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écologie

  • Moins de pesticides, plus d’oiseaux

    Communiqué du Museum National d'Histoire Naturelle, publié le 14.01.2026

    Une nouvelle étude menée par plusieurs scientifiques du Muséum met en lumière l’impact généralisé de la contamination de la biodiversité par les pesticides, se concentrant particulièrement sur les oiseaux vivant proche des terres cultivées en France. L’exposition à un large éventail de substances actives est largement associée à un plus faible nombre d’oiseaux chez la majorité des espèces communes, même lorsque d’autres composantes de l’intensification agricole sont prises en compte.

    Un manque de données et une biodiversité fragilisée

    Les pesticides, utilisés largement dans les cultures, provoquent un nombre croissant d’inquiétudes quant à leurs effets sur le reste du vivant. Faute de données précises sur leur utilisation, il reste très difficile de comprendre l’étendue de l’impact des pesticides sur la biodiversité. Les études de terrain, bien que plus proches de la réalité, restent limitées : elles manquent souvent de données détaillées sur l’utilisation de ces produits, portent sur un nombre restreint d’espèces ou se focalisent sur une poignée de molécules médiatisées, alors que de multiples substances contaminent l’environnement.

    Face à ces défis, la France présente un terrain d’étude unique : depuis la Loi sur l’eau et les milieux aquatiques de 2006, la déclaration obligatoire des ventes de pesticides offre un jeu de données inédit pour relier pratiques agricoles et biodiversité.

     

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  • Déchets radioactifs : un député pronucléaire d’extrême droite chargé du dossier Cigéo

    Article d'Émilie Massemin, publié dans Reporterre le 13.01.2026

    Le dossier Cigéo a été confié à Maxime Amblard, député du Rassemblement national et voix pronucléaire influente à l’Assemblée nationale.

    Un coup de pouce politique au projet de poubelle nucléaire ? Le député Rassemblement national (RN) de la Meuse, Maxime Amblard, a été nommé rapporteur sur l’évaluation de la demande d’autorisation de création (DAC) du centre de stockage des déchets radioactifs Cigéo, situé à Bure (Meuse). Il a été nommé par le président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst), et ce, malgré ses liens étroits avec la filière nucléaire française.

    À l’Assemblée, Maxime Amblard s’est affirmé comme une voix pronucléaire influente. Il a déposé ou soutenu de nombreux amendements visant à relancer et développer massivement la filière nucléaire française dans la loi de programmation énergétique. Certains textes proposaient la construction de nouvelles capacités nucléaires (par exemple 16 gigawatts d’ici 2026/2030 et plus) ou le renforcement du parc existant.

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  • La Confédération paysanne à nouveau partie civile contre des trafiquants de pesticides interdits

    Communiqué de la Confédération Paysanne du 12.01.2026

    Un nouveau procès sur les pesticides interdits se déroule devant le tribunal correctionnel de Marseille du 12 au 14 janvier. Un procès hors norme dans une salle dédiée, la Caserne du Muy, pour 3 jours d'audience. Les gérants de sept sociétés agricoles, ainsi que le fournisseur présumé des produits, sont poursuivis pour « détention et utilisation de pesticides interdits, non élimination de produits interdits, distribution, vente et importation de produits phytopharmaceutiques falsifiés, faux et usage de faux en écriture ».

     

    Ce procès est le prolongement de l'affaire dite « des carottes de Créances », dans laquelle les juges avaient condamné des exploitants agricoles ayant fait massivement usage d'un pesticide interdit, le dichloropropène, ainsi que le fournisseur ayant illégalement acheminé le produit en France. La Cour de cassation avait mis fin à cette longue affaire par un arrêt rendu le 23 avril 2024, qui est venu confirmer les condamnations prononcées par la Cour d'appel de Caen.

    Dans ces deux affaires, il s'agit de la même filière d'approvisionnement de pesticides interdits provenant d'Espagne.

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  • 24 et 25 janvier 2026 : comptage national des oiseaux des jardins

    Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 24 et 25 janvier 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.

    Parce que chaque observation compte !

