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  • Sursis pour l’Amazonie

    Mercredi 30 août, la justice brésilienne s’est opposée à un décret du gouvernement qui visait à abolir le statut de réserve naturelle d’une zone grande comme le Danemark, au cœur de la forêt amazonienne. Le gouvernement de Michel Temer souhaitait brader la réserve de Renca, située entre les États du Pará et d’Amapá, à des compagnies minières privées, poursuivant ainsi le troc du trésor amazonien contre le soutien politique du lobby industriel.

    L’Amazonie en danger

    250px-Localisation_Amazonie.jpgCe revers cinglant pour le gouvernement donne raison à la société civile brésilienne, de plus en plus mobilisée contre la politique de destruction de l’environnement mise en œuvre par un gouvernement aux mains des sociétés minières mais aussi de l’agro-business, dont les activités constituent la première cause de déforestation en Amazonie brésilienne. C’est en effet l’élevage qui arrive en tête des moteurs de la déforestation (80 %).

    « C’est la pire attaque contre l’Amazonie des cinquante dernières années. Même la dictature militaire n’avait osé aller aussi loin », a déclaré le sénateur Randolfe Rodrigues, du parti de gauche REDE. L’industrie minière a en effet des impacts très lourds sur la forêt : déboisement de vastes zones pour construire des routes et des carrières, risques extrêmement importants de contamination aux métaux lourds pour les sols et les cours d’eau, déplacement des populations locales au mépris de leur mode de vie et de leurs droits…

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  • Amazonie : 451 millions d’arbres abattus l’an dernier

    Communiqué de Greenpeace

    En une seule année, du mois d’août 2015 à juillet 2016, 7989 km² de forêt ont été détruits en Amazonie, soit 29% de plus que l’an dernier. Cette superficie correspond à 76 fois la surface de Paris, et signifie que 451 millions d’arbres ont été coupés, soit 859 arbres abattus chaque minute !

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    C’est deuxième année consécutive que la déforestation augmente au Brésil, une première en 12 ans. Le Brésil était jusqu’ici cité comme un bon élève de la lutte contre la déforestation. Depuis 2004, la destruction de la forêt Amazonienne, dont les deux tiers se situent au Brésil, avait été ralentie grâce à des politiques volontaristes et aux avancées obtenues par la société civile, dont Greenpeace, comme le moratoire sur le soja.

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  • Le méga-barrage sur le fleuve Tapajós abandonné

    Communiqué de Greenpeace le 05.08.2016

    Grande nouvelle pour l’Amazonie et les Mundurukus. L’Agence environnementale brésilienne (IBAMA) vient en effet d’abroger la licence du projet de méga-barrage sur le Rio Tapajós. Sans celle-ci, le projet ne peut voir le jour.

    C’est donc une belle victoire pour le peuple Munduruku, menacé d’expulsion par ce projet qui aurait inondé leurs terres ancestrales. Et une belle récompense pour tous ceux qui se sont engagés à leurs côtés dans cette bataille : plus de 87 000 personnes en France, plus de 1,2 million à travers le monde. Cette mobilisation globale pour sauver le cœur de l’Amazonie a aidé à faire la différence.

    Les droits des Mundurukus au cœur de la campagne

    L’un des enjeux de la mobilisation était de faire admettre à l’Agence environnementale brésilienne la réalité des impacts négatifs du méga-barrage tant sur l’environnement, en matière de perte de biodiversité, que sur les Mundurukus injustement chassés de leurs terres. C’est pourquoi nous avons notamment mis sur pied un “Forest camp” pour aider les Mundurukus à démarquer physiquement leurs terres, lesquelles auraient été inondées par le lac de retenue du barrage.

    D’autres agences brésiliennes, comme la Fondation nationale de l’Indien (FUNAI), ainsi que le procureur de l’État du Pará (dans lequel devait être construit le barrage), avait déjà demandé à l’IBAMA de renoncer au barrage, car son impact sur les populations riveraines le rendait inconstitutionnel.

    Maintenant que l’autorisation de construction du barrage a été retirée, le ministère brésilien de la justice doit prendre ses responsabilités et reconnaître officiellement les frontières du territoire des Mundurukus.

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  • Amazonie : arrêt de la déforestation liée aux plantations de soja

    Communiqué de Greenpeace 

    Nous avons fait campagne pendant dix ans, et le résultat est enfin là. Le 9 mai dernier, les principaux négociants de soja, un groupe d’ONG dont Greenpeace et le gouvernement brésilien ont prolongé un accord qui met un terme à la déforestation à grande échelle au profit des plantations de soja dans l’Amazonie brésilienne. C’est une belle victoire !

    C’est ainsi que le moratoire sur le soja  – par définition, une mesure temporaire – reste en vigueur jusqu’au moment où il ne sera plus nécessaire. Ces dernières années, le moratoire a permis que le soja ne soit plus un facteur majeur de déforestation en Amazonie brésilienne mais pour pérenniser ce succès, il était urgent de trouver une solution à long terme.

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  • Un grand jour pour la forêt amazonienne

    Greenpeace mène depuis longtemps une campagne contre la déforestation en Amazonie.

     

    L'organisation écologique a dénoncé la complicité de grands groupes commerciaux, qui  vivent des produits de l'élevage de bovins dont les territoires de pâturage ont été pris sur la forêt.

    Voici un communiqué de l'ONG, qui explique que sa campagne commence à avoir un retentissement concret:

     

    Un des temps forts de cette campagne avait été en juin dernier la publication d’un rapport de Greenpeace sur la déforestation en Amazonie. Ce rapport montrait, après trois ans d’enquête, que l’élevage était désormais responsable de 80% de cette déforestation et que tout une filière était à réformer. Nous dénoncions les industriels (Bertin, Marfrig, etc.), les distributeurs (Carrefour, Wal-Mart, etc.) et des marques textiles cruppe_9560_090509.jpgcomme Adidas, Nike et Timberland. En se fournissant auprès d’éleveurs brésiliens sans s’interroger sur le rôle de ceux-ci dans la déforestation, ces grands noms se faisaient complices de la destruction de l’Amazonie. Nous leurs demandions donc de mettre en place une chaîne de traçabilité complète du cuir et de la viande.

    Notre rapport a été immédiatement suivi d’effets. Ces derniers mois, de grands noms de l’industrie mondiale du cuir et du bœuf ont repris nos demandes. Bertin, JBS-Friboi, Marfrig et Minerva sont inconnus en France, mais représentent d’énormes parts de marché. En outre, l’Association brésilienne des supermarchés, incluant les groupes Carrefour et Wal-Mart, a annoncé ce 5 octobre qu’elle soutenait également notre appel ” Zéro déforestation “.  Greenpeace remporte aujourd’hui une belle victoire, mais nous restons vigilants. Nous espérons que cet engagement de ces grands noms sera maintenu dans le temps et entraînera celui de tout le secteur. Nous demandons également au gouvernement brésilien de s’engager vigoureusement dans la lutte contre la déforestation. Notre objectif est l’arrêt total de la déforestation au Brésil d’ici à 2015.

    Ce combat contre la déforestation s’inscrit dans un combat plus large pour la préservation du climat, car la déforestation est responsable de 20% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (soit plus que le secteur des transports). Vous pouvez nous aider  en signant notre pétition ” Zéro déforestation “. Plus de 80 000 personnes l’ont déjà fait. Cette victoire de Greenpeace est aussi la leur.