, à la suite du jugement rendu le 27 février par un tribunal de district de cet État accordant 345 millions de dollars à Energy Transfer (ET). Cette procédure-bâillon intentée par la compagnie pétrolière américaine n’est qu’une tentative flagrante de faire taire la liberté d’expression, de rayer de l’histoire le rôle prédominant des peuples autochtones à Standing Rock et de punir la solidarité avec la résistance pacifique qui s’est organisée contre la construction de l’oléoduc Dakota Access. Aux Pays-Bas, où elle a son siège, Greenpeace International continuera également à demander des dommages et intérêts pour les poursuites abusives d’ET en vertu de la législation européenne contre les procédures-bâillons.

    « Energy Transfer ne parviendra pas à nous faire taire. Greenpeace International continuera à résister à ces tactiques d’intimidation. Nous ne nous laisserons pas réduire au silence. Notre voix et celle de nos alliés du monde entier ne feront que retentir plus fort contre les entreprises polluantes et les milliardaires qui privilégient leurs profits au détriment du plus grand nombre et de la planète, a déclaré Mads Christensen, directeur général de Greenpeace International. Dans un contexte où des libertés durement acquises sont menacées et où la crise climatique s’accélère, les enjeux de cette bataille juridique revêtent une importance particulière. Grâce aux procédures d’appel aux États-Unis, ainsi qu’au recours anti procédure-bâillon déposé par Greenpeace International aux Pays-Bas, nous explorons toutes les options possibles pour obliger Energy Transfer à rendre des comptes concernant ces multiples poursuites abusives, et pour montrer à toutes les industries polluantes qui se croient toutes-puissantes que leurs attaques ne feront que renforcer notre mouvement et sa base citoyenne. »

    Le jugement publié hier par le tribunal rejette en partie la première décision rendue par un jury en mars dernier. Cependant, il accorde des centaines de millions de dollars de dommages et intérêts à ET sans s’appuyer sur un fondement juridique solide. Les entités de Greenpeace mises en cause continueront à faire valoir leurs arguments : leur responsabilité dans cette affaire ne saurait être engagée au titre de la Constitution américaine ; ET n’a pas présenté de preuves étayant ses demandes ; le tribunal a admis des preuves controversées et non pertinentes au cours du procès et a exclu d’autres preuves à l’appui de la défense ; le jury de Mandan ne pouvait pas être impartial[1][2].

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  • Energie : les ENR méritent mieux que des miettes de la PPE

    Communiqué de Greenpeace, publié le 09.02.2026

    Alors que les salariés et salariées des filières se mobilisent demain pour la survie de leurs emplois, à l’appel de plus de 40 CSE d’entreprises du secteur [1], Greenpeace France dénonce la politique désastreuse d’Emmanuel Macron et de ses gouvernements successifs sur les énergies renouvelables dont la publication prochaine de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) en est le bouquet final.

    Si Sébastien Lecornu se défend de tout moratoire, force est de constater que les renouvelables ne sortent pas renforcées des deux ans de retard pris par la PPE et des attaques incessantes à leur égard. La France ne saisit pas l’opportunité de rattraper son retard sur le sujet, elle qui stagne au 15e rang sur les 27 pays de l’Union européenne [2] .

    Pourtant, les énergies renouvelables sont des énergies sûres, fiables, rentables, créatrices d’emplois locaux et qui renforcent notre souveraineté énergétique.

    La France est l’un des pays d’Europe dont le potentiel d’énergies renouvelables est le plus important (vent, cours d’eau, ensoleillement), marqué par un soutien populaire élevé [3], des ressources que l’État ne semble pas vouloir exploiter à leur juste valeur.

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  • A l’approche du débat sur la loi Duplomb, l’offensive pour l’industrialisation de l’élevage continue !

    La loi Duplomb revient sur le devant de la scène politique à la faveur du débat imposé par le succès historique de la pétition citoyenne à l’Assemblée nationale. Cette mobilisation massive aurait dû ouvrir un débat de fond sur l’avenir des politiques agricoles et alimentaires. Au contraire, le gouvernement multiplie les initiatives s’inscrivant dans la même logique que cette loi. Alors que ce débat, longtemps reporté, est désormais fixé au 11 février, associations environnementales et de bien-être animal dénoncent les tentatives à répétition d’industrialisation de l’élevage sous couvert d’une prétendue « simplification administrative » et au nom d’une souveraineté agricole en trompe-l’œil.

