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turquie

  • Démocratie ?

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    Dessin de Goutal pour Cartooning for Peace

  • Accord UE-Turquie : la honte de l’Europe

    Communiqué d'Amnesty International le 17 mars 2017

    Cet accord qui visait à renvoyer les demandeurs d’asile en Turquie, considérant ce pays comme sûr pour eux, n’a pas rempli ses objectifs, mais à cause de lui, des milliers de personnes se sont retrouvées exposées à des conditions dangereuses et sordides sur les îles grecques.

    Aujourd’hui, nous commémorons un jour sombre dans l’histoire de la protection des réfugiés, où les dirigeants européens ont tenté de se dégager de leurs obligations internationales, sans tenir compte de la souffrance humaine qu’ils engendraient.

    Des prisons à ciel ouvert

    Il y a un an, les îles grecques ont été transformées en prisons à ciel ouvert, les côtes de l’Europe étant passées de zones d’asile à des lieux pleins de dangers. Une année après, des milliers de personnes demeurent coincées dans une situation dangereuse, désespérée et apparemment sans issue.

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  • Cumhuriyet, dernière victime en date de la “purge sans fin” des médias turcs

    Communiqué de RSF

    Reporters sans frontières (RSF) dénonce avec la plus grande fermeté l’extinction accélérée du pluralisme en Turquie. Moins de 48 heures après la liquidation par décret de quinze médias kurdes, et alors qu’Internet reste coupé dans une partie du pays, la police a lancé ce 31 octobre un coup de filet contre l’un des derniers grands quotidiens d’opposition, Cumhuriyet.

    Au moins douze journalistes et collaborateurs de Cumhuriyet ont été arrêtés le 31 octobre à l’aube, dont le directeur de la rédaction, Murat Sabuncu. La police a saisi les ordinateurs des journalistes Turhan Günay et Hakan Kara, eux aussi interpellés. Des mandats d’arrêt ont été émis contre au moins deux autres collaborateurs de Cumhuriyet, actuellement à l’étranger.

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  • Etat d’urgence en Turquie et en France.

    Alors que l'état d'urgence vient à nouveau d'être prolongé en France, on se demande ce qui pourrait empêcher qu'il soit encore en place pour l'élection présidentielle de 2017. Il est compréhensible que le gouvernement réagisse avec tous les moyens disponibles après la série d’attentats qui ont visé notre notre pays. Mais cet état d’exception n'a, par nature, pas de raison de se maintenir dans une longue durée. Plusieurs lois antiterroristes ont été votées depuis ces attentats : ces modifications adoptées, il faut revenir à l'état de droit. L'état d'urgence abolit le fonctionnement normal de notre système démocratique, en particulier en ne donnant plus au pouvoir judiciaire un contrôle sur les décisions de l'administration.

    C'est la porte ouverte à tous les excès, dont certains ont déjà été signalés ces derniers mois. On imagine ce que pourrait engendrer les possibilités données par l'état d'urgence si le pouvoir était dans des mains extrêmes, hypothèse devenue hélas réaliste.

    Pour s'en rendre compte, il suffit de regarder l'usage fait par le gouvernement turc de l'état d'urgence décrété après la tentative de coup d'état. Voici une déclaration qui dénonce cette situation, et l'utilisation incontrôlée de super pouvoirs.

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  • Turquie : des actes de torture suite à la tentative de coup d’Etat

    Communiqué d'Amnesty International le 27/07/2016

    Alors que des informations font état de torture, il faut que l’Etat turc respecte l’Etat de droit et permette à des observateurs indépendants de rencontrer les détenus.

     DES DÉTENUS DISPARUS

    Depuis la tentative de coup d’Etat, de nombreuses personnes ont été détenues dans des conditions ne relevant pas de l’Etat de droit. Certaines ont été placées dans des centres de détention non-officiels, comme des complexes sportifs, une écurie ou encore les couloirs du palais de justice. La police maintient les suspects en garde à vue au secret pendant quatre jours ou plus. 

    Dans ces conditions, les familles ne savent pas où se trouvent leurs proches. Certaines ont fait plusieurs fois le déplacement jusqu'aux centres de détention d'Ankara, pour entendre à chaque fois que leur parent ne s'y trouvait pas. Les détenus ne pouvant pas consulter d’avocat, les familles n’ont aucun moyen de savoir ce qui leur arrive.  

    Ces conditions s’apparentent à une disparition forcée ce qui constitue un crime au regard du droit international. Cette pratique soustrait le détenu à la protection de la loi et le coupe du monde extérieur, ce qui augmente nettement le risque de torture, voire d'exécution extrajudiciaire.

     

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  • Turquie : suite au coup d'État, une répression généralisée

    Communiqué d'Amnesty International le 20 07 2016

    Depuis la tentative de coup d’Etat en Turquie, le gouvernement effectue une purge au sein des services publics extrêmement inquiétante. Les droits humains sont mis à mal : les droits des personnes détenues ne sont pas respectés, la liberté d’expression est menacée et les autorités appellent au rétablissement de la peine de mort. 

     UNE TENTATIVE DE COUP D'ÉTAT SANGLANTE

    La tentative de coup d’Etat par une faction de l’armée turque a été sanglante : selon les autorités, 208 personnes sont mortes et plus de 1400 ont été blessées durant la soirée du 15 juillet. Les putschistes ont pris le contrôle de chaînes de télévision et tiré sur le Parlement et des bâtiments présidentiels. Parmi les victimes figurent 24 « comploteurs », selon les termes des autorités, dont certains auraient été lynchés alors qu'ils n'étaient pas armés et tentaient de se rendre. Des civils, descendus dans les rues à la suite d'un appel à manifester lancé par le président Tayyip Erdogan, ont également été tués, faisant face aux tanks et aux hélicoptères. 

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  • UE-Turquie : un accord de la honte sur le dos des réfugiés

    Communiqué d'Amnesty International le 19/03/2016

    insert_hollande_1200.jpgLes dirigeants européens ont finalement choisi les renvois forcés des réfugiés plutôt que leur protection. Le cynisme d’un marchandage avec la Turquie sur le dos des réfugiés et des migrants plutôt que le respect du droit. Le vernis de légalité dont ils ont recouvert l’accord n’y change rien.

    L’horrible choix des dirigeants européens

    Ce vendredi 18 mars, l’Union européenne a conclu un accord avec la Turquie aux termes duquel : 

    - Toute personne, migrante ou réfugiée, qui a traversé la mer Egée irrégulièrement sera renvoyée, au final en Turqie.

    - Pour chaque réfugié syrien renvoyé en Turquie, l’UE acceptera d’en accueillir un autre depuis la Turquie.

    Pour respecter formellement les règles européennes et internationales, l’UE a acté que : 

    - La Turquie devenait un pays sûr pour les réfugiés

    - Chaque situation ferait l’objet d’un examen individuel avant tout renvoi en Turquie.

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