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  • 24 et 25 janvier 2026 : comptage national des oiseaux des jardins

    Le grand rendez-vous du Comptage National des Oiseaux des Jardins est de retour ! Les 24 et 25 janvier 2026, la LPO et le Muséum national d’Histoire naturelle invitent tous les curieux de nature à consacrer 1 heure à observer et compter les oiseaux de leur jardin.

    Parce que chaque observation compte !

    Prenez vos jumelles (si vous en avez), installez-vous confortablement et observez : vous allez devenir le témoin d’un ballet ailé qui nous permet d’en apprendre plus sur la santé des populations d’oiseaux des jardins. Moineaux, mésanges, rougegorges, sittelle... Qui sera de la partie cette année ? Et attention chaque espèce doit être comptabilisée, même les pigeons !

    Ce week-end d’observation est bien plus qu’un simple loisir : c’est une occasion unique de contribuer à la science depuis chez vous. Les données récoltées lors de ces deux journées nous aident à mieux comprendre les raisons qui amènent les oiseaux à fréquenter nos jardins et nous permettent de suivre les tendances de population de ces espèces en période hivernale.

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  • Nourrir les oiseaux de son jardin en hiver

    Communiqué de la LPO du 06.01.2026

    Les températures négatives s’installent, c’est le moment de sortir les mangeoires mais pas n’importe comment. Voici nos conseils pour vous aider à rendre vraiment service aux oiseaux des jardins durant la période de froid prolongé. 

    Quand nourrir les oiseaux ?

    La LPO vous recommande de nourrir les oiseaux uniquement en hiver et surtout pendant les périodes de froid prolongé notamment lorsque la neige et le gel limitent l’accès à la nourriture.  

    Où placer le poste de nourrissage et d'abreuvage ?

    Nous vous conseillons de placer la mangeoire et l’abreuvoir au centre du jardin, dans un endroit dégagé, éloigné des murs, buissons et branches latérales afin d'éviter l'accès facile aux prédateurs (chats, fouines...).

    Astuce : placez le poste de nourrissage de manière à ce qu'il soit visible depuis une fenêtre afin de pourvoir profiter du spectacle !

    Cette pratique de supplémentation hivernale engendre des rassemblements d'oiseaux, parfois conséquents. Afin d'éviter la propagation de maladies (Salmonellose des oiseaux notamment) chez les espèces hautement grégaires (pinsons, verdier d'Europe, tarin des aulnes et moineaux), nous vous conseillons de disperser vos mangeoires : les types de mangeoires sont nombreux (à poser, à suspendre, sur pieds avec système de plateau, de distributeur…), n'hésitez pas à mélanger les genres.

    Consultez les mangeoires et abreuvoirs disponibles à la Boutique LPO.

    Et pour une hygiène irréprochable, pensez à nettoyer régulièrement les abreuvoirs en renouvelant l'eau chaque jour si possible et en éliminant les saletés et les algues vertes en grattant.

    Quelle nourriture leur donner ?

    Privilégiez plutôt les graisses d'origine végétale, si possible à base d'huile de colza mais attention, jamais à partir d'huile de palme. Vous pouvez également proposer des pains de graisse à base de suif de bœuf (comme les pains de graisse distribués par la LPO), par contre évitez absolument le lard salé et les restes de viande et de fromage.

    Chaque espèce d’oiseau possède des besoins spécifiques. Le mieux est de choisir des mélanges de graines, qui conviendront à de nombreuses espèces quelle que soit la taille de leur bec. Les graines de tournesol noires, très riches en lipides, sont particulièrement adaptées. Vous pouvez aussi leur donner des fruits de saison (pommes, poires, raisins) ainsi que du maïs concassé et des cacahuètes (non grillées et non salées).

    Attention, ne donnez pas de lait aux oiseaux : ils ne peuvent pas le digérer et cela peut causer des troubles digestifs mortels. Et n’oubliez pas qu’il ne faut jamais donner de pain, les oiseaux ne le digèrent pas et pire encore la teneur en sel importante peut les tuer.

    Enfin, il ne faut pas oublier de leur donner de l’eau (à renouveler tous les matins en cas de gel).

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  • Vous n’aurez pas nos haies !

    Communiqué de la LPO le 12.12.2025

    La LPO invite à s’opposer à un projet de décret gouvernemental visant à faciliter la destruction des haies agricoles sous couvert de simplification administrative.

    Quand la loi d’orientation agricole fut promulguée en mars 2025, la LPO avait alors symboliquement décrété la nature en deuil en organisant une vingtaine de cérémonies funèbres à travers la France. La semaine suivante, le Conseil constitutionnel avait considérablement censuré le texte et ses régressions environnementales sans précédent.

