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écologie

  • Tchernobyl : l’héritage toxique du nucléaire face à la guerre

    Communiqué de Greenpeace, publié le 14.04.2026

    Le 26 avril prochain marquera les 40 ans de la catastrophe de Tchernobyl, une des pires catastrophes nucléaires de l’histoire.

    L’héritage radioactif de cette zone contaminée est devenu encore plus dangereux depuis le début de l’invasion globale de l’Ukraine par la Russie en février 2022. L’occupation temporaire de Tchernobyl par les troupes russes, puis l’attaque de l’arche de confinement par un drone russe ont dégradé la situation de cette zone déjà vulnérable, source de danger pour la population aux alentours. Greenpeace suit l’évolution de la situation depuis le premier jour et travaille à la documentation des crimes de guerre et attaques russes sur la zone.

    Dans un nouveau rapport, Greenpeace Ukraine documente les conséquences de l’attaque menée par un drone russe l’année dernière sur l’arche de confinement, construite par la communauté internationale pour protéger de l’humidité et de la corrosion les vestiges du réacteur n° 4 accidenté sous son sarcophage, assurer une protection contre les risques nucléaires et garantir des conditions permettant un démantèlement du sarcophage dans l’objectif de neutraliser le risque inhérent à cette situation pour l’environnement et la population.

    Les dégâts de cette attaque vont encore retarder la mission périlleuse de démantèlement. Le rapport de Greenpeace illustre également la menace que constitue la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine pour les efforts internationaux visant à réparer les graves dommages subis par l’arche de confinement. Sans la mise en œuvre rapide de réparations, le sarcophage court un risque accru d’effondrement.

    Télécharger le rapport ici :“The impact of the Russian drone attack on the Chornobyl New Safe Confinement »

    Pauline Boyer, chargée de campagne Nucléaire et Transition énergétique pour Greenpeace France, s’est rendue récemment à deux reprises en Ukraine et à Tchernobyl :

    « Aujourd’hui, les risques radioactifs de Tchernobyl persistent, malgré tous les efforts déployés pour contenir et gérer son héritage toxique. Il s’agit de défis d’une complexité extrême. La frappe de drone russe a accru le risque d’effondrement du sarcophage avant qu’il ne puisse être démantelé avec précaution. Ce qu’il se passe à Tchernobyl illustre la vulnérabilité que représentent ces terres contaminées pour la population ukrainienne. La catastrophe est toujours en cours, et sa dangerosité est accentuée par les risques liés à la guerre. »

     

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  • La FNSEA veut en finir avec le principe de précaution

    Article de Nolwenn Weiler publié dans Basta! le 09.04.2026

    La FNSEA propose de supprimer le principe de précaution inscrit dans la Constitution pour le remplacer par le principe d’innovation. Le syndicat agricole recycle là un vieux projet des industriels de la chimie, du tabac et des pesticides. 

    « Supprimer le principe de précaution » et le remplacer par le « principe d’innovation ». C’est la dernière « trouvaille » d’Arnaud Rousseau, président de la FNSEA lors du 80e congrès du syndicat agricole qui s’est tenu à Caen, en Normandie, du 31 mars au 2 avril. L’idée semble si bonne que la FNSEA aimerait que les candidats à l’élection présidentielle l’intègrent dans leurs programmes et qu’ils envisagent une « impérieuse réforme constitutionnelle ».

    En effet, pourquoi s’embarrasser d’un principe qui invite à la prudence quant à l’usage de produits ou procédés potentiellement dangereux ? Et ce, alors même que les dommages sanitaires de nos modes de développement ne cessent de croître, particulièrement dans le domaine agricole. Une étude très solide publiée fin mars dans la revue Nature Health vient de mettre en évidence un important surrisque de cancer dans les territoires exposés aux pesticides....

    Le principe de précaution a été introduit dans la Constitution française en 2005, via la charte de l’environnement. Il impose que, lorsqu’un dommage risque d’« affecter de manière grave et irréversible l’environnement », les autorités publiques doivent veiller à « une évaluation des risques et à l’adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage ».

    C’est en vertu de ce principe que le Conseil d’État recommande une meilleure évaluation des risques pour la santé et l’environnement de l’acétamipride et du flupyradifurone. L’utilisation de ces deux pesticides est interdite en France depuis 2018, mais le sénateur Laurent Duplomb demande leur réautorisation, dans le cadre d’une nouvelle proposition de loi (dite Duplomb 2) pour les cultures de betteraves, cerises, noisettes et pommes.

     

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  • Projet de loi agricole : l’eau en danger​

    Communiqué de FNE publié le 07.04.2026

    Le Gouvernement présente demain en Conseil des Ministres un nouveau projet de loi agricole, sous la pression d’une partie du monde agricole industriel. Le texte comprend plusieurs dispositions dangereuses pour notre santé, notre environnement et notre capacité à développer une alimentation durable et délivrer de l’eau potable.

    Encourager l’irrigation illégale et la multiplication des stockages

    Aujourd’hui, dans plus d’un tiers de la France hexagonale, l’eau réellement disponible est inférieure aux prélèvements existants, qu’il s’agisse d’une période de sécheresse ou non. Nous sommes de plus en plus nombreux.ses à être affecté.es par les sécheresses, avec les restrictions qu’elles nous imposent. La Cour des Comptes l’affirme : «une stratégie déterminée de réduction des prélèvements d’eau et d’utilisation raisonnée de la ressource est seule susceptible d’apporter une solution de long terme».

