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energie nucléaire

  • Bilan RTE 2017 : stabilité de la consommation d’électricité mais hausse des émissions de CO2

    Communiqué de l'ALE 08

    Alors que la consommation d’électricité est stable, que la production d’énergie renouvelable augmente et que des centrales thermiques ferment, les émissions de CO2 liées à la production électrique sont en hausse.

    En 2017, pour la 7ème année consécutive, la consommation d’électricité, corrigée des aléas climatiques, est stable à 475 TWh (hors secteur de l’énergie).

    Pourtant, la production d’électricité s’est accompagnée d’une hausse des émissions de CO2 de 20,5 %.

    Dans son bilan annuel, le RTE (Réseau de Transport de l’Electricité) en donne les raisons :

    - une forte baisse de la production hydraulique
    - une sollicitation de centrales thermiques fossiles pour répondre à la pointe hivernale
    - une légère baisse de la production d’origine nucléaire

    La baisse des productions hydraulique et nucléaire n’a fait qu’accentuer les effets de la pointe hivernale liée au chauffage électrique qui reste le véritable problème (NDLR).

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  • Renouveler les vieux schémas

    La politique ne se limite pas à gérer "au mieux" les conséquences sociales d'une économie libérale, c'est aussi savoir sortir des sentiers battus et proposer des solutions innovantes pour l'avenir.

    Si l'opposition au nucléaire date de plus de 30 ans, les "écolos" avec leur badge "non merci" illustré d'un soleil apparaissaient pour certains comme de doux rêveurs.

    Depuis lors, c'est le cauchemar du nucléaire qui est devenu une réalité : Tchernobyl, puis Fukushima. Et la réflexion a muri suite à ces catastrophes, en particulier au Japon. Ce pays qui était un des plus équipés en centrales nucléaires envisage une sortie totale du nucléaire, et a continué de fonctionné en fermant toutes ces centrales nucléaires.

    En France, un récent rapport de l'ADEME rend crédible une perspective d'une énergie 100 % renouvelable pour 2050, à condition de faire ce choix maintenant. Ce rapport s'appuie sur une utilisation optimisée de l'énergie, avec interconnections et stockage. Le coût estimé est à peine supérieur à celui du renouvellement des centrales nucléaires existantes, avec les dangers en moins.

    Ce rapport qui devait être rendu public est resté secret jusqu'à sa publication par le site Médiapart. (voir le rapport de l'ADEME)

    Voici ce qu'en dit le journal Politis

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  • Sortir du nucléaire est inévitable.

     

    Dossier de la FNE

    La France est la deuxième nation nucléaire dans le monde par nombre de centrales. Le rapport risques / avantages est pourtant loin d'être en faveur de cette énergie.  Sortir du nucléaire est inévitable.

     

    Un coup d'œil sur sa facture suffit pour le comprendre. En France, l'électricité consommée provient à 80 % de l'énergie nucléaire. A elle seule, la France compte plus d'une centaine d'installations civiles contenant des matières radioactives, dont 58 réacteurs répartis dans 19 centrales. Chaque Français vit à moins de 300 km d'une centrale nucléaire.  

     Notre pays est la deuxième nation nucléaire au monde en nombre de centrales. L'énergie nucléaire ne produit que 2,5% de la consommation mondiale d'énergie. Les 31 pays  producteurs d'énergie nucléaire font donc courir des risques d'accident dramatiques ou de pollutions majeures à l'ensemble de l'humanité pour une part dérisoire de l'énergie mondiale. Le 12 mars 2011, le drame de Fukushima est venu rappeler une fois de plus que la France doit sortir du nucléaire.  Et cela, pour au plusieurs raisons.

    • Le nucléaire n'est pas une énergie propre  
    • L'énergie nucléaire ne remplacera pas les énergies fossiles
    •  Le nucléaire n'assure pas l'indépendance énergétique de la France
    • Le nucléaire coûte cher
    • L'industrie nucléaire n'est pas transparente.
    • Le nucléaire vieillit vite et mal

     

    Le nucléaire n'est pas une énergie propre

     

    Il y a d'abord les risques présentés par les déchets nucléaires et les pollutions majeures en casNucl%C3%A9aire-Japon.jpg d'accident, ce qu'ont illustré et illustrent encore dramatiquement les catastrophes de Fukushima ou Tchernobyl.  Même sans ces drames, le nucléaire n'est pas propre.  De l'extraction du combustible au traitement des déchets, ce n’est pas une énergie décarbonée. L’uranium est une énergie fossile, dont le stock ne se renouvelle pas. Son extraction nécessite une importante consommation d’énergie fossile, et donc de CO2. Au Niger, il faut extraire une tonne de minerai pour obtenir seulement 3 kg d'uranium. Son transport, en provenance d’Afrique ou d’ailleurs, la construction des centrales, les pics de consommation – qui obligent à appeler les centrales au charbon à la rescousse, font du nucléaire une énergie prédatrice de ressources naturelles et consommatrice de CO2.

