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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 2

  • Bure'lesques édition 2026 : gros succès et belle réussite !

    Article du site Burefestival, publié le 19.08.2026

    Un moment suspendu et unique au sein de 6 magnifiques chapiteaux, d’une tente du désert et de diverses tonnelles. Ambiance festive, échanges riches, convivialité, savoureux repas et bières fraiches, le festival a tenu toutes ses promesses.

    Tout était là pour repartir chargé.es d’énergie pour continuer la lutte contre Cigéo et son monde... et pour un futur désirable.
    Face aux grands projets destructeurs, la convergence des luttes est plus que jamais nécessaire. De nouveaux liens se sont noués ou renforcés : personnes en lutte contre le chantier titanesque de la LGV Lyon-Turin ou mobilisées contre le nucléaire et ses déchets (Suède, Finlande, Belgique, Suisse…). La dernière conférence du dimanche soir nous a donné de l’espoir en listant près de 200 victoires de terrain obtenues face à des projets d’artificialisation ou polluants.

    On repart la tête emplie d’images de spectacles engagés, de projections de films qui interpellent, de stands d’informations fournis, de concerts et de naturaliste un peu zinzin.

    Plus de 3500 festivalier.es cumulé.es sur les 3 jours, venu.es de loin comme de près, étaient au rendez-vous malgré la canicule.
    Grâce à nos recours juridiques contre deux arrêtés liberticides déposés en urgence, si la préfecture semble avoir été plus souple lors des contrôles routiers qu’à l’accoutumée, on peut tout de même déplorer 40 minutes de survol bruyant du site par un hélicoptère intrusif et la saisie du matériel de jardinage d’une festivalière.

    Bref, en attendant les prochains rendez-vous sur le territoire, 1000 mercis à toutes celles et ceux qui ont contribué à cette belle réussite : artistes, collectifs militants locaux, monteurs et monteuses de chapiteaux étoilés, techniciennes et techniciens, gestionnaires de l’accueil, des parkings et des toilettes sèches, cuisiniers et cuisinières, boulangers et boulangères, décorateurs,… et à tous les bénévoles présent.es pendant deux semaines !

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  • La LPO demande le report de l'ouverture de la chasse aux oiseaux d'eau !

    La sécheresse extrême que notre pays connaît actuellement est l'une des plus intenses que nous ayons subies durant ces 100 dernières années. Selon l’Office Français de la Biodiversité (OFB), 43% des cours d’eau sont en assec ou en rupture d’écoulement. Il en va de même pour les zones humides. L'assèchement quasi total de ces milieux est observé dans tous les pays. Seules quelques petites zones sont encore en eau aujourd'hui. Ces zones d'eau douce accueillent l'ensemble des populations d'oiseaux d'eau actuellement présentes sur notre territoire ainsi que les premiers migrateurs : on y retrouve des espèces chassables, comme les canards et certains limicoles, mais également des espèces protégées en grand nombre, comme les cigognes, les hérons, les spatules blanches, etc… L'assèchement généralisé, y compris dans les réserves naturelles, est tel qu'aucun espace protégé n’a la capacité d'assurer aujourd'hui une solution de secours, d'accueil et de quiétude optimale, à la veille des premiers grands mouvements de migrateurs.

    Ainsi, en l'absence d'échappatoire pour les oiseaux, l’ouverture de la chasse le 21 août, entraînera des prélèvements très importants sur des oiseaux, très concentrés sur des surfaces réduites et qui ne pourront aller ailleurs pour assurer leurs besoins vitaux. Ces populations d'oiseaux sont déjà en situation très critique compte tenu du contexte climatique actuel, avec de grandes difficultés pour accéder à la nourriture, se reposer et s’hydrater dans de bonnes conditions : cela entraîne d'ores et déjà un affaiblissement des individus, les rendant vulnérables à différentes pathologies. Inutile d’en rajouter, sachant que si la météo et le climat ne sont pas contrôlables, ne pas ouvrir la chasse le 21 août, n’est qu’une affaire de volonté.

    Nous demandons donc que soit reportée a minima l'ouverture de la chasse anticipée, prévue le 21 août 2026 jusqu'à l'ouverture générale de la chasse, fixée au 20 septembre 2026.

