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démographie

  • Plus d'habitants grace au PLU ?

    L'ordre du jour du Conseil municipal qui s'est réuni le 13 mars dernier comportait essentiellement un débat sur le Plan d'Aménagement et de Développement Durable. Ce PADD arrête les orientations générales concernant l’habitat, les transports et les déplacements, les communications numériques, les loisirs et le développement économique et commercial retenues pour l’ensemble de l’EPCI ou de la commune.  Ces objectifs seront repris par le Plan Local d'Urbanisme dans ses prescriptions.

    La Communauté de communes possède désormais la compétence en ce domaine, il faudra donc que la 2C2A intègrent ces données dans son futur PLUI (I pour Intercommunal).

    C'est le cabinet Dumay de Sedan qui a été chargé de ce travail, et qui a présenté aux élus sa première version. La rédactrice de l'étude a insisté sur le fait qu'il s'agissait d'une ébauche qui devait servir à alimenter le débat entre les conseillers.

    Pour son adoption, plusieurs étapes sont effectivement prévues par les textes réglementaires et législatifs ;

    • une première ébauche de PADD écrite par les élus ou tout au moins exprimée avec l’aide du bureau d’études ou du service technique retenu. Ces principes permettent d’orienter et de cadrer le diagnostic en fixant les sujets à approfondir et les questions supplémentaires à se poser…

    • après consolidation des enjeux, une décision politique est esquissée, et une réécriture du PADD peut être affinée avec un professionnel de l’urbanisme. Après le débat en Conseil municipal sur le PADD (au minimum 2 mois avant l’arrêt du projet) et suite aux discussions dans le cadre de la concertation, le PADD peut être complété ou amendé dans certaines proportions.

    • le PADD est ensuite arrêté, avec l'ensemble du dossier de PLU, par l'organe délibérant de l' EPCI ou de la commune.

    • il peut enfin faire l'objet d'une mise au point après l’enquête publique pour prendre en compte les observations du public et du commissaire-enquêteur.

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  • La population de Vouziers a-t-elle vraiment augmentée ?

    Dans son article publié le 27 décembre dernier, l'Union rapporte et commente les chiffres de la population publiés par l'Insee. Le titre est clair : "La Marne gagne des habitants, les Ardennes et l’Aisne se dépeuplent". Pour chaque département faisant partie de la zone de diffusion du journal, une carte avec les principales communes est proposée. Pour les Ardennes, toutes les communes perdent des habitants, sauf Givet et Vouziers. Notre commune se détache même nettement, avec +1,4 % d'inscrit sur cette publication.

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    Trop beau pour être vrai ? Malheureusement oui, car le rédacteur de l'article a mal interprété la publication de l'Insee. Comme nous l'avons indiqué dans notre note du 27 décembre, le tableau de l'Insee est difficilement compréhensible.

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  • Population : la France gagne des habitants, les Ardennes et Vouziers en perdent.

    L'INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques ) publie chaque année les chiffres de la population qui serviront  de référence officielle pour l'année en cours. Ce 02 janvier, la mise en ligne de ces données permet aux collectivités d'affiner leurs prévisions, en particulier en ce qui concerne les dotations de l'Etat.

    La population totale de la France continue de croitre, atteignant pratiquement les 66 millions, en augmentation de 0,5 % sur un an. Les projections de l'INSEE sont en faveur du maintien de cette tendance pour les années à venir. La France a dépassé le Royaume-Uni pour la population. Elle tend à rejoindre l'Allemagne dont le chiffre stagne. Les deux pays pourraient compter environ 70 millions d'habitants vers l'année 2045, avant que la population française ne dépasse celle de notre voisin.

    Malgré tout, il existe pour tous les pays d'Europe un net vieillissement de leur population, avec à long terme (la fin de ce siècle) une baisse de leurs habitants.

    En France, la situation est très contrastée selon les Régions, les territoires, ... On constate un net ralentissement de l'attraction des plus grandes villes, Paris compris.

    Si la Région Grand Est gagne des habitants, ce n'est pas le cas pour notre département. Les Ardennes comptent 279.715 habitants ( - 1192 soit - 0,42 %). Vouziers est à peu près stable, l'effet commune nouvelle n'étant pas pris en compte : la population légale 2017 s'appuie sur les chiffres de 2014, et la fusion n'était pas effective au premier janvier 2016.

