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palestine

  • Communiqué de presse – Un très triste et violent anniversaire…

    Salah Hamouri est né d'une mère française, Denise Guidoux, originaire de Bourg-en-Bresse (Ain), professeur de français à Jérusalem, et d'un père palestinien, Hassan Hamouri, restaurateur à Jérusalem-Est. Il est français par sa mère ; son père est Palestinien de Jérusalem. Il cumule donc la nationalité française avec le statut de Palestinien de Jérusalem (il dispose d'une carte d'identité israélienne, et a le droit de vote aux élections locales).

    Ancien élève de l'école privée catholique De La Salle College, des frères des Écoles chrétiennes, à Jérusalem, il décide après son baccalauréat de faire des études de sociologie à l'université de Bethléem. Après sa sortie de prison, il suit des études de droit et devient avocat au barreau palestinien en août 2017.(Source Wikipedia)

    Communiqué de presse de l'Agence Média Palestine

    ll y a un an, le 23 août 2017, notre compatriote Salah Hamouri était arrêté en pleine nuit, chez lui à Jérusalem, par l’armée israélienne. Trois jours auparavant il avait prêté serment devant le barreau de Ramallah : il était devenu avocat et allait enfin pouvoir mettre son énergie à la défense des droits humains de ses compatriotes, de manière professionnelle et reconnue. Dans un premier temps, un tribunal décidait de le libérer sous conditions.

    Cette décision fut rapportée sur le champ du fait de la décision du ministre israélien de la Défense, l’ultra extrémiste Avigdor Lieberman, qui signait de sa main un ordre de mise en détention administrative de Salah Hamouri pour 6 mois renouvelables. Ceci sans inculpation, sans preuves d’une quelconque culpabilité, sans le moindre droit à la défense, sans le moindre procès. Rien de tout cela. Seulement une décision politique arbitraire. Au bout des 6 mois de détention arbitraire, un autre ordre fut donné : ce sera 4 mois de plus. Puis au bout de ces 4 mois : ce sera 3 mois de plus. Ainsi, depuis un an, notre compatriote est en prison. Pour rien. Du moins rien qui relève de la Justice et des droits humains. L’objectif de cette décision incroyable et effroyable est parfaitement clair.

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  • Les Palestiniens sont des êtres humains, pas des cibles

    Communiqué LDH

    Rien ne peut justifier la mort d’au moins cinquante-cinq Palestiniens et les blessures infligées à plus de deux mille d’entre eux, dont il n’est même pas avéré qu’ils étaient en possession et usaient d’armes à feu. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) considère que les autorités civiles d’Israël et les responsables de l’armée israélienne, qui définissent les conditions d’emploi des armes, et les soldats qui acceptent d’exécuter les ordres donnés portent l’entière responsabilité de ce qu’une enquête impartiale pourrait qualifier de crime de guerre.

    Ce déferlement de violences commises à l’égard de manifestants désarmés n’est possible qu’en raison de l’impunité de leurs auteurs, consacrée par la législation israélienne et confortée par le soutien sans limite des Etats-Unis, et par l’inaction de l’Union européenne.

    Au-delà des condamnations verbales qui ne manqueront pas d’avoir lieu, la LDH demande au gouvernement français d’adopter les mesures nécessaires pour marquer son refus de tels agissements.

     

    Paris, le 14 mai 2018

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  • Massacre à Gaza

    Vendredi 30 mars, des milliers de manifestants palestiniens, notamment des femmes et des enfants, avaient convergé le long de la frontière qui sépare la bande de Gaza d'Israël à l'occasion d'un mouvement de protestation qui doit durer six semaines pour exiger le "droit au retour" des réfugiés palestiniens et dénoncer le strict blocus de Gaza par l'État hébreu. 

    16 Palestiniens ont été tués et plus de 1.400 blessés ont été recensés, dont 758 par des tirs à balles réelles. L'armée affirme avoir tiré par nécessité contre les manifestants qui lançaient des pierres et des cocktails Molotov sur les soldats. Selon elle, certains ont également tenté d'endommager la clôture et de s'infiltrer sur le territoire israélien. 

    Le bilan ne fait pas état de blessés du côté israélien, ce qui parait cohérent avec le choix des Palestiniens d'organiser une manifestation massive, mais non armée.

    Pourtant, Israël continuait dimanche de rejeter les appels internationaux à une enquête indépendante.

    Le ministre de la Défense israélien, Avigdor Lieberman, a qualifié d’« hypocrites » les appels à ouvrir une enquête. « Il n’y aura pas de commission d’enquête », a-t-il déclaré à la radio publique israélienne.

    Benjamin Netanyahu, de son côté, a écrit dans un communiqué "Bravo à nos soldats",  . "Israël agit fermement et avec détermination pour protéger sa souveraineté et la sécurité de ses citoyens", a-t-il ajouté

    Les Etats-Unis ont bloqué un projet de déclaration du Conseil de sécurité appelant « toutes les parties à la retenue et à prévenir toute escalade supplémentaire » et demandant une enquête sur les affrontements.

    Voici le compte-rendu des événements par l'agence Média Palestine :

     

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  • Liberté pour Ahed Tamimi

    Communiqué d'Amnesty International

    Ahed Tamimi, militante palestinienne de 16 ans, est considérée comme la « Rosa Parks palestinienne ». Depuis des années, elle et sa famille s’opposent à l’occupation israélienne. Mais aujourd’hui, cette jeune fille risque jusqu’à 10 ans de prison pour une altercation avec des soldats israéliens.

