Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

économie et finances - Page 3

  • 30 500 expulsions 2025 : un record et une honte nationale !

    Communiqué de "Droit au logement" du 18.03.2026

    Le nombre d’expulsions forcées exécutées par la police, sur décision du préfet, s’est monté à 30 500 en
    2025 selon les Commissaires de justice (ex huissiers), soit une hausse de 27% d’une année sur l’autre.
    Jamais en France on avait expulsé par la force autant de familles. Ce sont les plus fragiles qui sont expulsés, et de plus en plus souvent abandonnés à la rue et à la très grande précarité.

    Environ 60 000 habitants ont été expulsé en 2025 (les locataires sont en moyenne 2 par ménage), un nombre équivalent à la population de villes telles que Niort, Chambéry, Neuilly-sur-Seine ou Bobigny …

    Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur c’est :
    2 fois plus qu’en 2015 : 14 360 expulsions manu militari
    3 fois plus qu’en 2005 : 10 163 expulsions manu militari
    6 fois plus qu’en 1995 : 4675 expulsions manu militari
    9 fois plus qu’en 1983 : 3305 expulsions manu militari

    La hausse des loyers, la baisse des APL et la paupérisation des locataires, sont les principales causes de cette catastrophe sociale, mettant en échec les politiques de prévention des expulsions, en place depuis 35 ans

    Lire la suite

  • Financer le "nouveau" nucléaire en ponctionnant les livrets A des français : non merci !

    Communiqué du réseau Sortir du nucléaire, publié le 18.03.2026

    Nous vous parlions il y a quelques mois du projet brillant du gouvernement de financer le programme EPR2 grâce à l’épargne des français placée sur des livrets A, en majorité à la Caisse des dépôts et des consignations. Ce projet, dans les tuyaux depuis déjà quelques années, semblait avancer à l’automne 2025 avec l’accord de la CDC.
    Dans une mise en scène jupitérienne qui le caractérise, le président a annoncé la concrétisation de cette idée jeudi depuis Penly.

    Rappelons que l’épargne placée sur des livrets A est censée financer des projets d’intérêt public : construction de logements sociaux, d’écoles, rénovations thermiques de bâtiments publics... Personne n’a mis son argent sur un livret A en pensant qu’il allait financer les usines de production d’électricité les plus dangereuses et les moins démocratiques du territoire.

    Lire la suite

  • Nucléaire : coup d’accélérateur pour le projet d’enfouissement des déchets Cigéo

    Article publié par Reporterre le 13.03.2026

    Coup d’accélérateur pour le projet d’enfouissement des déchets radioactifs Cigéo. L’enquête publique, initialement prévue à l’été, se déroulera de mi-mai à fin juin, a annoncé Régine Pam, préfète de Haute-Marne, lors d’une assemblée générale à Saint-Dizier le 13 mars.

    Selon le Journal de la Haute-Marne, Mme Pam a laissé entendre que la demande d’autorisation de création (DAC) de Cigéo était terminée. La décision gouvernementale finale est désormais attendue à partir de septembre 2026.

    La mobilisation contre Cigéo se poursuit

    En décembre 2025, l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) a jugé globalement « satisfaisante » l’évaluation de sûreté du projet. Les associations Bure Stop, Cedra et Meuse Nature Environnement, elles, ont qualifié ce document d’« indigent » et alerté sur des incertitudes sur plusieurs points — corrosion, incendie, scellements, géologie.

    La mobilisation contre Cigéo se poursuit. Le 23 mars, la justice doit rendre le délibéré sur le recours aux forces de l’ordre pour l’expulsion de la gare de Luméville, achetée par des militants antinucléaires en 2004, expropriée et toujours occupée par des opposantes et opposants au stockage. Par ailleurs, le 4 mars, la Commission nationale du débat public a demandé à l’ASNR d’étudier un entreposage de subsurface de longue durée pour les déchets de haute activité durant la phase pilote du projet.

    maxnewsspecial180764-8-686d30d30bf51497103226.jpg

     

  • De 380 à 650 milliards d’euros : le réel coût de la relance du nucléaire

    Analyse de Greenpeace, publiée le 11 mars 2026

    À la veille du Conseil de politique nucléaire, Greenpeace France publie une évaluation de l’ensemble des coûts relatifs à la relance du nucléaire prévue dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie publiée le 12 février dernier.

    Alors que la PPE3 ne comporte aucun réel chiffrage complet et robuste, l’analyse de Greenpeace montre que la relance du nucléaire coûterait de 380 à 650 milliards d’euros d’ici à 2050, uniquement dans le cadre de la relance du nucléaire. 

