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économie et finances - Page 3

  • Pour des filières alimentaires responsables et équitables

    Communiqué de la Confédération Paysanne le 17.04.2020

    Nos organisations professionnelles, paysannes et citoyennes estiment que cette crise sanitaire doit permettre de consolider notre système alimentaire sur nos priorités : garantir une alimentation de qualité accessible à tou.te.s et rémunérer dignement le travail des paysannes et paysans, et tous les salarié.e.s de la chaîne alimentaire. Cela devra déboucher durablement sur des modes d'approvisionnement alimentaire équitables, responsables socialement et écologiquement.

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  • Pas de dividendes en 2020 : Le dire c’est bien, le faire c’est mieux

     

    dividendes,actionnaires,aides aux entreprises

    Après la publication de notre lettre ouverte à Bruno Le Maire dimanche 29 mars, ce dernier a précisé lundi matin sur RMC les mesures qu’il comptait prendre sur le conditionnement de certaines aides de l’Etat au non-versement de dividendes. Malheureusement, le compte n’y est toujours pas : les entreprises pourront bénéficier de certaines mesures d’urgence et notamment du dispositif renforcé de chômage partiel tout en continuant de verser des dividendes à leurs actionnaires. Le gouvernement doit l’entendre : il n’est pas acceptable que l'Etat prenne en charge les salaires des entreprises et que celles-ci versent, quoi qu’il en coûte, des dividendes à leurs actionnaires ! La réponse économique ne peut pas socialiser les pertes et privatiser les profits.

    Ce n'est pas une question de trésorerie, comme l'explique le gouvernement, c'est avant tout une question de justice, de décence, de solidarité nationale. Pour les bas salaires ou les contrats précaires, perdre 16% de sa paie va poser de graves difficultés.

    Et au-delà du chômage partiel, la proposition de Bruno Le Maire de conditionner les aides n'est pas dissuasive car les entreprises peuvent continuer à verser des dividendes sans s'exposer à de lourdes peines. Dans le contexte de crise actuelle, les entreprises doivent dédier l'ensemble de leurs moyens à assurer une protection et une rémunération aux salariés, aux fournisseurs et investir dans un modèle plus résilient. Si Bruno Le Maire veut réellement accélérer la transformation de notre système économique pour le rendre « plus soucieux des inégalités et de l'environnement », des mesures de rupture sont indispensables.

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  • Une crise globale

    Extraits de l'article de Denis Siefert dans Politis

    Depuis La Peste, le roman d’Albert Camus, nous savons que les grandes épidémies sont aussi des métaphores. Camus voyait dans la peste l’image symbolisée du nazisme. Nous pouvons voir dans la crise actuelle, comme en résumé, les folies du capitalisme mondialisé.

    Pendant quelques jours, le ciel de Pékin, d’ordinaire si chargé de pollution, a retrouvé ses couleurs azuréennes. Peu ou pas de voitures dans les rues, une économie au ralenti. À huit mille kilomètres de là, chez nous, des laboratoires pharmaceutiques, en manque de médicaments, parlaient de relocaliser leur production. On semblait prendre conscience de notre dépendance à la Chine. Nos industriels s’interrogeaient sur ce qu’ils appellent la désintégration de la chaîne de valeurs. Traduction : la cupidité qui conduit à chercher pour la moindre pièce détachée le pays le moins cher, et le travailleur le plus exploité. Et tout ce qui s’ensuit : débauche de transports maritimes et aériens, chômage dans nos régions, et désordres climatiques. Prise de conscience salutaire ? Rêve d’écologiste ? Pas vraiment, car en Chine comme en France, ce coup de frein au productivisme n’est évidemment pas le résultat d’un retournement idéologique, et encore moins d’un changement de système, mais la conséquence d’une épidémie tueuse. Malgré les apparences, l’humanité n’est pas devenue sage. C’est la maladie et la mort qui ont soudain transformé les comportements, et semblé assagir le capitalisme. Mais comme le système n’est pas fait pour être sage, les bourses s’effondrent. Nos dieux Dow Jones et CAC 40 vacillent. Les cours du pétrole chutent. Ce n’est certes pas la peste bubonique du XIVe siècle, dont Fernand Braudel disait qu’elle tournait « comme une bête en cage », disparaissant et reparaissant sans cesse. Ce n’est pas non plus la grippe espagnole de 1918, mais c’est tout de même un mal hautement contagieux, peu identifiable, et incurable quand le corps humain ne parvient pas à l’expulser de lui-même. Imprévisible, il crée ces incertitudes dont le capitalisme financier a horreur.