    Certaines de ses mesures ont toutefois survécu à l’examen des Sages, comme la simplification de la destruction des haies champêtres, demandée par les syndicats agricoles majoritaires. Un projet de décret d’application prévoit ainsi d’instaurer un régime de « déclaration unique préalable » auprès du préfet du département, pour accélérer et unifier les procédures.  

    Pourquoi c’est non

    • Les haies sont essentielles pour préserver la biodiversité et lutter contre le réchauffement climatique, l’érosion des sols et les inondations.
    • 70 % des haies ont disparu depuis 1950 en France, victimes du remembrement et de l’artificialisation. En parallèle, les oiseaux ont décliné de près de 60% en milieu agricole.
    • L’État s’est engagé à un gain net de 50 000 km de haies d’ici 2030 via le Pacte en faveur de la haie, mais la tendance demeure défavorable avec un solde négatif moyen de 23 500 km/an entre 2017 et 2021.
    • La sauvegarde des haies existantes doit prévaloir sur les plantations compensatrices, une jeune haie mettant des décennies à retrouver les fonctionnalités écologiques d’une ancienne. Toute destruction doit être autorisée en dernier ressort, après démonstration de l’absence d’alternative par une expertise de terrain systématique.
    • La période d’interdiction doit s’étendre du 16 mars au 31 août afin d’éviter la période de reproduction de la faune sauvage (oiseaux, chiroptères, reptiles, amphibiens, insectes).

    À noter : le Conseil national de la protection de la nature (CNPN) a également rendu un avis défavorable, alertant notamment sur le décalage temporel entre destruction et replantation et sur des coefficients de compensation insuffisants pour retrouver l’équivalence écologique.

    Participer à la consultation avant le 16 décembre

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  • Grippe aviaire : alerte sur la mortalité des oiseaux sauvages

    Communiqué de la LPO du 29.10.2025

    La France n’est pas épargnée par l’épidémie d’influenza aviaire hautement pathogène qui sévit actuellement à l’échelle européenne, notamment chez les grues cendrées.

    Depuis la parution de l’arrêté ministériel du 17 octobre 2025, le niveau de risque en matière d'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP) en France métropolitaine est passé de « modéré » à « élevé ». Cette décision a été prise à la suite de la détection de nouveaux cas de grippe aviaire sur des oiseaux sauvages en France, essentiellement des individus en migration, ainsi qu'après confirmation de plusieurs foyers dans des élevages de volailles et des basses-cours, précise l’arrêté.

    Presque tous les cas déclarés en Europe depuis le commencement de la saison épidémique au début du mois d’août sont liés à la souche H5N1 (cf bulletin hebdomadaire ESA). Ce virus circule depuis plusieurs années et ne frappe pas toujours les mêmes espèces. En 2022, l’unique colonie française de fous de Bassan dans la réserve naturelle nationale des Sept-Îles (Côte d’Armor) avait été décimée. L’an dernier, les goélands et les cygnes figuraient parmi les principales victimes. Cette année, ce sont pour le moment les grues cendrées qui sont principalement affectées avec des centaines de cas signalés sur leurs sites d’hivernage en Champagne-Ardenne et en Aquitaine, ainsi que dans le Nord de l’Allemagne. Des milliers de grues cendrées avaient déjà été tuées par le virus fin 2021 en Israël.

    Que faire face à un oiseau mort ou malade ?

    Gestionnaire d’espaces naturels protégés et de centres de soins pour la faune sauvage, la LPO est en première ligne face à ce nouvel épisode épidémique et participe activement à la veille sanitaire. Une FAQ est également accessible en ligne pour informer et conseiller le public. Toute personne découvrant un oiseau mort ou agonisant ne doit en aucun cas le toucher et contacter un agent de l'Office Français de la Biodiversité (OFB) de son département, qui lui indiquera la marche à suivre et relayera l'information au réseau SAGIR, dédié à la surveillance sanitaire de la faune sauvage.

    Repenser l’élevage

    La succession d’épisodes pandémiques de grippe aviaire depuis une vingtaine d’années interroge également sur l’impact des pratiques industrielles d’élevage intensif sur la faune sauvage. Redoutables incubateurs de virus, les fortes concentrations de volailles favorisent en effet l’émergence de nouveaux variants potentiellement plus agressifs, susceptibles de menacer l’ensemble du vivant, humains compris.

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  • Victoire pour l’alouette des champs : le Conseil d’État suspend la chasse aux pantes dans le Sud-Ouest

    Communiqué de la LPO du 24.09.2025

    La justice épargne près de 100 000 oiseaux une semaine avant l'ouverture de cette pratique de piégeage traditionnel.

    Par une ordonnance rendue ce 24 septembre 2025, le Conseil d’État a suspendu l’arrêté ministériel du 28 août 2025 autorisant la capture de 98 702 alouettes des champs à l’aide de pantes (filets horizontaux) dans les départements de la Gironde, des Landes, du Lot-et-Garonne et des Pyrénées-Atlantiques. L’ouverture de cette chasse était normalement prévue le 1er octobre prochain.

