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racisme

  • Hommage à George Floyd dans le monde entier et à Vouziers.

    Ce mardi ont eu lieu les obsèques de George Floyd, tué par un policier blanc il y a quinze jours à Minneapolis.

    Des hommages ont été rendus en son honneur dans de nombreuses villes du monde, et à Vouziers un rassemblement s'est tenu ce soir sur la place Carnot. Une trentaine de personne ont répondu à l'appel de la section locale de la Ligue des Droits de l'Homme.

    Un message a été lu, rappelant les luttes contre le racisme, le texte est reproduit en fin de cette note.

    Les participants se sont ensuite agenouillés, s'inclinant ainsi en mémoire de George Floyd dont les obsèques se déroulaient de l'autre côté de l'Atlantique.

    Après cette minute de silence, un chant a été interprété par plusieurs musiciens. Il s'agit de Strange Fruit, chanson de Nina Simone. Les "étranges fruits" font référence aux esclaves noirs pendus aux branches des arbres après un jugement expéditif ou même sans aucun jugement. En voici les paroles traduites en français :

    Les arbres du Sud portent un fruit étrange
    Du sang sur leurs feuilles et du sang sur leurs racines
    Des corps noirs qui se balancent dans la brise du Sud
    Un fruit étrange suspendu aux peupliers

    Scène pastorale du vaillant Sud
    Les yeux révulsés et la bouche déformée
    Le parfum des magnolias doux et printanier
    Puis l'odeur soudaine de la chair qui brûle

    Voici un fruit que les corbeaux picorent
    Que la pluie fait pousser, que le vent assèche
    Que le soleil fait mûrir, que l'arbre fait tomber
    Voici une bien étrange et amère récolte !

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  • Rassemblement en hommage à George Floyd demain mardi 9 juin à Vouziers

    Communiqué du Président de la LDH, Malik Samenkour

    Mardi 9 juin, George Floyd sera inhumé à Houston, au Texas. 

    La mort dramatique de cet Afro-Américain tué par des policiers à Minneapolis, aux Etats-Unis d’Amérique, est insupportable et symbolique. Elle suscite une légitime émotion partout dans le monde tant elle réveille des ressentiments profonds d’injustice et d’impunité face à des pratiques policières violentes ou discriminatoires.

    La Ligue des droits de l’Homme (LDH) soutient toutes les initiatives d’hommage et de solidarité qui seront organisées, ce mardi 9 juin 2020 en France, contre les violences et discriminations venant d’institutions chargées au contraire de les prévenir. 

    La section vouzinoise de la Ligue des droits de l'Homme appelle à un rassemblement demain mardi 9 juin 18 heures, devant l'Hôtel de Ville de Vouziers, pour une minute de silence en hommage à George Floyd.

    Une déclaration contre la violence des pratiques discriminatoires institutionnelles et du racisme enkysté dans la société.

     

    Merci de faire circuler largement autour de vous

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    Les derniers mots qu'il a prononcés : je n'arrive plus à respirer.

  • Tribune de Michel Tubiana « Dénoncer l’islamophobie ne suffit pas »

    Publiée sur Mediapart.

    Si la LDH a décidé de participer à la manifestation du 10 novembre 2019 contre l’islamophobie, elle n’a pas signé le texte d’appel à la manifestation et a rédigé son propre appel[1]. Et il semble bien qu’elle ne soit pas la seule à avoir des réserves, non sur le principe même de l’expression d’une solidarité avec les musulmans de France, mais sur la réponse à apporter au déferlement de haine ou, et c’est peut-être pire, au déni qui les atteint. Je n’évoque pas ici celles et ceux qui se réfugient derrière l’emploi du mot « islamophobie ». Avec sa polysémie et ses ambiguïtés, le mot est passé dans le langage courant comme l’intitulé d’une manifestation de racisme dont, le plus souvent, refuser de l’employer revient à nier ce dernier. Je ne m’attarderai pas non plus sur les accusations de « communautarisme ». Accuse-t-on le CRIF de « communautarisme » lorsqu’il appelle, à juste titre, à des manifestations contre l’antisémitisme en y mêlant un soutien bêlant et déplacé à la politique des autorités israéliennes ? Et quant à dénoncer un quelconque consentement au « communautarisme », celui-ci désignant des droits qui dépendraient de l’appartenance ou de la non appartenance à une communauté, cela relève de la même logique et de la même instrumentalisation que l’affabulation du « grand remplacement » . La laïcité des institutions, et non de la société, nous garantit contre ce type de dévoiement.

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  • Un raciste à la Maison-Blanche ?

    Communiqué de Cartooning for peace

    Une fois de plus, Donald Trump n’a pas mâché ses mots, dimanche 14 juillet, en visant quatre élues démocrates au Congrès des Etats-Unis, alors que les prochaines élections présidentielles approchent…

    Par tweets interposés, il les attaquent en direct sur leurs origines et les somme de « retourner » de là où elles viennent, « ces endroits totalement défaillants et infestés par la criminalité ».

    Surnommées parfois « The Squad » (la brigade), ces quatre femmes démocrates – Alexandria Ocasio-Cortez (New York), Ilhan Omar (Minnesota), Ayanna Pressley (Massachusetts) et Rashida Tlaib (Michigan) – occupent le devant de la scène et s’opposent sans relâche à la politique du président américain.

