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confédération paysanne

  • Paysan·nes et victimes des pesticides uni·es pour dire Stop aux pesticides !

    Ce samedi 3 octobre à Gaillon, dans l'Eure, 15 000 personnes, paysanne et paysans, victimes des pesticides, unies pour bloquer l'usine de Syngenta de Saint Pierre la Garenne et en finir avec les pesticides. Un vraie et belle réussite pour une mobilisation inédite.

    Samedi à Gaillon, dans l'Eure, 15 000 personnes, paysanne et paysans, victimes des pesticides, unies pour bloquer l'usine de Syngenta de Saint Pierre la Garenne et en finir avec les pesticides. Un vraie et belle réussite pour une mobilisation inédite.

    Vingt cinq tracteurs et 15000 personnes se sont élancées à 14 heures en manifestation en direction de l'usine de production de pesticides Syngenta de St Pierre la Garenne et de celui voisin de Nufarm. En tête de cortège, une banderole "Qui répand la mort, récolte la colère" et "Stop pesticides" ouvre la mobilisation appelée par Cancer Colère, la Confédération paysanne, le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest (CSVPO) et les Soulèvements de la terre, avec l'appui de plus de cinquante organisations syndicales, paysannes et écologistes.

    Dés 13h, on pouvait une marée de drapeaux jaunes, de pancartes énervées et émouvantes, des constructions en carton. La beauté du rassemblement, avant même de partir, est a la hauteur de sa composition inédite.

    Malgré l'autorisation de manifester finalement délivrée par la préfecture, les manifestant-es ont du faire face à de nombreux contrôles et intimidations aussi bien sur les routes d'accès que dans les gares, et des policiers montés sur des chevaux paradent autour des personnes rassemblées.

    Cela n'a pas entamé pas la détermination de la foule rassemblée et les prises de paroles on été ouvertes par un hommage aux lycéen.es, et a un appel a la convergence et la résistance, puis l'émotion et la rage est montée dans la foule qu écoutait gorge serrée les différentes interventions.

    C'est la première fois que des paysan·nes et victimes des pesticides s'unissent en aussi grand nombre pour converger vers un des sites majeurs de l'industrie agrochimique et bloquer sa production.

    En effet, depuis plusieurs jours, suite à l'annonce de la mobilisation, le site de Syngenta, qui produit d'habitude ses poisons 7 jours sur 7 et 24h sur 24, est à l'arrêt. Des cuves et les stocks de l'usine ont été vidés, ses escaliers extérieurs démontés. Nous savons que son activité ne reprendra pas avant la semaine prochaine.

    Un cortège de centaines de personnes malades et de soignant-es, animé par Cancer Colère ont pris la tête du cortège, accompagné de tracteurs. Des étendards, avec leurs propres noms ou ceux de leur proches touchés par des cancers, le nom de l'organe atteint et la date de diagnostic et parfois de décès étaient inscrits sur des pancarte. La marche d'aujourd'hui a dénoncé les causes systémiques et la responsabilité des industriels du secteur.

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  • Les petites fermes en fruits et légumes ne doivent pas être exclues du plan CASI

    Communiqué de la Confédération Paysanne publié le 23.09.2026

    Le maraîchage et l'arboriculture ont été durement frappés par la canicule de cet été : Interfel, l'interprofession des fruits et légumes frais, évalue les pertes de production entre 20 et 50 %, pouvant atteindre 100 %, dans une note relayée au cabinet de la Ministre de l'agriculture fin août.

     

    Face à cette urgence, les réponses portées par le plan CASI et par FranceAgriMer sont très en-deçà des besoins. Pire, elles organisent l'exclusion des systèmes maraîchers et arboricoles installés sur de petites surfaces, ceux-là mêmes qui ont le plus besoin d'être soutenus.

    Alors que la Ministre de l'agriculture avait annoncé que le maraîchage ferait partie des critères de fléchage de l'enveloppe, certains départements instaurent des planchers de surface qui excluent de fait les plus petites fermes (Ariège, Drôme). Ces planchers ne tiennent pas du tout compte de la réalité de ce secteur. Une étude récemment publiée par FranceAgriMer et Interfel[1] établit que 58 % des exploitations qui cultivent des fruits et légumes le font sur moins de 3 hectares. Contrairement à l'idée reçue selon laquelle ces fermes ne seraient pas rentables ; ces fermes sont souvent très rentables à l'hectare, participant ainsi pleinement à la souveraineté alimentaire. Pourtant, elles ne sont pas reconnues par les aides PAC*, majoritairement calculées à la surface, qui favorisent mécaniquement les grandes structures.

    D'autres départements excluent purement et simplement les fermes qui ne sont pas bénéficiaires de l'aide PAC* « petit maraîchage » (Vienne), que très peu de maraicher·ères obtiennent du fait des modalités très contraignantes de cette aide.

