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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 2

  • Loi d’urgence agricole : accaparement de l’eau et graines de discorde dans les territoires 

    Communiqué de FNE du 16 juillet 2026

    La Commission mixte paritaire vient de rendre sa copie finale sur la loi d’urgence agricole. Ce troisième texte agricole en à peine 18 mois sera soumis au vote final des deux chambres les 20 et 21 juillet prochains. France Nature Environnement appelle les député·es à voter contre ce texte, qui met en péril aussi bien notre santé que notre eau, sans aider les agriculteurs et agricultrices.

    Au lieu d’accompagner notre agriculture face au choc climatique, ce projet de loi organise une fuite en avant irresponsable, fragilisant durablement notre souveraineté alimentaire et notre capacité à produire demain. En s’obstinant dans une logique de court terme, le texte condamne nos biens communs les plus précieux.

    «Face au changement climatique, l’agriculture a besoin d’investissements massifs dans la transition agroécologique et de garantir un revenu digne aux paysan.nes, pas de nouveaux reculs environnementaux. Affaiblir la protection de l’eau, détruire les zones humides et réintroduire des pesticides dont la dangerosité est avérée, c’est saborder la capacité même de notre agriculture à produire demain.»  Morgane Piederrière, Responsable du plaidoyer chez France Nature Environnement

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  • Cérémonies du 14 juillet à Vouziers

    Les cérémonies pour la fête nationale se sont déroulées de manière traditionnelle à Vouziers, avec cependant un report en septembre du feu d'artifice du fait des conditions météo.

    Le 13 juillet a donc été l'occasion d'un rassemblement sur le terrain qui jouxte le stade de football, avec un défilé et un retour pour une soirée musicale (voir : https://www.facebook.com/reel/1603286594524026)

    Pour le 14 juillet, les différentes  anciennes communes formant Vouziers ont été visitées par les officiels. Par la suite, un rassemblement  a eu lieu au parking de la salle Bellevue. C'était le point de départ pour le défilé vers la place Carnot, en descendant la rue de Condé (voir : https://www.facebook.com/reel/1362540852571792)

    C'est devant le monument aux morts que la cérémonie officielle s'est déroulée de manière classique : dépôts de gerbes, ravivage de la flamme, refrain de la Marseillaise et salut aux porte-drapeaux.

    Après la cérémonie, une remise de médailles pour trois sapeurs-pompiers a eu lieu dans les salons de l'hôtel de ville, suivie par un verre de l'amitié, fort bienvenu en cette journée caniculaire.

    Vous trouverez ci-dessous quelques clichés de la cérémonie.

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  • Soutenons le droit européen qui protège la nature

    Communiqué de FNE publié le 13.06.2026

    Depuis plus de 40 ans, deux textes européens protègent nos oiseaux, nos milieux naturels, notre faune et notre flore sauvages. Aujourd’hui, la Commission européenne veut les réévaluer — et tout indique qu’elle cherche en réalité à les affaiblir. France Nature Environnement dit non. Rejoignez-nous : quelques minutes suffisent pour faire entendre votre voix. Explications.

    Le droit européen de protection de la nature bientôt détricoté ?

    La directive dite « Oiseaux » et la directive dite « Habitats-Faune-Flore » sont les deux piliers du droit européen visant à préserver la nature. Ce sont elles qui permettent de préserver la biodiversité sur le territoire de l’Union européenne, par la protection des espèces menacées et la gestion des sites Natura 2000.

    Pour la deuxième fois en dix ans, la Commission européenne soumet ces deux textes à une évaluation de leur efficacité ou « stress-test ». Derrière ce vocabulaire technique se cache un projet bien plus politique : celui de la « simplification » du droit environnemental - un terme qui, trop souvent, rime avec dérégulation.

    Pourquoi faut-il se mobiliser ?

    Le test cible précisément les dispositions les plus protectrices de ces deux directives :

    • le statut des espèces protégées,
    • l’évaluation des incidences pour les projets susceptibles d’affecter les sites Natura 2000.

