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alimentation

  • Pour une politique alimentaire et agricole, le gouvernement doit mettre en place la sécurité sociale de l'alimentation

    Communiqué de la Confédération Paysanne le 10.06.2022

    Le gouvernement vient d'acter la création d'une « indemnité inflation » pour la rentrée de septembre. Exit donc pour le moment le « chèque alimentaire » !? Sa création serait pour plus tard, à l'occasion du débat du projet de loi de finances 2023. Ce projet de « chèque alimentaire » a fait émerger des propositions multiples et variées, parfois non sans opportunisme. Les intentions du gouvernement restent floues : aide financière ponctuelle à destination des plus « modestes », ciblage ou non des produits concernés par ce chèque - fruits et légumes, produits issus de circuits courts, sous signe de qualité, d'origine France…

     

    Si ces débats ont le mérite de pointer un défaut d'accès universel à une alimentation de qualité et une explosion de la précarité alimentaire (+ 50 % de bénéficiaires de l'aide alimentaire entre 2018 et 2020*), ce n'est en aucun cas une politique publique de l'alimentation et encore moins une politique agricole remettant au cœur des débats l'enjeu de la rémunération paysanne. Si cette question n'est pas abordée, il sera illusoire d'espérer renouveler les générations de paysans et paysannes et donc de permettre à chacun et chacune de manger en quantité et qualité. La Confédération paysanne regarde donc avec circonspection ce projet.

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  • Labels alimentaires et signes de qualité : promesses non tenues, une révision s’impose !

     

    Les signes de qualité, labels et démarches alimentaires sont censés donner aux consommateurs des garanties en termes d’origine des produits, de préservation de l’environnement ou des terroirs, et devraient également être exemplaires au regard des critères de consommation responsable. Néanmoins, deux analyses publiées aujourd’hui et produites par Greenpeace France, le WWF France et le BASIC d’une part et l’UFC-Que Choisir d’autre part montrent de grands écarts entre les promesses et la réalité. Afin que les labels puissent réellement jouer leur rôle de repères, les trois organisations demandent une révision des conditions de certification (cahiers des charges, exigence des contrôles…), et que l’attribution des aides publiques aux différents labels soit conditionnée à une réelle garantie concernant les impacts environnementaux et socio-économiques.

    On assiste à une prolifération de labels et de démarches officiels ou volontaires censés garantir l’origine, la qualité, la préservation de l’environnement ou d’autres aspects socio-économiques. Certaines de ces démarches bénéficient en outre de soutiens de la part des pouvoirs publics : statut de signes officiels, aides dans le cadre de la future Politique Agricole Commune (PAC) pour la Haute Valeur Environnementale et l’agriculture biologique, part minimale de produits considérés comme durables en restauration collective, etc. Alors que les étiquettes (liste d’ingrédients, labels, mentions, etc.) restent pour les consommateurs le canal principal d’information sur les produits qu’ils achètent, Greenpeace France, le WWF France et le BASIC, ainsi que l’UFC-Que Choisir ont enquêté sur la fiabilité et les impacts de ces labels et démarches pour déterminer s’ils peuvent véritablement constituer des repères pertinents pour orienter les achats.

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  • Les importations de farine et d'huile de poisson de l'Afrique de l'Ouest vers l'Europe dévoilent un système alimentaire défaillant

    Chaque année, des entreprises européennes contribuent à un tragique détournement de poissons frais qui sont essentiels au maintien de la sécurité alimentaire pour plus de 33 millions de personnes dans la région de l’Afrique de l’Ouest. C’est la conclusion du nouveau rapport de Greenpeace Afrique et Changing Markets, intitulé Nourrir le monstre : Comment les industries européennes de l’aquaculture et de l’alimentation animale détournent la nourriture des communautés d’Afrique de l’Ouest. Le rapport révèle comment plus d’un demi-million de tonnes de petits poissons pélagiques sont extraits chaque année le long des côtes d’Afrique de l’Ouest et transformés en aliments pour l’aquaculture et l’élevage, en compléments alimentaires, en cosmétiques et en produits alimentaires pour animaux de compagnie en dehors du continent africain[1].