    Le 15 décembre dernier, Ahed Tamimi et sa famille manifestaient contre la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. La situation a pris un tournant dramatique lorsque le cousin d’Ahed, Mohammed, 14 ans, a reçu une balle en caoutchouc dans la tête, tirée depuis une faible distance par un soldat israélien. L’adolescent a dû subir une lourde opération chirurgicale, pendant laquelle une partie de sa boîte crânienne a été retirée pour que la balle puisse lui être enlevée.

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  • Un demi-siècle de spoliations

    Dossier d'Amnesty International.

    Israël intensifie sa main-mise sur les Territoires palestiniens occupés.

    C'était il y a juste cinquante ans. Après une offensive éclair contre les armées arabes, Israël prend une partie de la péninsule du Sinaï et la bande de Gaza à l’Égypte, le plateau du Golan à la Syrie, la Cisjordanie et Jérusalem-Est à la Jordanie. Depuis juin 1967, ces conquêtes militaires ont profondément changé la donne dans la région, avec la poursuite par les gouvernements israéliens successifs d’une politique d'implantation de civils juifs israéliens et de confiscation des terres, principalement en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

    D’abord justifié par des nécessités militaires, l’établissement d’implantations dans les Territoires occupés, a vite obéi pour Israël à des objectifs idéologiques. Résultats de très longues négociations, les accords d’Oslo, signés en 1993, ont découpé la Cisjordanie en trois zones : la A (8 % de sa superficie), où la sécurité et l’administration sont gérées par l’Autorité palestinienne, les frontières, les communications et l’espace aérien contrôlés par les autorités israéliennes ; la B (22 %), où la sécurité est gérée par Israël et l’administration civile par l'Autorité palestinienne ; la C, qui se trouve sous contrôle militaire israélien (60 %).

    Mais ces accords n’ont pas permis une paix durable, notamment en raison de l’obstination israélienne à poursuivre la colonisation. En 1993, on comptait moins de 250 000 colons. En 2017, 421 000 colons vivent en Cisjordanie et 200 000 à Jérusalem-Est, pour près de 3 millions de Palestiniens. De véritables villes ont vu le jour, comme Ariel, Maale Adumin ou Modin Iilit. Et le mouvement se poursuit, le gouvernement affichant un mépris flagrant pour le droit international. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou s’enhardit depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, qui a nommé ambassadeur à Tel Aviv, un chaud partisan des colonies, David Friedman. Au 23 mars 2017, 6 219 unités de construction illégales ont été autorisées, dont 719 à Jérusalem-Est.

    Occupation, discrimination, arrestations

    La politique israélienne, depuis près d’un demi-siècle, constitue une violation grave du droit international, en outre intrinsèquement discriminatoire. En Cisjordanie occupée, les Palestiniens ont perdu leur droit à la sécurité et à la protection car les colons israéliens harcèlent fréquemment leurs communautés. Les militaires protègent ces colons le plus souvent sans assurer la protection des Palestiniens. Les plaintes ne donnent lieu à aucune poursuite et sont classées sans suite. Par contre, les manifestations des Palestiniens, le plus souvent pacifiques, contre la colonisation et le Mur (illégaux), sont systématiquement interdites et réprimées par l'utilisation d'une force excessive. Les forces israéliennes procèdent également à des milliers d'arrestations. En avril 2017, il y a eu 509 arrestations, dont 75 enfants, ainsi que 111 placements de Palestiniens en détention administrative. Des actes de torture et d'autres mauvais traitements sont régulièrement infligés aux détenus, y compris aux mineurs.

     

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  • L’UE doit soutenir les prisonniers palestiniens en grève de la faim

    Alors que des prisonniers palestiniens entament leur quatrième semaine de grève de la faim, EuroMed Droits appelle l’Union européenne à soutenir leurs revendications légitimes en matière de droits humains et à dénoncer les mesures punitives prises à leur égard par l’administration pénitentiaire israélienne (API).

    Le 17 avril 2017, quelque 1500 prisonniers palestiniens ont annoncé le début d’une grève de la faim illimitée, afin de protester contre leurs conditions de détention. Israël détient en effet 6300 Palestiniens, dont 61 femmes et 300 enfants, dans ses prisons et centres de détention, au mépris total de la quatrième Convention de Genève.

    Qualifiés de « prisonniers de sécurité » par Israël, ces détenus palestiniens font l’objet de toutes sortes de violations des droits humains dès leur arrestation jusqu’à leur procès et leur emprisonnement, ainsi que pendant les interrogatoires et leur détention provisoire. Ces conditions se reflètent dans les revendications des grévistes, qui demandent qu’il soit mis un terme aux actes de torture et aux mauvais traitements, au recours à la détention administrative, aux procès iniques, à la détention d’enfants, aux conditions de détention dégradantes, notamment à la privation de sommeil et de nourriture, à l’insuffisance des soins médicaux, à l’isolement carcéral et au déni du droit à l’éducation.

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  • Contraindre Israël à respecter les résolutions de l’ONU

    Communiqué du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens

    La résolution 2334 du 23 décembre 2016 adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU (avec le vote positif de la France) a condamné la colonisation de la Palestine par Israël, les activités de peuplement de Territoires palestiniens y compris à Jérusalem-Est.

    Le Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et israéliens (CNPJDPI) se félicite de ce vote dont l’importance se mesure à la réaction du gouvernement de Benyamin Netanyahou qui annonce déjà son intention de ne pas appliquer la résolution.

    C’est dans ce cadre que la campagne menée par le Collectif demandant la suspension de l’accord d’association UE/Israël prend toute sa place.

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