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turquie

  • Turquie : le procès du journal Cümhuriyet

    Edito du Jeudi 27 juillet 2017 du site Cartooning for Peace (extraits).

    Le lundi 24 juillet 2017 a débuté, au palais de justice de Caglayan, à Istanbul, le procès de 17 membres de l’équipe du journal turc Cümhuriyet, arrêtés il y a neuf mois. Ils sont accusés de soutenir une « organisation terroriste », plus précisément celle de Fethullah Gülen, présentée par Ankara comme l’instigateur de la tentative de coup d’État du 15 juillet 2016.

    (...)

    Mise à jour du 28/07 : Le juge a ordonné la libération provisoire de sept des accusés, dont le dessinateur Musa Kart, mais a maintenu en détention préventive quatre figures de proue du quotidien Cümhuriyet : Kadri Gürsel, Ahmet Sik, le rédacteur en chef Murat Sabuncu et le patron du journal Akin Atalay. Le procès devrait reprendre le 11 septembre 2017.

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    Dessin de Semih Poroy (Turquie )pour Libération

    Onze des détenus de l'équipe de Cümhuriyet. Debout de gauche à droite: Kadri Gürsel, Murat Sabuncu, Kemal Güngör, Ahmet Sik, Turhan Günay et Musa Kart. Accroupis de gauche à droite: Önder Çelik, Güray Öz, Akin Atalay, Hakan Kara et Bülent Utku.

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  • La directrice d’Amnesty Turquie maintenue en prison avec 5 autres défenseurs

    Les procureurs turcs avaient 12 jours pour établir les faits et se rendre à l’évidence : ces dix militants sont innocents. Leur décision d’en maintenir 6 en détention prouve qu’il s’agit d’une persécution à caractère politique qui laisse présager un futur bien sombre dans ce pays.

    L’inculpation des dix défenseurs des droits humains constitue un effroyable affront à la justice. Le placement en détention de six d'entre eux est un nouveau pas franchi pour la répression en cours dans ce pays.

    Des accusations grotesques

    Au terme de 12 jours de garde à vue, la justice turque a donc placé 6 défenseurs des droits humains, dont Idil Eser, directrice d’Amnesty International en Turquie, en détention provisoire dans l’attente de leur procès. 4 d’entre eux ont été libérés de manière conditionnelle mais font encore l’objet d’une enquête. Tous sont inculpés sans fondement de « commission d’un crime au nom d’une organisation terroriste sans en être membre ».

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  • Liberté immédiate pour le président d'Amnesty Turquie !

    images?q=tbn:ANd9GcSg-u49yMA8hxvTAwJbZHuNqRGNDUQ-INFnxd6c9ojQDcYmZ0HVLe 6 juin 2017, le président d’Amnesty International Turquie, Taner Kiliç, a été arrêté à Izmir avec 22 autres avocats, accusés d’appartenir au mouvement de Fethullah Gülen. Il a été inculpé trois jours plus tard et il est actuellement dans l’attente de son procès. Alors qu’aucune preuve ne le relie, lui comme des milliers d’autres, aux accusations dont ils font l’objet, nous demandons sa libération immédiate. En s’attaquant à ce défenseur majeur des droits humains, le gouvernement turc poursuit sa politique de répression contre la société civile.

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  • Démocratie ?

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    Dessin de Goutal pour Cartooning for Peace

  • Accord UE-Turquie : la honte de l’Europe

    Communiqué d'Amnesty International le 17 mars 2017

    Cet accord qui visait à renvoyer les demandeurs d’asile en Turquie, considérant ce pays comme sûr pour eux, n’a pas rempli ses objectifs, mais à cause de lui, des milliers de personnes se sont retrouvées exposées à des conditions dangereuses et sordides sur les îles grecques.

    Aujourd’hui, nous commémorons un jour sombre dans l’histoire de la protection des réfugiés, où les dirigeants européens ont tenté de se dégager de leurs obligations internationales, sans tenir compte de la souffrance humaine qu’ils engendraient.

    Des prisons à ciel ouvert

    Il y a un an, les îles grecques ont été transformées en prisons à ciel ouvert, les côtes de l’Europe étant passées de zones d’asile à des lieux pleins de dangers. Une année après, des milliers de personnes demeurent coincées dans une situation dangereuse, désespérée et apparemment sans issue.

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  • Cumhuriyet, dernière victime en date de la “purge sans fin” des médias turcs

    Communiqué de RSF

    Reporters sans frontières (RSF) dénonce avec la plus grande fermeté l’extinction accélérée du pluralisme en Turquie. Moins de 48 heures après la liquidation par décret de quinze médias kurdes, et alors qu’Internet reste coupé dans une partie du pays, la police a lancé ce 31 octobre un coup de filet contre l’un des derniers grands quotidiens d’opposition, Cumhuriyet.

    Au moins douze journalistes et collaborateurs de Cumhuriyet ont été arrêtés le 31 octobre à l’aube, dont le directeur de la rédaction, Murat Sabuncu. La police a saisi les ordinateurs des journalistes Turhan Günay et Hakan Kara, eux aussi interpellés. Des mandats d’arrêt ont été émis contre au moins deux autres collaborateurs de Cumhuriyet, actuellement à l’étranger.

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  • Etat d’urgence en Turquie et en France.

    Alors que l'état d'urgence vient à nouveau d'être prolongé en France, on se demande ce qui pourrait empêcher qu'il soit encore en place pour l'élection présidentielle de 2017. Il est compréhensible que le gouvernement réagisse avec tous les moyens disponibles après la série d’attentats qui ont visé notre notre pays. Mais cet état d’exception n'a, par nature, pas de raison de se maintenir dans une longue durée. Plusieurs lois antiterroristes ont été votées depuis ces attentats : ces modifications adoptées, il faut revenir à l'état de droit. L'état d'urgence abolit le fonctionnement normal de notre système démocratique, en particulier en ne donnant plus au pouvoir judiciaire un contrôle sur les décisions de l'administration.

    C'est la porte ouverte à tous les excès, dont certains ont déjà été signalés ces derniers mois. On imagine ce que pourrait engendrer les possibilités données par l'état d'urgence si le pouvoir était dans des mains extrêmes, hypothèse devenue hélas réaliste.

    Pour s'en rendre compte, il suffit de regarder l'usage fait par le gouvernement turc de l'état d'urgence décrété après la tentative de coup d'état. Voici une déclaration qui dénonce cette situation, et l'utilisation incontrôlée de super pouvoirs.

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