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société

  • Mouvements climat : appel à la résistance démocratique, sociale et écologique

    Records de chaleur meurtriers et cyclones dévastateurs, conflits pour l’accès à l’eau, reculs des politiques publiques de transition écologique et juste, montée de régimes autoritaires et multiples violations du droit international, attaques contre les défenseurs et défenseuses de l’environnement et renforcement des inégalités environnementales que subissent les populations les plus vulnérables, l’heure est grave pour les mouvements climat. C’est face à ce contexte que nous, actrices et acteurs de la société civile de la transition écologique et sociale, réunis les 19 et 20 juin 2026 lors des Rencontres des mouvements climat à Paris, lançons cet appel à la résistance.

    La situation politique nationale et internationale, instable et préoccupante, est marquée par une détérioration des équilibres démocratiques, le dénigrement de la science, une concentration des médias menaçant leur indépendance et la montée de discours de repli. Dans le même temps, notre système économique favorise toujours plus les profits à court terme pour un petit nombre de personnes au détriment des conditions de vie dignes de la majorité de la population. Ce contexte dégrade les capacités d’actions de la société civile pour lutter contre le réchauffement climatique et permettre aux populations les plus vulnérables d’accéder à des conditions de vie dignes et des moyens convenables d’existence et d’accéder aux solutions de transition écologique. Les menaces pesant sur la résilience des structures associatives et militantes elles-mêmes s’accentuent également (menaces sur les libertés associatives, coupes budgétaires, instauration d’un climat de peur et d’intimidations, etc.), renforçant les inégalités environnementales subies par les personnes racisées, en situation de pauvreté, les femmes et les minorités de genre. Qu’adviendra-t-il de la société civile si le contexte, déjà délétère, s’aggravait du fait de bascules politiques possibles en 2027 ?

    Pour toutes ces raisons, les actrices et les acteurs des mouvements climat ne doivent pas faiblir. Nous pouvons faire de l’espoir une puissance d’action, faire de la transition écologique une source d’émancipation, de justice et de protection, et nous renforcer collectivement pour affronter les défis et saisir les opportunités des mois et années à venir. Nous avons les moyens d’être forts aujourd’hui et résilients pour demain.

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  • Mouvements climat : appel à la résistance démocratique, sociale et écologique

    Records de chaleur meurtriers et cyclones dévastateurs, conflits pour l’accès à l’eau, reculs des politiques publiques de transition écologique et juste, montée de régimes autoritaires et multiples violations du droit international, attaques contre les défenseurs et défenseuses de l’environnement et renforcement des inégalités environnementales que subissent les populations les plus vulnérables, l’heure est grave pour les mouvements climat. C’est face à ce contexte que nous, actrices et acteurs de la société civile de la transition écologique et sociale, réunis les 19 et 20 juin 2026 lors des Rencontres des mouvements climat à Paris, lançons cet appel à la résistance.

    La situation politique nationale et internationale, instable et préoccupante, est marquée par une détérioration des équilibres démocratiques, le dénigrement de la science, une concentration des médias menaçant leur indépendance et la montée de discours de repli. Dans le même temps, notre système économique favorise toujours plus les profits à court terme pour un petit nombre de personnes au détriment des conditions de vie dignes de la majorité de la population. Ce contexte dégrade les capacités d’actions de la société civile pour lutter contre le réchauffement climatique et permettre aux populations les plus vulnérables d’accéder à des conditions de vie dignes et des moyens convenables d’existence et d’accéder aux solutions de transition écologique. Les menaces pesant sur la résilience des structures associatives et militantes elles-mêmes s’accentuent également (menaces sur les libertés associatives, coupes budgétaires, instauration d’un climat de peur et d’intimidations, etc.), renforçant les inégalités environnementales subies par les personnes racisées, en situation de pauvreté, les femmes et les minorités de genre. Qu’adviendra-t-il de la société civile si le contexte, déjà délétère, s’aggravait du fait de bascules politiques possibles en 2027 ?

