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politique nationale - Page 4

  • Fausse sortie de l’état d’urgence, vrai recul de l’Etat de droit

    Communiqué de la LDH

    Ce 1er novembre, l’état d’urgence, faux-nez de l’état de siège, instauré après les dramatiques attentats de novembre 2015, ne sera pas reconduit. Bien qu’ayant vocation à s’appliquer pour une période limitée,« en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public », il aura été prolongé six fois par les gouvernements successifs, pour une durée totale inédite de près de vingt-quatre mois. Ce régime d’exception, créé en 1955 pendant la guerre d’Algérie, dénature fondamentalement le fonctionnement de notre démocratie par la confusion des pouvoirs qu’il entraîne. Durant cette période, des pouvoirs exceptionnels sont en effet transférés au ministre de l’Intérieur, aux préfets et à la police, contournant ainsi l’autorité judiciaire, sous prétexte de lutte contre le terrorisme.

    La Ligue des droits de l’Homme déplore qu’aucun bilan précis n’en ait été dressé. La fonction d’affichage d’une réaction symbolique des pouvoirs publics face à l’horreur terroriste a donc primé sur les résultats. Des rapports parlementaires d’évaluation partielle, comme ceux d’associations de défense des droits, ont pourtant démontré que son efficacité réelle était très discutable et que des abus et dérives graves d’atteintes aux droits fondamentaux avaient été commis (détournement contre les mouvements sociaux ou écologistes, assignations à résidence et perquisitions abusives…). De plus, les poursuites et les procédures abouties en matière antiterroriste avec des mesures du droit commun montrent que, sans mesures dérogatoires, on peut répondre au terrorisme par un travail efficace entre police, renseignement et justice. La LDH regrette que le gouvernement n’en ait pas été tenu compte pour agir avec courage, réalisme et détermination, dans le cadre de l’Etat de droit.

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  • D’ici et ailleurs ensemble : le festival Migrant'scène 2017 avec la CIMADE

    Aujourd’hui plus que jamais, La Cimade fait le choix de porter, à travers le festival Migrant’scène, une approche positive qui encourage réflexions et initiatives alternatives autour des questions migratoires.

    En 2017, La Cimade souhaite remettre à l’ordre du jour le « faire société » et le développement d’actions et de projets mis en œuvre « ici » par des personnes d’ici et d’ailleurs.Après le temps des actions de solidarité, dans un rapport aidant-aidé, face à l’urgence, pour pallier les manques de l’Etat, il s’agit de faire connaître la richesse des projets où chaque personne, qu’elle soit d’ici ou d’ailleurs, est actrice à part entière, force d’initiative ou de proposition, force de parole ou de réflexion, sur un pied d’égalité.

    Il est temps de montrer que, même si c’est difficile, même si cela ne va pas de soi, penser ensemble, agir ensemble, malgré toutes nos différences, permet d’avancer et de construire un monde plus juste, plus ouvert, plus fort, justement grâce à nos différences.« Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin » (proverbe africain).

     

     

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  • Bure : Jean Pierre Simon condamné, toutes et tous coupables de nos convictions !

    CONF%2BST-vectoCMJN-2-01.pngCe mardi 24 octobre, Jean Pierre Simon, paysan de la Conf’, a été reconnu coupable par le Tribunal correctionnel de Bar le Duc d’avoir prêté un tracteur et sa remorque aux opposants au projet d’enfouissement de déchets nucléaires de l’ANDRA à Bure. La condamnation à 2 mois d’emprisonnement avec sursis assortie de 6 années de mise à l’épreuve est lourde de signification pour les paysans et habitants de ce territoire.

    En suivant globalement l’avis du procureur, le juge a sanctionné un acte de bienveillance et d’entraide, coutumier dans le monde agricole et, au-delà, les convictions d’un lanceur d’alerte.

     

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  • Chômage : une baisse très précaire

    La publication ce jour des chiffres du chômage pour septembre 2017 montre une baisse des demandeurs d'emploi recensés officiellement. Comme toujours, une analyse détaillée de ces statistiques montre que l'évolution est loin d'être univoque. Si le nombre des chômeurs de catégorie A baisse nettement, ce n'est pas le cas pour les catégories B et surtout C. En clair, on a un basculement vers du travail à temps partiel et/ou précaire.

    De même, les résultats pour les chômeurs de longue durée (plus d'un an) sont mauvais, que ce soit sur un mois ou sur un an. Et on compte près de 2,5 millions de personnes dans cette catégorie.

    Au total, on retiendra les 5 922 000 personnes inscrites au chômage en France , en totalisant les catégories A,B et C, soit +2,5 % sur un an. La baisse de ce chiffre de 0,5 % sur un mois donne une idée du temps nécessaire à la résorption de ce fléau social.

    Voici le chiffres officiels :

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  • Les associations demandent la suspension immédiate du Sulfoxaflor, pesticide tueur d’abeilles

    Contre toute attente, en pleine tenue des Etats généraux de l’alimentation et au mépris de la Loi biodiversité qui interdit l’usage des néonicotinoïdes, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement, et du travail (Anses), vient d’autoriser en catimini en France un nouveau pesticide néonicotinoïde : le sulfoxaflor. Plusieurs associations dont France Nature Environnement exigent du Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation la suspension immédiate de cette autorisation incompréhensible, vécue comme une remise en cause des engagements pris par la France.

    Plusieurs études scientifiques attestent de la mise en cause des néonicotinoïdes dans l’effondrement des populations des invertébrés. Une étude publiée hier par l'Université de Saskatchewan, au Canada, conclut à la disparition de 75% de la biomasse des insectes dans les aires protégées en 27 ans seulement. En 2015, plus de 50 chercheurs académiques internationaux issus de la Task Force Systemic Pesticides ont démontré la vulnérabilité des invertébrés aquatiques et terrestres, des pollinisateurs et des oiseaux, aux insecticides systémiques.

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  • Ressource aquatique Stop à la gabegie !

    Dans le cadre des Etats Généraux de l’Alimentation consacrés notamment à la transition écologique de l’agriculture, l’UFC-Que Choisir dresse le bilan catastrophique des conséquences de décennies d’agriculture principal-29104.jpgproductiviste sur la ressource aquatique et l’inaction des pouvoirs publics. L’association part en campagne aujourd’hui pour réclamer une réforme en profondeur de la politique de l’eau en France et la stricte application du principe « préleveur-pollueur-payeur », en lançant une pétition à cet effet.

    Alors qu’en 2005 dans le cadre de sa campagne ‘Eau, réconciliation 2015’, l’UFC-Que Choisir dénonçait déjà la progression inquiétante des pollutions des ressources aquatiques et le caractère inéquitable des taxes renchérissant le prix de l’eau potable, force est de constater que le bilan environnemental et économique de la politique de l’eau en France, loin de s’améliorer, est encore plus désastreux :

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  • 17 octobre 1961-17 octobre 2017 : 56e anniversaire – Vérité et Justice

    Le 17 octobre 1961, des dizaines de milliers d’Algériens manifestaient  pacifiquement à Paris contre le couvre-feu discriminatoire qui leur  avait été imposé par Maurice Papon, préfet de police de Paris et le gouvernement de l’époque. Ils défendaient  leur droit à l’égalité, leur droit à l’indépendance et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce jour-là, et les jours qui suivirent, des milliers de ces manifestants furent arrêtés, emprisonnés, torturés – notamment par la « force de police auxiliaire » – ou, pour nombre  d’entre eux, refoulés en Algérie. Des centaines perdirent la vie, victimes d’une violence et d’une brutalité extrêmes des forces de police.

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