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confédération paysanne

  • Face à la crise, une nécessaire refonte des chambres d’agriculture

    L'analyse de Greenpeace sur les récentes élections dans les chambres d'agriculture (extraits).

    Le 31 janvier dernier s’est clos un vote important mais méconnu du grand public : les élections des Chambres d’agriculture. Une nouvelle fois, et comme systématiquement depuis que ces élections existent, la liste FNSEA/JA est sortie grande gagnante. Mais quelle sera la légitimité du syndicat majoritaire, alors que la crise agricole s’aggrave, et que l’on atteint pour ces élections un taux d’abstention record d'environ 54% ? Comment faire de ces élections une opportunité pour recréer le lien entre citoyens et agriculteurs ?

    A quoi servent les Chambres d’agriculture ?

    Une des missions des Chambres d’agriculture est de contribuer au développement durable des territoires et des entreprises agricoles. Elles ont donc un rôle primordial dans l’orientation et la mise en œuvre des politiques agricoles sur leur territoire.

    Ces élections sont aussi particulièrement importantes pour l’agriculture française car elles conditionnent le niveau de représentativité mais aussi de financement des différents syndicats.

    En apparence la liste commune de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et des Jeunes Agriculteurs (JA) a tout raflé puisque gagnante dans une écrasante majorité de départements. Pour autant, le taux de participation atteint un minimum historique. De plus la liste FNSEA/JA passe sous la barre des 50% dans près d’un tiers des départements. En Bretagne, région d’élevage, le binôme est en dessous de 50% dans tous les départements. Sans compter sur l’apparition de listes dissidentes dans plusieurs départements.

    Un modèle agricole en crise

    Le monde agricole traverse depuis plusieurs années une crise économique et sociale. Entre surendettement et libéralisation de l’agriculture, le modèle agro-industriel porte une lourde responsabilité dans cette crise agricole et plus particulièrement dans celle que traversent les éleveurs.

    Cette crise est globale : elle est aussi et avant tout écologique, et la réduire à sa seule dimension économique serait donc une erreur. Il faut absolument réintroduire la question écologique dans la construction de l’agriculture de demain, et ne pas la réduire à un prétendu conflit entre défenseurs de l’environnement et agriculteurs.

    C’est parce qu’il s’agit d’une crise globale que la société civile peut légitimement questionner le rôle et la structuration des Chambres d’agriculture.

    (...)

    Une refonte des Chambres d’agriculture comme rempart à la crise

    La première solution que Greenpeace porte depuis longtemps pour changer cet état de fait est très simple et ne coûtera rien aux contribuables hormis un peu de volonté politique. Il s’agit tout simplement de transformer le mode de scrutin aux élections départementales en un scrutin à la proportionnelle. En effet, aujourd’hui, la liste qui remporte le plus de voix obtient dès le départ la moitié des sièges du collège, auxquels s’ajoute le reste des sièges réparti proportionnellement entre toutes les listes. Cela pose un problème démocratique fondamental : celui d’une représentativité tronquée des Chambres d’agriculture.

    La seconde solution consiste à croire en l’intelligence collective pour trouver des solutions. Des dizaines de milliers d’agriculteurs et agricultrices nous prouvent chaque jour qu’il est possible de faire autrement, et de plus en plus de citoyens et citoyennes s’impliquent pour une métamorphose de l’agriculture. C’est pour cela que nous demandons une ouverture des Chambres d’agriculture à la société civile pour en faire de vrais lieux de débats et de construction. Car c’est à l’échelle des territoires que les changements se mettent en place et c’est pour cela qu’il est indispensable d’ouvrir les Chambres d’agriculture à la société civile pour en faire, comme le suggère Gilles Luneau, de vrais Parlements de la nature et de la nourriture. Cela permettrait  aux agriculteurs, d’une part, de mieux faire comprendre leurs contraintes à une population de plus en plus déconnectée de l’agriculture, et d’autre part de percevoir les attentes de la société civile comme une opportunité et non comme une menace.

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  • Sortir des pesticides, c’est possible !

    Communiqué de la Confédération paysanne : Sortir des pesticides, nous, nous disons que c’est possible !

    La Confédération paysanne réaffirme qu'il y a urgence à sortir des pesticides qui, années après années font mourir les paysannes et paysans et continuent de creuser le fossé entre notre profession et le reste de la société. Le Président Macron a déclaré hier, dans un exercice de communication d'autopromotion, que ce ne sera pas possible, finalement, de sortir à 100% du glyphosate en trois ans, à cause… des importations. Nous, nous lui disons que c'est possible ! Il suffit que le Président se saisisse des propositions de la Confédération paysanne pour permettre la sortie des pesticides et abandonne les outils de communication tel le « contrat de solutions » co-signé par les principales firmes phytopharmaceutiques qui vivent de la vente de ces pesticides.

    Depuis des années, des pratiques de l'agriculture paysanne, de l'agroécologie, des techniques de désherbage mécaniques, les rotations de cultures, l'usage des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP*)… bref l'agronomie, sont utilisées, expérimentées, transmises entre paysan-ne-s lors de formations et d'échanges, au quotidien, portés par la Confédération paysanne pour réduire l'utilisation des pesticides de synthèse.

