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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 2

  • Trois ans après le 7 octobre, l’embrasement de tout le Moyen-Orient

    Éditorial de Cartooning for Peace du 08.10.2026

    À la veille d’élections décisives en Israël, l’onde de choc du 7 octobre 2023 résonne encore aujourd’hui dans toute la région du Moyen-Orient. L’attaque terroriste du Hamas a fait 1200 morts et 251 otages, certains libérés après avoir connu des conditions de détention extrêmes et d’autres morts en détention. Trois ans après, la société israélienne est encore traumatisée et en partie sourde à la guerre d’anéantissement que le gouvernement Netanyahou a menée en représailles dans la bande de Gaza. Les pertes civiles sont évaluées à plus de 73 000 Palestiniens tués, dont au moins 21 500 enfants. L’enclave est désormais en ruines et le Hamas, bien que décapité de certains de ses dirigeants, sévit encore.

    Par effet de cascade, et par l’intervention de Donald Trump aux côtés de Benyamin Netanyahou, la guerre s’est depuis étendue au Liban, à l’Iran, et dans toute la région du Moyen-Orient, avec les répercussions internationales que l’on connaît. Et sans espoir d’une paix prochaine…

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  • Roland Garros honoré à Vouziers

    Roland Garros est né le à Saint-Denis (La Réunion) et mort dans un combat aérien le à Saint-Morel.

    Ce lundi 05 octobre, une cérémonie était organisée devant sa tombe au cimetière communal de Vouziers.

    Pour la circonstance, la sous-préfète de Vouziers était entourée des maires des deux communes concernées, madame Nadège Lampson-Gueilliot pour Vouziers et monsieur Francis Bonhomme pour Saint-Morel.

    On notait également la présence de  Pierre Laurent-Chauvet, président de la communauté de communes, et de Dominique Lambert, président de l’association Roland Garros de l'aviation au Tennis (ARGAT).. C'est lui qui a lu le message d'hommage à l'aviateur, en rappelant son parcours.

    La cérémonie s'est poursuivie par un dépôt de gerbes, puis par la minute de silence et le refrain de la Marseillaise.

    Les participants était ensuite conviés à un verre de l'amitié, servi au CPR tout proche.

    Vous trouverez ci-dessous des clichés de cette cérémonie.

     

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  • Nourrir les poissons d’élevage à base d’insectes ou de soja : l’idée miraculeuse qui s’est effondrée

    Extraits de l'article de Ian Urbina , publié par Reporterre le 09.10.2026

    Pour en finir avec la farine de poissons sauvages, l’aquaculture mise sur celles à base de soja et d’insectes pour nourrir ses poissons d’élevage. Elles sont loin d’être l’alternative miraculeuse qui permettrait de verdir une industrie anti-écologique et antisociale.

    Le silence plane sur l’immense entrepôt d’Ynsect à Poulainville, dans la Somme. De mai 2021 à décembre 2025, des millions de larves de ténébrions bruns, longues d’environ 2 centimètres, s’y agitaient dans des bacs violets empilés sur près de 20 mètres de haut. L’usine les transformait en une poudre riche en protéines destinée à l’alimentation animale. Jusqu’à sa mise en liquidation qui a mis à l’arrêt sa production.

    Ynsect avait pour ambition de déclencher une révolution agricole mondiale en produisant en masse un substitut à la farine de poisson, un ingrédient clé dans l’alimentation des poulets, des porcs et surtout des poissons d’élevage. La production de cet aliment décime aujourd’hui les océans et accélère la crise climatique. Plus d’un cinquième de toute la faune marine pêchée est transformé en farine de poisson, ce qui provoque la surexploitation de plus d’un tiers des stocks mondiaux de poissons. Le phénomène s’aggrave chaque année.

    En 2021, Ynsect avait été salué par la presse comme la plus grande ferme d’insectes au monde. L’entreprise était le « symbole de la reconquête de la souveraineté protéique », fanfaronnait le ministre de l’Agriculture de l’époque, Julien Denormandie. Des investisseurs ont injecté plus d’un demi-milliard de dollars dans l’entreprise. L’État français a lui engagé au moins 170 millions d’euros d’argent public selon les calculs de Mediapart.

    La « reconquête » a rapidement tourné au cauchemar. Dès 2022, Ynsect avait déjà accumulé plus de 105 millions de dollars de pertes. Incapable de payer ses dettes, il a déposé une demande de mise en redressement judiciaire en septembre 2024. Sa liquidation a été prononcée par le tribunal des activités économiques d’Évry en décembre 2025. La faute à une production gargantuesque de larves qui n’a jamais rencontré le marché auquel elle était destinée, la filière étant solidement structurée autour d’une ressource peu chère.

