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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 2

  • Déchets radioactifs : la commission d’enquête favorable à la création de Cigéo

    Article de Pierre-Julien Prieur, publié dans le jhm le 14.09.2026

    Terminée le 16 juillet, l’enquête publique sur la demande d’autorisation de création de Cigéo a rendu ses conclusions, hier. Et malgré une majorité d’avis défavorables au projet, les commissaires-enquêteurs ont donné leur feu vert.

    « La commission d’enquête conclut que les avantages d’autoriser dès maintenant le projet l’emportent sur les inconvénients. » Les conclusions de l’enquête publique sur la demande d’autorisation de création (DAC) de Cigéo ont été publiées hier matin. Sans surprise, les commissaires-enquêteurs émettent un avis favorable au lancement du projet d’enfouissement des déchets radioactifs de moyenne activité à vie longue (MA-VL) et de haute activité (HA).

    L’enquête, qui s’est déroulée du 18 mai au 16 juillet, après une prolongation de quatorze jours, a permis de recueillir 3 166 contributions. Et la commission de préciser : « 1 528 contributions sont favorables à la DAC ; 1 548 contributions sont défavorables à la DAC ». Mais selon elle, « les incertitudes, lacunes et manquements identifiés par les opposants peuvent être levés par l’Andra pendant la Phipil (phase industrielle pilote, Ndlr) sous le contrôle de l’ASNR ». En résumé, construisons le centre de stockage pour lever les doutes…

    Deux réserves et deux recommandations après l’enquête publique

    Du côté de l’Andra, on ne peut que se réjouir de cet avis. « C’est une étape de plus de franchie. Et une étape importante », souligne Patrice Torres, directeur industriel et des activités du Grand Est de l’Andra, rencontré hier. « Un avis favorable était nécessaire pour que le projet puisse se poursuivre. »

    Un avis favorable, qui s’accompagne toutefois de deux réserves et de deux recommandations. La commission d’enquête demande ainsi que les revues de réversibilité soient organisées au moins tous les cinq ans et que leurs rapports soient transmis au Parlement, et que le décret d’autorisation limite la phase industrielle pilote à « 6 000 colis, cinq alvéoles MA-VL dont un démonstrateur et un quartier HA ».

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  • La victoire de l’AfD en Allemagne réveille de vieux fantômes

    Éditorial de Cartooning for peace du 09.09.2026

    L’extrême droite allemande a remporté, dimanche 6 septembre, sa plus importante victoire électorale depuis la fin du nazisme. L’Alternative pour l’Allemagne (AfD) a obtenu 43,8 % en Saxe-Anhalt, un des Länder les plus pauvres de l’Est du pays, lors des élections régionales. Si le parti loupe de peu la majorité absolue et doit construire une coalition avec ses opposants pour gouverner, ce résultat est un électrochoc.

    Le programme de l’AfD pour la Saxe-Anhalt, ouvertement xénophobe, préconise la « remigration », des restrictions de l’accès à l’IVG, le rejet de l’écologie, une « révolution patriotique culturelle » visant notamment à reconsidérer la mémoire du nazisme… Au cœur de l’Europe, la victoire de ce parti favorable à Donald Trump et Vladimir Poutine lance l’alerte. Pour l’Allemagne et le reste de l’Union européenne.

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  • Démographie scolaire : le ministère publie pour la première fois des projections d'effectifs d'élèves à dix ans, département par département

    Extraits du communiqué du ministère en date du 08.04.2026

    La direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) du ministère de l'Éducation nationale publie ce jour un travail inédit : des projections d'effectifs d'élèves à l'horizon 2035, déclinées pour chaque département. Ces projections confirment l'ampleur de la baisse démographique qui touche l'École française : près de 1,7 million d'élèves en moins en dix ans. 

    Une baisse de 1,7 million d'élèves d'ici 2035

    D'après le scénario de référence retenu par la DEPP, la France compterait 1 676 800 élèves de moins en 2035 qu'aujourd'hui dans les écoles et établissements publics et privés sous contrat, soit une baisse de 14,2 % de la population scolaire.