    « L’industrie de la farine et de l’huile de poisson, ainsi que tous les gouvernements et les entreprises qui la soutiennent, dévalisent pratiquement les populations locales de leurs moyens de subsistance et de leur nourriture. Cette pratique est contraire aux engagements internationaux en matière de développement durable, de réduction de la pauvreté, de sécurité alimentaire et d’égalité des genres », a déclaré Dr Ibrahima Cissé, responsable de campagne à Greenpeace Afrique. 

    Le rapport est basé sur une recherche du commerce et de la chaîne d’approvisionnement entre l’industrie de la farine et de l’huile de poisson (FHP) en Afrique de l’Ouest et le marché européen. Elle comprend des négociants, des entreprises d’aquaculture et d’agroalimentaire en France (Olvea), en Norvège (GC Rieber, EWOS/Cargill, Skretting, Mowi), au Danemark (ED&F Man Terminals, TripleNine, FF Skagen, Pelagia et BioMar), en Allemagne (Köster Marine Proteins), en Espagne (Inproquisa, Industrias Arpo, Skretting Espana) et en Grèce (Norsildmel Innovation AS). Elle comprend également des relations d’approvisionnement entre les transformateurs/distributeurs de produits de la mer et les producteurs de poissons d’élevage qui se sont fournis en aliments aquacoles auprès d’entreprises impliquées dans le commerce de farine et d’huile de poisson en Afrique de l’Ouest ces dernières années, ainsi que des détaillants bien connus en France (Carrefour, Auchan, E. Leclerc, Système U, Monoprix, Groupe Casino), en Allemagne ( Aldi Süd, Lidl, Kaufland, Rewe, Metro AG, Edeka), en Espagne (Lidl Espana) et au Royaume-Uni (Tesco, Lidl, Aldi). [2] 

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  • Deux ans après la promulgation de la loi EGalim, ses ambitions sont définitivement enterrées !

    Paris, le 3 novembre 2020 - Deux ans après l’adoption de la loi EGalim[1], un collectif de 28 syndicats et associations publie un bilan dont le constat d’échec est sans appel : la quasi-totalité des indicateurs est au rouge et des reculs sont à noter. Presque aucune des ambitions et bonnes intentions déclarées en grande pompe n’ont été suivies d’effet.

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    Cette note d’analyse dresse le bilan des États Généraux de l’Alimentation et de la loi EGalim et prend acte de leur enterrement ! Avec lui, ce sont aussi les principales ambitions du quinquennat pour la transition sociale et écologique du système agroalimentaire qui sont à la dérive.

    Nous dénonçons :

    • Le revenu paysan n’est pas revalorisé, les profits de l’industrie et de la distribution continuent d’augmenter, les prix au consommateur aussi.
    • Les négociations commerciales ne sont pas plus encadrées qu’avant et subissent même des tensions croissantes.
    • Les ambitions en matière de réduction de pesticides ont été revues à la baisse, avec un recul notable : le retour des néonicotinoïdes.
    • La protection des riverains contre les pesticides n’a pas avancé, l’Etat se défausse en livrant cette protection au rapport de forces sur les territoires.
    • Les objectifs d’au moins 20 % de bio dans la restauration collective et de 15 % de surface en agriculture biologique en 2022 ne pourront être atteints faute de moyens suffisants. Nous n’en sommes respectivement qu’à 4,5% et 8,5 %.
    • Aucune transition des modes d’élevage, intégrant notamment une meilleure prise en compte du bien-être animal, n’a été sérieusement amorcée au sein des filières.
    • Enfin, la loi a laissé de côté de nombreuses questions pour lesquelles tous les indicateurs sont au rouge : climat, solidarité internationale, biodiversité, nutrition et alimentation…