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    Chevalier aboyeur — Crédits photo : Fabrice Cahez

     

  • Rando nature le samedi 22.08.2026

    Le sentier de la Linette : rando guidée de 8 km , où un animateur nature vous emmène à la rencontre de l'histoire, de la faune et de la flore locales

    Le Sentier de la Linette est une promenade agréable et accessible à toute la famille, idéale pour découvrir la forêt en douceur. Majoritairement ombragé, il chemine au cœur des bois jusqu’à l’étang de la Linette, paisible écrin de nature niché dans un environnement préservé. Tout au long du parcours, des panneaux d’information invitent petits et grands à mieux connaître la faune, la flore et les arbres majestueux qui façonnent cette belle forêt. Un itinéraire ludique et ressourçant, parfait pour apprendre tout en se promenant.

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  • Le pétrole vénézuélien accaparé par Washington : que sont devenus les revenus pétroliers depuis le 3 janvier 2026 ?

    Article d’Eric Toussaint, publié par la CADTM le 16.08.2026 (Extraits)

    Le 3 janvier 2026, les États-Unis ont lancé une opération militaire contre le Venezuela qui s’est soldée par la capture et la séquestration du président Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores et leur transfert aux États-Unis. Lors de cette agression effectuée avec 150 aéronefs, une centaine de personnes ont perdu la vie dont 32 Cubains qui ont tenté de protéger la présidence du pays, le reste des victimes étaient vénézuéliennes. Quelques heures après cette intervention, Donald Trump annonçait que Washington prétendait désormais contrôler temporairement le Venezuela et exploiter ses ressources pétrolières.

    Cette intervention a donc marqué une rupture majeure dans l’histoire récente du Venezuela. La vice-présidente de la république et d’autres autorités ont accepté de fait la situation et se sont soumis à la volonté de Donald Trump et de son administration. L’agression armée perpétrée par l’armée étasunienne et la soumission des autorités de Caracas ont permis à Washington de prendre le contrôle des exportations pétrolières du pays et de posséder les comptes sur lesquels sont versées les recettes tirées de ces exportations.

    Cette question est d’autant plus importante que le Venezuela dispose des plus importantes réserves pétrolières prouvées au monde. Pendant des décennies, le pétrole a constitué la principale source de revenus extérieurs du pays. Le contrôle de ces revenus constitue donc un instrument essentiel de contrôle économique et politique.

     Des revenus pétroliers relativement modestes avant l’intervention américaine

    Il convient d’abord de rappeler que les recettes pétrolières enregistrées avant l’intervention du 3 janvier 2026. Selon les données publiées en mars 2026 par la Banque centrale du Venezuela, les exportations pétrolières ont rapporté 18,4 milliards de dollars en 2024 et 18,2 milliards de dollars en 2025. Il s’agit de recettes d’exportation pétrolière et non du bénéfice net de la société pétrolière publique PDVSA ou des recettes fiscales de l’État.

    Ces montants sont relativement faibles au regard du potentiel pétrolier du pays et de ses réserves. Ils reflètent notamment le niveau encore très inférieur de la production par rapport aux décennies précédentes, les difficultés de l’industrie pétrolière, les sanctions américaines et les conditions dans lesquelles le Venezuela devait commercialiser son pétrole.

    Le contraste avec la période qui suit le 3 janvier 2026 est donc particulièrement frappant.

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  • Musicales de Louvergny : l'édition 2026 confirme le succès de cette aventure.

    Si un festival de musique se tient à Louvergny depuis plus de trente ans, c'est qu'il existe des conditions particulières qui font perdurer cet événement. Ce village de moins de 100 habitants, à l'écart des grands axes de circulation, n'avait pas, a priori, d'atouts majeurs pour attirer chaque année un public nombreux dans son église consacrée à Saint-Nicaise.

    C'est la rencontre d'amateurs passionnés et d'artistes réputés qui a permis la création et la poursuite, année après année, de ce festival, qui mêle musique classique et jazz.

    Sur le site de l'association, on peut apprendre que : « L’aventure commence en 1994 avec la création de l’association Les Rencontres de Louvergny qui organise une résidence d’artistes pour des musiciens venant notamment d’Italie, de République Tchèque, de Slovaquie et de France. Les artistes viennent en famille, ils sont hébergés chez l’habitant et se produisent dans l’église de Louvergny. Des liens se créent entre les artistes et les habitants. Personne ne l’imagine encore, mais c’est le début d’une aventure qui va durer. »

    Vous trouverez ci-dessous quelques clichés du dernier concert de cette édition 2026.

