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société - Page 3

  • Méthanisation : la recherche de la souveraineté énergétique ne doit pas se faire sur le dos de la souveraineté alimentaire

    Le rapport de la mission d'information sénatoriale sur la méthanisation, présenté ce matin à la presse, a le mérite de dresser un état des connaissances scientifiques objectif sur la méthanisation.

    Reste que nous n'avons toujours pas la preuve que le gaz produit par méthanisation a un intérêt en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre. La mission d'information s'appuie sur les chiffres de GRDF, mais nous attendons toujours la réalisation par l'ADEME d'une analyse complète du cycle de vieincluant l'ensemble du périmètre d'exploitation. Dans le rapport, les auteurs indiquent d'ailleurs que « le bilan carbone de la méthanisation peut toutefois largement différer selon le type d'unité et de modèle développés  ».

    Les risques environnementaux et agricoles ont bien été identifiés par la mission sénatoriale : impact du développement des cultures intermédiaires à valorisation énergétique (CIVE) en termes de changement de pratiques culturales, risques économiques, impact agronomique et environnemental des digestats … Tout ceci nécessite, d'après la mission, « des études complémentaires », sans plus de propositions concrètes. Mais ces externalités négatives sur l'activité agricole sont déjà avérées, dont le renchérissement du foncier et les menaces sur le maintien de l'élevage. Elles auraient donc dû plaider en faveur de notre demande de moratoire sur les projets de méthanisation en France. Un moratoire dont l'objectif est de remettre à plat les projets de méthanisation fleurissant en France.

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  • Industrie fossile : ni pub, ni mécénat.

    Lancement d’une initiative européenne contre la propagande de l’industrie fossile

    Récolter un million de signatures en un an, c’est le défi que se sont lancé plus de 20 associations et ONG européennes en lançant aujourd’hui une initiative citoyenne européenne. Leur objectif : la mise en place d’une réglementation européenne interdisant les publicités, partenariats et mécénats pour toutes les entreprises vendant des biens et services fossiles. Greenpeace France mène la mobilisation tricolore. Cette ICE est également soutenue par les associations Résistance à l’agression publicitaire (R.A.P), les Amis de la Terre France et Communication et Démocratie (CODE).

    Des publicités et partenariats fossiles qui amplifient le changement climatique

    En mai 2021, l’Agence Internationale de l’Énergie appelait à renoncer à tout nouveau projet fossile pour répondre à l’urgence climatique. En août, le GIEC lançait une nouvelle alerte rouge. Le mois dernier, une étude parue dans Nature concluait que pour respecter l’accord de Paris, il fallait réduire drastiquement l’extraction d’énergies fossiles. Le message est clair, mais les majors pétrolières freinent des quatre fers. A coups de publicités, partenariats et mécénats, elles achètent leur acceptabilité sociale et usent de leur influence pour maintenir le plus longtemps possible un modèle économique sans avenir. 

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  • Procès des attentats du 13 novembre 2015

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    Chappatte (Suisse ) pour Le  Monde

  • Guyane : le juge ferme l’usine de cyanuration de Dieu-Merci

    Communiqué de FNE le vendredi 01 octobre 2021

    C’est une excellente nouvelle pour l’environnement et l’exceptionnelle richesse de la biodiversité de la forêt guyanaise. Ce jeudi 30 septembre, le tribunal administratif de Cayenne a rendu sa décision sur l’usine d’extraction d’or par cyanuration d’Auplata à Saint-Élie, dans le cadre du recours porté par les associations Guyane Nature Environnement (GNE) et France Nature Environnement (FNE). Le juge considère que l’autorisation de cette usine est caduque car cette dernière n’a pas été mise en service dans le temps imparti. Ce retard s’explique principalement par des non-conformités des installations, cette société ayant déjà été rappelée à l’ordre par le passé pour des faits similaires. Cette usine de traitement industriel de l’or au cyanure, une substance hautement toxique, doit donc arrêter son activité.

    La légèreté de la société sanctionnée par la justice

    La société Auplata a été mise en demeure à plusieurs reprises par les services de l’Etat pour de nombreuses irrégularités sur ses installations d’orpaillage. Malgré la constatation d’une exploitation illégale et de graves non-conformités aux normes environnementales et de sûreté en 2007, la société avait obtenu en 2015 l’autorisation d’exploiter une unité de traitement de l’or par cyanuration, et la régularisation de son installation gravimétrique, qui consiste à séparer les minerais en fonction de leur densité.

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  • Affaire du Siècle : la rapporteure publique recommande la réparation rapide du préjudice écologique

    Lors de la deuxième audience de l’Affaire du Siècle aujourd’hui, la rapporteure publique du tribunal administratif de Paris a conclu que l’État doit réparer, par des actions concrètes et très rapides de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les graves dommages causés à l’environnement par son inaction climatique.

    Cette audience intervient huit mois après une première victoire historique remportée par les quatre organisations à l’origine du recours : les juges avaient alors déclaré illégale l’inaction climatique de l’État, et affirmé la responsabilité de celui-ci dans la crise climatique. Le tribunal avait ensuite rouvert l’instruction, pour “déterminer les mesures qui doivent être ordonnées à l’État” pour réparer le préjudice écologique causé par les surplus d’émissions entre 2015 et 2018.