    Prenez vos jumelles (si vous en avez), installez-vous confortablement et observez : vous allez devenir le témoin d’un ballet ailé qui nous permet d’en apprendre plus sur la santé des populations d’oiseaux des jardins. Moineaux, mésanges, rougegorges, sittelle... Qui sera de la partie cette année ? Et attention chaque espèce doit être comptabilisée, même les pigeons !

    Ce week-end d’observation est bien plus qu’un simple loisir : c’est une occasion unique de contribuer à la science depuis chez vous. Les données récoltées lors de ces deux journées nous aident à mieux comprendre les raisons qui amènent les oiseaux à fréquenter nos jardins et nous permettent de suivre les tendances de population de ces espèces en période hivernale.

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  • Anticor relance son combat dans l’affaire des diesels d’ultime secours

    Communiqué de Sortir du nucléaire, publié le 05.01.2026

    Un marché attribué à des entreprises pas assez compétentes

    À la suite de la catastrophe de Fukushima en 2011, EDF s’était engagée à installer des diesels d’ultime secours (DUS) sur l’ensemble du parc nucléaire français. Du fait de son actionnariat et de son activité, la société est soumise à un régime juridique lui imposant de se conformer aux dispositions du code de la commande publique pour ses achats. Ces règles, qui visent à protéger l’argent public, garantissent que les marchés publics soient attribués aux entreprises les plus compétentes et au meilleur coût. Or, dans le cas des diesels, ce marché à un milliard d’euros aurait été découpé en plusieurs lots afin de favoriser deux consortiums d’entreprises, le Français Clemessy allié au Belge Anglo Belgian Corporation ainsi que les Américains Westinghouse et Fairbanks, moins compétents que d’autres candidats pour réaliser ce projet.

    Ce choix a finalement entraîné un surcoût pour EDF et des dysfonctionnements majeurs : moteurs sous-dimensionnés, départs de feu dans plusieurs centrales, problèmes de corrosion et longues périodes d’indisponibilité.
    La raison pour laquelle la Direction des achats d’EDF a choisi une société belge surtout connue pour ses moteurs de bateaux et ses marchés en Afrique et un groupe américain fragilisé et endetté n’est toujours pas claire.

     

     

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  • Nourrir les oiseaux de son jardin en hiver

    Communiqué de la LPO du 06.01.2026

    Les températures négatives s’installent, c’est le moment de sortir les mangeoires mais pas n’importe comment. Voici nos conseils pour vous aider à rendre vraiment service aux oiseaux des jardins durant la période de froid prolongé. 

    Quand nourrir les oiseaux ?

    La LPO vous recommande de nourrir les oiseaux uniquement en hiver et surtout pendant les périodes de froid prolongé notamment lorsque la neige et le gel limitent l’accès à la nourriture.  

    Où placer le poste de nourrissage et d'abreuvage ?

    Nous vous conseillons de placer la mangeoire et l’abreuvoir au centre du jardin, dans un endroit dégagé, éloigné des murs, buissons et branches latérales afin d'éviter l'accès facile aux prédateurs (chats, fouines...).

    Astuce : placez le poste de nourrissage de manière à ce qu'il soit visible depuis une fenêtre afin de pourvoir profiter du spectacle !

    Cette pratique de supplémentation hivernale engendre des rassemblements d'oiseaux, parfois conséquents. Afin d'éviter la propagation de maladies (Salmonellose des oiseaux notamment) chez les espèces hautement grégaires (pinsons, verdier d'Europe, tarin des aulnes et moineaux), nous vous conseillons de disperser vos mangeoires : les types de mangeoires sont nombreux (à poser, à suspendre, sur pieds avec système de plateau, de distributeur…), n'hésitez pas à mélanger les genres.

    Consultez les mangeoires et abreuvoirs disponibles à la Boutique LPO.

    Et pour une hygiène irréprochable, pensez à nettoyer régulièrement les abreuvoirs en renouvelant l'eau chaque jour si possible et en éliminant les saletés et les algues vertes en grattant.

    Quelle nourriture leur donner ?