    Cette diminution s'explique par la baisse continue des naissances, amorcée en 2010 et accélérée ces dernières années. En 2025, la France enregistre 645 000 naissances, soit 24 % de moins qu'en 2010.

    Le premier degré serait le plus touché, avec 933 000 élèves en moins (- 15,2 %). Le second degré perdrait 743 800 élèves (- 13,2 %). La baisse toucherait tous les niveaux successivement : d'abord la maternelle et l'élémentaire, puis le collège, puis le lycée.

    (...)

    Des disparités fortes entre territoires

    L'un des apports majeurs de cette étude est sa déclinaison territoriale : tous les départements ne seront pas touchés avec la même intensité.

    Dans le premier degré, les baisses à dix ans s'échelonneraient de - 29,3 % pour l'académie de Paris à - 4,5 % pour Mayotte. L'académie de Lille perdrait 20,7 % de ses effectifs, l’académie de Nancy-Metz 22,1 %. À l'inverse, les académies de Nice et Nantes connaîtraient des baisses plus limitées, autour de 12 %.

    Les écarts sont aussi marqués au sein d'une même académie : dans celle de Limoges, la Creuse perdrait 20 % de ses élèves contre 7,4 % pour la Corrèze. Dans l'académie de Rennes, les Côtes-d'Armor reculeraient de 20,7 % contre 8,2 % pour l'Ille-et-Vilaine.

    Dans le second degré, les baisses les plus fortes concerneraient le Nord et l'Est (Lille - 19,6 %, Reims - 18,3 %, Nancy-Metz - 17,6 %). Seules les académies de Guyane (+ 5,3 %) et Mayotte (+ 6,2 %) verraient leurs effectifs augmenter.

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  • L’Éducation nationale se débarrasse de centaines d’enseignants contractuels en dépit des services rendus

    Extraits de l'article de Maïa Courtois, publié dans Basta! le 10.09.20236.

    Les enseignants contractuels, au statut précaire, paient le prix fort de la suppression de plus de 3000 postes dans l’Éducation nationale, qui s’ajoute à la réforme du concours. Des mobilisations s’organisent, alors que nombre de classes restent sans prof. 

    Cette rentrée aurait dû signer la fin d’années de contrats précaires pour Benjamin*. Le jeune homme de 33 ans travaille depuis fin 2020 comme enseignant contractuel dans l’Éducation nationale, dans l’académie de Versailles. Un statut particulièrement précaire, fait de missions en CDD, réservé aux personnes non titulaires du concours du Capes (collèges et lycées) ou du CRPE (premier degré). Et moins bien payé que les enseignants titulaires.

    Cette année, Benjamin aurait pu enfin obtenir son CDI. C’est la règle : au bout de six ans à exercer comme agent contractuel, l’Éducation nationale a l’obligation d’embaucher en CDI. Mais, alors que, depuis cinq ans, Benjamin se voyait renouveler sans encombre son contrat en mai-juin pour une nouvelle affectation à la rentrée scolaire suivante, cette fois : rien.

    Le jeune homme, qui enseignait l’histoire-géographie, vient de recevoir son attestation pour s’inscrire à France Travail. « J’ai toujours eu de bons avis de mes chefs d’établissements, des retours positifs de mes inspections... Avec d’autres collègues comme moi, on se projetait dans le CDI, évidemment. On ne s’y attendait pas, puisque d’une année sur l’autre on n’avait pas de souci à être renouvelé. Ça nous a fait tomber de haut », déplore Benjamin.

    Pour lui, l’espoir du CDI s’éloigne car, après quatre mois de carence, l’ancienneté de l’agent contractuel est remise à zéro. Encore quelques semaines sans affectation et ce sera le retour à la case départ pour le professeur d’histoire-géographie.