    La population municipale est celle qui est utilisée à des fins statistiques ; la population totale est la plus souvent utilisée pour l'application de dispositions législatives ou réglementaires. Voici le tableau récapitulatif pour Vouziers :

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  • Population de Vouziers : la baisse se confirme

    Comme tous les 31 décembre, l'INSEE publie les chiffres officiels de la population des communes, les chiffres de 2013 constituent la population légale prise en compte au premier janvier 2016.

    L'INSEE précise : " Les chiffres publiés ce jour se substituent aux populations légales 2012.

    Les populations légales sont actualisées chaque année. Les enquêtes de recensement étant réparties sur cinq années, il est recommandé de calculer les évolutions sur des périodes d'au moins cinq ans.

    Ces chiffres peuvent être comparés avec les populations légales 2008 ou 1999."

    Pour Vouziers, la tendance à la baisse se confirme, la population municipale diminue régulièrement et tend vers la barre des 4000. Les conséquences sont toujours les mêmes, avec une baisse des scolaires, des couches les plus jeunes de la population et sur le plan financier une baisse des dotations de l'Etat.

    Il  ne faut pas s'attendre à une inversion de la tendance pour l'an prochain, puisque l'INSEE publie les données de l'état civil en 2014 :

    Naissances domiciliées : 52

    Décès domiciliés : 67

    Le solde naturel est donc négatif de 15 unités. Pour connaître la variation de la population, il faudra y ajouter le solde migratoire, dont le taux moyen est supérieur depuis 2007 (-0,6) à celui du solde naturel (-0,3).

    Voici un tableau comparatif sur plusieurs années, qui s'arrête à la dernière publication officielle, c'est à dire 2013.

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  • Démographie : les Ardennes fragilisées

    Pour compléter notre note d'hier , voici des chiffres récents d'évolution de la population dans les Ardennes.

    La baisse constatée dans l’arrondissement de Vouziers se retrouve dans les arrondissements de Sedan et de Charleville. On est donc face à un phénomène double, qui touche les zones urbaines et des zones rurales, avec une préservation de l'arrondissement de Rethel qui se situe en grande partie dans la zone d'attraction de Reims.

    Voici les chiffres des populations des arrondissements, avec la population légale 2015 et entre parenthèses celle de 2014 .

    Charleville 163 155 (163 364)

    Sedan         60 478 ( 60 725)

    Rethel         36 864 (36 623)

    Vouziers      22 281 (22 398)

    Ardennes   282 778 (283 110)

    Les Ardennes font ainsi partie des 10 départements qui perdent des habitants, dans une France qui continue à augmenter sa population.

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    La carte ci-dessus montre que cette baisse de population est ancienne, la tendance estimée pour les années à venir va dans le même sens.

    Cette diminution s'accompagne d'un vieillissement important, c'est à dire que les tranches d'âges les plus jeunes diminuent encore plus rapidement que la moyenne.

    Cela doit amener à une réflexion stratégique sur les investissements prioritaires pour notre secteur.

    Faut-il privilégier des équipements sensés attirer une population nouvelle, ou faut-il investir pour adapter le territoire aux besoins de sa population actuelle en accompagnant son vieillissement ?

     

  • Deux mariages et un emballement.

    18% d'augmentation, ce n'est pas rien, surtout sur une année, mais ne rêvez pas ce pourcentage ne représente pas la hausse de vos revenus en 2013.

    Il s'agit en fait de l'augmentation du nombre des mariages célébrés à Vouziers l'an dernier par rapport à 2012. Notre  confrère "L'Union", uni récemment au groupe Rossel pour le meilleur comme  pour le pire, fait ce jour son titre de la page Vouziers avec cette information.

    Il faut lire les premières lignes pour comprendre que les mariages à Vouziers sont passés de 11 en 2012 à 13 en 2013. Deux de plus ! Vue en nombre et non plus en pourcentage, l'augmentation est moins spectaculaire. Peut-on tirer une conclusion suite à ce constat ? Surement pas, car les effectifs comparés sont trop faibles. Comme il est possible de faire presque tout dire aux chiffres, on pourrait aussi écrire que le taux de mariage est passé de  0,26 % (11 sur 4158 en 2012) à  0,31 % (13 sur 4141 en 2013) soit un gain de 0,05 point.

