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  • Partenariat entre la LPO et Terre de Liens

    Les projets associatifs des 2 partenaires s’accordent sur la nécessité d’aller vers une agriculture plus durable au bénéfice d’un développement humain et territorial plus harmonieux prenant en compte les enjeux de biodiversité.

    Allain Bougrain Dubourg et Franck Bernard, respectivement Présidents des associations LPO France et Terre de Liens, viennent de signer une convention de partenariat pour une durée renouvelable de 6 ans. L’objectif principal est de favoriser les échanges et les initiatives communes tant au niveau des territoires qu’au niveau national, dans le but de contribuer à la transition du modèle agricole et alimentaire actuel vers un modèle durable prenant notamment en compte l’enjeu de préservation de la biodiversité à la fois sur les plans économique social et environnemental.

    Terre de Liens est né en 2003 de la convergence de plusieurs mouvements liant l’éducation populaire, l’agriculture biologique et biodynamique, la finance éthique, l’économie solidaire et le développement rural. Son objectif principal est d’enrayer la disparition des terres et de faciliter l’accès au foncier agricole pour de nouvelles installations paysannes.

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  • Répondez à la consultation sur les espèces "nuisibles"

    Communiqué de la Ligue de Protection des Oiseaux


    Ensemble mobilisons-nous avant le 27 juin pour modifier la liste des mammifères et des oiseaux qui pourront être tirés et piégés dans de terribles conditions.

    Le ministère de l’écologie vient d’ouvrir une consultation relative aux animaux classés nuisibles. Ne soyons pas dupes, le terme a été remplacé par « espèces d’animaux classés susceptibles d’occasionner des dégâts », il n’en reste pas moins que l’Etat leur fait la guerre. Qui sont-ils ? Les plus connus sont le renard, le corbeau, la pie et la belette.
    Vous avez jusqu’au 27 juin pour donner votre avis. Nous vous invitons à remettre en question la liste proposée. Voici des arguments pour vous aider à rédiger vos propres commentaires.

    Lien vers la consultation.


    Un texte rétrograde
    L’arrêté aurait dû être modernisé en tenant compte des évolutions des mentalités et demandes sociétales : souffrance animale et conditions de piégeage, déclin de la biodiversité dans son ensemble, désuétude de la distinction entre animaux utiles et nuisibles… Ce n’est pas le cas, loin de là. Est-il par exemple normal au 21e siècle d’autoriser la destruction des espèces en période de dépendance des jeunes ?
    Un classement fondé sur des dégâts non avérés ou obsolètes
    Les critères de classement des espèces reposent sur la réglementation en vigueur, selon laquelle une espèce doit avoir commis des dégâts importants et actuels pour motiver le classement.
    Il faut aussi prendre en compte la jurisprudence du Conseil d’Etat selon laquelle « les dommages peuvent être considérés comme significatifs si leur montant avoisine 10 000€ par an, pour l'espèce et le département considéré ».
    Dans le cas présent, le projet d’arrêté maintien de nombreuses espèces sur les listes alors que les dégâts ne sont pas avérés pour les trois dernières années.

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  • Le braconnage en France accélère la disparition de l'ortolan

    Communiqué de la LPO

    Une étude scientifique internationale, coordonnée par le Muséum D’Histoire Naturelle et publiée le 22 mai dans la revue américaine Sciences Advances, démontre les menaces existentielles que fait peser le braconnage dans le sud-ouest de la France sur les populations de Bruant ortolan (Emberiza hortulana).

    Ces travaux, menés pendant prés de 5 ans par une trentaine de chercheurs, ont mesuré l’état de conservation de l’espèce et ses rythmes de migration. Les conclusions étaient très attendues à la fois par les associations de protection de la nature et par les chasseurs, ces derniers ayant même cofinancé l’étude et s’étant engagés à en respecter le verdict.
    En voie d'extinction
    Il est sans appel : la population européenne d’ortolans, aujourd’hui estimée à près de 5 millions de couples, a diminué de 88% depuis 1980, ce qui en fait l’un des passereaux les plus menacés du continent. Si d’autres facteurs telles que l’agriculture intensive et la destruction des habitats restent majoritairement responsables de l’effondrement des populations d’oiseaux, le braconnage pratiqué en France reste la cause directe d’une partie importante de la mortalité des ortolans. En effet, ceux qui évitent notre territoire au cours de leurs trajets migratoires entre l’Afrique et l’Europe connaissent un déclin moindre de leur population.
    A un tel rythme, l’étude prédit à terme une extinction quasi certaine de l’espèce. D’après Fréderic Jiguet, l’ornithologue qui a dirigé les travaux, un arrêt total de la chasse illégale donnerait deux fois plus de chances à l’ortolan de s’en sortir mais seule une réforme en profondeur du modèle agricole permettrait véritablement de garantir la pérennité de l’espèce.
    Chasser ce migrateur est pourtant interdit depuis 1979 par la Directive Oiseaux de l’Union Européenne, et il est inscrit sur la liste des espèces protégées de France depuis 1999. La LPO a fait de la lutte contre braconnage de l’ortolan l’un de ses principaux combats, menant chaque année des opérations de terrain pour débusquer les contrevenants et détruire leurs pièges grillagés, ou matoles. En 2015, l’homme en slip attaquant à coups de pelle notre Président Allain Bougrain Dubourg avait fait le buzz sur le web, et attiré l’attention sur cette pratique. Il a depuis été condamné à des amendes pour violences (une première fois en 2017 par le tribunal de Dax, puis en appel par celui de Pau en 2018) mais pas pour les faits de braconnage, le tribunal considérant qu’il pratiquait une chasse autorisée, celle de l’alouette, alors même que l’emplacement de ses pièges prouvait le contraire !

