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migrants

  • Cédric Herrou est un lanceur d’alerte de l’état de la démocratie en France

    Communiqué LDH le 14 septembre 2017

     

    Cédric Herrou vient de subir sa septième garde à vue. Au prétexte d’une plainte déposée par une personne que Cédric Herrou avait dénoncée comme passeur, les services de police ont pratiqué une perquisition « afin de rechercher des armes » et placé Cédric Herrou en garde à vue pour vérifier s’il n’avait pas commis « des violences et des tortures » ! Certes, nul n’est au-dessus de la loi et même une personne poursuivie pour être un passeur a le droit de déposer plainte contre celui qui l’a dénoncée. Mais le choix du procureur de la République de recourir à une perquisition et à une garde à vue contre un militant connu pour sa non-violence en dit long sur la volonté d’intimidation qui a présidé à cette décision.

    Plus généralement, après que le préfet a été désavoué par deux fois par le tribunal administratif, exposant par là sa responsabilité pénale, le harcèlement dont est l’objet Cédric Herrou atteste d’une dégradation de l’Etat de droit qui engage la responsabilité du ministre de l’Intérieur et de l’institution judiciaire.

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  • La garde à vue de Cédric Herrou est un déni de justice

    Communiqué de la LDH

    La Ligue des droits de l’Homme (LDH) proteste vigoureusement contre la mise en garde à vue de Cédric Herrou, défenseur des droits et militant infatigable de la cause des réfugiés et migrants, dans le simple respect de la parcelle d’humanité propre à toute personne.

    Parce qu’il s’oppose dans les faits aux pratiques inacceptables des services de police dans la vallée de La Roya, depuis des mois, il est systématiquement arrêté, détenu, surveillé. La LDH s’interroge sur les buts poursuivis à son encontre. Le faire craquer ? L’obliger à un acte illégal ? Le soumettre à une telle pression qu’il se démette ou se soumette ?

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  • Qu’attendre d’un gouvernement qui vient d’inventer la « dissuasion migratoire » ?

    Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme le 13 07 2017

    Le Premier ministre et son ministre de l’Intérieur ont présenté, le mercredi 12 juillet, les grandes lignes de cemission_02.png que devrait être le prochain projet de loi sur les réfugiés et les migrants. La Ligue des droits de l’Homme (LDH) considère que, comme on pouvait le craindre après les paroles outrancières de Gérard Collomb sur les associations agissantes à Calais, le gouvernement et le Président n’ont manifestement rien compris à la situation des personnes qui cherchent aide et refuge dans les pays de l’UE.

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  • Le Défenseur des droits dénonce une nouvelle fois les conditions de vie inhumaines que subissent les exilés à Calais

    Communiqué officiel du Défenseur des Droits.

    Très préoccupé par les faits portés à sa connaissance, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, a demandé à ses services de se rendre sur place lundi 12 juin 2017. A cette occasion, ses agents se sont longuement entretenus avec de nombreux exilés et les associations leur venant en aide.

    Le Défenseur des droits demande dès à présent que soit mis un terme aux atteintes aux droits fondamentaux les plus élémentaires dont sont victimes les exilés, notamment les mineurs, et qui demeurent à ce jour sans précédent.

    Des atteintes aux droits fondamentaux d'une exceptionnelle et inédite gravité

    La volonté de ne plus voir de migrants à Calais conduit à ce que plus aucun abri ne soit toléré : les personnes - entre 500 et 600 selon plusieurs informations croisées - dont des mineurs, dorment à même le sol, quelles que soient les conditions climatiques, parfois avec un sac de couchage donné par les associations. Ils disent être traqués jour et nuit dans plusieurs sous-bois de la ville. Les migrants ne peuvent dès lors plus dormir, ni même se poser ou se reposer et restent constamment sur le qui-vive. Ils sont visiblement dans un état d'épuisement physique et mental.

    Tous les points d'eau ayant été supprimés, les migrants ne peuvent pas se laver, ni même boire. Se laver et boire de l'eau est leur principale demande.