     

    L'énergie nucléaire ne remplacera pas les énergies fossiles

     

    Le nucléaire n'est pas une alternative au pétrole, ne remplissant pas les mêmes fonctions. Si tout le parc automobile devenait électrique, il faudrait construire des centaines de centrales nouvelles et les ressources naturelles ne seraient pas suffisantes (uranium, et lithium pour les batteries).

     

     

    Le nucléaire n'assure pas l'indépendance énergétique de la France

     

     

    L'indépendance énergétique française est un mythe : 50 % d'énergie nucléaire (le reste très pétrole et gaz) et l'uranium n'est pas français. Les mines se situent dans des régions à la stabilité politique précaire. La seule indépendance énergétique possible est locale et renouvelable, du vent, de la géothermie et du soleil français. 

    Le nucléaire coûte cher

     

    nucleaire-coute-cher.jpgFin mars 2011, EDF a demandé une augmentation de 30% en 5 ans du prix de l'électricité, Le coût de l'énergie nucléaire, nécessairement, est répercuté sur les prix au Kwatt. Les prévisions de coût qui avaient été faites pour l'EPR de Flamanville et le centre de stockage souterrain de déchets radioactifs à Bure dans la Meuse ont largement été revues à la hausse au fur et  mesure de l'avancement des chantiers. Le centre de Bure devait coûter 15 milliards d'euros. La note s'élève finalement à plus de 35 milliards d'euros !

    A Flamanville, les retards pour cause de mauvaise qualité du béton des enceintes du réacteur en 2008 expliquent, selon FNE, en partie les énormes besoins en capital du groupe pour les prochaines années. Ces besoins vont nécessairement être portés par les consommateurs d'électricité. En quelques mois, le coût de l'EPR de Flamanville est passé de 3,3 milliards d'euros à 5 milliards d'euros. Il dépassera sans doute au total les 6 milliards, sans compter des pénalités entraînées par les deux ans de retard dans la fabrication. En tout - pour Flamanville et en Finlande -  Areva a enregistré 2,6 milliards d'euros de provisions en 2010 à cause de ses retards. Qui viennent s'ajouter à ses 423 millions de pertes en 2010.Un prix élevé pour une activité économique sensée être très excédentaire ! 

    Alors que de toute évidence, de nouveaux projets de réacteurs ne sont pas nécessaires en France, d'autres projets sont encore d'actualité. Lors du débat sur l'EPR Penly (réacteur de "troisième génération "), nous avons demandé et obtenu une expertise complémentaire sur les perspectives de demandes à venir en électricité. La réponse a été claire : l'EPR de Penly  ne répond pas à des besoins nationaux. L'Etat est l'actionnaire principal d'AREVA et d'EDF. VRP du nucléaire français à l'étranger, l’Etat est en France juge et partie. Le développement du parc nucléaire est dans son intérêt financier. 

     

    L'industrie nucléaire n'est pas transparente.

    Le nucléaire français vit dans le culte du secret. En France, depuis toujours, l'énergie nucléaire est unenergie nucléaire,écologie domaine réservé. Règles et lois s'y appliquent comme nulle part ailleurs. Les décisions prises sont classées en secret défense. Nous aurions donc de bonnes raisons de nous demander si ces mesures sont nécessaires. Publié en juin 2010, le rapport Roussely  sur l’avenir du nucléaire civil a été classé secret défense.

     

    Le nucléaire vieillit vite et mal

     

    Chaque centrale a une durée de fonctionnement d'environ 40 ans. Huit réacteurs nucléaires de la première génération sont arrêtés et désormais en attente de démantèlement, auquel il faut ajouter Superphénix à Creys-Malville (Isère). 60 000 employés travaillent au sein des 58 centrales et des usines de retraitement du pays.    
    En parallèle, le marché du démantèlement pourrait fournir  des emplois pour 50 ans et permettrait d'organiser la transformation des métiers de l'énergie nucléaire vers ceux des énergies renouvelables.