    Il est encore plus surprenant de faire le lien avec le nombre de naissances à venir dans la commune. 71_15666_2_max.jpgDe plus en plus de naissances ont lieu hors mariage, et l'article note que l'âge moyen du mariage est de 35 ans pour les femmes. Le passage devant le Maire représente souvent une régularisation d'une situation de couple avec ou sans enfant, et relativement peu la création d'une union nouvelle avec projet de grossesses plus ou moins nombreuses.

    Deux chiffres sont significatifs pour l'espoir de naissances futures : le nombre de femmes en âge de procréer et l'indice de fécondité (nombre d'enfants par femmes). A Vouziers on constate une baisse régulière des générations les plus jeunes. Le taux de fécondité stagne autour de deux enfants par femme, ici comme pour la France entière. En reliant ces deux tendances, il est difficile de croire à une augmentation prochaine du nombre de naissances dans la commune.

  • Ardennes : des chiffres qui interrogent.

     

    L'évolution de la démographie est un  élément fondamental pour l'avenir des territoires.


    Toute décision à moyen et long terme demande des chiffres de population prévisionnels pour être validée. On n'envisage pas de réseau de transport, d'équipement de santé, de zone industrielle ou même d'équipement de loisir sans connaître le nombre de personnes qui pourront les utiliser.

    C'est pourquoi l'INSEE vient de publier une étude sur la population des régions en 2040.

    A cette date la France devrait compter 73 millions d'habitants, si les tendances actuelles se maintiennent.

    Et en 30 ans, peu de choses peuvent bouger en ce domaine, puisque les femmes en âge d'avoir des enfants en 2040 sont déjà nées pour la plupart (étant donné l'âge moyen des grossesses, qui est de 29 ans).

    Cette augmentation de population est très inégale dans les régions. Une seule affiche une diminution de population, la Champagne-Ardenne. Ce résultat est conforté par les chiffres réels mesurés dernièrement.

    L'étude montre que la région devrait perdre des habitants par migration vers d'autres régions, mais aussi par un solde de croissance naturelle négatif (naissances moins décès). Ceci est nouveau, car jusqu'alors le solde naturel était positif, le départ de la région expliquant la perte de population.

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    Si on détaille les données, le tableau est encore plus noir pour les actifs  et les jeunes. L'INSEE écrit :

    Chez les 20-59 ans, qui concentrent l’essentiel des ressources de main-d’œuvre, la baisse des effectifs atteindrait 13 % en Lorraine et même 17 % en Champagne-Ardenne. C’est la conséquence de leur dynamique démographique d’ensemble, mais aussi de leur déficit migratoire chez les jeunes, qui, les années passant, se répercute sur les tranches d’âge plus élevées. Pour les moins de 20 ans, dans ces deux régions, les baisses respectives seraient supérieures à 10 %.

    Une dynamique négative se met donc en place, dont on voit les résultats potentiels à 30 ans et dont on imagine une projection encore plus négative pour la suite. Comment une région qui ne renouvelle pas ses classes d'âge pourrait-elle espérer croître, ou simplement se maintenir démographiquement ? Par une immigration massive d'autres régions ou de l'étranger ? Difficile de penser que le dynamisme économique local puisse attirer en masse des chercheurs d'emploi.

    Cette étude pose donc de sérieuses questions sur l'avenir de la Champagne-Ardenne, et encore plus sur celui de notre secteur qui est un des moins peuplés et des plus fragiles de la région.

    Il faudrait une étude plus fine pour mesurer l'impact sur le Vouzinois, mais cela ne pourrait être mieux que pour l'ensemble de la région.

    Nos responsables locaux ne peuvent pas répondre par l'éternel "on a des atouts, arrêtez de vous lamenter tout le temps". Il ne s'agit pas de se plaindre, mais de constater une situation et son évolution probable. Et les décisions à prendre devront tenir compte de ce constat, qu'il fasse plaisir ou pas.