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L'AN VERT de Vouziers : écologie et solidarité. - Page 2

  • Coordination rurale : le président condamné, une nouvelle action en justice lancée

    Communiqué de FNE du 15.10.2026

    Le délibéré rendu par le tribunal judiciaire d’Auch ce 15 octobre à 13h30 est clair : Bertrand Venteau, qui préside depuis un an le syndicat de la Coordination rurale au niveau national, a été jugé coupable du délit de provocation à commettre des violences sur les “écolos”. La liberté d’expression syndicale ne peut être invoquée lorsqu’il s’agit d’appeler à s’en prendre physiquement à des membres d’associations ou des élu·es favorables au vivant et à la transition écologique. Il est condamné à 15 000 euros d’amende.

    Par ailleurs, France Nature Environnement et Générations Futures saisissent ce jour le juge civil pour faire retirer plusieurs communications de la Coordination rurale qui appellent à créer des retenues d’eau en toute illégalité et ne pas respecter les arrêtés sécheresse visant une priorisation des usages en cas de manque d’eau important.

    Le juge gersois retient la culpabilité du militant syndical qui assumait ses propos malgré les violences qui ont suivi

    À l’audience le 3 septembre dernier, Bertrand Venteau assumait totalement ses propos, alors que les juges lui rappelaient que faire la peau signifiait « dépecer » et que cela « n’était pas digne du combat syndical ». France Nature Environnement avait rappelé les nombreux faits de violences survenus dans les locaux de plusieurs associations membres (Nature environnement 17, Indre nature, FNE Limousin) dans les jours qui avaient suivi ses déclarations du 19 novembre 2025. Générations Futures, par sa directrice avait témoigné de la violence des soutiens du prévenu devant le tribunal judiciaire d’Auch, proférant des menaces et lançant sur une quinzaine de personnes des œufs pourris, cailloux, pétards…

    «La coordination rurale n’est plus au-dessus des lois,  les juges ont retenu sa culpabilité et ont publié un communiqué pour souligner l’importance de la décision rendue.» souligne Anne Roques, juriste qui représentait FNE à l’audience.

    12 plaintes ont été déposées par les victimes personnes physiques, élu·es, par deux syndicats et deux associations que sont FNE et Générations Futures, pour les violences commises en marge de l’audience du 3 septembre sur les parties civiles, en raison de leur plainte ou dénonciation, par plusieurs personnes avec usage d’une arme et préméditation (article 222-13 du code pénal) ; participation à un groupement formé en vue de commettre des violences (article 222-14-2 du code pénal).

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  • La méthanisation : quel impact pour la faune sauvage ?

    L’arrivée de la méthanisation agricole a induit des changements de pratiques agricoles, notamment avec l’apparition des Cultures Intermédiaires à Vocation Energétique (CIVE).

     
    Ces cultures reposent sur de nouveaux plants cultivés et de nouvelles dates de récolte. Le projet Methafaune vise donc à étudier l'impact potentiel des CIVE sur le chevreuil et la perdrix grise.
     
    Par Lucille Capitaine
     
    Org. Maison de la Nature, le CERFE, l'URCA et l'ICMR, dans le cadre de la Zone Atelier environnementale rurale Argonne (ZARG)

    Methanisation 10.2026.jpg

  • Les pressions de la FNSEA ont échoué : le schéma de gestion de l’eau de la Vilaine enfin adopté

    Article de Scandola Graziani publié par Reporterre le 12 10 2026.

     

    Le Sage de la Vilaine, l’un des plus importants schémas d’aménagement et de gestion de l’eau, a été adopté le 16 octobre. Ce, après des mois de report en raison de blocages des syndicats agricoles productivistes.

    Enfin. Après de longs mois de report, le nouveau Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau du bassin (Sage) de la Vilaine a été adopté, le 16 octobre, lors d’une réunion de la Commission locale de l’eau (CLE) à Saint-Just (Ille-et-Vilaine). Il a été voté à 45 voix sur 63, soit plus des deux tiers des votants.

