Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

écologie

  • Mission Artemis-2 vers la Lune : un dangereux délire d’enfants gâtés

    Extraits de l'éditorial de Vincent Lucchese, publié par Reporterre le 04.04.2026

    (...)

    Conquête et quête de puissance

    Tout ça pour quoi ? Certainement pas pour la science. Celle-ci sert trop souvent de prétexte et de cache-misère à l’inutilité des vols spatiaux habités. La plupart des missions scientifiques d’exploration du cosmos sont tout aussi bien, voire mieux réalisables par des robots, à un coût infiniment moindre. C’est d’ailleurs ce que notait l’un des chercheurs interrogés par la revue scientifique Nature le 31 mars, témoignant du peu d’enthousiasme, voire du désintérêt d’une bonne partie de la communauté scientifique pour le programme Artemis.

    Il convient de bien distinguer deux choses : l’exploration spatiale de la conquête spatiale. La première, animée par l’esprit de curiosité, la fascination pour les mystères de l’univers, le désir de mieux comprendre le monde, peut être pleine des vertus de la science, y compris dans le lancement de satellites d’observation, cruciaux aujourd’hui pour étudier le climat terrestre, entre autres.

    La conquête spatiale, elle, relève d’une tout autre ambition. Il s’agit de coloniser de nouveaux territoires, de faire frémir les nationalismes en plantant des drapeaux et d’exploiter sans limites les ressources minérales des corps célestes. C’est d’abord et avant tout une course à la puissance et aux symboles de puissance.

    Lire la suite

  • Découvrez les Oiseaux de la confluence Aisne - Aire

    Partez à la découverte des oiseaux emblématiques du site Natura 2000 de la confluence de la vallée de l’Aisne et de l’Aire.

     
    Animation gratuite - 
    Inscrip­tion obli­ga­toire :
    natu­ra2000@ar­gonne-arden­naise.fr
     06 37 73 33 18 / 03 24 30 23 94
     
    Sortie animée par le REgroupement des Naturalistes ARDennais (RENARD)
     
    Le lieu du rendez-vous sera communiqué lors de l'inscription. 
     
    Organisée par la Communauté de Communes de l'Argonne Ardennaise
     
    Avec le financement de l'Union Européenne (réseau Natura 2000) et de la Région Grand Est
     
                  Ci-dessous : un courlis cendré

    35741_large.jpg

     

  • Pour la sortie des pesticides, la Confédération paysanne marche pour un "printemps bruyant"

     

    Le 4 avril la Confédération paysanne sera présente à la marche pour "un printemps bruyant" organisée à Paris. La sortie des pesticides chimiques est une question urgente portée par une part de plus en plus importante de la société. Les preuves du désastre en cours s'accumulent : effondrement de la biodiversité, explosion des cancers et des maladies neuro-dégénératives… Les paysan·nes et les salarié·es agricoles en sont les premières victimes. 

    Malgré ce constat, des textes de loi cherchent à affaiblir la législation sur les pesticides et à en ré-autoriser certains, comme les propositions de loi Duplomb. De son côté, le gouvernement va défendre un projet de loi dont le maître mot est l'intensification, dans tous les domaines. 

    Lire la suite

  • Cigéo : la justice autorise l’expulsion « sans délai » de la gare de Luméville

    Article publié dans Reporterre le 23.03.2026

    C’est un coup dur pour les opposants au projet d’enfouissement des déchets radioactifs Cigéo. Lundi 23 mars, la juge d’expropriation a autorisé l’expulsion « sans délai » de la gare de Luméville-en-Ornois (Meuse), lieu historique de la lutte contre la poubelle nucléaire. Cette décision fait suite à l’audience du mercredi 11 février dédiée à cette expulsion. Un huissier devrait passer dans les prochains jours pour notifier cette décision. « Le recours à la force publique est également autorisé en cas de refus de quitter les lieux », ont rapporté les opposants.

    L’ancienne gare de la ligne Jessains-Sorcy, démantelée dans les années 1970-1980, est convoitée par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) car elle se situe sur le tracé de la future installation terminale embranchée (ITE), la voie ferrée censée acheminer les convois de déchets radioactifs jusqu’au stockage. Conscients de cet emplacement stratégique, des opposants au projet l’avaient achetée en 2007.

    Lire la suite

  • Journée internationale des forêts

    La Journée internationale des forêts est un programme d’éducation au développement durable et à la forêt ouvert à tous.

    Suite à l’Année Internationale des Forêts en 2011, l’Organisation des Nations unies a souhaité instaurer une journée mettant les forêts à l’honneur : le 21 mars a donc été proclamé Journée internationale des forêts. Partout dans le monde sont organisés des événements pour protéger, valoriser et célébrer les forêts.