    (...)

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  • Ciné-débat le mardi 17 mars au Metropolis de Charleville

    La journée mondiale contre la pub est une initiative qui se déroule le 25 mars de chaque année et qui vise à des actions coordonnées à travers le monde pour contrer l’invasion de la pub. A cette occasion ATTAC 08 propose un Cine-débat autour de ce thème, mardi 17 mars à 20 h au cinéma Métropolis de Charleville-Mézières.

    Le film sera suivi d'un débat avec Jeanne Guien, chercheuse en philosophie, et Tanguy Delaire.

    Ils sont tous deux membres de Résistance à l'Agression Publicitaire. Et ils viendront notamment nous expliquer le lien entre publicité et réchauffement climatique.

    Le réalisateur Matthieu Lietaert présente un documentaire intitulé « La pub au pays des merveilles ». Il révèle le vide législatif entourant ce secteur en pleine effervescence. Alors que les quatre plus grands groupes de publicité au monde détiennent les cinq plus grandes entreprises de relations publiques ou de lobbying politique, Matthieu Lietaert alerte : « Ceux qui nous vendaient hier des voitures et des télévisions, nous vendent également aujourd’hui des idéologies, des partis politiques et des présidents ».

    La Pub Au Pays Des Merveilles rencontre des personnalités de l’industrie publicitaire et montre la révolution qui est en train de transformer le secteur : datas, internet, neurosciences. Or, la publicité reste paradoxalement auto-réglementée par les publicitaires eux-mêmes ! Le politique est complètement perdu, ou peu intéressé. La seconde partie du film laisse dès lors la parole aux lanceurs d’alerte qui expliquent les dérives démocratiques, sociales et écologiques de la nouvelle publicité.

    (texte tiré de yonnelautre.fr)

    Voir la bande-annonce par ce lien

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  • Huile de palme à la Mède : plainte contre le greenwashing de Total

    Communiqué de FNE le vendredi 28 février 2020

    « Approvisionnement en matières premières 100 % durable », « réduction des émissions de carbone », « lutte contre le changement climatique »… À lire le site internet de Total, son usine de La Mède, fabriquant des agrocarburants, serait un parfait modèle d’industrie verte. Pourtant la réalité est bien différente. Après avoir dénoncé à plusieurs reprises l’imposture écologique de La Mède, France Nature Environnement et Greenpeace France saisissent aujourd’hui le Jury de Déontologie Publicitaire pour mettre fin à l’opération de greenwashing à laquelle se livre Total sur son site internet

    Non, l’approvisionnement du site de La Mède n’est pas « 100 % durable »

    Le site industriel de Total à La Mède fabrique des agrocarburants principalement à partir d’huile de palme et est autorisé à importer 650 000 tonnes d’huiles par an. Cela entraîne un bond non négligeable de la consommation d’huile de palme en France, ce qui est problématique quand on sait que la production d'huile de palme est l'une des principales causes de déforestation en Asie du Sud-Est[1]. La monoculture du palmier à huile contribue à la perte de la biodiversité, à la destruction de milieux naturels remarquables et à l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre par la déforestation induite[2].

    Face à ces données, Total affirme que « 100 % des huiles sont certifiées durables selon les critères exigés par l’Union Européenne ». Pour s’en assurer, Greenpeace France a enquêté sur la chaîne d’approvisionnement en huile de palme de Total. Le constat est sans appel : la traçabilité de certains approvisionnements est impossible en raison du système de certification choisi (« mass balance »), qui mélange les huiles dites « durables » et « non durables ».

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  • Pour un plan de transition sociale et écologique de notre agriculture

    La Confédération paysanne et des organisations syndicales et citoyennes engagées dans le champ de l'environnement, de la défense des droits sociaux, le bien-être animal et l'éducation ont décidé de rédiger un plan de transition sociale et écologique de notre agriculture.

    Alors que l'Etat préfère criminaliser les opposants à l'agro-industrie par sa cellule autoproclamée Déméter, que l'Etat, en cogestion avec la FNSEA*, organise le maintien du statu quo au lieu d'engager la transition, nous avons décidé d'unir largement nos forces pour l'avenir de notre agriculture d'ici 2030.

