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turquie

  • Le silence du gouvernement face à l’attaque de l’association kurde de Lyon par les Loups gris renforce l’ingérence turque

    Publié dans "l'Humanité" le mardi 27 Avril 2021

    Les locaux de l’Association culturelle de Mésopotamie à Lyon ont été pris d’assaut, samedi 3 avril, aux environs de 14h30, par une vingtaine de membres du mouvement turc des Loups gris. Quatre personnes se trouvant dans l’association ont été blessées.

     

    Les Loups gris cagoulés ont violemment attaqué les membres de l’association avec des barres de fer et des armes blanches. Les quatre victimes, dont deux ont été gravement blessées, ont dû être hospitalisées.

    C’était la deuxième fois  en l’espace de deux semaines que l’association kurde de Lyon était visée par les islamo-fascistes turcs. Les nervis d’Erdogan s’en prennent principalement aux Kurdes et aux Arméniens, et plus généralement aux opposants d’Erdogan sur le sol français.

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  • Nouveau coup de canif d’Erdogan contre la démocratie et les droits des femmes !

    Dans un décret publié le 19 mars, le chef de l’Etat turc, Recep Tayip Erdogan a décidé, de manière autocratique, le retrait de la Turquie de la Convention d’Istanbul !

    La Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, dites Convention d’Istanbul, a été adoptée en 2011, et entrée en vigueur en 2014. C’est le premier traité qui fixe des normes juridiquement contraignantes au niveau européen pour prévenir et lutter contre les violences sexistes et sexuelles, et, qui contraint les Etats signataires à adopter une législation réprimant les violences.

    Ce texte, ratifié par le Parlement turc, ne peut être annulé ainsi par simple décret présidentiel !

    Enfreignant encore une fois toutes les règles de droit, Erdogan tente de justifier son décret anticonstitutionnel en avançant que la Convention inciterait au divorce et qu’elle aurait été détournée par un groupe d’individus cherchant à « normaliser l’homosexualité ». Il adresse ainsi un message cinglant aux femmes : la structure familiale turque est et doit rester machiste, féodale, homophobe et misogyne ! Il adresse sans détour un message de soutien aux assassins, aux agresseurs, aux violeurs, … !

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  • 1 000e jour en prison : Osman Kavala doit être libéré

    Opéras, œuvres d’art, films... Des militants du monde entier se mobilisent avec un seul mot d’ordre : Libérez Osman Kavala. Figure majeure de la société civile turque, le mécène est devenu la bête noire du Président Erdogan qui l’accuse de chercher à déstabiliser la Turquie. Il est incarcéré depuis 1000 jours sans même avoir été jugé. 

    Libérez Osman Kavala. Le mot d’ordre de la campagne est lancé. Pétitions, animationsopéras, œuvres d’art, films... Pour attirer l’attention sur les 1000 jours d’incarcération d’Osman Kavala, des militants du monde entier se sont mobilisés à travers une série extraordinaire d’actions toutes plus créatives les unes que les autres. Avec un seul et même objectif en tête : que la Turquie mette fin à la répression impitoyable ciblant les voix dissidentes et qu’elle libère Osman Kavala.  

    « Des gens du monde entier sont déterminés à ne pas laisser ce jour tristement symbolique passer inaperçu » a salué Milena Buyum, notre chargée de campagne sur la Turquie. « Nous sommes profondément émus par l’effusion de créativité en soutien à Osman Kavala à travers le monde » a-t-elle ajouté en rappelant qu’Amnesty International apportait tout son soutien à cette mobilisation. 

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  • Lettre sur la situation à la frontière entre la Grèce et la Turquie

    Paris, le 4 mars 2020

    Lettre ouverte de plusieurs organisations associatives et syndicales à l’attention du Président de la République

    Monsieur le Président,

    Depuis plusieurs jours, un nombre important de personnes en grande détresse affluent aux frontières entre la Turquie et la Grèce. Elles sont prises au piège, coincées entre les deux lignes de frontières. Parmi elles, un nombre important de réfugié-e-s syrien-ne-s et une grande proportion de femmes et d’enfants.

    L’instrumentalisation de ces populations par le Président turc ne fait aucun doute mais la réponse européenne ne peut être purement sécuritaire. Si les enjeux sont aussi diplomatiques en raison de la situation au nord de la Syrie et dans les pays avoisinants, ils sont avant tout humanitaires.

    Nous ne pouvons voir se reproduire la situation de 2015 en pire. La « crise » qui se joue aux frontières de l’Union européenne concerne avant tout l’accueil des personnes réfugiées.

    La réaction des autorités grecques et l’impuissance de l’Union européenne sont humainement catastrophiques et politiquement inacceptables. Les principes de base du droit international sont bafoués : blocage des frontières, suspension du droit d’asile, menace de renvoyer « si possible dans son pays d’origine » toute personne entrée sur le territoire grec sans procéder au moindre examen de situation.

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  • Sauver la population d’Idleb

    Monsieur le Président de la République,

    Le 27 octobre 2018 à Istanbul, avec la Chancelière Angela Merkel, les Présidents Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdoğan, vous avez cautionné la consolidation du compromis négocié le 17 septembre à Sotchi entre les présidents russe et turc, qui affirmait instaurer une trêve pour éviter un assaut des forces du régime syrien sur la poche d’Idleb et sécuriser quelques trois millions de civils.

    Mais de fait, Monsieur le Président, Vladimir Poutine, avec son protégé Bachar Al Assad, a continué de bombarder systématiquement les populations civiles en ciblant et en détruisant leurs hôpitaux, leurs écoles et leurs marchés, tuant des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants, et provoquant un exode en plein hiver de près d’un million de personnes aujourd’hui sans abri. Vladimir Poutine est responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’Humanité, comme il l’a été en son temps à Grozny, afin de terroriser les populations.

    Le 5 mars 2020, avec les mêmes protagonistes, un nouveau sommet devait, selon les dires du Président Recep Tayyip Erdoğan tenter d’arrêter les combats.

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  • Syrie : à l’aube d’une nouvelle catastrophe humanitaire ?

    L’ampleur et l’intensité de l’offensive turque dans le nord-est de la Syrie fait craindre que le bilan des victimes civiles ne s’alourdisse rapidement à mesure que les combats s’intensifient.

    L’offensive militaire menée par la Turquie dans le nord-est de la Syrie risque d’avoir des conséquences humanitaires dévastatrices et de déstabiliser encore davantage la région.

    Au bord du gouffre

    Les hostilités affectent l’accès à l’aide humanitaire ce qui poussera au bord du gouffre la population civile, qui a déjà souffert de plusieurs années de violences et de déplacements. Cette nouvelle attaque aura des conséquences tragiques sur une population déjà très affaiblie.

    L’offensive est accompagnée d’une répression draconienne de la dissidence, d’une censure des médias, d’enquêtes menées au titre des lois antiterroristes et de placements en détention ciblant les personnes critiquant l’opération militaire. Cette répression bafoue les obligations de la Turquie au titre du droit international relatif aux droits humains et ne fera pas disparaître comme par magie la violente réalité de l’offensive.

    Il est essentiel que les forces turques dans la région respectent leur obligation de minimiser l’impact de leurs opérations militaires sur les populations civiles.

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  • Les Kurdes ont fini d'être utiles aux Etats- Unis

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    Dessin de Herrmann (Suisse )