    Privilégiez plutôt les graisses d'origine végétale, si possible à base d'huile de colza mais attention, jamais à partir d'huile de palme. Vous pouvez également proposer des pains de graisse à base de suif de bœuf (comme les pains de graisse distribués par la LPO), par contre évitez absolument le lard salé et les restes de viande et de fromage.

    Chaque espèce d’oiseau possède des besoins spécifiques. Le mieux est de choisir des mélanges de graines, qui conviendront à de nombreuses espèces quelle que soit la taille de leur bec. Les graines de tournesol noires, très riches en lipides, sont particulièrement adaptées. Vous pouvez aussi leur donner des fruits de saison (pommes, poires, raisins) ainsi que du maïs concassé et des cacahuètes (non grillées et non salées).

    Attention, ne donnez pas de lait aux oiseaux : ils ne peuvent pas le digérer et cela peut causer des troubles digestifs mortels. Et n’oubliez pas qu’il ne faut jamais donner de pain, les oiseaux ne le digèrent pas et pire encore la teneur en sel importante peut les tuer.

    Enfin, il ne faut pas oublier de leur donner de l’eau (à renouveler tous les matins en cas de gel).

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  • Disparition de Francis Hallé, le botaniste qui nous a appris à lever les yeux vers les arbres

    Article de  Laure Noualhat, publié dans Reporterre le 02.01.2026

    Le botaniste Francis Hallé, inlassable défenseur des forêts, est mort le 31 décembre à 87 ans. Celui qui voyait les arbres comme des êtres vivants à part entière laisse derrière lui une boussole : regardons plus haut, vers la canopée, pour enfin la respecter.

    On le croyait éternel comme un chêne. Probablement parce qu’il parlait des arbres comme on parle du temps long. Parce qu’il arpentait la canopée quand nous marchions les pieds sur terre et la tête ailleurs. Parce qu’il rappelait, inlassablement, que la forêt n’est pas un décor mais un monde, ancien, complexe, irremplaçable. Francis Hallé est mort le 31 décembre. Il laisse derrière lui bien plus qu’une œuvre scientifique : un déplacement du regard.

    Botaniste de terrain, spécialiste mondial de l’architecture des arbres et des forêts tropicales, Francis Hallé a passé sa vie à explorer ce que l’humanité avait oublié de regarder. La canopée — ce « toit vivant » de la forêt, concentré de biodiversité, longtemps resté inaccessible — fut son territoire. Avec les expéditions du Radeau des cimes, il a littéralement inventé une manière de pénétrer la forêt par le haut, sans la détruire, révélant un foisonnement d’espèces, de symbioses, de lenteurs et de stratégies évolutives dont nous ignorions presque tout.

    Un trésor unique

    Au-delà de ses indéniables apports scientifiques, Francis Hallé était aussi un passeur, un conteur rigoureux, précis, mais jamais technocratique. Dans ses conférences comme dans ses livres, il expliquait que les arbres ne sont pas des « objets » mais des êtres vivants aux temporalités démesurées, capables d’attendre, de coopérer, de résister, de se déplacer et même de « séduire les nuages ». Il se méfiait de l’arrogance humaine, de cette idée selon laquelle tout serait mesurable, maîtrisable, compensable. La forêt, rappelait-il, n’est pas replantable à l’échelle d’une vie humaine. Une forêt primaire détruite est perdue pour des siècles, voire des millénaires.

    À contre-courant des discours dominants, le chercheur a toujours tenu une ligne claire : on ne sauvera pas les forêts en les « gérant mieux », mais en cessant de les exploiter comme des champs de bois. Point. Hallé dénonçait régulièrement la sylviculture industrielle, les coupes rases, les plantations monospécifiques travesties en solutions climatiques. Pour lui, la forêt était un système relationnel d’une extrême finesse, où chaque espèce, chaque strate, chaque lenteur comptait. « N’y touchons plus ! » livrait-il en 2012 devant les caméras de Luc Jacquet.

    « Francis était un scientifique à l’ancienne, se souvient le réalisateur, il passait son temps à dessiner pour consigner ses observations. Il y avait dans son bureau à Montpellier des carnets sur plus de quarante années de travail. C’est un trésor unique. »

     

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