    Dans les 10 ans à venir, la moitié des paysan.ne.s partiront à la retraite. Sans installations à la hauteur, nos territoires se videront et l'industrialisation poursuivra son œuvre destructrice de l'autonomie, de la rémunération paysanne et de la planète.

    L'urgence sociale dans les campagnes est là ! Pourtant, si nous relevons ce défi de l'installation, cette nécessité de transmettre peut être une formidable opportunité pour la transition agricole.

    En 10 ans, nous nous devons de sortir de ce modèle agro-industriel mortifère et de ses logiques de concentration, agrandissement, spécialisation, compétitivité-prix et industrialisation de la production agricole. 

    Ce plan devra permettre une réorientation des politiques publiques pour développer l'emploi agricole et rural et soutenir le redéploiement de l'agriculture paysanne et biologique et la relocalisation de nos systèmes alimentaires.

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  • La centrale de Fessenheim ferme… et après ?

    43 ans au compteur pour Fessenheim ! Comme toutes les centrales nucléaires françaises actuellement en activité, Fessenheim a été conçue initialement pour fonctionner 40 ans maximum. Au-delà, les réacteurs entrent dans une phase de vieillissement qui n’a pas été prévue par les ingénieurs et que la filière nucléaire ne maîtrise pas.

    La doyenne du parc nucléaire français a bien mérité son départ à la retraite : située en zone sismique et susceptible d’être inondée, avec des micro-fissures sur la cuve du 1er réacteur, des joints et composants obsolètes, un générateur de vapeur non conforme, des arrêts prolongés, plus de 15 incidents sur chaque réacteur jugés « précurseurs » par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) car ils augmentent le risque d’accident, une vulnérabilité aux actes de malveillance et aux chutes d’avion.

    Même « rénovée » à grands frais, la centrale de Fessenheim n’aurait pas pu atteindre les exigences de sûreté imposées aux réacteurs plus récents comme l’EPR. Sa fermeture était absolument nécessaire pour limiter les risques accidentels pour la France mais aussi pour l’Allemagne et la Suisse, situées à quelques dizaines de kilomètres à peine.

    Mais cette fermeture n’est que le début d’un long processus. Quelles sont les prochaines étapes pour le site, la région et le parc nucléaire dans son ensemble ?

    Pourquoi faut-il démanteler la centrale de Fessenheim au plus vite ?

    Fessenheim arrête de produire de l’électricité mais le site est loin d’être définitivement fermé : il faut désormais démanteler l’installation nucléaire et évacuer du site la totalité des substances dangereuses ou radioactives. Ces opérations peuvent s’étaler sur une durée de 20 à 30 ans, ou bien plus longtemps lorsque l’industriel traîne des pieds. En 2016, EDF annonçait vouloir reporter le démantèlement des vieux réacteurs nucléaires de la génération précédente (graphite gaz) de plusieurs décennies. Ce qui signifie que les réacteurs ne seraient toujours pas complètement démantelés d’ici la fin du 21e siècle ! L’industriel évoque des problèmes techniques mais en réalité, le problème est surtout d’ordre financier : le démantèlement, c’est une opération qui coûte très cher et qui ne rapporte pas d’argent à EDF. Elle génère des volumes de déchets radioactifs importants qu’il faut ensuite stocker quelque part et qui pèsent sur le bilan de l’entreprise.

    Dans le cas de Fessenheim, EDF doit commencer par remettre un dossier sur le démantèlement à l’ASN. Cette dernière a répondu début 2020 que « le niveau de détail du plan de démantèlement remis par EDF est insuffisant ». L’exploitant doit corriger le tir au plus vite car il n’est pas bon de repousser le démantèlement à plus tard. D’abord, parce que les équipements et matériaux qui confinent les radioéléments présents dans l’enceinte vieillissent : le béton perd de son étanchéité par exemple. Ensuite, la connaissance des installations se perd au fil du temps : personne ne connaît mieux les installations nucléaires que celles et ceux qui les ont exploitées. Le temps qui passe est un ennemi de la transmission du savoir. En outre, élément très important : qui financera et pilotera les opérations de démantèlement, si elles sont reportées indéfiniment ?

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