    Officiellement, l’objectif de la Commission européenne est de juger si elles font peser ou non trop de contraintes sur les activités économiques et donc, entravent la compétitivité et la souveraineté européennes. Auquel cas il serait conclu qu’il est nécessaire de les assouplir.

    Or, l’assouplissement de ces dispositions ouvrirait la voie à des projets toujours plus destructeurs pour la nature, contribuant à dégrader notre environnement et, par conséquent, notre santé.

    Lors de la 1ère évaluation de leur efficacité, la Commission européenne a conclu qu’il n’y a pas trop de contraintes et que « le cadre légal des directives ne crée pas d’obstacles aux investissements ».  

    Affaiblir ces textes aujourd’hui, ce serait saper demain notre capacité collective à faire face au changement climatique et à bâtir des sociétés dynamiques et résilientes. Une nature abîmée est une nature qui protège moins bien les sociétés humaines face aux crises économiques, sociales et écologiques.

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  • Le hérisson d'Europe à l'étude en Argonne Ardennaise

    Jusqu’en octobre 2026, un programme de recherche consa­cré au héris­son d’Europe est mené sur le terri­toire de la Commu­nauté de communes de l’Argonne Arden­naise. Cette étude scien­ti­fique, conduite par le Centre de recherche et de forma­tion en éco-étho­lo­gie (CERFE), vise à mieux connaître cette espèce proté­gée afin de contri­buer à sa préser­va­tion.

    Dans le cadre de ce programme de recherche, des pros­pec­tions nocturnes seront réali­sées dans plusieurs communes de l’Argonne Arden­naise jusqu’en octobre 2026. Les cher­cheurs circu­le­ront à bord de véhi­cules iden­ti­fiables, floqués « Univer­sité de Reims », afin de repé­rer et de suivre les dépla­ce­ments des héris­sons.

    L’objec­tif de cette étude est de mieux comprendre les habi­tudes de vie de cette espèce, les dépla­ce­ments qu’elle effec­tue ainsi que les menaces auxquelles elle est confron­tée. Ces connais­sances permet­tront d’amélio­rer les actions en faveur de sa conser­va­tion.

    Les habi­tants peuvent égale­ment parti­ci­per à cette démarche scien­ti­fique. Si vous obser­vez un héris­son, qu’il soit vivant ou malheu­reu­se­ment décédé, vous pouvez le signa­ler sur la plate­forme dédiée.

    Si vous aper­ce­vez un héris­son portant une petite balise GPS noire fixée sur son dos, merci de ne pas le déran­ger. Cette balise permet aux cher­cheurs de suivre ses dépla­ce­ments dans le cadre de l’étude.

    Nous rappe­lons enfin que le héris­son d’Europe est une espèce proté­gée. Sa capture, sa mani­pu­la­tion ou sa déten­tion sont stric­te­ment inter­dites sans auto­ri­sa­tion.

    Par votre vigi­lance et vos signa­le­ments, vous pouvez contri­buer à une meilleure connais­sance et à la préser­va­tion de cette espèce emblé­ma­tique de notre biodi­ver­sité.

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  • France : même condamnée, Marine Le Pen lance sa campagne

    Éditorial de Cartooning for Peace du 09.07.2026

     

    Mardi 7 juillet, la cour d’appel de Paris a condamné Marine Le Pen pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires de son parti. Elle pourra toutefois se présenter à l’élection présidentielle de 2027, la cour d’appel ayant été plus clémente puisqu’elle écope de trois ans d’emprisonnement, dont une année ferme à domicile, et de quarante-cinq mois d’inéligibilité, dont trente avec sursis et quinze déjà purgés.

    Le soir même, Marine Le Pen annonçait son pourvoi en cassation (ce qui suspend sa peine de prison) et sa candidature à la présidentielle, déclarant : « les Français seront juges ». Un pari à haut risque pour la cheffe de file de l’extrême droite française, dont les opposants dénoncent l’indécence et l’hypocrisie : un des slogans du Front National a longtemps été « mains propres et tête haute », et Marine Le Pen a toujours appelé à l’inéligibilité à vie des politiciens condamnés par la justice…

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  • La loi 1901 sur la liberté d’association fête cette année ses 125 ans

    À l'occasion du 125e anniversaire de la loi, la LPO, association fondée en 1912, rappelle le rôle essentiel des associations comme espaces de cohésion sociale, de démocratie et d’engagement citoyen, en prenant part à la campagne « La France qui (se) bat », initiée par le Mouvement Associatif et France Générosités.

