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  • Russie : les autorités tentent de fermer l’ONG Memorial

    Publié le 18.11.2021 par Amnesty International.

    Des procureurs russes ont demandé la liquidation judiciaire de Memorial, l’une des organisations de défense des droits humains les plus anciennes et les plus respectées de Russie. 

     

    C’est un nouveau coup de massue qui s’abat sur les libertés en Russie. Memorial International et son centre de défense des droits humains risquent de disparaître.

    L'ONG avait déjà subi des menaces dans le passé. Aujourd'hui le cran de la répression dépasse ce que nous pouvions imaginer. Les autorités russes invoquent des raisons absurdes qui montrent leur détermination à mettre fin au travail de défense des droits humains.

    Cela se produit contre une ONG qui comme nous, défend les droits humains. En octobre dernier, nous organisions avec Memorial et d’autres associations une conférence de soutien à celles et ceux qui se battent pour les libertés en Russie. Soutien total à Memorial.  

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  • Le prix Sakharov décerné à Alexeï Navalny

    Publié par Cartooning for Peace le 21.10.2021

    Le prix Sakharov, qui récompense des individus ou des organisations ayant œuvré pour les droits de l’homme et les libertés fondamentales, a été décerné ce mercredi 20 octobre à l’avocat et militant russe Alexeï Navalny. David Sassoli, président du Parlement européen, a mis en avant le fait que le célèbre opposant russe, toujours incarcéré, « a combattu sans répit la corruption du régime de Vladimir Poutine ; cela lui a coûté sa liberté et presque sa vie ». Cet acte du Parlement européen lance un nouvel appel en faveur de sa libération immédiate.

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    Dessin de Rayma (Venezuela)

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  • Les précisions d'Amnesty à propos d'Alexeï Navalny

    Nous définissons un prisonnier d’opinion comme une personne privée de sa liberté uniquement en raison de ses convictions, ou pour des motifs discriminatoires liés à son origine ethnique, son orientation sexuelle, son genre ou à toute autre caractéristique de son identité, qui n'a pas eu recours à la violence et n’a prôné ni la haine ni la violence.

    Les allégations selon lesquelles notre décision au sujet d’Alexeï Navalny était en fait une réaction à des pressions extérieures sont fausses et ne prennent pas en compte notre politique interne de longue date et précise.

    Nous avons dénoncé l’arrestation et l’incarcération d’Alexeï Navalny à Moscou en janvier 2021, qui s’est déroulée dans le cadre de la répression généralisée et violente menée par les autorités russes contre les militants pacifiques et les opposants. Des dizaines de milliers de personnes ont été arrêtées en marge des manifestations contre le gouvernement du président Vladimir Poutine, et nous avons demandé à maintes reprises que les droits des manifestants soient respectés, et qu’une enquête indépendante soit menée sur l’empoisonnement présumé d’Alexeï Navalny.

    Nous avons employé le terme « prisonnier d’opinion » à la suite de l’arrestation d’Alexeï Navalny pour souligner le caractère inique de sa détention et insister sur notre condamnation des poursuites infondées intentées contre lui. Notre position sur ces actes répréhensibles imputables aux autorités russes n’a pas changé.

    Des préoccupations ont ensuite été soulevées au sein de notre mouvement concernant le fait d’employer « prisonnier d’opinion » pour désigner Alexeï Navalny, étant donné qu’il a par le passé tenu des propos pouvant s’apparenter à un appel à la haine susceptible de constituer une incitation à la discrimination, à la violence ou à l’hostilité.

    Nous avons décidé de réexaminer l’affaire et a mené une étude approfondie des éléments sur lesquels elle s’était appuyée. Au terme d’un examen minutieux, nous avons conclu que nous avions commis une erreur dans notre constat initial. En faisant ce constat, nous nous étions uniquement intéressés aux circonstances entourant l’arrestation et la détention iniques d’Alexeï Navalny, sans accorder une attention suffisante à certains propos qu’il avait tenus par le passé et qu’il n’a pas, à notre connaissance, dénoncés publiquement. Nous avons conclu que certains de ces propos correspondaient aux critères de l’appel à la haine, ce qui ne cadre pas avec notre définition d’un prisonnier d’opinion. Aussi avons-nous pris la décision en interne de ne plus utiliser ce terme à l’avenir.