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  • Assez des coups de com', la grande distribution doit cesser de se gaver sur le dos des paysan.nes !

    Communiqué de la Confédération Paysanne du 20.08.2026

    Allègement des cahiers des charges, pour permettre la vente de produits habituellement déclassés en raison de leur aspect ou de leur calibre, raccourcissement des délais de paiement, ou encore intégration des surcoûts liés à l'alimentation du bétail. Si l'intention des acteurs de la grande distribution semble louable, et a d'ailleurs été plébiscitée par beaucoup, la Confédération paysanne souhaite rappeler que les mesures proposées corrigent à peine des comportements commerciaux systématiques et installés dans le temps, qui prédatent la valeur du travail des paysan·nes.

     

    Il y a moins de trois mois, à l'issue d'une commission d'enquête ayant réalisé 189 auditions, un rapport sénatorial pointait que « la course aux prix bas conduite par quelques enseignes, qui bénéficient d'un rapport de force à leur avantage, empêche toute répartition équitable de la valeur » (voir notre communiqué du 5 juin). Dans ce rapport sont notamment mis en évidence la brutalité dans les relations commerciales, la surmarge sur les produits sains et de première nécessité, en particulier les produits bio, ainsi que le contournement de la loi Egalim, notamment via les plateformes européennes. Par ailleurs, le 2 juin, un rapport publié par Inside Track confirmait les conclusions de cette commission d'enquête. Pas moins de 15 cadres des grandes enseignes y affirment : « La course aux prix bas empêche la transition écologique et sociale et génère des coûts cachés. »

     

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  • Crise fourragère : priorité aux élevages, pas aux méthaniseurs !

    Communiqué de la Confédération Paysanne du 10.08.2026

    Les éleveur·euses des filières ruminantes connaissent actuellement de réelles difficultés en raison de la sécheresse, des épisodes caniculaires et des incendies. Les déficits de pousse de l'herbe et les pertes de stocks de fourrage sont conséquents, allant de 30 à 60 % selon les régions. Les réserves hivernales sont déjà entamées dans de nombreuses fermes. Les difficultés d'accès à certains pâturages, notamment dans les zones de collines et de forêt touchées ou menacées par les incendies, accentuent encore les besoins en fourrage, particulièrement pour les systèmes pastoraux et l'élevage extensif. L'incertitude quant à une reprise de la pousse à l'automne laisse présager une forte décapitalisation des troupeaux à l'entrée de l'hiver, avec un risque d'impact durable sur les filières.

     

    Dans ce contexte, toute concurrence faite à l'élevage et à la production alimentaire est inadmissible. Il n'est pas acceptable qu'aucune orientation réglementaire ne soit prise afin de donner la priorité aux éleveur·euses pour l'accès aux ressources fourragères. Dans un contexte aussi tendu, la méthanisation ne peut pas devenir un facteur de concurrence et de spéculation. Cette spéculation aura un impact direct sur le prix et l'accès au fourrage pour tous·tes les éleveur·euses. La souveraineté alimentaire de notre pays ne peut être mise en danger par la production énergétique.

    Actuellement, la méthanisation bénéficie de tarifs d'achat garantis par l'État, alors que les éleveur·euses subissent la dérégulation des marchés et les accords de libre-échange. S'ajoutent à cela la sécheresse et le risque de décapitalisation des cheptels, qui est aussi un moyen pour les opérateurs des filières de tirer les prix vers le bas.

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  • Sainte-Soline : le rapport accablant de la Défenseure des droits doit déclencher des suites disciplinaires et judiciaires

    Communiqué de la Confédération Paysanne du 09.07.2026

    La Défenseure des droits a rendu public ce mercredi son rapport sur les conditions d'exercice du "maintien de l'ordre" et de ses conséquences lors de la manifestation de Sainte-Soline contre les mégabassines. La Confédération paysanne a été auditionnée par la Défenseure dans le cadre de ce rapport portant sur l'usage disproportionné et indifférencié de la force par les forces de sécurité, les usages non règlementaires des armes ainsi que l'entrave aux secours

     

    Ce rapport dénonce l'usage de la force disproportionné, entrainant un risque mortel pour les manifestant·es, ainsi que les attitudes et propos des gendarmes hors de toutes règles déontologiques. Il épingle très fortement l'ensemble de la chaine hiérarchique de commandement. Il pointe aussi le grave manquement aux obligations d'enquête de l'IGGN, avec un rapport jugé "rapide et bâclée". Enfin, il souligne l'absence de transmission aux enquêteurs de l'IGGN de certains enregistrements. 