    Loi Duplomb et ses suites : une accélération de l’industrialisation de l’élevage
    L’article 3 de la loi Duplomb prévoit un relèvement considérable des seuils d’autorisation ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement) pour les élevages : plus du double pour les poulets, +50 % pour les porcs et les poules pondeuses, +25 % pour les bovins. De nombreux projets d’élevages intensifs pourront ainsi échapper aux études d’impact environnemental et aux enquêtes publiques systématiques, malgré des risques avérés de pollutions locales. Il s’agit d’un choix politique fort en faveur de l’industrialisation de l’élevage, au détriment des élevages plus durables et à taille humaine.

    Les décrets d’application de cet article ont suscité une opposition massive lors de la consultation publique : plus de 22 000 contributions, majoritairement défavorables. Ils viennent pourtant d’être publiés, ce mardi 3 février.

    À cela s’ajoute un discret projet de loi d’adaptation au droit de l’Union européenne (DDADUE) en cours d’examen au Sénat. Ce dernier devrait habiliter le gouvernement à soustraire l’élevage à la législation des ICPE, par voie d’ordonnance (donc sans débat parlementaire), pour créer un nouveau régime spécifique. Ce choix introduit une incertitude majeure concernant les exigences réglementaires encadrant la création ou l’extension d’élevages industriels. La seule motivation semble être d’alléger (encore) la réglementation applicable à ces installations.

    Enième signal préoccupant, la préparation d’un décret sur l’harmonisation des procédures contentieuses en matière environnementale, qui n’a fait l’objet d’aucune concertation avec les associations spécialisées, et qui ouvre la voie à des procédures baillons en matière de contentieux d’élevage pour faire taire les oppositions.

    L’industrialisation à l’encontre de la souveraineté
    Le gouvernement justifie ces mesures au nom de la “compétitivité” et de la “souveraineté” alimentaire alors que les faits démontrent précisément l’inverse. L’industrialisation de l’élevage accroît la dépendance de la France aux importations :

    • 95 % du soja utilisé pour l’alimentation animale est importé, principalement d’Amérique latine ;
    • 80 % des engrais de synthèse, massivement utilisés pour produire l’alimentation des animaux, sont importés, principalement de Russie et de Biélorussie, et le reste produit à partir de gaz importé ;
    • 44 % des terres cultivées françaises servent à nourrir les animaux d’élevage, au détriment d’autres productions essentielles à l’autonomie alimentaire [1].

    Le nombre d’exploitations d’élevage a chuté d’un tiers en quinze ans, tandis que la taille moyenne des élevages a explosé [2], sans pour autant réduire les importations de viande, notamment de volaille (au contraire, elles augmentent). L’agrandissement des fermes n’a donc ni protégé les éleveurs, ni renforcé la souveraineté alimentaire.

    Pourtant, les filières d’élevage ne semblent toujours pas rassasiées et continuent de pousser pour davantage de déréglementation en faveur de l’agrandissement des élevages au nom de la compétitivité, faisant fi des dépendances induites et des enjeux sanitaires, climatiques, environnementaux, de bien-être animal, sans bénéfice direct pour une majorité des éleveurs.

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  • Le Traité mondial sur la haute mer entre enfin en vigueur

    Après deux décennies de mobilisation sur ce sujet, Greenpeace salue l’entrée en vigueur du Traité sur la haute mer ce 17 janvier 2026. Cette date marque également le lancement d’un compte à rebours crucial pour protéger 30 % des océans d’ici 2030 sous la forme de réserves marines, comme le recommandent les scientifiques. La France, en tant que 3ème puissance maritime, doit continuer d’incarner son rôle de pionnière au sein de la mobilisation internationale, en prenant la tête des efforts pour  identifier les sites prioritaires, développer les aires marines protégées en haute mer et y garantir un niveau de protection plus élevé.

    Pour François Chartier, chargé de campagne Océans chez Greenpeace France : « La haute mer abrite des millions d’espèces et des écosystèmes essentiels à l’équilibre des océans. Il ne nous reste que quatre ans pour protéger 30% des océans d’ici 2030. Chaque mois de retard entraîne davantage de dégâts pour des écosystèmes magnifiques et fragiles dont nous dépendons toutes et tous. Or, nous ne pouvons pas faire confiance aux organisateurs de gestion de la pêche ou à l’industrie pour privilégier spontanément la préservation des océans et cesser de les surexploiter : la responsabilité revient donc aux gouvernements de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour limiter l’influence des entreprises qui détruisent l’océan. Parmi eux, la France peut illustrer son ambition en créant la première vague de sanctuaires marins en haute mer ». 

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