    Tandis que la Chambre des représentants a adopté, mardi 16 juillet, une motion condamnant des propos jugés « racistes », la côte de popularité de Donald Trump continue malgré tout de grimper auprès de ses électeurs…

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  • Agressions anti-Roms : « Les familles vivent dans la terreur que ça se reproduise »

    Article tiré de Politis

    Après les attaques racistes motivées par une rumeur sans fondement sur les réseaux sociaux, Nathalie Godard, du collectif Romeurope, appelle l’État à protéger cette communauté très précarisée et victime d’une xénophobie persistante.

    Plusieurs attaques visant des Roms ont eu lieu après la multiplication sur les réseaux sociaux de messages évoquant des tentatives d’enlèvements d’enfants ou adolescents par des personnes circulant en camionnette dans des communes d’Ile-de-France, notamment à Bobigny et Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et Colombes (Hauts-de-Seine). Une vingtaine d’agresseurs présumés ont été interpellés par la police. Nathalie Godard est présidente de Romeurope, collectif de 45 organisations françaises qui défendent, depuis 2000, les droits des personnes roms vivant dans la rue ou dans des bidonvilles (photo : le bidonville des Roms à Bobigny). Suite aux multiples agressions subies cette semaine en Île-de-France, elle est très inquiète.

    Comment cette rumeur d’enlèvements d’enfants par des Roms a-t-elle pu prendre cette ampleur, selon vous ?

    Pour les faits, il y a eu une vidéo sur Facebook montrant des personnes donnant l’impression d’enlever un enfant, et une camionnette blanche. Alors que ça a été démenti par la préfecture de police, une rumeur s’est ensuite propagée sur les réseaux sociaux : des Roms enlèveraient des enfants pour un trafic d’organes. C’est basé sur un fantasme très ancien de Roms et Tsiganes voleurs d’enfants, voleurs de poules… Les réseaux sociaux ont servi de caisse de résonance et de support pour appeler à la violence. Le fait que ça se soit traduit par une violence réelle est extrêmement inquiétant. Une telle violence, de cette ampleur, on n'avait pas vu ça depuis très longtemps. Il y a des menaces racistes plus ponctuellement, ce qui est nouveau c’est cette violence simultanée, sur plusieurs lieux en même temps. Si une rumeur a pu produire ces effets-là, c’est qu’il y a un terreau de propagation du racisme anti-Roms en France. Le rejet que subissent les Roms y est très fort, avec une banalisation du racisme anti-Roms.

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  • Violences anti-Roms, indignation et appel à l’action

    Communiqué du CNDH Romeurope

    Paris, Seine-Saint-Denis, le 27 mars 2019

    Suite aux violences récentes, dans plusieurs villes de la région parisienne, perpétrées à l’encontre des personnes Roms ou perçues comme Roms, les associations condamnent ces actes racistes et appellent à une protection pérenne des personnes concernées.

    Nos associations et collectifs ont recueilli les témoignages de nombreuses personnes qui ont relaté les faits qui se sont déroulés ces derniers jours dans plusieurs villes d’Ile-de-France[1], et tout particulièrement dans la nuit du lundi 25 mars : descentes d’hommes armés dans les bidonvilles, menaces de mort ou d’incendie, coups de feu tirés sur les lieux de vie des personnes, agressions physiques.

    Les personnes concernées témoignent des effets délétères de ces violences : elles vivent depuis plusieurs jours dans la terreur d’être victimes d’actes malveillants, les enfants ne dorment plus, les adultes s’organisent pour veiller toute la nuit, en bref, la vie est suspendue. Les personnes qui vivent en bidonvilles et/ou qui conduisent une camionnette (pour leur activité de ferraillage le plus souvent) n’osent souvent plus en sortir pour poursuivre leurs activités habituelles (travail, école, courses alimentaires, soins de santé…). Les familles doivent cesser de vivre dans la terreur.

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  • Agir contre l’antisémitisme et tous les racismes

    Tribune publiée dans "Libération" le 19 mars.

    Ces dernières semaines, les faits nous reparlent de l’antisémitisme : une hausse de 74 % des actes contre les juifs en 2018 ; des croix gammées sur le portrait de Simone Veil ; des insultes évidemment antisémites à l’encontre d’Alain Finkielkraut ; deux cimetières juifs profanés… Il n’est plus possible de nier la réalité du retour de la haine antijuive. Elle se combine à l’existence d’un racisme structurel qui touche les Roms, ainsi que les populations issues de l’immigration postcoloniale qui subissent de multiples discriminations. De plus, le refus de l’accueil des migrant·e·s participe de ce climat général de xénophobie.

    Autour du mouvement des gilets jaunes, des expressions antisémites ont été remarquées, comme l’équation Macron = Rothschild = Sion, significative depuis deux siècles d’un antisémitisme à peine masqué, mais bien réel. Ces faits, s’ils sont inquiétants, demeurent isolés et ne remettent pas en cause les aspirations sociales et démocratiques de ce mouvement.

    La gauche de la gauche, peu suspecte d’antisémitisme, a pourtant mis du temps à prendre la mesure de sa montée et se montre fort divisée, comme en témoignent les divers appels lors de la journée du 19 février. D’autre part, une partie non négligeable de cette gauche ne prend en considération les faits antisémites que lorsqu’ils viennent de l’extrême droite. Or, le phénomène est beaucoup plus profond, présent dans diverses couches de la société française. Le complotisme s’y répand, avec ses risques de dérapages antisémites, à l’instar de ce que furent les Protocoles des Sages de Sion de sinistre mémoire.

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