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confédération paysanne

  • Législatives : la démarche d’union de la NUPES doit se traduire en avancées pour les droits des paysan.nes

    Communiqué de la Confédération paysanne le 12.05.2022

    Lors de la campagne présidentielle, la Confédération paysanne a appelé à rompre avec les politiques libérales qui font disparaître et s'appauvrir les paysan.nes depuis des décennies. Le triptyque « robotique-numérique-génétique » qui sera la boussole agricole du nouveau quinquennat d'Emmanuel Macron ne résoudra rien, bien au contraire. Il rendra les paysan.nes encore plus dépendant.es et captif.ves vis-à-vis de l'agro-industrie.

     

    Au vu de la situation exceptionnelle - urgence agricole et alimentaire, climatique, démocratique et sociale - la Confédération paysanne apporte son soutien à la démarche de laNouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale (NUPES), la plus à même d'offrir des perspectives de nouveaux droits sociaux et paysans et de mettre en œuvre la transition agroécologique.

    Cette démarche d'union des forces progressistes, porteuse d'ambition sociale et écologique et le développement des services publics ne doit pas s'arrêter à un accord électoral. Elle doit se traduire en propositions fortes pour que cette ambition ne s'arrête pas aux portes des villes.

    L'enjeu économique de protection des paysan.nes et l'enjeu climatique ne doivent donc plus être pensés séparément, comme des propositions slogans, mais articulés dans un projet systémique de transformation de notre modèle agricole et alimentaire en rupture avec les politiques libérales.

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  • Action "Stop à la spéculation sur les céréales" le 5 mai à La Défense

    Communiqué de la Confédération Paysanne le 06.05.2022

     Dans la foulée de son Assemblée Générale du jeudi 5 mai, la Confédération paysanne s'est rendue dans le quartier d'affaires de la Défense pour pointer du doigt les maux de la faim: spéculation, libre-échange et agrocarburants.

    Nous avons choisi de manifester devant le siège de Cargill, numéro 1 mondial du négoce international des matières premières agricoles. Cette multinationale opaque et surpuissante, dont le chiffre d'affaires mirobolant atteint les 130 milliards de dollars, profite du laisser-faire néolibéral sur les marchés mondialisés. Aucune souveraineté alimentaire n'est possible avec ces règles du libre-échange, dont Cargill est un des emblèmes.

    Depuis le début de la guerre en Ukraine, la spéculation redouble de plus belle sur les cours agricoles. La flambée des cours agricoles a des impacts dramatiques pour les populations et les éleveurs.euses. Pourtant, la volatilité des prix agricoles n'est pas une fatalité.

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  • Mégabassines : il est urgent de se remettre autour de la table

    Communiqué de la Confédération Paysanne le 29.03.2022

    Ce débat est depuis trop longtemps confisqué par les promoteurs des mégabassines du département - Coop de l'eau, chambre d'agriculture, FDSEA79 - soutenus par les choix de l'actuel gouvernement autocrate. L'absence de transparence qui règne depuis le début dans ce dossier doit cesser.

    Nous sommes conscients de l'importance de l'irrigation. Nous ne sommes pas opposés par principe au stockage de l'eau, comme le caricaturent les promoteurs des mégabassines. Mais c'est bien contre un stockage de l'eau qui conforte un modèle agricole prédateur et accapareur que nous luttons.

    L'eau doit servir un modèle agricole pérenne, qui tienne compte des enjeux de transition agro-écologique et qui s'adapte à eux. Non l'inverse. C'est bien cela que nous opposons aux prometteurs des mégabassines, même si nous savons que des paysans qui se préparent ou répondent déjà aux enjeux de demain sont impliqués dans ce projet.

    Toutes nos actions n'ont jamais visé des personnes mais bien les infrastructures liées aux projets de méga-bassines, au système agro-industriel qui accapare l'eau.

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  • Irriguer oui, mais pour quoi faire ?

    La Confédération paysanne n’est, bien sûr, pas contre l’irrigation. Mais elle est contre l’accaparement de la ressource en eau par une minorité, fuite en avant d’un modèle à bout de souffle, au détriment de l’intérêt général. Pour elle, le changement de modèle agricole est la seule réponse à une bonne gestion quantitative et qualitative de l’eau dans nos territoires, aussi divers soient-ils. Dans un dossier de 9 pages publié dans son numéro de mars, Campagnes solidaires, le journal de la Confédération paysanne, analyse la situation et les besoins afin de proposer une irrigation compatible avec l'agriculture et les écosystèmes.