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  • Irrigation : la justice annule des autorisations de prélèvement d’eau

    Communiqué de la LPO le 13.05.2019

    Saisi par cinq associations de protection de l’environnement, le tribunal administratif de Poitiers vient d’annuler les arrêtés autorisant les irrigants des bassins versants du Marais poitevin et de la Charente amont à prélever dans les milieux naturels 140 millions de mètres cubes d’eau* chaque année sur 5 ans (Marais poitevin) et 15 ans (Charente amont).

    Des prélèvements d'eau incompatibles avec le bon état des milieux naturels

    En Poitou Charentes, les bassins versants du Marais Poitevin et de la Charente amont font l’objet de prélèvements d’eau par les agriculteurs irrigants depuis les années 1980 afin de subvenir à la demande des cultures gourmandes en eau en été (maïs principalement).

    Dans cette région où l’agriculture intensive domine les paysages, ces prélèvements ont notoirement accru le déficit hydrologique : la demande en eau pour l’irrigation agricole dépasse depuis longtemps les ressources disponibles dans les milieux naturels, créant une situation de déficit chronique particulièrement néfaste pour les milieux aquatiques et mettant en péril l’alimentation en eau potable des populations.

    Cette situation, non conforme aux objectifs de la Directive européenne Cadre sur l’Eau, et en particulier au principe de gestion équilibrée de la ressource en eau, a conduit l’Etat à classer ces bassins versants en « zone de répartition des eaux » en 1994 et à mettre en place une gestion collective des prélèvements d’eau par des organismes uniques regroupant les irrigants de ces bassins versants.

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  • Nourrissage des oiseaux, quand et pourquoi arrêter ?

    Communiqué de la LPO

    Le nourrissage des oiseaux est pratiqué par des millions de personnes dans leur jardin ou sur leur balcon, et il est bien souvent vital pour de nombreuses espèces durant les périodes de pénurie. Un nourrissage permanent peut cependant avoir des conséquences néfastes et mettre en danger certaines populations d’oiseaux.

    Ainsi, la LPO conseille aux Français de nourrir les oiseaux uniquement en période de froid prolongé, soit en général de la mi-novembre à fin mars. En Angleterre, où les conditions climatiques sont plus rudes, les ornithologues encouragent de le faire toute l’année pour augmenter la productivité de l’avifaune des jardins.


    Risques de transmission de maladies

    En période chaude où la prédominance des maladies est plus forte qu’en hiver, le rassemblement d’individus de différentes espèces autour des points de nourrissage peut favoriser la propagation de plusieurs infections telles que la trichomonose, qui affecte notamment les verdiers et les pinsons. Même en hiver, pensez à nettoyer régulièrement les mangeoires et les abreuvoirs pour en améliorer l’hygiène.


    Un effet sur les taux de prédation

    La concentration engendrée par le nourrissage peut faire augmenter les taux de prédation par des animaux sauvages (épervier d’Europe) ou domestiques (chats). Dans tous les cas, il est toujours bon d’appliquer quelques règles de précaution comme disposer les mangeoires dans des endroits dégagés, avec un accès facile à des perchoirs en hauteur, pour éviter la prédation par les chats.

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  • Bilan du week-end national de comptage des oiseaux des jardins de janvier 2019

    Une importante mobilisation citoyenne

    10 664, c’est le nombre exact de jardins depuis lesquels les oiseaux ont été compté durant ce week-end. La plus grosse mobilisation depuis la création de ce comptage en 2013 ! Dans certains départements, comme les Deux-Sèvres, le Cantal ou les Pyrénées Orientales, le nombre de jardins participants ont plus que doublé depuis l’année dernière.
    Des oiseaux moins présents durant l’hiver

    Vous avez été nombreux à nous faire part de votre inquiétude avant et durant l’hiver, constatant un nombre très faible d’oiseaux dans les jardins. Et cela sur la totalité du pays.

    Il semblerait effectivement que cette année les oiseaux aient moins fréquenté les jardins que lord de l’hiver 2017-2018. Ce sont en moyenne 35 oiseaux par jardin qui ont été observé contre 38 l’année passée. Bien que la Mésange charbonnière, le Rougegorge familier et la Mésange bleue soient les espèces qui ont fréquenté le plus souvent nos jardins, c’est toutefois le Moineau domestique qui a été observé en plus grand nombre.

    Découvrez au fil du bilan tous les résultats de cette opération.

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  • Le Conseil d’Etat suspend la chasse aux oies sauvages

    Communiqué de la Ligue de Protection des Oiseaux le 07 février 2019.

    Grâce aux dizaines de milliers d’entre vous qui se sont mobilisés en masse contre la prolongation de la chasse aux oies en février, la LPO a pour la douzième fois fait condamner l’Etat, décidément obstiné sur ce sujet. Merci à tous !

    Six jours après la clôture de la consultation publique sur la chasse aux oies en février ayant comptabilisé plus de 52 000 contributions, dont une majorité d’avis contre l’arrêté, le gouvernement français signait pourtant logo_lpo.svgl’arrêté de prolongation. La LPO avait alors immédiatement saisi le Conseil d’Etat afin de demander sa suspension d’urgence, en vue de son annulation. La Directive oiseaux votée en 2009 par l’Union Européenne stipule en effet qu’il est interdit de chasser les oiseaux migrateurs de retour sur leurs lieux de nidification.

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