    Télécharger l’analyse  

    Les autorités françaises, toujours promptes à parler d’économie et d’austérité budgétaires, ont fixé un cap énergétique surnucléarisé sans aucun chiffrage, illustrant une fois encore l’exception dont bénéficie le nucléaire en France. Quand on examine sérieusement ce que va coûter cette relance du nucléaire, on comprend que le gouvernement ait préféré contourner le Parlement”, constate Nicolas Nace, chargé de campagne Transition énergétique pour Greenpeace France.

    À partir des données fournies par la Cour des comptes, l’État ou les industriels du nucléaire, Greenpeace a évalué les coûts des postes les plus importants décidés par la PPE3 :
    construction de 23 GW de nouveaux réacteurs EPR2, prolongation du fonctionnement du parc actuel, étude et valorisation de démonstrateurs de réacteurs RNR et SMR mais aussi retraitement et valorisation des combustibles usés.

    Le constat est implacable : entre 380 et 650 milliards d’euros seront nécessaires pour la mise en œuvre de ce plan de relance du nucléaire.

    “Ces coûts sont vertigineux, souligne Florence de Bonnafos, chargée de mission Économies et Finances pour Greenpeace France. L’argent magique semble toujours exister quand il est question de nucléaire. Les expériences récentes de construction d’EPR nous montrent que le secteur est incapable de maîtriser ses coûts. Pourtant, le gouvernement peut décider de la construction de six voire 14 EPR2 sans chiffrage fiable ni du coût ni du financement de ce projet, alors qu’il est prévu d’avoir massivement recours à l’argent public, c’est-à-dire celui des contribuables... »

    Lire la suite

  • Nestlé devant la justice : plongée dans une pollution hors norme

    Article publié le 10 mars 202- par FNE

    Du 23 au 27 mars, le tribunal judiciaire de Nancy va consacrer 5 jours de procès à l’affaire des décharges illégales, laissées à l’abandon par Nestlé Waters Supply Est autour de ses usines d’embouteillages dans les Vosges. L’ampleur de cette affaire donne le vertige : plus de 360 000 m3 de déchets, soit 140 piscines olympiques, répartis sur 4 décharges, et des quantités extrêmement inquiétantes de microplastiques qui se décomposent depuis des dizaines d’années. C’est ce que révèle une expertise judiciaire indépendante.

    Quel est l’enjeu de ce procès contre Nestlé Waters ?

    L’enjeu majeur de ce procès historique concernera la responsabilité de la société Nestlé Waters Supply Est et le devenir de ces décharges face aux risques pour l’environnement et la santé des personnes habitant à proximité. En effet les taux de microplastiques révélés dans l’eau et les sols sont exorbitants et inédits.

    Nos associations France Nature Environnement, Lorraine Nature Environnement et Vosges Nature Environnement seront parties civiles et porteront la voix de l’environnement pour rappeler à Nestlé Waters ses anciens engagements à dépolluer ces zones.

    Une bombe à retardement passée sous silence par Nestlé

    L’histoire commence dans les années 1970, au début de l’ère du tout plastique et du tout jetable. On fabriquait des bouteilles en usine, on jetait les bouteilles ratées par camions entiers dans des fosses, et on y mettait le feu. Le plastique semblait être une révolution et on ne se posait pas de questions sur l’impact de ses composants dans l’environnement et sur l’impact de ces feux.

    En 1992, Nestlé Waters Supply Est rachète les usines d’embouteillage de Vittel et Contrexéville, et avec ces usines, leurs décharges. Mais comment ces décharges ont-elles pu ensuite passer inaperçues ? Sophie Dubois, l’actuelle présidente de Nestlé France, déclarera en avril 2021 devant la commission d’enquête parlementaire portant sur la mainmise sur les ressources en eaux par le privé : « Les représentants de Nestlé Waters ont bien eu connaissance de ces décharges dès 2014, mais n’en ont informé l’État qu’en 2021. ».

    Une alerte lancée pour protéger la santé des consommateurs et habitants

    Il faudra attendre des plaintes associatives et l’enquête du pôle régional environnement du parquet de Nancy qui révélera que 9 décharges contenaient des déchets industriels en lien avec les usines du groupe Nestlé, dont 5 décharges à ciel ouvert et 4 sites enfouis. L’une de ces décharges représente à elle seule l’équivalent d’un immeuble de déchets de 6 étages, sous terre.

    Une expertise indépendante contredira, durant l’enquête, les données fournies par les prestataires de Nestlé sur la pollution des eaux souterraines et du sol de ces décharges enfouies. Dans deux décharges, les particules de microplastiques atteignent un taux jamais vus en Europe : elles étaient 10 à 30 millions de fois supérieur à celui de la Seine.