    « Si c’est pour être maltraité comme ça après avoir travaillé six ans... »

    Aujourd’hui, le jeune homme vit dans le brouillard. Que faut-il faire ? Attendre que le rectorat l’appelle plus tard, peut-être, pour un remplacement ? Quitter l’Île-de-France pour tenter sa chance dans une autre académie ? Passer le concours, lui qui n’a jamais pu le faire, faute de temps ? « Je privilégiais mes cours au jour le jour. C’était difficile de sortir de l’engrenage, entre les corrections de copies, la préparation des cours qui demande une adaptation permanente – puisqu’en tant que contractuel, on fait du collège et du lycée, des bouts de cours, de nouvelles classes… »

    Sauf que la motivation nécessaire pour passer le concours n’est plus vraiment là. « Si c’est pour être maltraité comme ça après avoir travaillé six ans... Cela fait beaucoup réfléchir. Y compris à une reconversion professionnelle », lâche-t-il.

    Comme Benjamin, 160 agents contractuels se sont découverts sans affectation en cette rentrée scolaire dans l’académie de Versailles, selon les décomptes syndicaux. La situation n’est pas plus reluisante dans d’autres académies. Selon les premières données centralisées par la CGT-Éduc’action, on compte 200 postes de moins dans l’académie de Bordeaux, moins 412 dans celle de Créteil, moins 200 à Paris, moins 275 pour Poitiers, et environ moins 200 dans celle de Toulouse. Soit près de 1500 postes de contractuels en moins dans 6 académies (sur les 25 que compte la France métropolitaine).

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  • Journées européennes du patrimoine à l’Abbaye de Chéhéry

     

    Les 19 et 20 septembre 2026, l’Abbaye de Chéhéry ouvre ses portes à l’occasion des Journées européennes du patrimoine.

    Au programme :

    • Visites guidées des intérieurs et du chantier de restauration

    • Concert de jazz gratuit samedi à 18h30

    • Attelage et rassemblement amical dimanche à partir de 10h

    . Balades en calèche autour de l’abbaye avec Calèches en Vadrouille , dimanche 20 septembre, à 3 € par personne

    • Buvette et petite restauration sur place

    • Visites en anglais samedi et dimanche à 15h

    Un week-end pour découvrir ou redécouvrir l’abbaye, son histoire et le chantier qui contribue à préserver ce patrimoine exceptionnel.

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  • Le truck Soliha à Vouziers le vendredi 11 septembre

    Vous accompagner pour favoriser le bien-être chez soi et le maintien à domicile, c’est ce que propose le truck SOLIHA.

    Le truck SOLIHA est un véhicule aménagé 100% adapté qui  se déplace, à votre rencontre, pour vous présenter du mobilier et des aides techniques… qui vous simplifieront la vie au quotidien et amélioreront votre confort.

    Les équipes SOLIHA sont là pour vous conseiller pour vos projets de travaux d’adaptation ou de rénovation énergétique et vous informer sur les aides financières disponibles.

    Des temps d’échanges à destination des seniors, des personnes en situation de handicap, des aidants professionnels et familiaux, des artisans et de toute personne en recherche d’information sur l’adaptation de son habitat.

    Les équipes SOLIHA sont présentes sur place pour vous accueillir et vous accompagner. Avec le truck, elles :

    – peuvent vous informer des éventuelles aides financières mobilisables pour réaliser vos travaux d’adaptation ou de rénovation.

    – vous donnent les bons contacts et vous expliquent les services proposés pour vous faciliter les projets d’adaptation de votre logement, pour réaliser sereinement ses travaux.

    – vous donnent un kit pour réaliser des économies d’énergie comportant des ampoules basses consommation, un pommeau douche économique.

    Et si vous avez quelques difficultés avec l’informatique, elles peuvent vous montrer comment faire une demande de financement sur une plateforme numérique.

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  • Mayotte, département sans droits

    Tribune de Nathalie Tehio, présidente de la LDH et Daniel Gros, représentant de la LDH à Mayotte, publiée dans l'Humanité le 07.09.2026.

    Les personnalités politiques du centre et de la droite se succèdent à Mayotte dans la perspective des échéances électorales prochaines. L’actuel Premier ministre, à la suite de l’ancien, candidat déclaré à l’élection présidentielle, Edouard Philippe, sont allés prendre la pose à Mayotte, territoire où ils peuvent tester sans rougir les discours les plus radicaux sur l’immigration, alignés sur ceux des extrêmes-droites. Car les anciennes colonies offrent, selon eux, un terrain propice à tous les excès de langage et toutes les expérimentations tant les exceptions y sont admises.