    Cette décision fait suite à une requête en référé déposée par la LPO et l’association One Voice, dénonçant une atteinte grave et immédiate à une espèce en déclin dont les effectifs en France ont chuté de près de 25 % en vingt ans. Le juge des référés a reconnu l’urgence de la situation et estimé qu’il existait un doute sérieux quant à la légalité de l’arrêté, notamment au regard de la Directive européenne sur la conservation des oiseaux sauvages.

    La LPO dénonce depuis plusieurs années l’acharnement du gouvernement à réintroduire des pratiques de piégeage archaïques déjà jugées non conformes au droit européen. La décision du Conseil d’État confirme une nouvelle fois que le caractère soi-disant traditionnel de la capture des alouettes ne saurait à lui seul constituer un motif de dérogation aux règles de protection des espèces sauvages.

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  • Le retour des vautours en France, une réussite collective fragile

    Communiqué de la LPO publié le 12 septembre 2025

    Alors que s’achèvent les Journées mondiales des vautours, la LPO appelle à la raison et au dialogue pour réapprendre à cohabiter sereinement avec ces oiseaux mal-aimés, qui jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes.

    Quatre espèces de vautours se reproduisent aujourd’hui en France métropolitaine : le Vautour fauve (env. 3000 couples), le Vautour moine (env. 60 couples), le Percnoptère d’Égypte (env. 90 couples) et le Gypaète barbu (env. 80 couples). Autrefois présents dans la plupart des massifs montagneux du pourtour méditerranéen, ces rapaces nécrophages avaient presque disparu de l’Hexagone, victimes de leur mauvaise réputation et de la raréfaction du pastoralisme extensif. Leur retour progressif dans nos cieux est le fruit de programmes de conservation exemplaires, portés depuis plus de quarante ans par des naturalistes passionnés, et constitue l’une des rares réussites en matière de restauration de la biodiversité.

    Ces charognards jouent un rôle primordial d’équarrisseurs naturels, en limitant la propagation des maladies véhiculées par les cadavres. De nombreux éleveurs font d’ailleurs appel à ce service gratuit et écologique pour éliminer les carcasses de leurs animaux morts, une collaboration séculaire désormais encadrée par l’État dans le cadre du Plan national d’actions « Vautour fauve et activités d’élevage » 2017-2026, auquel participe la LPO. Les économies ainsi réalisées sont évaluées à plus de 2 millions d’euros par an.    

    Moins puissants que ceux des aigles, le bec et les serres des vautours ne leur permettent pas d’attaquer ni de tuer. Par suite d’inquiétudes provenant d'une partie de la profession agricole au sujet d’interactions avec des animaux d’élevage encore vivants, des expertises vétérinaires ont été déployées depuis plusieurs années afin d'apporter des éléments factuels et en déterminer les circonstances. Dans la quasi-totalité des cas signalés chaque année en France, les enquêtes démontrent que ces interactions concernent des bêtes malades ou en détresse, dont le pronostic vital était engagé et qui sans intervention humaine étaient condamnées.

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  • Les lois européennes sur la nature sont menacées : exprimez-vous maintenant !

    La Commission européenne souhaite assouplir des réglementations environnementales essentielles et a sollicité l’avis des citoyens. Il reste 10 jours pour donner votre opinion avant qu'il ne soit trop tard.

    Dites-leur de ne pas toucher à la nature.

    Sous couvert de « simplification » ou de « réduction de la paperasse », il s’agit en réalité de démanteler, une à une, les lois censées protéger l’environnement. Seul le fait de tirer profit de la destruction de la nature au détriment de tous deviendra plus simple.

    Et cela se fait en catimini. En plein cœur de l’été, la Commission a discrètement lancé le 22 juillet un prétendu « appel à contributions », demandant aux entreprises, associations et citoyens s’il fallait assouplir les réglementations environnementales européennes.

    Cette consultation publique s’achève le 10 septembre. Il vous reste donc 10 jours pour vous opposer à tout recul de la protection de la nature en Europe.

    Il a fallu des décennies de mobilisation collective pour bâtir ce cadre juridique. Comment vouloir fragiliser la protection de la nature quand partout sur le continent, l’artificialisation grignote les milieux naturels, les zones humides sont asséchées, les rivières dépérissent, les pesticides déciment la faune sauvage, le plastique intoxique les écosystèmes, etc.

    Je participe à l’appel à contributions

    Cette campagne de mobilisation citoyenne est menée à l’échelle européenne par la coalition #HandsOffNature réunissant BirdLife international, dont la LPO est le représentant officiel en France, WWF, EEB et ClientEarth.

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