    En octobre 2025, le créateur de contenus Jo Urbex publiait une vidéo sur cette affaire pour faire prendre conscience de l’impact de cette pollution.

    Lire la suite

  • Place des femmes en agriculture : le plan d’actions de la Confédération paysanne et de la FADEAR

    A l'occasion de la journée du 8 mars, la Confédération paysanne dévoile son plan d'actions pour donner toute leur place aux femmes en agriculture. Notre plan se veut ambitieux car il englobe l'ensemble des leviers à partir desquels tout plan national digne de ce nom devrait s'articuler.

    Notre plan d'actions s'articule autour de 6 grandes thématiques : reconnaissance et statut des femmes, égalité des retraites, installation, répartition du pouvoir et gouvernance, conditions de travail et santé, vie professionnelle et personnelle.

    Il est fort regrettable que la Ministre de l'agriculture n'ait pas fait le choix d'intégrer les propositions de la Confédération paysanne, ni l'expérience de terrain du réseau FADEAR ou d'autres organisations de développement agricole telle que Réseau Civam*, pour construire le plan national présenté lors du Salon de l'agriculture. Ces propositions ont pourtant été présentées lors des groupes de travail organisés en amont.

    Mettre fortement l'accent sur le volet communication, créer un logo, comme le fait le plan de la Ministre et être si faible sur l'amélioration des droits ne permet pas d'agir efficacement et durablement sur ce sujet. Il faut modifier en profondeur les structures économiques, foncières et sociales, en engageant des transformations juridiques. A ce stade, aucun engagement opérationnel pour la traduction de ce plan n'a d'ailleurs été annoncé par la Ministre.

    Lire la suite

  • Des activistes autochtones empêchent la privatisation des fleuves en Amazonie

    Article de  Sophie Chapelle, publié dans Basta ! le 04.03.2026

    « Cela fait 33 jours de résistance, et aujourd’hui nous sortons victorieux de ce combat avec la grande nouvelle : le décret 12.600/2025 a été abrogé. » C’est ainsi que le Conseil indigène Tapajós Arapiuns (Cita) a salué sur les réseaux sociaux, le 23 février, l’abrogation par le gouvernement brésilien d’un décret synonyme de privatisation des fleuves d’Amazonie.

    Cette victoire « est le résultat de la force collective des peuples autochtones, des rivières et des communautés traditionnelles qui n’ont pas reculé face aux menaces qui pèsent sur nos territoires et nos eaux. Nos rivières ne sont pas une marchandise : elles sont la vie, la culture et l’avenir », ont déclaré les militants à Santarém, ville au cœur de l’Amazonie brésilienne, au confluent du fleuve Amazone et de l’immense rivière Rio Tapajós.

    Un décret pensé pour les géants agro-industriels

    Le décret en question, n°12.600, a été signé par le président Luiz Inácio Lula da Silva et promulgué en août 2025. Il prévoit, de fait, la privatisation de vastes cours d’eau amazoniens au profit d’entreprises et multinationales privées. Le décret vise ainsi à placer « des tronçons des fleuves Tapajós, Madeira et Tocantins sous le régime du Programme national de privatisation (PND) du Brésil, ouvrant la voie à la privatisation des services dits d’entretien de la navigation, notamment des opérations de dragage destructrices [opération consistant à enlever les sédiments présents dans le fond d’un cours d’eau, ndlr]  », selon l’organisation Amazon Watch. Cette mesure ouvrait ainsi la voie à une concession de plus de 3000 kilomètres de voies navigables qui aurait été gérée par le privé, sur une période variant de douze à quinze ans selon les fleuves, précise un article du média Reporterre. En échange de l’entretien des fleuves, ces entreprises auraient récolté un péage sur la navigation.

    Ce décret autorisait également la construction de ports sur ces vastes rivières de l’Amazonie pour le transport de céréales, comme le soja et le maïs, dont le Brésil est le premier exportateur mondial. Parmi les principaux bénéficiaires de ce projet figure la multinationale américaine Cargill. Basée dans le Minnesota, elle est l’une des plus grosses multinationales de négoce de matières premières et agricoles au monde, et possède des activités logistiques dans tout le Brésil, où elle emploie environ 11 000 personnes.

    Une grande partie du soja et du maïs cultivés au Brésil transitent par l’usine Cargill de Santarém, avant d’être transportés sur des navires pour l’exportation vers l’estuaire de l’Amazone, puis l’Amérique du Nord, l’Europe ou l’Asie. La construction de ports agro-industriels à Santarém aurait ouvert la voie à l’intensification de la déforestation et à un risque de pollutions majeures des rivières et fleuves environnants, comme cela se passe en aval. C’est précisément le site de Santarém qu’ont ciblé les militants autochtones.

    Lire la suite