    Pour toutes ces raisons, les actrices et les acteurs des mouvements climat ne doivent pas faiblir. Nous pouvons faire de l’espoir une puissance d’action, faire de la transition écologique une source d’émancipation, de justice et de protection, et nous renforcer collectivement pour affronter les défis et saisir les opportunités des mois et années à venir. Nous avons les moyens d’être forts aujourd’hui et résilients pour demain.

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  • 30 organisations attaquent le décret de simplification du droit de l’environnement

    Le Syndicat des Avocat.e.s de France ainsi qu’une trentaine d’organisations dont le Syndicat de la Magistrature, France Nature Environnement, la LDH (Ligue des droits de l’Homme/droits humains), la Ligue pour la Protection des Oiseaux, la Confédération paysanne, Greenpeace France, Terres de luttes, Data for Good, Notre Affaire à Tous, s’unissent pour déposer un recours afin de stopper un coup fatal porté au droit de l’environnement par le récent décret du 21 avril 2026, dit de “simplification de la procédure contentieuse en matière environnementale et d’accélération de certains projets”.

    Le mouvement de détricotage du droit de l’environnement est bien connu des organisations environnementales et des avocat.es dans cette matière : depuis plusieurs années, le droit de l’environnement est sans cesse diminué, grevé d’exceptions et de “simplifications” dans le but d’accélérer les projets et leurs implantations au détriment de l’environnement bien commun. Les procédures de participation du public sont toujours plus expéditives et les recours contre les autorisations de ces projets toujours plus complexes à déposer pour les associations et citoyens.

    L’année passée, de nombreux.ses avocat.es en droit de l’environnement du Syndicat des Avocats de France s’étaient déjà uni.es dans une tribune intitulée “le droit de l’environnement est mort, vive le droit à polluer” afin de dénoncer de prétendues simplifications de procédure, qui, loin de simplifier le contentieux, créent de nouvelles difficultés pour l’ensemble des acteurs concernés : associations, citoyens, avocats, magistrats, etc.

    C’est encore le cas ici, comme le précisait le SAF dans un communiqué de presse au lendemain de la parution du décret : ce décret entraîne plusieurs modifications majeures du droit de l’environnement pour une large série de projets, répartis en cinq catégories, avec des conséquences inquiétantes :

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  • Dégradation de l’environnement, et c’est la santé qui prend !

    Communiqué d'ATD quart monde publié le 19.06.2026

    L’environnement et la santé sont étroitement liés. Quand le premier se dégrade, la seconde en prend un coup. Surtout celle des personnes plus pauvres qui non seulement sont les plus exposés aux pollutions, mais, comble de l’injustice, ont les moyens d’actions les plus limités.

    En 2024, plus de 62 000 personnes sont mortes de la chaleur en Europe(1). Chaque année, en France, 40 000 personnes meurent prématurément à cause de la pollution atmosphérique (2). Dans le monde, 10 millions de personnes décèdent,chaque année,d’un cancer lié à des facteurs environnementaux (3)… Bref, la dégradation de l’environnement impacte notre santé. . Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), ce sont 13,7 millions de personnes qui meurent chaque année des conséquences de la dégradation de l’environnement. Certains sont plus touchés que d’autres. « Les personnes en situation de pauvreté sont les plus concernées par les dégradations environnementales, les plus exposées à de nombreux facteurs qui aggravent leur état de santé, déjà abîmé par leurs conditions de vie » souligne Isabelle Doresse, corapporteure de l’avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE) de 2022 « Pour une politique publique nationale de santé environnementale au cœur des territoires » et vice-présidente d’ATD Quart Monde.