    L’Affaire du Siècle touche au but : obliger l’État à agir pour le climat

    Nous nous félicitons des conclusions de la rapporteure publique, pour qui l’État, au 31 décembre 2022, aura dû réparer, par des mesures concrètes et effectives, les conséquences de son inaction climatique. C’est dans ce but, et pour créer un précédent historique, que nous avons lancé l’Affaire du siècle il y a 3 ans, et que tant de personnes nous ont rejoint, déclarent les organisations de l’Affaire du Siècle (Notre Affaire à Tous, la Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace France et Oxfam France).

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  • Labels alimentaires et signes de qualité : promesses non tenues, une révision s’impose !

     

    Les signes de qualité, labels et démarches alimentaires sont censés donner aux consommateurs des garanties en termes d’origine des produits, de préservation de l’environnement ou des terroirs, et devraient également être exemplaires au regard des critères de consommation responsable. Néanmoins, deux analyses publiées aujourd’hui et produites par Greenpeace France, le WWF France et le BASIC d’une part et l’UFC-Que Choisir d’autre part montrent de grands écarts entre les promesses et la réalité. Afin que les labels puissent réellement jouer leur rôle de repères, les trois organisations demandent une révision des conditions de certification (cahiers des charges, exigence des contrôles…), et que l’attribution des aides publiques aux différents labels soit conditionnée à une réelle garantie concernant les impacts environnementaux et socio-économiques.

    On assiste à une prolifération de labels et de démarches officiels ou volontaires censés garantir l’origine, la qualité, la préservation de l’environnement ou d’autres aspects socio-économiques. Certaines de ces démarches bénéficient en outre de soutiens de la part des pouvoirs publics : statut de signes officiels, aides dans le cadre de la future Politique Agricole Commune (PAC) pour la Haute Valeur Environnementale et l’agriculture biologique, part minimale de produits considérés comme durables en restauration collective, etc. Alors que les étiquettes (liste d’ingrédients, labels, mentions, etc.) restent pour les consommateurs le canal principal d’information sur les produits qu’ils achètent, Greenpeace France, le WWF France et le BASIC, ainsi que l’UFC-Que Choisir ont enquêté sur la fiabilité et les impacts de ces labels et démarches pour déterminer s’ils peuvent véritablement constituer des repères pertinents pour orienter les achats.

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  • Vélorutions en France : les citoyens se mobilisent pour des transports soutenables !

    Communiqué d'Alternatiba le 25.09.2021

    Samedi 25 septembre – Dans le cadre d’une journée de mobilisation nationale organisée par Alternatiba, Action Non-Violente COP21 et le Réseau Action Climat, des déambulations militantes à vélo (vélorutions) se sont tenues sur 27 territoires partout en France ce samedi. Les citoyens demandent à leurs élus locaux d’accélérer le développement des mobilités actives (vélo, marche à pied) et des transports en commun, pour créer des espaces de vie plus apaisés, plus sains et participer à endiguer la crise climatique.

    A Lyon, Marseille, Lille ou encore à Rosny-sous-Bois, les citoyens se sont rassemblés à vélo pour revendiquer un changement dans les politiques locales de transport, dans une ambiance festive et familiale. Partout en France, plus de 3 600 citoyens ont appelé leurs élus à favoriser les transports actifs ainsi que les transports en commun tout en réduisant la place de la voiture. Cette journée de mobilisation nationale a été organisée par Alternatiba, Action Non-Violente COP21 et le Réseau Action Climat, et est soutenue par le Pacte pour la Transition, Greenpeace, la Fédération française des Usagers de la Bicyclette, les Amis de la terre et le Secours Catholique.

    Des territoires vivants : soutenables, justes et conviviaux

    Des zones à faible émission ambitieuses excluant les véhicules polluants, des itinéraires cyclables sécurisés et continus, la piétonnisation des espaces notamment proches des écoles, un budget pour les infrastructures vélo par an et habitant d’au moins 30 €, … voilà les demandes des citoyens pour une politique de transport soutenable et ambitieuse qui aura de nombreux bénéfices pour les territoires tout en participant à endiguer la crise climatique (1).

    “Repenser nos transports nous permet d’imaginer des espaces de vie plus désirables : dans nos rues, nous pourrions créer des espaces de rencontre et de convivialité, des espaces d’interaction entre les citoyens qui se déplacent, plus calmes, plus verts, plus sains, plus agréables pour tous ses habitants.”, résume Rebecca Wangler, porte-parole d’Alternatiba. 

    Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) vient de diviser par 4 le seuil maximal d’exposition à la pollution de l’air recommandé basculant alors Lyon et Paris dans le rouge vif d’alerte pollution, une politique transport plus soutenable permettra d’agir directement pour la santé des habitants (2). Les modes de transport actifs incitent aussi à bouger plus – un atout pour la santé supplémentaire. Par ailleurs, favoriser les mobilités actives et les transports en commun implique aussi de rendre ces mobilités accessibles aux personnes précaires et assurer donc un accès plus juste à la mobilité, via des tarifs solidaires pour les transports en commun ou des aides facilitant la location de vélos.

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