     

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  • Ferme-usine de Digoin : le rejet doit en appeler d’autres


    04.05.2018 La préfecture de Saône-et-Loire a rejeté le projet de ferme-usine de Digoin qui prévoyait la création d’un centre d’allotement et de quarantaine de près de 4000 bovins destinés à l’export vers le Maghreb, la Turquie et la Chine. Pour la Confédération paysanne qui se bat contre l’industrialisation de l’agriculture cette décision est une très bonne nouvelle. Nous avions manifesté contre ce projet d'élevage industriel qui ne répond en rien au manque de revenu et de reconnaissance des paysan-ne-s et cause des dégâts environnementaux importants. Cette forte mobilisation conduite sur le terrain a pesé dans cette décision de rejeter ce projet qui avait reçu un avis négatif du commissaire enquêteur.

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  • Mortalité des abeilles : les apiculteurs ont besoin d’un soutien fort pour continuer leur métier

    03.05.2018 La Confédération paysanne soutient la marche organisée cette semaine en Bretagne pour dénoncer les effets nocifs des pesticides sur les abeilles et la situation désespérée des apiculteurs et apicultrices. Ce convoi mortuaire de ruches finira son trajet à Rennes, ce vendredi, devant la chambre d'agriculture régionale où la Confédération paysanne sera présente.

    Depuis plus de 20 ans, les apiculteurs et apicultrices dénoncent les effets délétères des pesticides systémiques. Ce printemps, ils sont nombreux à constater une hécatombe de leurs colonies. Les pertes sont comprises entre 50 et 100% des cheptels, ce qui est intolérable !

    Les hypothèses avancées pour expliquer cette hécatombe sont le butinage à l'automne sur cultures dérobées à fleurs implantées après une céréale traitée néonicotinoïde mais aussi le traitement de colza au printemps avec néonicotinoïde associé à un pyréthrinoïde. Comment se fait-il qu'il ne soit toujours pas interdit d'implanter une culture dérobée à fleurs derrière une culture de céréale enrobée néonicotinoïde, les fleurs devenant alors un piège mortel pour les pollinisateurs ? Il est incompréhensible que dans le cadre de l'Observatoire des mortalités et des affaiblissements de l'abeille mellifère (OMAA), l'État ait jusqu'à présent refusé de procéder aux analyses toxicologiques nécessaires pour confirmer ou infirmer ces hypothèses.

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  • Conférence sur la PAC 2020 : l’urgence de changer de cap !

    Communiqué de la Confédération paysanne.

    20.12.2017 La Conférence sur la PAC* 2020 du 19 décembre n'a pas tracé de ligne d'horizon et n'a pas permis de définir des objectifs partagés face aux défis actuels : accès de tous à une alimentation de qualité, changement climatique, santé, pesticides, ressources naturelles. Les acteurs autour de la table des négociations restent les mêmes de réforme en réforme, les rapports de force et idéologies restent inchangés. Quand va-t-on enfin donner une ambition à notre agriculture ?

    Dans la conférence, aucune place n'a été donnée à l'humain : la place et le nombre de paysans, le droit des salariés n'ont pas été évoqués, pas de place non plus pour les consommateurs et la qualité de la demande alimentaire des citoyens.

    La solution aux défis environnementaux, climatiques et à la volatilité des marchés résiderait dans une financiarisation plus forte de l'agriculture : crédit carbone, assurances, innovations technologiques, etc. La bioéconomie et l'économie circulaire permettraient de faire face à la désertification des territoires. Compétitivité prix, investissement, agriculture de précision : un système économiquement dans l'impasse qui continue sa course folle droit dans le mur.

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  • Marché du beurre : Urgence à la régulation des marchés et à la souveraineté alimentaire

    Communiqué de la Confédération paysanne le 30.10.2017

    Cet épisode de flambée des prix du beurre et de pénurie dans les magasins est symptomatique duLogo_conf%C3%A9d%C3%A9ration_paysanne.jpg fonctionnement absurde de la filière laitière et de notre système alimentaire.

    Premièrement, cette situation met en évidence la mainmise des industriels sur les orientations de la filière ainsi que l'opacité de l'industrie laitière. Les paysan.ne.s et consommateurs devraient subir sans broncher les choix stratégiques des entreprises, opportunistes et court-termistes : aller à l'export ou sur le marché spot, réorienter les fabrications vers les fromages… tout cela sans aucune concertation démocratique.

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  • Bure : Jean Pierre Simon condamné, toutes et tous coupables de nos convictions !

    CONF%2BST-vectoCMJN-2-01.pngCe mardi 24 octobre, Jean Pierre Simon, paysan de la Conf’, a été reconnu coupable par le Tribunal correctionnel de Bar le Duc d’avoir prêté un tracteur et sa remorque aux opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires de l’ANDRA à Bure. La condamnation à 2 mois d’emprisonnement avec sursis assortie de 6 années de mise à l’épreuve est lourde de signification pour les paysans et habitants de ce territoire.

    En suivant globalement l’avis du procureur, le juge a sanctionné un acte de bienveillance et d’entraide, coutumier dans le monde agricole et, au-delà, les convictions d’un lanceur d’alerte.

     

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