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  • A Cournon la Ministre désespère un peu plus les paysan·nes

    Communiqué de la Confésération paysanne publié le 08.10.2026.

    Le discours de la Ministre de l'agriculture, Annie Genevard, prononcé ce matin au Sommet de l'élevage de Cournon, ressemble à un aveu d'impuissance et témoigne d'une absence totale de vision politique sur l'avenir de l'agriculture et de l'élevage.

     

    Sur les aides d'urgence pour faire face à la situation catastrophique des éleveur·euses et au désarroi qui s'exprime dans les couloirs du Sommet de l'élevage, notamment concernant la disponibilité en fourrage pour alimenter les animaux cet hiver et éviter la décapitalisation, les réponses apportées restent largement insuffisantes.

    L'annonce de prêts à taux zéro incarne le désengagement de l'État. Un désengagement accéléré sur la gestion des risques, puisque la ministre renouvelle sa confiance envers un système assurantiel privé totalement inopérant.

    En résumé, la Ministre dit aux éleveur·euses présent·es : « Débrouillez-vous avec les banques et les assurances. »

     

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  • Paysan·nes et victimes des pesticides uni·es pour dire Stop aux pesticides !

    Ce samedi 3 octobre à Gaillon, dans l'Eure, 15 000 personnes, paysanne et paysans, victimes des pesticides, unies pour bloquer l'usine de Syngenta de Saint Pierre la Garenne et en finir avec les pesticides. Un vraie et belle réussite pour une mobilisation inédite.

    Samedi à Gaillon, dans l'Eure, 15 000 personnes, paysanne et paysans, victimes des pesticides, unies pour bloquer l'usine de Syngenta de Saint Pierre la Garenne et en finir avec les pesticides. Un vraie et belle réussite pour une mobilisation inédite.

    Vingt cinq tracteurs et 15000 personnes se sont élancées à 14 heures en manifestation en direction de l'usine de production de pesticides Syngenta de St Pierre la Garenne et de celui voisin de Nufarm. En tête de cortège, une banderole "Qui répand la mort, récolte la colère" et "Stop pesticides" ouvre la mobilisation appelée par Cancer Colère, la Confédération paysanne, le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest (CSVPO) et les Soulèvements de la terre, avec l'appui de plus de cinquante organisations syndicales, paysannes et écologistes.

    Dés 13h, on pouvait une marée de drapeaux jaunes, de pancartes énervées et émouvantes, des constructions en carton. La beauté du rassemblement, avant même de partir, est a la hauteur de sa composition inédite.

    Malgré l'autorisation de manifester finalement délivrée par la préfecture, les manifestant-es ont du faire face à de nombreux contrôles et intimidations aussi bien sur les routes d'accès que dans les gares, et des policiers montés sur des chevaux paradent autour des personnes rassemblées.

    Cela n'a pas entamé pas la détermination de la foule rassemblée et les prises de paroles on été ouvertes par un hommage aux lycéen.es, et a un appel a la convergence et la résistance, puis l'émotion et la rage est montée dans la foule qu écoutait gorge serrée les différentes interventions.

    C'est la première fois que des paysan·nes et victimes des pesticides s'unissent en aussi grand nombre pour converger vers un des sites majeurs de l'industrie agrochimique et bloquer sa production.

    En effet, depuis plusieurs jours, suite à l'annonce de la mobilisation, le site de Syngenta, qui produit d'habitude ses poisons 7 jours sur 7 et 24h sur 24, est à l'arrêt. Des cuves et les stocks de l'usine ont été vidés, ses escaliers extérieurs démontés. Nous savons que son activité ne reprendra pas avant la semaine prochaine.

    Un cortège de centaines de personnes malades et de soignant-es, animé par Cancer Colère ont pris la tête du cortège, accompagné de tracteurs. Des étendards, avec leurs propres noms ou ceux de leur proches touchés par des cancers, le nom de l'organe atteint et la date de diagnostic et parfois de décès étaient inscrits sur des pancarte. La marche d'aujourd'hui a dénoncé les causes systémiques et la responsabilité des industriels du secteur.