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  • Loi d’urgence agricole : le coup de grâce du Conseil constitutionnel

    Communiqué de la Confédération Paysanne du 14.08.2026

    La décision du Conseil constitutionnel sur la loi d'urgence agricole, rendue publique aujourd'hui, sonne comme un terrible affront à la situation de crise climatique qui frappe de plein fouet les paysan·nes. Le contenu de la décision sur les gravissimes volets eau et néonicotinoïdes est scandaleux.

     

    Sur le volet eau de la loi, les interprétations du Conseil constitutionnel sont totalement hors sol, à l'image des parlementaires qui les ont votés. Le Conseil constitutionnel jette à la poubelle les principes à valeur constitutionnelle de la Charte de l'environnement. Ses considérants sont lunaires s'agissant par exemple de la gestion équilibrée de l'eau. Le Conseil constitutionnel part du principe que la loi garantira un usage « partagé » de l'eau alors même qu'elle organise et accélère l'accaparement de l'eau par une minorité. 

    Le Conseil constitutionnel ignore donc la réalité de la priorisation des usages de l'eau, dont l'eau potable, et des conflits qui en découlent déjà, bien au-delà du monde agricole.

    Sur le volet néonicotinoïdes, le Conseil constitutionnel salue presque la prise en compte des réserves qui lui avait fait censurer la loi Duplomb ! Le Conseil formule une réserve quant au délai de deux mois, fixé dans la loi pour que l'Anses rende son avis sur une demande de dérogation "jugeant que l'absence de décision dans le délai de deux mois vaut refus de la dérogation". Pour autant, il ne censure pas l'article 6. La santé des paysan·nes et des citoyen·nes, le maintien de la qualité des sols et de l'eau ne valent donc rien.

    Cette décision tombe alors même que le monde agricole vit la pire crise qu'il n'a jamais connu au 21e siècle. Si cette crise est bien historique, elle n'est en rien inéluctable. Si la transition avait été financée depuis tout ce temps nous n'en serions pas là !

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  • « J’ai créé une école en ligne » : en Afghanistan, le combat de Fatema Uzgan Nusrat pour l’éducation des filles

    Article d'Amnesty International, publié le

    Depuis la prise du pouvoir des Talibans le 15 août 2021, les Afghanes sont relayées au rang de citoyennes de seconde zone. Elles sont réduites au silence et privées de leurs droits fondamentaux. L’enseignement secondaire leur est notamment interdit. Alors depuis quelques années, Fatema Uzgun Nusrat se bat pour permettre aux jeunes filles d’étudier. En 2023, elle a créé une école en ligne. Voici son témoignage.  

    Fatema Uzgun Nusrat dirige une école en ligne baptisée « L’Académie Behdukht » destinée à l’éducation des filles en Afghanistan. Dans cette académie, la sécurité est très stricte : même les élèves ne connaissent pas les noms de leurs camarades. Mais la demande est forte et l’école ne cesse de se développer. Elle nous raconte ici ce qui l’a motivée à créer cette école, après avoir vécu une partie de sa jeunesse sous le régime des talibans. 

    Lorsque les talibans ont pris pour la première fois le contrôle de ma province en Afghanistan en 1998, j’avais entre 12 et 13 ans. Ils ont ordonné aux écoles de fermer leurs portes aux filles, ce qui m’a profondément attristée car j’adorais aller à l’école. Tout à coup, il m’a fallu porter une burka et je ne pouvais plus sortir sans être accompagnée d’un chaperon masculin. Il n’y avait aucun programme éducatif disponible, et pas d’Internet. 

    Un jour, un proche est venu chez nous pour nous avertir qu’il n’était pas prudent de conserver des livres ; alors nous les avons brûlés, ainsi que nos photos de famille. Poussés par la peur et l’incertitude, les gens jetaient même leurs brosses à dents, car des rumeurs circulaient selon lesquelles les talibans n’utilisaient que le miswak [une tige en bois] et désapprouvaient l’usage des brosses à dents. La peur était partout, même les plus petites choses semblaient dangereuses.  

    J’ai réussi à sauver quelques livres de la bibliothèque de mon grand-père, et j’ai continué à les lire au fil de ces années sombres. 

    Pendant les étés très chauds en Afghanistan, je me levais tôt pour lire, l’air était frais et tout le monde dormait encore. Je passais une grande partie de ma journée le nez dans mes livres, même lorsque j’aidais ma mère dans la cuisine. Parfois, mes mains grasses laissaient des traces sur les pages. 

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