     

    Depuis une quinzaine d'années, la gestion de l'eau et le partage de la ressource sont sources de tensions dans les territoires (barrages de Sivens, « lac » de Caussade...). Les projets de « bassines » – réserves  d'eau géantes, sur 10 hectares en moyenne, entourées de hautes digues –  se multiplient dans différentes régions, en particulier dans l'Ouest. En Rhône-Alpes, on n'est pas épargnés par les projets de retenues, soit-disant au profit des agriculteurs, mais en réalité surtout dédiés à la neige de culture dans les montagnes de Savoie ou Haute-Savoie.

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  • La Confédération paysanne plus que jamais déterminée à lutter contre les méga-bassines

    Le porte-parole de la Confédération paysanne, Nicolas Girod, a été auditionné ce matin à la gendarmerie de Salins-les-Bains dans le Jura. Il était entendu, en audition libre, comme mis en cause après une plainte pour vol aggravé suite au démontage de la pompe de la méga-bassine de Cram-Chaban lors de la mobilisation du 6 novembre contre les méga-bassines.

    Alors que le ministre de l'Agriculture a refusé le 10 novembre 2021 que nous lui remettions le morceau de pompe prélevé, ce dernier a été remis ce matin aux autorités.

    Cette pompe est un symbole à plusieurs titres :

    • Elle symbolise les mensonges du Ministre qui déclare que les méga-bassines, dont il soutient la construction, sont remplies avec de l'eau de pluie. Ce morceau de pompe démonté atteste du contraire car elles sont bien remplies en allant puiser dans les nappes phréatiques et les cours d'eau. Il ne s'agit donc absolument pas de récupérer seulement une eau « qui tombe » mais bien d'aller chercher l'eau dans ses espaces naturels de stockage.
    • Elle témoigne d'un accaparement massif de l'eau par une minorité d'exploitants au profit d'un modèle agricole prédateur des paysan.nes et du vivant. Or l'eau est un commun à répartir et protéger.
    • Elle incarne un modèle qui refuse de s'adapter au défi climatique et qui a recours à tous les artifices possibles pour ne pas se remettre en cause. Artifices aux effets destructeurs sur notre environnement, nos vies et nos territoires.

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  • Marché carbone : un Ministre de l’agriculture au service du secteur privé

    Communiqué de la Confédération Paysanne le  07.02.2022

    Dans la lutte contre le changement climatique, l'agriculture est aux avant-postes. Le travail avec la nature étant la clé, elle a la capacité d'avoir une influence néfaste ou positive. Si les orientations qui lui sont données et le soutien qui lui est accordé vont dans le bon sens, l'agriculture peut alors jouer un rôle majeur dans la lutte contre le changement climatique ; à la fois en réduisant ses émissions de gaz à effet de serre et en développant des pratiques qui permettent d'atténuer les effets des bouleversements climatiques.

    Pourtant, pour répondre aux enjeux climatiques de l'agriculture, le gouvernement français n'a d'autre mot à la bouche que le marché carbone et la compensation. Il en a fait « une des deux priorités de la Présidence Française de l'Union Européenne » et Julien Denormandie l'a mis au menu du conseil informel des ministres européens de l'agriculture qui s'ouvre aujourd'hui.

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  • Dans le Jura, 600 personnes reprennent la terre aux spéculateurs pour la rendre aux paysan-ne-s

    Communiqué de la Confédération paysanne le 30.01.2022

    A l'appel de la Confédération paysanne et des Soulèvements de la Terre ce samedi 29 janvier, plus de 600 personnes ont investi une parcelle de 2 hectares à Passenans dans le Jura, avant de défricher collectivement ces terres laissées à l'abandon depuis plus de 10 ans.

    L'objectif était de la préparer pour une remise en culture prochaine pour de nouveaux paysan-ne-s plutôt que de la laisser en friche pour le seul profit de quelques spéculateurs.

    Tout en continuant notre bataille contre l'artificialisation des sols, il était en effet important pour la Confédération paysanne et les Soulèvements de la terre de s'attaquer aujourd'hui à une autre question également grave mais plus pernicieuse : celle de l'accaparement des terres.Car partout dans le monde, paysannes et paysans sont petit à petit dépossédé-e-s par le capitalisme de leur outil de subsistance et de travail : les terres agricoles. Et ce au profit d'un système agro-industriel mondialisé absurde qui privilégie les montages financiers et la concentration aux mains de quelques agro-industriels plutôt qu'une agriculture paysanne et de qualité dont nous avons tant besoin. C'est près de 16 000 paysan-ne-s qui disparaissent chaque année en France du fait notamment de ces mécanismes.

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