    Alors que Tribunal administratif de Lille a considéré le 22 mars 2017 que l'interdiction de distribution de repas par les associations était constitutive d'un traitement inhumain ou dégradant, une seule distribution associative est tolérée le soir, pendant une heure, ce qui ne permet pas de nourrir tous ceux qui le souhaiteraient. Les autres sont empêchées par les forces de l'ordre, au motif de « consignes préfectorales » quel que soit le public concerné (familles, jeunes enfants). Une association procède à des distributions itinérantes, cherchant ainsi à accéder aux exilés qui n'osent plus se rendre sur les lieux de distribution, de peur de se faire interpeller. Depuis une semaine, parce qu'un prêtre s'est ouvertement opposé à la présence policière sur le parvis de son église, une distribution peut y avoir lieu tous les midis.

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  • A Calais, la guerre des lieux et des horaires

    Communiqué de "l'auberge des migrants"

    Tous les soirs, les forces policières sont présentes sur le lieu de distribution de nourriture : « Vous avez une heure ». Dans le jeu du chat et de la souris, les exilés et les associatifs ont droit à une heure durant laquelle ils peuvent dire « pouce ».


    A Calais, la lutte continue

    Pourtant, les associations ont remporté le référé-liberté contre l’arrêté « anti-nourriture » de la mairie de Calais. Cette victoire juridique avait permis d’obtenir l’autorisation de distribuer de la nourriture dans la Zone Industrielle des Dunes, lieu de vie d’une grande partie des exilés présents à Calais.

    Le nombre d’exilés continue à augmenter, avec de nouvelles arrivées quotidiennes et une diversité croissante des âges et nationalités. En conséquence, de nouveaux lieux de vie sont apparus, disséminés dans les contours extérieurs de la ville et dans les parcs du centre.

    Pour répondre aux besoins, les associations ont mis en place un point de distribution fixe dans  la ZI des dunes pour le déjeuner et le dîner, et des maraudes pour couvrir les autres lieux. Autour de ces points de distribution, de nouvelles actions se développent, pour offrir aux exilés des consultations médicales, du soutien psycho-social, ou encore de l’information sur leurs droits.

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  • Frontière franco-italienne : des contrôles aux frontières du droit

    Publié le 08.02.2017 par Amnesty International

    Notre récente enquête à la frontière entre la France et l’Italie révèle que les contrôles sur place portent atteinte au droit d’asile et ne respectent pas la législation française. Des révélations accablantes alors que la justice française doit se prononcer sur la situation de Cédric Herrou pour « délit de solidarité ».

    Une mission d’observation dans les Alpes-Maritimes, réalisée du 19 janvier au 26 janvier 2017, a permis de dresser un constat précis des violations de la France à l’encontre des réfugiés qui franchissent la frontière franco-italienne.

    Les autorités n’appliquent pas les garanties et ne respectent pas les droits des personnes qu’elles contrôlent à la frontière. Le plus souvent, les renvois vers l’Italie sont organisés sans formalités, dans des conditions qui laissent penser que tout pourrait très bien être organisé de façon à ce que les personnes ne puissent exercer leurs droits.

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  • Nous combattrons le projet de Donald Trump visant à fermer les frontières des Etats-Unis

    Communiqué d'Amnesty International le 27 01 2017

    Le président Donald Trump a signé plusieurs décrets relatifs à l’immigration, prévoyant notamment l’édification d’un mur à la frontière mexicaine, la construction de nouveaux centres de détention et la suppression des financements fédéraux accordés aux villes sanctuaires.

    Nous combattrons ce dangereux projet avec tous les moyens dont nous disposons.  Ce mur reviendrait à dire que les personnes qui viennent de l’étranger, en particulier d’Amérique latine, doivent être craintes et évitées – or, c’est totalement faux.

    Les membres et sympathisants d’Amnesty International USA vont demander au Congrès de protéger les personnes en quête d’asile, y compris celles qui fuient des violences en Amérique latine. Nous ne laisserons pas le président Donald Trump créer des camps de réfugiés le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique, comme nous l’avons vu en Grèce, en Australie et dans d’autres pays.

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