    Quand l’air, la terre, l’habitat attaquent les corps. Ce fut d’abord un, puis deux et bientôt douze en un mois. En cette fin d’année 2023, sur l’aire d’accueil de Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours, les chiens tombent comme des mouches. Devant les caravanes, entre voisins, on s’inquiète. L’air est irrespirable, il sent l’œuf pourri, et il provoque de terribles maux de tête. En 2022, un rapport commandé par les services de la ville, sur demande de l’ex-préfète d’Indre-et-Loire, alertait déjà sur la présence de métaux lourds. Puis, … rien. Cette aire d’accueil a été construite dans les années 2000, à l’écart de la ville, en bord de nationale et sur une ancienne décharge qui n’a pas été dépolluée. L’odeur d’œuf pourri c’est sûrement du sulfure d’hydrogène qui suinte par les sols. Les chiens avec leur truffe près du plancher en sont morts. Le préfet en juillet 2024 s’était dit prêt à fermer le site. Mais … rien. En avril dernier, la Défenseure des droits, Claire Hédon, s’est rendue sur place pour constater les dégâts. « On manque d’aires d’accueil et sur les 1358 qui existent en France, plus de la moitié des terrains sont pollués, dénonce William Acker, juriste et délégué général de l’Association nationale des gens du voyage citoyens (ANGVC) avant de dérouler les chiffres révoltants de l’INRAE (4). Si vous habitez sur une aire d’accueil, vous avez trois fois plus de risques de vivre à côté d’une déchetterie, deux fois plus d’être à proximité d’une station d’épuration ou d’une autoroute, et 40 % de risques en plus d’habiter à côté d’une usine classée Seveso (soit présentant un risque industriel) ». L’injustice environnementale est ainsi, non seulement les personnes les plus pauvres sont les plus exposées aux polluants dans l’alimentation, dans l’air, les sols, dans les logements, mais en plus, elles sont celles qui disposent du moins de moyens pour s’en protéger. Et elles ne sont généralement pas associées à l’élaboration des politiques environnementales.

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  • LA MUSIQUE ENTRE EN RÉSISTANCE.

    La musique est un bien commun vivant. Elle naît partout : dans les chambres, les studios, les quartiers, les clubs, les free parties, les conservatoires, les petites et les très grandes salles. La musique est hybride, ouverte, en perpétuelle transformation.

    Elle est un art populaire : plurielle, à mille lieues des fantasmes réactionnaires. La musique traverse les espaces géographiques et personnels, les classes sociales.

    La musique est toujours en avance sur son temps. En composant des nouveautés en direction du futur, elle fait apparaître des sons nouveaux, de nouvelles histoires, de nouveaux langages. La musique nous permet d’habiter collectivement au même endroit ; elle est une force immédiate de fédération et de commun.

    Nous regardons les élections présidentielles de 2027 avec inquiétude, nous nous alarmons vivement du risque de basculement officiel du pays à l’extrême droite dans une poignée de mois. Nous, artistes et travailleur·euses de la musique, souhaitons prendre part activement à la résistance contre l’extrême droite et toutes les forces et partis réactionnaires à l’œuvre dans ce pays.

    Au nom d’une société désirable, nous refusons de laisser s’imposer des représentations fondées sur l’exclusion, le repli et la hiérarchie des vies. Les droites réactionnaires comprennent parfaitement le rôle de la culture. Elles savent que les récits collectifs précèdent souvent les lois. Elles cherchent à trier les existences, discipliner les corps, récupérer les traditions, désigner des indésirables. Le rap, les musiques traditionnelles, le monde de la nuit, les scènes queer le savent déjà : la musique est un champ de bataille démocratique.

    Le projet de l’extrême droite, c’est le risque d’une mise au pas : criminalisation ou répression de certaines scènes musicales, hiérarchisation raciste des musiques jugées légitimes ou illégitimes, fin des aides culturelles pour celles et ceux qui remettent en cause le mythe national et portent des discours progressistes, atteintes incessantes contre la liberté de création.

    Depuis plusieurs mois, le monde de la culture se mobilise contre la concentration croissante des industries culturelles et médiatiques. Dans l’édition, le cinéma, la presse libre et indépendante, on alerte sur les conséquences d’un modèle où un nombre toujours plus réduit d’acteurs contrôle les moyens de production, de diffusion et de prescription des œuvres.

    Le monde de la musique n’est pas épargné par ces phénomènes. La concentration y est devenue une réalité structurante, où une poignée de groupes occupe une position dominante. Certains empires médiatiques et culturels montrent combien concentration industrielle, austérité et bataille réactionnaire des récits peuvent se nourrir mutuellement.

