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écologie

  • BARRAGE ILLÉGAL DE CAUSSADE : LA CHAMBRE D’AGRICULTURE CONDAMNÉE

    Publié le 13 janvier 2022 par FNE

    La décision est tombée ce jeudi 13 janvier en début d’après-midi, les protagonistes responsables de la construction du barrage illégal du lac de Caussade, dans le Lot-et-Garonne ont été condamnés par la cour d’appel d’Agen à dix mois de prison avec sursis et à 7000 euros d’amende. La Chambre d’Agriculture a été quant à elle condamnée à 40 000 euros d’amende, dont 20 000 avec sursis. À quelques jours des conclusions du Varenne agricole qui menace de déstabiliser la politique de l’eau en France, France Nature Environnement et ses associations membres saluent cette décision qui confirme les infractions pour de graves atteintes à l’environnement. 

    Les délinquants environnementaux condamnés par la justice

    C’est une première et France Nature Environnement s’en félicite : enfin des délinquants environnementaux, élus dirigeants de la Chambre d’agriculture ont été condamnés par la justice française, tout comme la Chambre consulaire elle-même. À l’issue d’une saga politique et judiciaire qui dure depuis l’été 2018, Serge Bousquet-Cassagne et Patrick Franken, président et vice-président de la Chambre d’agriculture du Lot-et-Garonne, ont été condamnés en appel pour avoir construit un barrage illégal. Toutefois nous observons avec regret que la justice réduit les peines sous la pression du monde agricole et des élus locaux, ce qui témoigne du fait qu’elle n’est pas à la hauteur de l’urgence écologique. Il est vraiment temps que la France se dote de véritables juridictions spécialisées dans l’environnement.

    Cette décision rappelle que la loi est la même pour tous et que la destruction de l’environnement mérite des sanctions. Des sanctions qui étaient particulièrement attendues, dès lors que les instigateurs et chefs d’orchestres de cette opération illégale ont déjà été condamnés par le passé pour des faits de violence sur gendarmes1 et des faits de destruction lors de manifestations agricoles2. N’hésitant pas à utiliser leurs mandats électifs et leurs soutiens politiques parmi les élus locaux, ils ont détourné l’argent public de la chambre consulaire (plus d’1,5 million d’euros) aux fins de servir les intérêts de quelques utilisateurs et leurs intérêts propres.  Aujourd’hui, le barrage est construit et il est exploité aux mépris de l’environnement (en travers d’un cours d’eau au sein d’une masse d’eau identifiée en déséquilibre quantitatif) et de la sécurité du public, alors que des études montrent des risques de rupture.

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  • EPR de Flamanville : un énième retard qui disqualifie les annonces de nouveaux réacteurs

    EDF a annoncé ce matin que le démarrage de l’EPR de Flamanville, en chantier depuis 15 ans, était repoussé de plusieurs mois, à la mi-2023. Le coût de ce projet, déjà multiplié par 6, augmente à nouveau. Cet énième dérapage de la technologie EPR interroge sur le positionnement de certain-es candidat-es à l’élection présidentielle qui en font une promotion irresponsable et déconnectée des faits. Greenpeace France demande un moratoire sur les travaux de l’EPR de Flamanville, afin de conduire une évaluation en toute indépendance de la viabilité des réacteurs nucléaires EPR. 

    Pour Nicolas Nace, chargé de campagne Transition énergétique à Greenpeace France, « à l’heure où beaucoup de responsables politiques s’obstinent sur la voie du tout-nucléaire en promettant la construction de nouveaux réacteurs, il faut regarder la réalité en face et arrêter les frais. L’EPR n’est pas une technologie fiable, elle ne permet la maîtrise ni des délais ni des coûts. C’est un fiasco international »

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  • Week-end national de comptage des oiseaux des jardins

    Retenez le samedi 29 janvier 2022 ou le dimanche 30 janvier 2022

    Mésange charbonnière, Verdier d’Europe, Chardonneret élégant… ? Quelles seront les espèces présentes dans votre jardin cette année ? Découvrez-les en participant au week-end national de comptage des oiseaux des jardins organisé par la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle. Petits ou grands, novices ou expérimentés, à la ville ou à la campagne… vous êtes tous invités à prendre part à la 10ème édition de ce grand comptage.