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    « La loi de 1901 n’a pas besoin d’être réformée, elle a besoin d’être honorée »

    La France célèbre cette année les 125 ans de la loi 1901. Ce texte fondateur de la liberté associative a permis d’ouvrir en France un espace unique : celui où des citoyens ordinaires, sans mandat électif ni pouvoir institutionnel, peuvent se rassembler, s’organiser et agir en faveur d’une multitude de causes.

    Aujourd’hui, notre pays compte 1,6 million d’associations actives. Elles fédèrent près de 13 millions de bénévoles et emploient 1,8 million de salariés (soit plus que les secteurs du transport ou de la construction) et interviennent dans tous les domaines de la vie collective.

    Leur action est reconnue et plébiscitée par une grande majorité de Français : 76 % des Français estiment que les responsables associatifs contribuent à rassembler le pays tandis qu'un Français sur deux est engagé dans une association, comme bénévole, donateur ou adhérent. Dans un contexte de défiance croissante envers les institutions, cette confiance constitue un précieux capital démocratique. Lire la tribune.

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  • Dites non à la destruction des espèces « susceptibles d’occasionner des dégâts » !

    Communiqué de la LPO du 10.07.2026

    Le ministère de la transition écologique a ouvert une consultation publique concernant les espèces « susceptibles d’occasionner des dégâts » ou ESOD (les anciens « nuisibles »). Ce sont le renard, la belette, la fouine, la martre, la corneille, le corbeau freux, la pie, le geai et l’étourneau. Ce projet autoriserait leur destruction par tir et par piégeage durant les trois prochaines années. Il autorise également le déterrage du renard, une pratique particulièrement brutale.

    Pourquoi faut-il se mobiliser contre ce classement ?

    Ces espèces sont accusées de causer des dommages aux activités humaines, en particulier aux cultures et aux petits élevages. Dans les départements où elles sont classées ESOD, elles peuvent être détruites par tir après la fermeture de la chasse et par piégeage toute l’année, sans limitation de nombre, alors qu’on ne connaît pas toujours l’état des populations.

    Or, le classement ESOD de ces animaux ne repose pas sur des preuves solides :

    • les déclarations de dégâts ne sont pas vérifiées
    • l’identification précise de l’espèce est souvent impossible
    • l’estimation des coûts est très aléatoire

    La prédation des petits carnivores, phénomène naturel, est considérée comme un « dégât » par les chasseurs qui voient les prédateurs comme des concurrents à éliminer. Enfin, lorsqu’il n’y a pas de dégâts constatés dans un département, l’espèce peut quand même y être classée ESOD au seul motif qu’elle serait « susceptible » d’en causer !

    Si la loi oblige à mettre en œuvre des méthodes de prévention des dégâts (protection des élevages, effarouchement sonore, etc.), en pratique celles-ci sont rarement utilisées.

    Des bénéfices souvent ignorés

    Les bénéfices apportés par ces animaux ne sont jamais pris en compte dans la balance. Ainsi, le renard qui rend service à l’agriculture – chaque renard consomme des milliers de petits rongeurs chaque année - est pourtant classé ESOD sur la quasi-totalité du territoire français.

    Enfin, rien ne démontre que ces destructions massives auraient un quelconque impact sur la quantité de dégâts. Au contraire, une étude récente conclut que la destruction de millions d’animaux sauvages (dont un million de renards et trois millions de corvidés) ne réduit pas les dommages économiques qui leur sont attribués. Ces destructions ne régulent pas non plus les populations animales concernées, et représentent un coût économique huit fois plus élevé que les déclarations de dégâts imputés à ces espèces.

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