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  • Russie : l’affaire Navalny

    Edito du 04 février 2021 de Cartooning for peace

    Principal opposant de Vladimir Poutine, Alexeï Navalny a été empoisonné au Novitchok le 20 août 2020 et hospitalisé en soins intensifs pendant un mois à Berlin, où il a passé sa longue convalescence. Le 13 janvier dernier, il annonce son retour en Russie et dès son arrivée à l’aéroport de Moscou le 17 janvier, il est arrêté.
    Depuis, les partisans de Navalny ont manifesté en masse pour réclamer sa libération. Durement réprimés par les autorités, des milliers de russes ont été arbitrairement arrêtés dans des conditions indignes.
    Le 2 février, Navalny est condamné à trois ans et demi de prison par un tribunal de Moscou qui l’accuse d’avoir violé son contrôle judiciaire. La communauté internationale dénonce une peine inacceptable et réclame sa libération immédiate. Et l’union européenne, qui condamne fermement cette atteinte aux droits de l’homme, se trouve bien embarrassée dans sa relation stratégique avec Moscou.

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  • Russie : plus de 3 650 arrestations lors des manifestations pour Alexeï Navalny

    Des dizaines de milliers de manifestants russes étaient dans la rue, samedi 23 janvier, pour demander la libération d'Alexeï Navalny et pour protester contre la corruption du pouvoir. Ces manifestations, inédites dans l'histoire récente de la Russie, ont été réprimées très violemment par la police. 

    « Liberté pour Navalny ! », « Liberté aux prisonniers politiques ! ». De la place Pouchkine à Moscou jusqu'en Sibérie, ce sont les slogans qui ont été scandés par les manifestants. À ces revendications pacifiques, la police a répondu par une vague d'arrestations inédite et un usage disproportionné de la force.  

    Les milliers de manifestants étaient mobilisés pour exiger la libération d'Alexeï Navalny, arrêté le 17 janvier, dès son retour d'Allemagne. Les autorités russes cherchent depuis plusieurs années à réduire au silence cette figure de l’opposition à Vladimir Poutine et ce militant anti-corruption.

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  • Russie : Alexeï Navalny, prisonnier d’opinion après son arrestation à Moscou

    Le 17 janvier, Alexeï Navalny a été interpellé par les autorités russes dès son arrivée à l’aéroport de Moscou. L’opposant russe revenait de plusieurs mois passés en Allemagne, où il avait été soigné à la suite d’un empoisonnement. Il a été placé en détention provisoire pendant 30 jours.

    Militant politique, à l’initiative de la Fondation anticorruption et auteur de nombreuses investigations, Alexeï Navalny a dénoncé la corruption qui règne parmi les hautes sphères du pouvoir en Russie. Il y a 5 mois, il a failli mourir. Il a survécu à un empoisonnement - ce qui a depuis été confirmé de manière indépendante - effectué à l’aide d’un agent neurotoxique de type Novitchok, le 20 août 2020. Après avoir reçu des soins à Berlin, il a décidé de revenir à Moscou, malgré le risque d’une arrestation. A son arrivée à l’aéroport, il a été immédiatement arrêté.

    Acharnement

    Les autorités russes ont orchestré une campagne impitoyable contre Alexeï Navalny. Un acharnement pour réduire au silence une voix importante de l’opposition. Alors qu’il était en convalescence en Allemagne, les services pénitentiaires russes ont exigé qu’il soit emprisonné pour violation d’une condamnation pénale fondée sur des accusations à caractère politique. Le 17 janvier, il a été arrêté pour des accusations de fraude forgées de toutes pièces. Une arrestation motivée politiquement.  

    L’arrivée d’Alexei Navalny à l’aéroport de Moscou a été gérée comme une opération de sécurité de grande envergure : des centaines de policiers étaient mobilisés pour procéder à son arrestation. Les autorités sont même allées jusqu’à détourner son vol vers un autre aéroport. Les forces de sécurité russes ont aussi arrêté ou délogé les partisans d’Alexeï Navalny ainsi que des journalistes présents.   

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  • Sauver la population d’Idleb

    Monsieur le Président de la République,

    Le 27 octobre 2018 à Istanbul, avec la Chancelière Angela Merkel, les Présidents Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdoğan, vous avez cautionné la consolidation du compromis négocié le 17 septembre à Sotchi entre les présidents russe et turc, qui affirmait instaurer une trêve pour éviter un assaut des forces du régime syrien sur la poche d’Idleb et sécuriser quelques trois millions de civils.

    Mais de fait, Monsieur le Président, Vladimir Poutine, avec son protégé Bachar Al Assad, a continué de bombarder systématiquement les populations civiles en ciblant et en détruisant leurs hôpitaux, leurs écoles et leurs marchés, tuant des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, et provoquant un exode en plein hiver de près d’un million de personnes aujourd’hui sans abri. Vladimir Poutine est responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité, comme il l’a été en son temps à Grozny, afin de terroriser les populations.

    Le 5 mars 2020, avec les mêmes protagonistes, un nouveau sommet devait, selon les dires du Président Recep Tayyip Erdoğan tenter d’arrêter les combats.

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