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  • Loi dite “pour le plein emploi” : une fabrique de la pauvreté

    Après plus d’un an d’enquête et avoir recueilli 126 témoignages dans 36 départements, ATD Quart Monde, le Secours Catholique-Caritas France et AequitaZ publient un rapport documenté sur les effets de la loi dite « pour le plein emploi ». Entre stigmatisation, déshumanisation et sanctions, le rapport décrypte les effets délétères de la loi en matière de pauvreté, d’exclusion et de recul des droits. De l’autre côté du guichet, il raconte aussi la souffrance au travail et la crise de sens vécue par les professionnels.

    LA PROMESSE DE L’ACCOMPAGNEMENT A BASCULÉ DANS LE CONTRÔLE SOCIAL

    La loi dite « pour le plein emploi » prétendait apporter aux allocataires du RSA et aux demandeurs d’emploi l’accompagnement individuel nécessaire pour sécuriser les personnes et leur permettre de retrouver un emploi.

    L’enquête révèle ce qu’elle produit en réalité : un suivi renforcé d’actions à assurer par la personne qui devient un véritable outil de contrôle social. L’enquête démontre que l’orientation vers des parcours d’accompagnement et les actions à mener par les allocataires sont automatisés et industrialisés, sans réel choix des personnes.

    « J’ai découvert mon contrat d’engagement déjà signé numériquement par moi-même alors que je ne l’avais jamais lu », indique un allocataire.

     

    Des heures d’activités sont imposées de manière obligatoire sous peine de suspension de l’allocation, niant parfois les contraintes de personnes cumulant les insécurités, comme les mères seules, les habitants de zones reculées, les proches aidants, les personnes très isolées ou avec des difficultés de santé.

    Sommées sans cesse de se justifier, les personnes se sentent humiliées et regardées comme suspectes, et non comme des citoyennes titulaires de droits. Cette situation aggrave les peurs et souffrances vécues, dégrade l’état de santé et les conditions de vie.

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  • Stop à la répression des jeunes : l’école n’est pas un champ de bataille

    Communiqué commun appelant à participer aux mobilisations en soutien aux mouvements de la jeunesse le mardi 6 octobre 2026, partout en France et notamment à 14h, place de la République, à Paris.

    La société civile agit en protection des mouvements de la jeunesse

    La répression policière qui s’abat sur les lycées a franchi un seuil critique.

    Nous sommes toutes et tous choqués d’une telle répression qui brise des vies : un lycéen a eu la mâchoire fracturée à Saint-Ouen-l’Aumône par un tir tendu au lance grenade ; un autre a perdu un œil à Tours sous l’impact d’un tir de LBD. Leur crime ? Avoir demandé, avec leurs camarades, des conditions décentes d’éducation. Nous ne pouvons attendre que d’autres jeunes soient mutilés pour agir.

    Les témoignages se multiplient : de mineur-e-s, parfois très jeunes, matraqués et gazés, d’exactions brutales commises par les forces de l’ordre à leur encontre. Nous assistons, révoltés, à des scènes d’une violence inouïe : l’État déploie des armes de guerre contre des mineur-e-s, des équipements prétendument « sublétaux » mais qui fracassent, éborgnent et mutilent à vie. Le gouvernement organise des arrestations d’une ampleur inédite : en moins d’une semaine, 5 000 interpellations dont 2 000 pour la seule journée de jeudi 1er octobre 2026.

    C’est une négation pure et simple du droit fondamental de la jeunesse à la liberté d’expression, à protester et à s’organiser à cette fin, et ce alors qu’elle le fait pour demander des conditions dignes pour apprendre et disposer d’un avenir. Lycéen-ne-s et étudiant-e-s doivent pouvoir se mobiliser et manifester sans craindre pour leur sécurité.

    En appliquant des doctrines délétères exposées dans son « Guide opérationnel des violences urbaines » (Govu), le gouvernement fait le choix grave d’assimiler les jeunes à des ennemis intérieurs à neutraliser par des armes de guerre. Et on ne peut réduire un mouvement social à ses débordements.

    Loin d’assurer l’apaisement, la logique répressive participe à l’augmentation des tensions et transforme les abords des établissements scolaires en zones d’affrontement, ce qui met aussi en danger le personnel éducatif.

    Le droit de s’exprimer et de se réunir convoque des libertés fondamentales garanties par notre Constitution, par la Convention européenne des droits de l’Homme et des libertés fondamentales et par la Convention internationale des droits de l’enfant de l’Onu. Il nous incombe de les défendre et de nous opposer à cet usage disproportionné et arbitraire de la force.

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