    Depuis 2013, les opérations de comptage national des oiseaux des jardins permettent à chacun d’agir concrètement en faveur de la connaissance et de la protection de notre avifaune en alimentant les bases de données naturalistes. Lors du comptage de janvier 2021, plus de 17 250 jardins ont pris part à cette opération permettant de dénombrer plus de 540 000 oiseaux partout en France, avec en tête Moineau domestique, Mésange charbonnière et Mésange bleue. Quelles seront les espèces les plus présentes dans les jardins cet hiver ? Pour le savoir participez au comptage. Il n’est pas nécessaire d’être un expert en ornithologie, il suffit d’avoir un peu de temps, d’aimer regarder ce qu’il se passe dans son jardin et de savoir compter. Facile !

    Comment faire ?

    Il n’est pas nécessaire d’être un expert, il suffit d’avoir un peu de temps, d’aimer regarder ce qu’il se passe dans son jardin et de savoir compter. Facile !

    • Choisir un jour d’observation, samedi 29 ou dimanche 30 janvier, et un créneau d’1h, idéalement en fin de matinée ou début d’après-midi, lorsque les températures sont un peu plus chaudes et les oiseaux plus actifs ;
    • Trouver un lieu d’observation, un jardin ou un balcon, à la ville ou en campagne. Un parc public peut également servir de lieu d’observation ;
    • Compter et noter durant 1 heure tous les oiseaux qui visitent le jardin. Pour les reconnaitre plus facilement, des fiches sont disponibles sur le site de l’Observatoire. Consulter les "Fiches espèce" et les "Fiches confusion";
    • Transmettre les données sur le site de l’Observatoire des oiseaux des jardins : www.oiseauxdesjardins.fr.

    Pour tout problème technique avec le site (inscription, saisi de données…) nous vous invitons à consulter le Guide d’aide à la participation. Lisez-le attentivement, vous y trouverez certainement la solution à votre problème. Sinon rendez-vous dans la Foire aux questions !

    L’équipe du programme reste également à la disposition des participants pour les aider à identifier les oiseaux observés en envoyant de simples photos à : oiseauxdesjardins@lpo.fr.

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  • Encore un réacteur arrêté, la France privée de 10 % de sa capacité nucléaire

    Extraits de l'article de Reporterre

    Et un troisième réacteur de 1 450 mégawatts (MW) en rade. Jeudi 6 janvier, EDF a indiqué qu’elle prolongeait de trois mois l’arrêt du réacteur n°2 de la centrale de Chooz (Ardennes). Ceci parce qu’elle y a détecté la même dégradation du circuit d’injection de sûreté que sur les réacteurs 1 et 2 de Civaux (Vienne).

    Cette série a débuté le 21 octobre, quand EDF a annoncé à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) avoir découvert un problème de corrosion et de fissuration sur la tuyauterie reliant le circuit d’injection de sûreté au circuit primaire du réacteur 1 de Civaux. Le circuit d’injection de sûreté est un dispositif de secours d’une importance extrême dans certaines situations accidentelles. « Le cœur du réacteur est normalement refroidi par l’eau qui circule dans le circuit primaire du réacteur. En cas de brèche sur le circuit primaire, celui-ci va progressivement se vidanger, et ne pourra à terme plus assurer sa fonction de refroidissement du cœur, avait expliqué l’ASN à Reporterre. Dans une telle situation, le circuit d’injection de sécurité permet d’injecter de l’eau borée dans le circuit primaire, afin de continuer à refroidir le cœur et, par l’effet du bore, d’étouffer la réaction nucléaire. » S’il ne fonctionne pas, la situation peut dégénérer jusqu’à la fusion du cœur — le scénario des pires accidents nucléaires jamais enregistrés à Fukushima au Japon en 2011, à Tchernobyl en URSS en 1986 et à Three Mile Island aux États-Unis en 1979.