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  • Au Liban, Israël intensifie ses opérations pour déplacer de force la population

    Communiqué d'Amnesty International, publié le 17.06.2026

    Nos équipes ont analysé deux ans d’opérations israéliennes au Liban, de 2024 à 2026. Le constat est sans appel : dans le sud Liban et au sud de Beyrouth, les ordres d’« évacuation » de l’armée israélienne se sont multipliés à un rythme sans précédent. Une stratégie visant à déplacer de force pour dépeupler. En droit international, c’est un crime de guerre. Entre témoignages, analyses d’ordre militaires, images satellites et vidéos, voici notre enquête. 

    « Les maisons sont détruites, les bâtiments ont disparu, les routes sont défoncées» Joumana décrit Odaisseh, son village du sud Liban, proche de la frontière israélienne. En 2024, l’armée israélienne démarre des opérations pour démolir le village. Joumana est forcée de fuir. Elle laisse derrière elle sa maison, qui sera détruite par l’armée israélienne. En 2025, elle obtient une autorisation pour revenir à Odaisseh afin d’enterrer sa tante. Le village qu’elle retrouve n’est plus le sien : il est défiguré, vidé de toute trace de vie. «Personne n’est revenu. Il n’y a plus de vie là-bas. » Le témoignage de Joumana date de 2025. Aujourd’hui, son village, Odaisseh, n’existe presque plus. Un village rayé de la carte, comme tant d’autres dans le sud Liban.

    La zone détenue par l’armée israélienne couvre aujourd’hui 6% du Liban, une superficie en nette augmentation par rapport à 2024. L’armée israélienne nomme cette partie du territoire comme «zone de défense».

    Notre enquête révèle que l’armée israélienne a considérablement intensifié ses recours aux déplacements forcés en 2026, en s’appuyant sur deux méthodes : les ordres d’ «évacuation» massifs et les ordres d’interdiction de retour. 

    Des ordres d’évacuation : « tout le monde doit partir » 

    Comme dans la bande de Gaza, l’armée israélienne émet au Liban des ordres d’ «évacuation», forçant les populations civiles à quitter leurs foyers. Entre septembre 2024 et mai 2026, elle en a publié 171 sur son compte X. Sur ces 171 ordres d’«évacuation», 136 ont été émis en 2026 – soit près de 80% en une seule année.

    L’exemple de Dahiyé, localité densément peuplée dans la banlieue sud de Beyrouth, illustre cette intensification des opérations israéliennes. En 2024, l’armée israélienne n’y avait émis aucun ordre d’évacuation. En 2026, elle en a émis 27 en seulement trois mois, de mars à mai. Dans le même temps, les avertissements préalables ont quasiment disparu : 107 en 2024, 15 en 2026. 

    Hala (pseudonyme), 60 ans, habitante du village de Chaqra, n’avait pas vu passer l’ordre. Le 2 mars 2026, à 4h du matin, l’armée israélienne ordonne l’évacuation de son village et de 52 autres localités. À son réveil, plus personne : «Tout le monde était parti avant moi, raconte-t-elle.Tout le quartier était désert

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  • Au FJEPCS de Vouziers, un optimisme teinté de prudence

    Comme pour toutes les associations, l'assemblée générale du FJEPCS de Vouziers représente un temps fort de la structure. Depuis plusieurs années, les responsables du FJ (forme réduite de l'appellation officielle, FJEPCS-La Passerelle) ont transformé la lecture un peu fastidieuse des rapports statutaires en une assemblée animée et participative. Ce sont environ 150 personnes qui avaient répondu présent à l'invitation à cette AG.

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    1D9A4125.JPGCe sont donc des représentants des multiples partenaires qui ont pris la parole, mettant en avant leur vécu et leur rapport à l'association. Des usagers ont rapporté leur parcours, de la prise de contact à l'intégration, jusqu'à la prise de responsabilités au sein du FJ.

    En complément, des responsables associatifs ont expliqué pourquoi la1D9A4127.JPG coopération a été bénéfique pour les deux partenaires et également pour les bénéficiaires de leurs actions. Cette représentation vécue de l'intérieur était une très bonne façon de présenter l'activité très riche de l'association.



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