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  • Pour des filières alimentaires responsables et équitables

    Communiqué de la Confédération Paysanne le 17.04.2020

    Nos organisations professionnelles, paysannes et citoyennes estiment que cette crise sanitaire doit permettre de consolider notre système alimentaire sur nos priorités : garantir une alimentation de qualité accessible à tou.te.s et rémunérer dignement le travail des paysannes et paysans, et tous les salarié.e.s de la chaîne alimentaire. Cela devra déboucher durablement sur des modes d'approvisionnement alimentaire équitables, responsables socialement et écologiquement.

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  • Mangeons local pendant le confinement !

    Informations reprises du site de l'office de tourisme

    Le coro­­­­­­­­­­­­­­­na­­­­­­­­­­­­­­­vi­­­­­­­­­­­­­­­rus bous­­­­­­­­­­­­­­­cule nos habi­­­­­­­­­­­­­­­tudes alimen­­­­­­­­­­­­­­­tai­­­­­­­­­­­­­­­res…Nous retour­­­­­­­­­­­­nons à l’es­­­­­­­­­­­sen­­­­­­­­­­­­tiel. Jouons la carte de la proxi­­­­­­­­­­­­­­­­mité durant cette période où il est primor­­­­­­­­­­­­­­­­dial de privi­­­­­­­­­­­­­­­lé­­­­­­­­­­­­­­­gier des trajets de courtes durées et autour de chez soi. Nous vous suggé­­­­­­­­­­­­­­­rons de s’ap­­­­­­­­­­­­­­­pro­­­­­­­­­­­­­­­vi­­­­­­­­­­­­­­­sion­­­­­­­­­­­­­­­ner en favo­­­­­­­­­­­­­­­ri­­­­­­­­­­­­­­­sant nos agri­­­­­­­­­­­­­­­cul­­­­­­­­­­­­­­­teurs et produc­­­­­­­­­­­­­­­teurs qui conti­­­­­­­­­­­­­­­nuent de propo­­­­­­­­­­­­­­­ser leurs produits malgré cette crise sani­­­­­­­­­­­­­­­taire.

    Il est aujourd’­­­­­­­­­­­­­­­hui possible de remplir votre frigo et vos placards en misant sur le local, avec le circuit court du produc­­­­­­­­­­­­­­­teur au consom­­­­­­­­­­­­ma­­­­­­­­­­­­­­­teur.

    Faites vos courses en quelques clics

    En ligne avec le DRIVE FERMIER à Vouziers :  les produc­­­­­­­­­­­­­­­teurs conti­­­­­­­­­­­­­­­nuent de vous accueillir et de confec­­­­­­­­­­­­­­­tion­­­­­­­­­­­­­­­ner vos commandes. Fruits & légumes, produits laitiers, miel, bois­­­­­­­­­­­­­­­sons, pains, pois­­­­­­­­­­­­­­­sons, viandes/volailles & char­­­­­­­­­­­­­­­cu­­­­­­­­­­­­­­­te­­­­­­­­­­­­­­­rie, œufs, farine et plats prépa­­­­­­­­­­­­­­­rés.

    Tous les produits dispo­­­­­­­­­­­­­­­nibles sont visibles sur l’in­­­­­­­­­­­­­­ter­­­­­­­­­­­­­­­face, vous n’avez plus qu’à remplir votre panier. Passez votre commande du mercredi au mardi, sélec­­­­­­­­­­­­­­­tion­­­­­­­­­­­­­­­nez votre heure de retrait et récu­­­­­­­­­­­­­­­pé­­­­­­­­­­­­­­­rez vos articles le jeudi de 16h à 20h.

    Prêt à tester ? Rendez-vous ici pour tenter l’ex­­­­­­­­pé­­­­­­­­­rience, vous allez être conquis!