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  • Rejet d'hydrocarbures en mer : condamnation de la société exploitante du navire Thisseas

    Communiqué de FNE le 04.01.2022

    Le 13 décembre 2021, la Cour d’appel d’Aix-en-Provence a confirmé la condamnation de la société grecque Laskaridis Shipping Co., armateur du Thisseas, pour une pollution au large de Brest en 2016. Une amende de 800 000 euros pour rejet illicite d’hydrocarbures en mer est infligée, alors que la société invoquait avoir déjà réglé une amende de 160.000 dollars, soit environ 137.000 euros, auprès de l’Autorité maritime du Libéria (État du pavillon du navire).

    La nécessité de poursuites effectives contre les pollueurs reconnue par la justice française

    Lors d’un vol de surveillance effectué le 24 février 2016, la Marine avait détecté une nappe d’hydrocarbures de 35 kilomètres de long et 50 mètres de large dans le sillage du navire, le Thisseas battant pavillon du Libéria. Celui-ci avait alors été détourné sur Brest et immobilisé.

    Le tribunal correctionnel de Brest avait condamné en janvier 2017 l’armateur, la société Laskaridis, à une amende d’un million d’euros.  En septembre 2018, la Cour d’appel de Rennes avait quant à elle prononcé l’extinction de l’action publique, estimant que le Libéria avait demandé dans les délais la suspension des poursuites en France après avoir condamné la société au paiement d’une amende de 160 000 dollars. L’article 228 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM), dite de Montego Bay, prévoit en effet la suspension des poursuites engagées par un État pour une pollution commise dans sa Zone économique exclusive (ZEE) par un navire étranger dès lors que l’État du pavillon a lui-même engagé des poursuites.

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  • Campagne de dons pour Politis : Un immense merci !

    Nous avions besoin de 500 000 euros pour ne pas être en cessation de paiements au printemps 2022, ce sont plus de 650 000 euros qui nous sont parvenus depuis le lancement de notre appel, le 18 novembre dernier ! Grâce à vous, Politis a un avenir.

    Quel adjectif convoquer pour dire notre gratitude face à la déferlante de vos dons depuis un mois et demi ? Ils sont pour nous un signal essentiel : Politis doit vivre, puisque vous êtes là, répondant présent et témoignant de l’utilité de notre journal dans le paysage médiatique. Sans vous, sans votre attachement et votre engagement, rien ne serait possible. Grâce à vous, Politis a un avenir. Nous avions besoin de 500 000 euros pour ne pas être en cessation de paiements au printemps 2022. C’est avec un immense soulagement que nous faisons nos comptes en cette fin de campagne : ce sont plus de 650 000 euros qui nous sont parvenus depuis le lancement de notre appel, le 18 novembre dernier !

    Pour retrouver durablement un équilibre financier, nous devons encore convaincre plusieurs milliers de nouveaux abonnés. Nous avons déjà parcouru une partie du chemin : vous êtes des centaines à nous avoir rejoints ces dernières semaines, sensibilisés par notre appel à soutien et par des campagnes de communication plus importantes. Même si beaucoup reste à faire, nous sommes désormais plus confiants : la consolidation de notre situation est bel et bien engagée.

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  • 8 & 9 Janvier: comptage européen des Milans royaux

    Le comptage européen des dortoirs de milans royaux aura lieu les 8 et 9 janvier 2022.

    Le Milan royal est présent uniquement en Europe. L’Allemagne, l’Espagne, la France, la Suisse, la Grande-Bretagne, la Pologne et la Suède abritent environ 95 % de la population mondiale. Régulièrement victime de persécutions et d’empoisonnements, ce rapace diurne a connu des déclins majeurs dans plusieurs pays d’Europe dont la France où il figure encore parmi les espèces vulnérables.

    Le Milan royal bénéficie ainsi d’un Plan national d’actions initié par le Ministère de la transition écologique pour 10 ans (2018-2027). Il est coordonné par la DREAL Grand Est et animé par la LPO France. La LPO est également coordinatrice du programme LIFE EUROKITE (2020-2027) financé par l’Union Européenne pour étudier et limiter les causes de mortalité anthropiques des milans royaux.

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