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agro-écologie

  • Alimentation : plus vert, c’est plus juste

    Communiqué de FNE le 28.08.2017

    Les états généraux de l’alimentation débuteront officiellement ce mercredi 30 août avec la première phase de concertation sur le partage et la création de valeur. Malgré les nombreux flous persistant à l’aube du top départ, les attentes de l’ensemble des parties prenantes et des citoyens sont nombreuses. France Nature Environnement portera trois priorités lors de la concertation sur les prix.

    La contractualisation pour accompagner la transition

    La crise économique du monde agricole n’échappe à personne. Il est nécessaire aujourd’hui de stabiliser les prix à un niveau suffisant et de rémunérer équitablement les agriculteurs pour qu’ils puisent prétendre à une vie décente mais également être en capacité de fournir des produits avec la qualité sanitaire et environnementale nécessaires. La contractualisation avec la distribution, des entreprises agroalimentaires ou entre agriculteurs peut être un outil intéressant. Elle permet d’assurer des prix stables et prévus d’avance pour écouler une partie de leur production. Il est nécessaire de co-construire des cahiers des charges entre les agriculteurs, la distribution et l’agroalimentaire afin de garantir les prix ainsi que la transition vers des pratiques agroécologiques.

    Pour Camille DORIOZ, coordinateur du réseau agriculture de France Nature Environnement, « Il ne s’agit pas de chercher à écouler toute la production agricole via une contractualisation, car cela risquerait de diminuer l’autonomie des producteurs. Elle doit permettre de donner une visibilité économique et les moyens nécessaires aux producteurs pour la transition vers l’agroécologie. De nombreux exemples existent aujourd’hui, il devient urgent de s’en inspirer. »

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  • Pesticides : l'urgence de réduire l'usage et de promouvoir l'agro-écologie

    Hier, l'émission Cash Investigation sur France 2 s'est intéressée aux pesticides, leurs dangers, leur forte présence dans notre environnement et leurs enjeux politiques. Cette très intéressante émission a vivement fait réagir les téléspectateurs qui ont témoigné de leurs inquiétudes face à ce fléau tant pour les citoyens que pour la biodiversité. Extrait du reportage et précisions de France Nature Environnement

     Pour voir l'émission en replay, cliquez ici

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  • Pesticides : Ecophyto 2, le plan de la « dernière chance »

    Communiqué de la FNE le 28 janvier 2015

    Le Ministre de l’agriculture dévoilera vendredi les bases du nouveau plan Ecophyto, suite au rapport remis au Premier Ministre par le député Dominique Potier le 23 décembre 2014. Pour France Nature Environnement (FNE) ce nouveau plan constitue la dernière chance pour réduire l’usage des pesticides, dont les agriculteurs sont les premières victimes, et engager enfin l’agriculture française dans l’agro-écologie.


    Agriculteurs : premiers utilisateurs, premières victimes

    Premiers utilisateurs de pesticides, les agriculteurs le paient tout d’abord par leur santé. Dans son expertise collective publiée en juin 2013, l’INSERM avait bien pointé du doigt « une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l’adulte », notamment la maladie de Parkinson et le cancer de la prostate.

    Le fait que des agriculteurs victimes de pesticides se soient regroupés au sein d’une association appelée Phyto-Victimes témoigne bien de l’ampleur du problème.

    Pour José Cambou, secrétaire nationale de FNE : « Les maladies professionnelles liées à l’exposition aux pesticides sont davantage reconnues aujourd’hui, grâce à l’engagement des mutuelles agricoles et des lanceurs d’alerte. Des données chiffrées commencent à être disponibles ; par exemple, en Midi-Pyrénées il y a une surreprésentation des assurés du régime agricole parmi les malades de Parkinson (20%)1 . Nous attendons beaucoup des nouveaux dispositifs de phytovigilance confiés à l'ANSES par la récente loi d'avenir agricole, qui permettront de mieux analyser les impacts sanitaires des pesticides. »

    Une utilisation qui ne baisse pas

    Issu du Grenelle de l’environnement, le premier plan Ecophyto, adopté en 2008, avait pour objectif de réduire de moitié l’utilisation des pesticides en France en 10 ans. Aujourd’hui, malgré des dizaines de millions d’euros dépensés2 et la mise en place de nombreuses actions (formations, recherche, fermes de démonstration), c’est un constat d’échec : l’usage des pesticides, loin de diminuer, a même augmenté de 5% en zones agricoles 2009 et 20133 .

    Pour Claudine Joly, en charge du dossier à FNE : « Il ne s’agit pas de jeter le bébé avec l’eau du bain. Le plan Ecophyto était de qualité. Mais face à l’absence de résultats, il faut renforcer les actions et activer tous les leviers qui permettront de réduire l’utilisation des pesticides par les agriculteurs : la formation, bien sûr, mais aussi l’évolution des aides de la PAC, la fiscalité, la réglementation. »

    Marie-Catherine Schulz-Vannaxay, chargée de mission agriculture, ajoute : « Il faut aussi impliquer l’amont et l’aval. Les agriculteurs ne sont pas seuls responsables. Ils traitent aussi parce qu’ils sont conseillés par des coopératives qui vendent des pesticides, ou parce que les entreprises agro-alimentaires et la grande distribution exigent des produits standardisés. Cela doit changer. Le choix du consommateur sera déterminant aussi. »

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    Ecophyto, pilier de l’agro-écologie

    Réduire de moitié l’usage des pesticides nécessite de revoir en profondeur les systèmes de production : choisir des variétés résistantes aux ravageurs et aux maladies, mettre en place une rotation des cultures sur les parcelles agricoles, combattre les ravageurs en laissant faire les prédateurs naturels qui trouvent refuge les haies, les bosquets, les mares… Il existe donc un lien indissociable entre le plan Ecophyto et l’agro-écologie, qui consiste à produire de l’alimentation en utilisant la nature comme une alliée et non comme une contrainte. De nombreux agriculteurs sont déjà engagés dans cette voie, ce qui montre que c’est possible.

    Jean-Claude Bévillard, Vice-Président de FNE en charge des questions agricoles, conclut : « Dans son rapport, Dominique Potier a intégré la réduction de l’usage des pesticides dans le projet agro-écologique du Ministre de l’agriculture. Nous attendons du Ministre qu’il reprenne, en les renforçant, les préconisations du député pour engager résolument l’ensemble des agriculteurs français dans cette nouvelle manière de produire qu’est l’agro-écologie. »