    Attra­­­­­­­­­­­­pez votre panier

    Direc­­­­­­­­­­­tion la place Carnot à Vouziers le samedi matin : bonne nouvelle pour nous, le marché est main­­­­­­­­­­­­­­­tenu. Seuls les commerçants propo­­­­­­­­­­­­­­­sant des produits d’ali­­­­­­­­­­­­­­men­­­­­­­­­­­­­­­ta­­­­­­­­­­­­­­­tion seront bien-sûr présents. Vous pour­­­­­­­­­­­­­­­rez en profi­­­­­­­­­­­­­­­ter pour vous rendre dans les petits commerces de la ville situés autour de la place : nos 2 bouche­­­­­­­­­­­­­­­ries , les boulan­­­­­­­­­­­­­­­ge­­­­­­­­­­­­­­­ries ainsi que notre petite épice­­­­­­­­­­­­­­­rie (dite «chez Momo»). Elles restent ouvertes et acces­­­­­­­­­­­­­­­sibles en respec­­­­­­­­­­­­­­­tant les consignes de non-conta­­­­­­­­­­­­mi­­­­­­­­­­­­na­­­­­­­­­­­­tion.

    Les épice­­­­­­­­­­­­ries de Le Chesne, Buzancy et Grand­­­­­­­­­­­­pré sont ouvertes elles aussi : retrou­­­­­­­­­vez chez eux une sélec­­­­­­­­­­­tion de produits locaux.

    Nous vous conseillons de véri­­­­­­­­­­­­­­­fier les heures d’ou­­­­­­­­­­­­­­ver­­­­­­­­­­­­­­­tures qui pour­­­­­­­­­­­­­­­raient éven­­­­­­­­­­­­­­­tuel­­­­­­­­­­­­­­­le­­­­­­­­­­­­­­­ment évoluer selon les semaines à venir tenant compte des circons­­­­­­­­­­­­­­­tances. 

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  • Premier anniversaire de la loi EGAlim : 21 organisations interpellent le gouvernement

    Publié le 31 octobre 2019

    Il y a un an, la loi pour l‘Équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et une alimentation saine, durable et accessible à tous, dite Loi EGalim (issue des Etats Généraux de l’Alimentation) était officiellement publiée. Nos organisations alertent sur le manque de volonté et de moyens pour assurer la mise en œuvre d’une loi pourtant déjà peu ambitieuse. Nous appelons le Ministère de l’Agriculture à se saisir de l’opportunité du projet de loi de Finances 2020, des décrets et arrêtés en cours de préparation, pour mettre en œuvre une loi EGalim fidèle à sa lettre de mission initiale et surtout à la hauteur des enjeux écologiques, économiques, sociaux et sanitaires actuels.

    Pour le revenu des agriculteurs, pas d’amélioration en vue

    D’un point de vue économique, le rapport de force reste encore défavorable aux agriculteurs au profit de la transformation et de la grande distribution. 

    Nombreuses sont les organisations professionnelles qui dénoncent des négociations commerciales féroces, contribuant à cet échec. Les dispositions nouvelles (seuil de revente à perte -SRP- et encadrement des promotions) ont généré une augmentation des prix pratiqués par la grande distribution vis-à-vis des consommateurs, sans que les effets positifs souhaités sur le revenu des paysans soient garantis. La Confédération paysanne et UFC Que Choisir qualifient le système du seuil de revente à perte de “chèque en blanc d’1,6 milliards d’euros à la grande distribution” et d’un “chèque en bois pour les agriculteurs”.

    Elles demandent ainsi l’abandon immédiat du relèvement du SRP et l’instauration d’un véritable rééquilibrage des négociations en faveur des acteurs agricoles, notamment par la publication des marges de la distribution et de la transformation, l’application de sanctions en cas d’achat des produits agricoles en-dessous de leur prix de revient pour les agriculteurs et la mise en place d’accords tripartites producteurs-industriels-distributeurs.

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