    Pour rappel, ce document — en cours de révision depuis 2022 — vise à améliorer la qualité de l’eau dans un bassin versant où moins de 6 % des masses d’eau de surface sont en bon état écologique. La faute à une agriculture intensive gourmande en pesticides.

    Parmi les mesures de ce Sage — considéré comme l’un des plus importants de France —, l’une cristallise particulièrement les tensions avec le monde agricole : la « règle n°1 », qui propose d’interdire les herbicides de maïs sur les parcelles à forte pente jouxtant les aires de captage d’eau potable prioritaires. Soit 1,4 % des surfaces comprises dans le schéma de gestion.

    Cette mesure a entraîné de nombreux blocages de la part des syndicats agricoles productivistes, qui ont eu pour effet de reporter l’adoption définitive du Sage, comme Reporterre l’a raconté à plusieurs reprises.

     

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  • Plan national de restauration de la nature : la France doit passer des engagements aux résultats

    Avec un mois de retard sur l’échéance réglementaire, la France a transmis à la Commission européenne son projet de Plan National de Restauration de la Nature (PNRN), « Agir pour restaurer la nature ». Nos associations, France Nature Environnement, la Société nationale de protection de la nature, la Ligue pour la Protection des Oiseaux, Surfrider Foundation Europe, Humanité & Biodiversité et la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères saluent cette étape et appellent à renforcer le portage politique et les moyens financiers.

    Une opportunité pour la résilience après un été catastrophique

    En France, seuls 16,5 % des habitats remarquables et 23,8 % des espèces protégées sont en bon état de conservation. Depuis 2001, les populations d’oiseaux communs ont chuté de 18,2 %. Malgré quelques succès de conservation, les politiques publiques n’ont pas encore permis d’enrayer le déclin de la biodiversité.

    Cet effondrement impacte directement nos vies, nos activités et notre capacité à faire face aux effets du changement climatique. L’année 2026 nous a offert un aperçu alarmant de la nouvelle réalité climatique qui s’installe et de notre impréparation. Pour nous y adapter, nous dépendons d’une nature en bonne santé.

    Restaurer la nature nécessite avant tout de protéger les milieux encore en bon état, et de lever les pressions affectant le vivant afin de garantir que les milieux restaurés ne seront pas à nouveau dégradés. La restauration ne peut devenir un substitut à la protection, ni un argument pour légitimer de nouvelles destructions.

    Restaurer les zones humides et les prairies, reméandrer les rivières, replanter des haies, réduire les intrants chimiques ou protéger les habitats marins : autant d’actions qui renforcent la captation du carbone, régulent l’eau, limitent sécheresses et inondations et plus globalement, qui favorisent le retour d’une biodiversité indispensable à notre équilibre. Restaurer la nature, c’est investir dans notre résilience collective !

    La crédibilité du plan dépendra de ses moyens et de sa cohérence

    Pour atteindre son ambition, le plan doit bénéficier d’un portage politique fort, et fixer des objectifs précis, assortis d’un calendrier, de financements pluriannuels et d’indicateurs permettant de mesurer les progrès réels.

    En l’état le plan se borne à articuler des politiques publiques existantes en matière de biodiversité. L’absence de mesures nouvelles d’ici 2030 est préoccupante, alors même que ces politiques peinent déjà à enrayer son déclin, notamment du fait du manque de cohérence avec les politiques sectorielles. Les politiques agricoles, énergétiques, économiques et d’aménagement doivent contribuer à cette ambition dans l’intérêt général, et non en compromettre les résultats.

    Cette ambition limitée est d’autant plus préoccupante que les reculs environnementaux se multiplient : lois agricoles productivistes, menaces sur l’objectif Zéro artificialisation nette, Omnibus européens, assouplissement du régime de protection des espèces… Autant de régressions qui fragilisent directement l’atteinte des objectifs du PNRN.

    Face à cette dynamique de déréglementation, un sursaut politique s’impose. La restauration de la nature doit devenir une priorité dans tous les secteurs de politiques publiques et non un objectif isolé.

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  • Appel à mobilisation pour sauver l’encadrement des loyers

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  • Appel à mobilisation pour sauver l’encadrement des loyers

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