    À rebours de cette préconisation, ce projet de loi multiplie les mesures pour favoriser la monopolisation de l’eau par une minorité d’agriculteurs. Il prévoit notamment de permettre à un agriculteur de continuer à prélever de l’eau dans un cours d’eau même quand le juge a déclaré ce prélèvement illégal, pendant deux années supplémentaires, par simple décision du préfet.

    Cette loi propose aussi de donner des clés de contournement via des dérogations du préfet pour imposer des projets de stockages d’eau qui ne seraient pas compatibles avec la règlementation définie localement dans Les Schémas d’Aménagement et de Gestion de l’Eau (SAGE). C’est un affaiblissement de la démocratie locale de l’eau. Rappelons qu’entre 2020 et 2025, un peu plus de 450 nouvelles retenues ont été construite en France, pour à peu près 15 millions de mètres cubes. Nul besoin de faciliter et systématiser toujours plus de projets.

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  • Mission Artemis-2 vers la Lune : un dangereux délire d’enfants gâtés

    Extraits de l'éditorial de Vincent Lucchese, publié par Reporterre le 04.04.2026

    (...)

    Conquête et quête de puissance

    Tout ça pour quoi ? Certainement pas pour la science. Celle-ci sert trop souvent de prétexte et de cache-misère à l’inutilité des vols spatiaux habités. La plupart des missions scientifiques d’exploration du cosmos sont tout aussi bien, voire mieux réalisables par des robots, à un coût infiniment moindre. C’est d’ailleurs ce que notait l’un des chercheurs interrogés par la revue scientifique Nature le 31 mars, témoignant du peu d’enthousiasme, voire du désintérêt d’une bonne partie de la communauté scientifique pour le programme Artemis.

    Il convient de bien distinguer deux choses : l’exploration spatiale de la conquête spatiale. La première, animée par l’esprit de curiosité, la fascination pour les mystères de l’univers, le désir de mieux comprendre le monde, peut être pleine des vertus de la science, y compris dans le lancement de satellites d’observation, cruciaux aujourd’hui pour étudier le climat terrestre, entre autres.

    La conquête spatiale, elle, relève d’une tout autre ambition. Il s’agit de coloniser de nouveaux territoires, de faire frémir les nationalismes en plantant des drapeaux et d’exploiter sans limites les ressources minérales des corps célestes. C’est d’abord et avant tout une course à la puissance et aux symboles de puissance.

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  • Découvrez les Oiseaux de la confluence Aisne - Aire

    Partez à la découverte des oiseaux emblématiques du site Natura 2000 de la confluence de la vallée de l’Aisne et de l’Aire.

     
    Animation gratuite - 
    Inscrip­tion obli­ga­toire :
    natu­ra2000@ar­gonne-arden­naise.fr
     06 37 73 33 18 / 03 24 30 23 94
     
    Sortie animée par le REgroupement des Naturalistes ARDennais (RENARD)
     
    Le lieu du rendez-vous sera communiqué lors de l'inscription. 
     
    Organisée par la Communauté de Communes de l'Argonne Ardennaise
     
    Avec le financement de l'Union Européenne (réseau Natura 2000) et de la Région Grand Est
     
                  Ci-dessous : un courlis cendré

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  • Pour la sortie des pesticides, la Confédération paysanne marche pour un "printemps bruyant"

     

    Le 4 avril la Confédération paysanne sera présente à la marche pour "un printemps bruyant" organisée à Paris. La sortie des pesticides chimiques est une question urgente portée par une part de plus en plus importante de la société. Les preuves du désastre en cours s'accumulent : effondrement de la biodiversité, explosion des cancers et des maladies neuro-dégénératives… Les paysan·nes et les salarié·es agricoles en sont les premières victimes. 

    Malgré ce constat, des textes de loi cherchent à affaiblir la législation sur les pesticides et à en ré-autoriser certains, comme les propositions de loi Duplomb. De son côté, le gouvernement va défendre un projet de loi dont le maître mot est l'intensification, dans tous les domaines. 

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  • Cigéo : la justice autorise l’expulsion « sans délai » de la gare de Luméville

    Article publié dans Reporterre le 23.03.2026

    C’est un coup dur pour les opposants au projet d’enfouissement des déchets radioactifs Cigéo. Lundi 23 mars, la juge d’expropriation a autorisé l’expulsion « sans délai » de la gare de Luméville-en-Ornois (Meuse), lieu historique de la lutte contre la poubelle nucléaire. Cette décision fait suite à l’audience du mercredi 11 février dédiée à cette expulsion. Un huissier devrait passer dans les prochains jours pour notifier cette décision. « Le recours à la force publique est également autorisé en cas de refus de quitter les lieux », ont rapporté les opposants.

    L’ancienne gare de la ligne Jessains-Sorcy, démantelée dans les années 1970-1980, est convoitée par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) car elle se situe sur le tracé de la future installation terminale embranchée (ITE), la voie ferrée censée acheminer les convois de déchets radioactifs jusqu’au stockage. Conscients de cet emplacement stratégique, des opposants au projet l’avaient achetée en 2007.

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