    En effet, l ’article 73 de la Constitution, sous prétexte de tenir compte des particularités locales, est à présent mobilisé pour déroger, dans les territoires ultramarins, au droit commun de la Nation. Ainsi toutes les dispositions de la loi de programmation pour une refondation de Mayotte d’août 2025, ont été validées par le Conseil constitutionnel malgré les outrances et les atteintes portées contre les droits fondamentaux. Chaque article soumis à son examen est systématiquement validé par le même inlassable argument : « la population de Mayotte comporte, par rapport à l’ensemble de la population résidant en France, une forte proportion de personnes de nationalité étrangère, dont beaucoup en situation irrégulière, ainsi qu’un nombre élevé d’enfants nés de parents étrangers. Cette collectivité est ainsi soumise à des flux migratoires très importants » (décision du 7 août 2025).

    Ainsi l’exception constitutionnelle ultramarine, censée adapter les réglementations aux traditions et usages locaux, se retourne contre les populations historiques de l’archipel qu’elle devait protéger. Au lieu d’assouplir, les dérogations brutalisent et nient les droits fondamentaux auxquels pourtant la France a souscrit en signant de nombreuses conventions internationales. Pire, elle habitue à relativiser les principes supérieurs du droit allègrement piétiné au nom d’une idéologie de séparation détestable.

    Une dérive dangereuse est observée depuis une dizaine d’années dans le département de Mayotte, plongé dans une pauvreté endémique due à l’indifférence de l’État et aggravée par le cyclone Chido de décembre 2024. Le désastre n’a pas entraîné d’autres réponses des autorités politiques qu’une stigmatisation des « étrangers » dans la seule intention de détourner les regards des difficultés réelles des populations.

    Aussi se succèdent-elles à Mayotte pour esquisser les fondements d’une politique xénophobe en lieu et place d’une politique sociale progressiste qu’elles n’envisagent pas de mettre en œuvre.

    Sans le moindre gène à l’égard des populations qui ne réclament qu’une aide effective pour la reconstruction de l’ile, Edouard Philippe promet, s’il devient président, de chasser les personnes exilées et les personnes réfugiées venues de l’Afrique continentale dans des camps organisés avec les États africains, en contravention avec l’obligation de protection de la France à leur égard ; et de renvoyer les Comoriens de Mayotte dans les autres îles de l’archipel. Ces personnes étaient pourtant chez elle dans chacune des îles avant la partition post-coloniale.  Les liens de parenté et d’alliance contractés dans l’histoire longue ne se dissoudront pas en rapports d’hostilité dans le cours terme malgré les inlassables encouragements politiques observés. Chaque année depuis 2018, les autorités françaises expulsent environ 25 000 comoriens sans le moindre effet sur la démographie et la présence de ces populations à Mayotte.

    L’ancien premier ministre n’innove pas. Il reprend, en les aggravant, les politiques inefficaces engagées depuis longtemps. Les restrictions successives apportées au droit du sol à Mayotte en 2025 ne lui suffisent déjà plus, la surenchère à droite l’amène à prôner une suspension totale en attendant une disparition définitive avec le spectre d’une généralisation à la nation toute entière, revendication de l’extrême droite.

    Toute politique sociale est renvoyée aux calendes grecques. L’absence de politique publique pour un logement digne, malgré la pénurie accrue depuis le passage du cyclone Chido, n’est non seulement pas condamnée (ce n’est certes pas le rôle du Conseil) mais permet de pénaliser les familles qui n’ont d’autres issues que de chercher un toit dans l’habitat informel. La loi « Refondation » facilite leur expulsion en supprimant l’obligation faite au préfet de proposer un hébergement aux habitants délogés. Depuis l’application de la loi, il ne se passe pas un seul mois sans destructions de quartier et la mise à la rue de centaines de familles.

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