    Nous saluons la qualité de ce rapport, sa précision et le soin avec lequel chaque situation a été examinée : tir depuis le lanceur Cougar, tir de grenades lacrymogènes, usage de LBD sur des quads en action, même si nous ne partageons pas son avis sur l'absence d'entrave au secours.

    Nous nous félicitons que la Défenseure saisisse le Ministre de l'intérieur afin qu'il engage une procédure disciplinaire à l'encontre de plus de 30 militaires, dont des commandants et chefs de pelotons, sur l'encadrement de l'emploi de la force et contre « les autorités constituant la chaîne de commandement pour non-respect des obligations de veiller à l'intégrité  physique  et  à  la  santé  mentale  de  leurs subordonnés et de discernement, et en n'ayant pas assuré un maintien et rétablissement de l'ordre respectueux de la sécurité de l'ensemble des protagonistes, en privilégiant l'objectif de la défense ferme de la bassine».

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  • Projet de loi d’urgence agricole : le Sénat, complice de l'agrobusiness, enterre l'intérêt général

    Communiqué de la Confédération Paysanne du 03.07.2026

    En pleine canicule, alors que tout nous appelle à engager une réelle bifurcation agroécologique, de manière hors-sol, la majorité sénatoriale vient par son vote d'aggraver davantage le projet de loi d'urgence d'agricole.

     

    Il y a pourtant urgence à apporter des réponses concrètes aux problèmes structurels qui traversent l'agriculture. Les priorités sont nombreuses et criantes : renforcer les outils de régulation et de répartition de la valeur afin d'assurer aux paysan·nes un revenu digne, permettre l'installation des futures générations, maintenir des paysan·nes dans les campagnes, relocaliser notre alimentation, préserver notre souveraineté alimentaire et nous donner les capacités de faire face aux bouleversements environnementaux et donc réorienter les aides publiques avec pour boussole l'intérêt général !

    La réintroduction des deux néonicotinoïdes, dont l'acétamipride, au mépris de la santé publique, des pollinisateurs, du respect et de la préservation des sols et de l'eau, est un exemple flagrant d'une défense à tout prix d'un modèle avant tout exportateur. Un modèle pourtant en échec, comme le montre l'état du monde agricole en France et ailleurs, et sur le dos de paysan·nes qu'ils prétendent vouloir sauver. En betteraves, c'est bien la suppression des outils de régulation qui a placé les producteur·rices à la merci du dumping économique et social.

    La majorité sénatoriale, à l'instar du sénateur Duplomb qui invoque à longueur de débats le « bon sens paysan », acte, en pleine sécheresse, sa volonté de faire disparaître les zones humides. Lunaire ! Les dispositions sur la non prise en compte des pollutions historiques dans la protection des captages, comme le verrouillage de la gestion de l'eau sur les territoires, augurent le pire.

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  • Procès de Sainte-Soline : la Cour d'appel confirme les condamnations et la lutte va se poursuivre sur le terrain et devant la justice

    Communiqué de la Confédération paysanne du 01.07.2026

    Ce 1er juillet, la Cour d'appel de Poitiers vient de confirmer une partie des condamnations des quatre défenseurs de l'eau jugés pour l'organisation de la manifestation contre la mégabassine de Sainte-Soline le 25 mars 2023.

    Les quatre prévenus sont à nouveau condamnés à des peines relativement similaires à celles de première instance et requises par la procureure. Les parties civiles, la Coop 79 de l'eau et la Coordination rurale sont déboutées de toutes leurs demandes ! 

    - Julien Le Guet, co-porte-parole de Bassines Non Merci, est condamné à 6 mois de prison avec sursis.

    - Benoit Feuillu des Soulèvements de la Terre à 3 mois avec sursis. Est également prononcée une interdiction de port d'arme contre eux deux pendant 5 ans.

    - Nicolas Girod, ancien porte-parole de la Confédération paysanne et Benoit Jaunet, ancien porte-parole de la Confédération paysanne des Deux-Sèvres, à 800 euros d'amende chacun, contre 1000 euros en première instance.

    - L'interdiction de territoire est réduite à 3 communes : Mauzé, Sainte-Soline et Vanzay pour les 4 prévenus.

    La Cour d'appel persiste à vouloir criminaliser comme des actions individuelles une manifestation collective qui avait réuni plus de 30 000 personnes pour la défense et le partage de ce commun qu'est l'eau. Alors que la France est frappée par une canicule sans précédent, elle rejette à son tour l'urgence à agir et l'état de nécessité concernant le changement climatique. Le mécanisme de répression ciblée de porte-paroles de mouvements et syndicaux, condamnés ici en tant qu'"organisateurs",  est une atteinte grave à la liberté d'expression et au droit de manifestation.

    Les quatre prévenus ont donc décidé de se pourvoir en cassation.

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