    En France, la Journée internationale des forêts est une occasion de célébrer la forêt, l’arbre et le bois, et sensibiliser à la multifonctionnalité des forêts. En effet, elles rendent de nombreux services, tant pour l’environnement, l’économie ou la société ce qui en fait une ressource essentielle pour le développement durable.
    Du 21 au 29 mars 2026, des centaines d’activités auront lieu partout en France métropolitaine et ultramarine pour emmener le grand public à la (re)découverte des arbres et des forêts, pour des moments conviviaux et éducatifs.

    Collectivités, associations, établissements publics, professionnels de la filière forêt-bois, propriétaires forestiers ou particuliers, vous pouvez participer à la Journée internationale des forêts en organisant une ou plusieurs activités ou en participant à celles organisées près de chez vous.

    Lire la suite

  • Nucléaire : coup d’accélérateur pour le projet d’enfouissement des déchets Cigéo

    Article publié par Reporterre le 13.03.2026

    Coup d’accélérateur pour le projet d’enfouissement des déchets radioactifs Cigéo. L’enquête publique, initialement prévue à l’été, se déroulera de mi-mai à fin juin, a annoncé Régine Pam, préfète de Haute-Marne, lors d’une assemblée générale à Saint-Dizier le 13 mars.

    Selon le Journal de la Haute-Marne, Mme Pam a laissé entendre que la demande d’autorisation de création (DAC) de Cigéo était terminée. La décision gouvernementale finale est désormais attendue à partir de septembre 2026.

    La mobilisation contre Cigéo se poursuit

    En décembre 2025, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a jugé globalement « satisfaisante » l’évaluation de sûreté du projet. Les associations Bure Stop, Cedra et Meuse Nature Environnement, elles, ont qualifié ce document d’« indigent » et alerté sur des incertitudes sur plusieurs points — corrosion, incendie, scellements, géologie.

    La mobilisation contre Cigéo se poursuit. Le 23 mars, la justice doit rendre le délibéré sur le recours aux forces de l’ordre pour l’expulsion de la gare de Luméville, achetée par des militants antinucléaires en 2004, expropriée et toujours occupée par des opposantes et opposants au stockage. Par ailleurs, le 4 mars, la Commission nationale du débat public a demandé à l’ASNR d’étudier un entreposage de subsurface de longue durée pour les déchets de haute activité durant la phase pilote du projet.

    maxnewsspecial180764-8-686d30d30bf51497103226.jpg

     

  • De 380 à 650 milliards d’euros : le réel coût de la relance du nucléaire

    Analyse de Greenpeace, publiée le 11 mars 2026

    À la veille du Conseil de politique nucléaire, Greenpeace France publie une évaluation de l’ensemble des coûts relatifs à la relance du nucléaire prévue dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie publiée le 12 février dernier.

    Alors que la PPE3 ne comporte aucun réel chiffrage complet et robuste, l’analyse de Greenpeace montre que la relance du nucléaire coûterait de 380 à 650 milliards d’euros d’ici à 2050, uniquement dans le cadre de la relance du nucléaire. 

    Télécharger l’analyse  

    Les autorités françaises, toujours promptes à parler d’économie et d’austérité budgétaires, ont fixé un cap énergétique surnucléarisé sans aucun chiffrage, illustrant une fois encore l’exception dont bénéficie le nucléaire en France. Quand on examine sérieusement ce que va coûter cette relance du nucléaire, on comprend que le gouvernement ait préféré contourner le Parlement”, constate Nicolas Nace, chargé de campagne Transition énergétique pour Greenpeace France.

    À partir des données fournies par la Cour des comptes, l’État ou les industriels du nucléaire, Greenpeace a évalué les coûts des postes les plus importants décidés par la PPE3 :
    construction de 23 GW de nouveaux réacteurs EPR2, prolongation du fonctionnement du parc actuel, étude et valorisation de démonstrateurs de réacteurs RNR et SMR mais aussi retraitement et valorisation des combustibles usés.

    Le constat est implacable : entre 380 et 650 milliards d’euros seront nécessaires pour la mise en œuvre de ce plan de relance du nucléaire.

    “Ces coûts sont vertigineux, souligne Florence de Bonnafos, chargée de mission Économies et Finances pour Greenpeace France. L’argent magique semble toujours exister quand il est question de nucléaire. Les expériences récentes de construction d’EPR nous montrent que le secteur est incapable de maîtriser ses coûts. Pourtant, le gouvernement peut décider de la construction de six voire 14 EPR2 sans chiffrage fiable ni du coût ni du financement de ce projet, alors qu’il est prévu d’avoir massivement recours à l’argent public, c’est-à-dire celui des contribuables... »

    Lire la suite