Communiqué commun, publié le 23.07.2026
TotalEnergies annonce aujourd’hui avoir fait 5,4 milliards de dollars de bénéfices au second trimestre 2026, soit une progression de 102% par rapport au second trimestre 2025. Alors que la France suffoque sous des canicules successives, causées par le changement climatique dont l’industrie du pétrole et du gaz est largement responsable, ces profits apparaissent particulièrement indécents.
Greenpeace France, 350.org, le CCFD-Terre Solidaire, Notre Affaire à Tous, le Réseau Action Climat et Oxfam France rappellent l’urgence de taxer les profits des multinationales du pétrole et du gaz, afin de dégager les financements nécessaires pour soutenir les communautés qui paient le prix de l’inaction climatique et pour accélérer la transition vers la sobriété, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables produites dans le respect des droits humains.
Pour le deuxième trimestre consécutif, TotalEnergies profite de l’envolée des prix du pétrole provoquée par la guerre au Moyen-Orient. La crise énergétique lui a largement bénéficié, tandis que des millions de ménages ont peiné à se fournir en carburant. Le prétendu geste de solidarité sur le plafonnement des prix à la pompe dans les stations TotalEnergies n’aura coûté à l’entreprise que l’équivalent de 4% de ses profits du premier trimestre 2026.
Ces profits sont rendus publics alors que la France traverse un été marqué par des feux gigantesques, une sécheresse historique, et trois épisodes caniculaires en moins de deux mois avec des températures qui ont dépassé 40°C dans de nombreuses régions et des records absolus battus en juillet comme en juin. Les climatologues sont formels : la répétition et l’intensité de ces événements extrêmes sont directement liées à la combustion des énergies fossiles. Figurant parmi les 20 entreprises les plus émettrices de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale, TotalEnergies continue de développer massivement les énergies fossiles, qui représentaient 97% de sa production d’énergie et 82% de ses investissements en 2025. Pire, la major pétrolière prévoit une hausse de la production d’hydrocarbures à l’avenir, exacerbant les risques climatiques et agissant à l’encontre de la sécurité des populations.
L’ensemble des multinationales pétro-gazières affichent ou vont afficher des profits records sur le deuxième trimestre 2026 tandis que les sinistré·es sont bien souvent laissé·es seul·es face aux coûts des catastrophes climatiques. Les ONG demandent à redistribuer une partie des profits des entreprises polluantes en les taxant durablement à l’échelle internationale, ce qui permettrait de fournir des réparations et des moyens aux communautés qui paient actuellement le prix fort. Selon un sondage réalisé pour Oxfam, 75 % des Français sont favorables à une taxation renforcée des entreprises du secteur des énergies fossiles afin de financer la transition écologique.
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